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Les films de Noël

aldu06 - 21 décembre 2025 15:45

Chaque année, à partir de novembre et pratiquement une bonne partie de janvier, les chaînes de télévision nous abreuvent de films de Noël. C’est surtout Hollywood qui est à la manœuvre et Dieu sait que c’est en général assez efficace. Pour une raison que je ne m’explique pas, les cinéastes français semblent bouder ce genre de films ou en faire des comédies pures, genre « Le Père Noël est une ordure ». Je n’ai guère de souvenirs de créations françaises en la matière. Il faut dire qu’en France, pour certains en tout cas, Noël est sans doute synonyme de cathos et ça, "c’est pas bien"...
Je me souviens avoir apprécié bien des réalisations fidèles à la fameuse « magie de Noël ». Que l’on soit seuls, en couple, avec ou sans enfants à nos côtés, on a tous je pense été émus par un scénario bien ficelé, des acteurs plus ou moins connus mais toujours dans le ton juste. Il y a encore quelques années les films mettaient en scène des familles avec des enfants, certaines vivant des situations difficiles, des drames familiaux ou sociaux qui nous remplissaient de crainte pour eux, d’espoir aussi et quand la situation de ces familles s’améliorait enfin grâce à un Père Noël empreint de bonté, nous avions vraiment passé un bon moment. Parfois, un vrai petit miracle s’accomplissait pour redonner foi en la vie et c’était bien agréable. Cela m’a permis, et je ne suis pas le seul à le penser dans ma famille, de me sentir vraiment connecté aux héros simples de ces jolies histoires. De nos jours, pour moi en tout cas, quelle déception devant ces approximations mettant en scène des « working girls » en général célibataires ou divorcées , souvent surmenées. Elles sont avocates, traders, secrétaires de direction dans les bureaux huppés de mégapoles américaines et évoluent dans un monde où rien n’existe si ça ne vaut pas cent mille dollars minimum. Lorsqu’une fois revenues dans leur appartement grand luxe, si elles « cuisinent » dans 30 mètres carrés, c’est pour sortir une pizza du four ou une glace du frigo géant. Mais arrivent les fêtes de fin d’année et plutôt que de se retrouver seules le soir de Noël, elles partent en général dans la petite ville de leur enfance, bien sûr dans des États enneigés, dans un milieu plus simple, parfois dans un ranch et là, soit elles retrouvent leur ami d’enfance « qui ne l’a jamais oubliée », soit elles font la rencontre de leur vie… L’heureux élu peut être médecin, vétérinaire, même un vendeur au drugstore local ou un artisan plombier feront l’affaire pourvu qu’ils aient un sourire enjôleur, quelques compétences pour accoucher la jument poulinière, mettre les chaînes à la voiture, changer un joint qui fuit ou aider la belle à se relever après sa chute sur son porche verglacé… Bien sûr, il n’y a plus d’enfants dans ce genre de films ou s’il y en a ils sont ados avec tout ce que cela implique de délires téléphoniques sur les « réseaux sociaux » ou de râler "Il n'y a même pas de réseau dans ce trou", de moues blasées, de remarques vachardes. Ils râlent d’être à la campagne,  « à Ploucland », loin des merveilleux copains du collège et le font savoir à tout le monde. De vrais cancrelats en somme.
Où est donc l’esprit de Noël dans ces tranches de la vie de gens qui semblent totalement étrangers à toute émotion vraiment authentique, à tout sentiment profond ? Je me pose toujours la question ou plutôt je me la suis souvent posée mais désormais je prends soin de fuir ces mille et uns concentrés d’arômes artificiels de Noël… Ça parle de Noël, c’est vrai et il y a bien de la neige, des décors de rennes, des traîneaux éclairés, des sapins, des guirlandes mais c’est plus que creux, c’est vide, le zéro absolu de l’imagination. Que s’est-il donc passé pour qu’en deux décennies, Noël soit devenu cet océan de scénarios copiés-collés dépourvus de toute grâce ? Voilà, c’était mon coup de blues du dimanche soir. Vivement l’heure de mon cocktail...Je vous laisse donc pour ce soir. Je sui désolé si j’en ai ennuyé certains ; tel n’était pas mon souhait.

Les films de Noël

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aldu0621 décembre 2025 15:45

Chaque année, à partir de novembre et pratiquement une bonne partie de janvier, les chaînes de télévision nous abreuvent de films de Noël. C’est surtout Hollywood qui est à la manœuvre et Dieu sait que c’est en général assez efficace. Pour une raison que je ne m’explique pas, les cinéastes français semblent bouder ce genre de films ou en faire des comédies pures, genre « Le Père Noël est une ordure ». Je n’ai guère de souvenirs de créations françaises en la matière. Il faut dire qu’en France, pour certains en tout cas, Noël est sans doute synonyme de cathos et ça, "c’est pas bien"...
Je me souviens avoir apprécié bien des réalisations fidèles à la fameuse « magie de Noël ». Que l’on soit seuls, en couple, avec ou sans enfants à nos côtés, on a tous je pense été émus par un scénario bien ficelé, des acteurs plus ou moins connus mais toujours dans le ton juste. Il y a encore quelques années les films mettaient en scène des familles avec des enfants, certaines vivant des situations difficiles, des drames familiaux ou sociaux qui nous remplissaient de crainte pour eux, d’espoir aussi et quand la situation de ces familles s’améliorait enfin grâce à un Père Noël empreint de bonté, nous avions vraiment passé un bon moment. Parfois, un vrai petit miracle s’accomplissait pour redonner foi en la vie et c’était bien agréable. Cela m’a permis, et je ne suis pas le seul à le penser dans ma famille, de me sentir vraiment connecté aux héros simples de ces jolies histoires. De nos jours, pour moi en tout cas, quelle déception devant ces approximations mettant en scène des « working girls » en général célibataires ou divorcées , souvent surmenées. Elles sont avocates, traders, secrétaires de direction dans les bureaux huppés de mégapoles américaines et évoluent dans un monde où rien n’existe si ça ne vaut pas cent mille dollars minimum. Lorsqu’une fois revenues dans leur appartement grand luxe, si elles « cuisinent » dans 30 mètres carrés, c’est pour sortir une pizza du four ou une glace du frigo géant. Mais arrivent les fêtes de fin d’année et plutôt que de se retrouver seules le soir de Noël, elles partent en général dans la petite ville de leur enfance, bien sûr dans des États enneigés, dans un milieu plus simple, parfois dans un ranch et là, soit elles retrouvent leur ami d’enfance « qui ne l’a jamais oubliée », soit elles font la rencontre de leur vie… L’heureux élu peut être médecin, vétérinaire, même un vendeur au drugstore local ou un artisan plombier feront l’affaire pourvu qu’ils aient un sourire enjôleur, quelques compétences pour accoucher la jument poulinière, mettre les chaînes à la voiture, changer un joint qui fuit ou aider la belle à se relever après sa chute sur son porche verglacé… Bien sûr, il n’y a plus d’enfants dans ce genre de films ou s’il y en a ils sont ados avec tout ce que cela implique de délires téléphoniques sur les « réseaux sociaux » ou de râler "Il n'y a même pas de réseau dans ce trou", de moues blasées, de remarques vachardes. Ils râlent d’être à la campagne,  « à Ploucland », loin des merveilleux copains du collège et le font savoir à tout le monde. De vrais cancrelats en somme.
Où est donc l’esprit de Noël dans ces tranches de la vie de gens qui semblent totalement étrangers à toute émotion vraiment authentique, à tout sentiment profond ? Je me pose toujours la question ou plutôt je me la suis souvent posée mais désormais je prends soin de fuir ces mille et uns concentrés d’arômes artificiels de Noël… Ça parle de Noël, c’est vrai et il y a bien de la neige, des décors de rennes, des traîneaux éclairés, des sapins, des guirlandes mais c’est plus que creux, c’est vide, le zéro absolu de l’imagination. Que s’est-il donc passé pour qu’en deux décennies, Noël soit devenu cet océan de scénarios copiés-collés dépourvus de toute grâce ? Voilà, c’était mon coup de blues du dimanche soir. Vivement l’heure de mon cocktail...Je vous laisse donc pour ce soir. Je sui désolé si j’en ai ennuyé certains ; tel n’était pas mon souhait.

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Avatar befana

befana

22 décembre 2025 07:46

Quelle horreur, ces films !
... et ça commence dès octobre...

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Avatar cappucino

cappucino

22 décembre 2025 07:16

Je ne regarde aucun de ces films c'est trop caricatural et typiquement américain heureusement que la France n'en produit pas..vous avez la lassitude de ce genre de cinéma et que ce soit ceux dont vous parlez ou de films évoquant d'autres sujets il faut bien le reconnaître le cinéma n'est plus ce qu'il était..il est commercial et fade sans surprise juste qlq uns qui sortent du lot mais c'est très rare.
Ts les ans nous avons droit à Ben-Hur et les 10 commandements films magnifiques..

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Avatar avoriaz

avoriaz

22 décembre 2025 06:47

toujours pareille !

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Avatar Domi

Domi

22 décembre 2025 06:33

Bravo pour cette mini-thèse, c'est tout à fait ça !
J'aurais été plus brève avec un adjectif de 3 lettres, avec Complètement devant 😃 !
Certains films d'animation ont plus de fond que ces daubes.

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Avatar nicou84120

nicou84120

22 décembre 2025 06:29

Je n'aime pas ces fims à l'eau de rose je trouve que c'est barbant ! Vivement que les fêtes passent que.l'on retrouve un peu des films différents !

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Avatar Roselyne

Roselyne

21 décembre 2025 21:38

Oui, c'est toujours les mêmes histoires, les mêmes choses. Je ne regarde plus. Car quand on en a vu un, on les a tous vu

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Avatar Rosa

Rosa

21 décembre 2025 18:05
Rosa a écrit :
J’ai eu l’occasion de regarder ces films américains dont vous parlez pour me changer les idées et m’immerger dans la magie , voir si les américains avaient innové
Mais non , toujours les mêmes scénarios, la forme change mais le fond toujours insipide .. et votre analyse est très bonne..
C’est un électrocardiogramme très plat.. cela ne provoque aucune émotion de notre part … je ne regarde plus
J’ai deux petits fils américains et gardent un super souvenir du film
« Christmas Vacation » hilarant drôle.. et bien sûr «  Maman, j’ai raté l’avion « 
Il faut reconnaître que les américains sont très fort pour les décorations de Noël , avec leurs maisons clignotants de toutes parts àvec les guirlandes lumineuses !

Christmas Vacation date de
1989

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Avatar Rosa

Rosa

21 décembre 2025 18:02

J’ai eu l’occasion de regarder ces films américains dont vous parlez pour me changer les idées et m’immerger dans la magie , voir si les américains avaient innové
Mais non , toujours les mêmes scénarios, la forme change mais le fond toujours insipide .. et votre analyse est très bonne..
C’est un électrocardiogramme très plat.. cela ne provoque aucune émotion de notre part … je ne regarde plus
J’ai deux petits fils américains et gardent un super souvenir du film
« Christmas Vacation » hilarant drôle.. et bien sûr «  Maman, j’ai raté l’avion « 
Il faut reconnaître que les américains sont très fort pour les décorations de Noël , avec leurs maisons clignotants de toutes parts àvec les guirlandes lumineuses !

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Avatar rdbrdb

rdbrdb

21 décembre 2025 18:01

Vous avez tout dit : ce sont exclusivement des productions hollywoodiennes...

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