
Adalbert
"3: quelle locution latine emploie-t-on pour signifier qu'un argument est approprié ou pertinent ? "
"pertinacius" ?
D'après le Gaffiot, ce mot est le comparatif neutre, à valeur parfois adverbiale, de l'adjectif "pertinax" signifiant obstiné, opiniâtre (même radical que l'adjectif français "tenace" avec le préfixe "per" indiquant la constance dans le temps) et signifie donc " avec davantage d'opiniâtreté ", avec une obstination particulière" ... je ne vois pas bien le rapport avec la question ...
" pertinacer": jamais vu ni entendu ... quel genre de mot est-ce ? un adjectif ? un verbe ? un adverbe ?
Enfin, une "locution", n'est-ce pas un groupe de plusieurs mots ?
bern515
Vieuxchat a écrit :
5- J'ois est le présent de "ouir" (entendre)..Ne pas confondre pour les esprits coquins...
4- "..d'une humeur de chien" (je ne sais pas pourquoi..)
3- En latin "pertinacius", en français "pertinacer"..Pas souvent employé !
2- Amour fini ? (Comme l'eau qui s'écoule ?)
1- Un "poulet" était un mot d'amour, je crois...
5 oui mais inusité
4: au début du XX° siècle le chien était vu comme un animal agressif et hargneux
1: oui
bern515
Adalbert a écrit :
L'ambiguïté du poème vient de l'absence de ponctuation (très fréquente chez Apollinaire):
Si l'on écrit:
"Sous le pont Mirabeau coule la Seine...
... Et nos amours ,
Faut-il qu'il m'en souvienne ? "
faut-il considérer "et nos amours" comme un second sujet, rajouté après une pause sans entraîner d'accord, ou comme l'annonce de la suite ( "en" désignant alors les amours, complément du verbe " se souvenir") ?
Dans ce cas, plus de zeugma puisqu'on dissocie " nos amours" du verbe couler ... en plus, si l'on rattache ce groupe à la suite, cela donne 2 décasyllabes.
cf la suite ( même procédé):
" Les mains dans les mains restons face à face ( 10 syllabes)
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe (10 syllabes)
Des éternels regards l’onde si lasse ( 10 syllabes) "
Mais je pense que la typographie du poème produit une ambiguïté volontaire en évoquant l'image des amours perdues qui s'écoulent en même temps que la Seine ...
Le poème joue d'ailleurs sur de nombreux double-sens ( comme ci - dessus la double image du pont: celui sur la Seine et celui des bras).
le poète a ses exigences, son ressenti parfois loin des lois de la grammaire. Il y a chez le poète une forme de liberté littéraire. Virginia Wolf disait :" Ecrire de la poésie, n'était-ce pas une transaction secrète, une voix répondant à une autre voix"
Vieuxchat
bern515 a écrit :
1 : Au XVII°siècle qu'est-ce qu'un poulet lorsqu'il ne s'agit pas d'une volaille ?
2: Quelle figure de style représente cette phrase d'Apollinaire:" Sous le pont Mirabeau coule la Seine et nos amours"
3: quelle locution latine emploie-t-on pour signifier qu'un argument est approprié ou pertinent
4: Qui peut terminer cette expression: " être d'une humeur de .................. ? " pour dire
être de mauvaise humeur
5: Est t'il exact que la forme verbale " j'ois" n'existe pas
5- J'ois est le présent de "ouir" (entendre)..Ne pas confondre pour les esprits coquins...
4- "..d'une humeur de chien" (je ne sais pas pourquoi..)
3- En latin "pertinacius", en français "pertinacer"..Pas souvent employé !
2- Amour fini ? (Comme l'eau qui s'écoule ?)
1- Un "poulet" était un mot d'amour, je crois...
Adalbert
Nymphea73 a écrit :
"Comme la vie est lente et comme l'espérance est violente."
Guillaume Apollinaire - Alcools - Le Pont Mirabeau
Autre exemple de cette figure de style.
Encore plus fort que Montaigne !
- paronomase " lente" / violente
- répétition anaphorique: comme/ comme
- allitérations et assonances " vie est lente"/ " violente"
Adalbert
carousse a écrit :
ne faudrait-il pas écrire "Sous le pont Mirabeau couleNT la Seine et nos amours" ??
L'ambiguïté du poème vient de l'absence de ponctuation (très fréquente chez Apollinaire):
Si l'on écrit:
"Sous le pont Mirabeau coule la Seine...
... Et nos amours ,
Faut-il qu'il m'en souvienne ? "
faut-il considérer "et nos amours" comme un second sujet, rajouté après une pause sans entraîner d'accord, ou comme l'annonce de la suite ( "en" désignant alors les amours, complément du verbe " se souvenir") ?
Dans ce cas, plus de zeugma puisqu'on dissocie " nos amours" du verbe couler ... en plus, si l'on rattache ce groupe à la suite, cela donne 2 décasyllabes.
cf la suite ( même procédé):
" Les mains dans les mains restons face à face ( 10 syllabes)
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe (10 syllabes)
Des éternels regards l’onde si lasse ( 10 syllabes) "
Mais je pense que la typographie du poème produit une ambiguïté volontaire en évoquant l'image des amours perdues qui s'écoulent en même temps que la Seine ...
Le poème joue d'ailleurs sur de nombreux double-sens ( comme ci - dessus la double image du pont: celui sur la Seine et celui des bras).
nandocinqsix
Adalbert a écrit :
... ou ( pas de moi mais de San Antonio !):
" Il sauta le petit déjeuner et la bonne" ...
"A la Coloniale, à nos femmes, à nos chevaux , et à ceux qui les montent !"
Le toast habituel des militaires cavaliers qui conquirent l'Algérie en 1830....