
marylou77
yalow a écrit :
Fausse bonne idee... comme si les jeunes n' allaient pas trouver des moyens de contourner le déclaratif. Et les mini contraintes... c'est les prendre pour des anes.
C est un moyen pour fliquer tout le monde en fait,il n y auras pas que les moins de 15ans, ils vont commencer par les moins de 15ans ,ensuite ce sera nous pour que nous n ayons rien à dire sur les réseaux sociaux ,la liberté d expression en France se meurre

2ALAIN
Comme beaucoup de seniors ( ça , on a encore le droit ) TECHNE est pour moi mystérieux , je sais qu'à travers les âges
- Lecture no pb
- Radio accoutumance , propagande
- TV pbs psys , physiologiques , addiction , propagande
- Ordi , portables , web : pbs accrus et mystères du futur ( on ressort périodiquement cette histoire que les pontes de la Silicon Valley ne veulent pas que leurs enfants ... )
Roselyne
C'est une bonne chose. Mais pour identifier l'âge, je crois que c'est un système de se prendre en photo. Le jeune pourra demander à quelqu'un de plus âgé de le faire à sa place pour accéder. Je ne sais pas quel processus, on pourrait mettre en place pour être sûr de l'âge de l'utilisateur

JPH
Pour ceux qui savent lire entre les lignes :
https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/textes/l17b2107_proposition-loi

2ALAIN
" Philosophiquement, cette interdiction interroge l'autonomie et la simplicité. Comme l'explique l'édito De l’importance de la simplicité, la complexité n'est pas un progrès, mais un outil de domination : « Nous avons complexifié le monde non pour le rendre meilleur, mais pour tenter d’en prendre un contrôle illusoire. » Avec quelques 400 000 normes et lois, ce n'est plus une vie simple pour nous protéger, mais une existence complexe pour nous contrôler. Keep It Simple (KIS) : la simplicité, comme chez Aristote ou da Vinci, est la « suprême sophistication » qui libère de la « tyrannie normalisatrice ». Elle restaure l'autonomie en éduquant à l'émerveillement enfantin, loin des chaînes algorithmiques. "

2ALAIN
" Sociologiquement, les conséquences sur les jeunes pourraient être doubles et paradoxales. D'un côté, les études soulignent l'impact délétère des réseaux : un ado sur deux passe 2 à 5 heures par jour sur son smartphone, exposé à l'addiction, au harcèlement cybernétique, à la désinformation et à une dégradation de la santé mentale – les filles étant particulièrement vulnérables. Une interdiction pourrait théoriquement limiter ces expositions, favorisant des interactions sociales plus « analogues » : jeux en extérieur, lectures ou discussions familiales, renforçant ainsi la cohésion sociale et la résilience émotionnelle. Mais socialement, elle risque d'exacerber les inégalités. Les jeunes des milieux favorisés contourneront facilement la mesure via un VPN, des comptes partagés ou les complicités parentales, tandis que les plus vulnérables – souvent issus de familles débordées ou peu éduquées au numérique – se tourneront vers des espaces non régulés, comme le Dark Web, amplifiant les dangers plutôt que de les atténuer. Pire, cela pourrait accentuer la fracture générationnelle : les ados se sentiraient infantilisés, renforçant un sentiment d'aliénation vis-à-vis d'un État perçu comme intrusif, au détriment d'une socialisation autonome.
Que signifie réellement cette interdiction ? Elle impose aux plateformes une vérification d'âge stricte, interdisant l'accès aux services comme TikTok, Instagram ou X aux moins de 15 ans sans autorisation parentale. C'est un écho moderne au carré blanc des années 1960-1970 à la télévision française, où les programmes jugés inappropriés pour les mineurs étaient signalés, et les parents envoyaient les enfants se coucher. À l'époque, cela visait à protéger l'innocence face à la violence ou la sexualité ; aujourd'hui, c'est contre l'algorithme addictif et le cyberharcèlement. Mais la comparaison s'arrête là : le carré blanc était une régulation passive, reposant sur la vigilance familiale dans un monde analogique. Ici, l'interdiction active nécessite une infrastructure numérique massive – potentiellement via une identité numérique vérifiée –, transformant l'État en gardien omniprésent, bien loin de la simple consigne parentale d'antan.
Ce phénomène n'est pas unique à la France, mais il y prend une teinte particulièrement autoritaire. Aux États-Unis, des États comme la Floride ou l'Utah ont tenté des interdictions similaires, mais se retrouvent souvent bloquées par les tribunaux pour violation de la liberté d'expression. En Australie, la loi récente qui vise les moins de 16 ans est mise en place, mais avec elle a vu des contestations sérieuses sur son applicabilité. En Chine, les mineurs sont limités à 40 minutes par jour sur les apps, sous un régime de surveillance étatique draconien. En France, pays des Lumières, cette mesure s'inscrit dans une montée d'un autoritarisme d'État : après les lois sur la sécurité globale ou la régulation des fake news (sans que l’on sache réellement qui contrôle les fake news du gouvernement), elle érode les principes de liberté, d'égalité et de fraternité, en confiant à l'État le rôle de tuteur suprême. L'autonomie individuelle, pilier de la République, est reléguée à un passé lointain, au profit d'une régulation qui infantilise plutôt que d'émanciper. "
