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Deux "amours" de jeunesse...

aldu06 - 4 mars 2025 18:07

Bonsoir, les Quintos,
J’avoue avoir de plus en plus de mal à reconnaître ce monde qui semble souvent devenir fou, y compris hélas dans notre belle France. Il y a vraiment de quoi avoir envie de téter le tuyau de gaz…
Alors, je vais encore faire un retour-arrière pour revenir dans un monde qui me convenait sans doute mieux, surtout qu’il était en plus à l’abri des méfaits de l’arthrose.

Dans ma famille nous avons très souvent eu des animaux, des chiens, des chats, essentiellement (jamais d’hippopotame par contre) qui nous ont donc apporté un surcroît d’amour bien que nous n’en manquions nullement, cette qualité essentielle à la vie se déversant à profusion entre nous tous.

J’ai personnellement eu aussi la garde d’oiseaux en cage pour dépanner des voisins. J’aimais leurs couleurs, leur beauté si fragile mais le fait de les voir enfermés me peinait. J’ai eu également à m’occuper de deux tortues de Floride, espèce assez invasive lorsqu’elle est abandonnée par des crétins dans la nature. Elles étaient dans une sorte de paysage en plastique transparent avec deux petites « baignoires » pleines d’eau et un cocotier d’un vert criard digne de l’armée hawaïenne. J’ai toujours rempli scrupuleusement mes obligations de gardiennage de ces pensionnaires et leurs propriétaires les ont toujours récupérés en parfaite santé. Mais je voudrais parler ici de deux braves toutous qui ont égayé ma jeunesse.

Adolescent, durant mes vacances estivales chez mes grand-parents, j’ai eu ainsi la chance d’être « adopté » par deux chiens. Le premier s’appelait Looping et régulièrement il venait chez moi pour m’amener promener dans la campagne alentour. C’était un amour de cocker très brun de poil contrairement à nombre de ses congénères, volontiers plus clairs. Nous partions tous deux parcourir les bois, parfois sur des kilomètres. Au passage, je dirai qu’il m’a permis de faire provision de cèpes et de girolles car s’il n’était pas (pas encore?) un chien-truffier, il s’est avéré être excellent pour me faire découvrir des « coins à champignons ». Il me demandait en jappant d’entretenir son excellente forme physique avec une « baballe » ou un bâton qu’il allait volontiers chercher et me ramenait fièrement sans jamais se lasser. Mon bras se fatiguait toujours avant ses pattes. J’avais toujours dans mon sac à dos un petit kit de survie pour humains et animaux avec notamment une écuelle pour l’eau de la gourde, quelques friandises à partager, accessoires indispensables à nos aventures quotidiennes.
Il partait parfois à la poursuite d’un écureuil ou d’un oiseau audacieux venus dans notre périmètre. Il se mettait régulièrement en mode « chasseur », soudain immobile, une patte levée, la truffe frémissante, prêt à affronter les buissons épineux alentour. Ah, j’en ai passé des journées avec lui, mes copains et copines de l’époque n’étant pas vraiment curieux des charmes de nos bois, leur préférant la piscine municipale ou l’arrière-salle d’un café pour jouer au baby foot en grillant une cigarette en se se donnant des airs d’adultes tout en écoutant Elvis Presley ou Johnny Hallyday sur le juke-box surmené du troquet.
Mon histoire avec Looping dura trois étés, puis, à mon grand regret, ses propriétaires décidèrent un jour de partir loin de notre village et Looping me laissa donc arpenter seul la campagne à la mi-juillet 1965 si ma mémoire ne me trahit pas. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, ses propriétaires n’ayant jamais donné de nouvelles malgré leurs belles promesses…

Deux ans plus tard, revenu dans ce même village alpestre, je fus à nouveau choisi par une adorable jeune chienne que sa maîtresse, une très brave dame prénommée Julia, me présenta un soir en me disant : « elle s’appelle Rapide et c’est un amour de chien ». Je vous l’assure, dès le lendemain matin,  Rapide m’attendait sur le perron. Je ne sais s’il existe des atomes bien plus amoureux que crochus entre humains et animaux mais je le pense fortement car cette merveilleuse chienne m’accompagna elle aussi des années durant à chacun de mes séjours. Plus tard, lorsque j’eus mon permis et ma première voiture, Julia m’assura que désormais Rapide reconnaissait le bruit de ma Renault et incitait alors sa maîtresse d’un jappement impérieux à lui ouvrir la porte de la maison. Je le crois volontiers car très souvent lorsqu’il m’arrivait de venir en week-end le vendredi soir, parfois très tard, Rapide était là, devant ma porte... J’eus alors la joie de reprendre les balades en forêt avec elle et parfois même elle montait dans ma voiture pour explorer des horizons nouveaux et plus lointains.
A cette époque, j’étais adepte des randonnées en montagne et je venais d’acheter mon premier véritable appareil photo 24x36 assez polyvalent pour ramener de quoi me souvenir toujours de ces moments souvent magiques ; un chamois sur un névé, des marmottes prenant le soleil, ces délicates fleurs alpines éclaboussant le vert des prairies d’altitude. J’ai passé de nombreux jours à « crapahuter » ainsi, content de fuir les bruits de la circulation urbaine, parfois les aléas du « boulot ». Mon seul regret, être souvent seul dans cette quête de sérénité. J’aurais bien aimé partager ces moments avec une fille mais elles semblaient nettement plus attirées par la plage, les discothèques et le shopping… Les sortir de leurs habitudes semblait relever des compétences de Jim Phelps, le « boss » de la série « Mission Impossible ». Finalement, mon vœu de partage fut comblé bien plus tard mais ceci est une autre histoire qui risque fort de me plonger dans des abîmes de tristesse incommensurables si je m’aventurais à vous la raconter...
En attendant l’âme sœur, seule Rapide partageait mes escapades Avec naturellement l’accord de Julia, je l’amenais donc camper régulièrement au bord d’un lac ou d’un torrent en prenant soin de ne pas oublier là encore mon kit d’assistance mutuelle… Elle aussi était infatigable. C’est elle qui dénichait toujours un bâton ou une pierre pour s’empresser d’aller les chercher et les ramener, toute frétillante, inlassablement... Je me souviens tout particulièrement d’un jour du début septembre où nous étions allés camper en montagne à vingt mètres au dessus d’un lac d’altitude, Après nous être restaurés frugalement mais qualitativement, nous avions passé ensemble la soirée à regarder le ciel d’une pureté absolue, ciel qui fait toujours l’admiration du citadin que je suis, bien souvent frustré à ce niveau dans la bulle lumineuse des villes. J’avais, malgré l’humidité montante, réussi à allumer un joli feu de bois avec les branches mortes des mélèzes environnants. Pourtant, bientôt le rougeoiement agonisant de notre petit foyer ne suffit plus à nous réchauffer et Rapide et moi avons regagné l’abri de notre chambre d’hôtel portable, d’autant que des nuages bedonnants semblaient arriver par l’est, éclipsant peu à peu les étoiles. J’espérais qu’il ne pleuvrait pas mais en montagne on ne sait jamais vraiment ce que nous réserve le climat. En tout cas notre tente était en lieu sûr, à l’abri de tout risque liquide. Quelques minutes plus tard, doudoune, sac de couchage « haute montagne » pour moi, couverture bien chaude pour elle, petit matelas en mousse, nous voilà prêts à affronter les rigueurs nocturnes sans risquer le rhume. Dehors, pas un bruit, un silence que l’on ne rencontre que dans ce genre d’endroits. Il arrive qu’en montagne, la nuit soit troublée parfois par la chute d’une pierre ou le craquement d’une branche au sol, possibles indices de la proximité d’un animal mais là, aucun manquement au respect nocturne que nous avions amplement mérité. J’avais ouvert les yeux vers 8 heures le lendemain matin. Rapide s’extirpa de sa couverture pendant que je délaissais mon duvet et j’ouvris notre abri et là, grosse surprise, il avait neigé durant la nuit… Dehors, tout était magnifiquement blanc. Rapide, pas vraiment sensible à ce tapis, s’empressa d’aller copieusement le jaunir… Le ciel était à présent pratiquement dégagé de toute menace nuageuse et le soleil commençait à reprendre les choses en main. En tout cas, quel bonheur de voir ce paysage hivernal alors que l’automne ne serait pas là avant quinze bons jours. Et au milieu, ce lac d’un bleu profond. Une marmotte lança sa mise en garde au pied de son terrier et disparut aussitôt, effrayée quelque peu par Rapide qui croyait avoir trouvé là une compagne de jeux.
Quelques photos et en route pour regagner la voiture cent mètres de dénivelé plus bas pour d’abord rejoindre notre village puis fin du week-end et retour sur la Côte… Certes, je me rends compte que nombre de gens aimeraient bien vivre un retour sur la Côte qui n’a, j’en conviens volontiers, rien de bien traumatisant... Mais c’était souvent un petit déchirement de laisser le calme du village et surtout la quiétude de la montagne.

Je quittais toujours ma « copine » en lui promettant de la retrouver la semaine suivante. Sa « maman » Julia lui disait peu ou prou la même chose pour la rassurer et nous mesurions alors combien l’attachement canin envers les humains est une merveilleuse chose. Rapide me regardait charger ma voiture, baissait la tête, puis s’asseyait en émettant des petits soupirs plaintifs avant d’accepter, résignée, mon départ.
En écrivant cela, c’est comme si j’avais eu un magnéto-tout capable d’enregistrer l’intégralité de ces souvenirs quels qu’ils soient, bruits, odeurs, couleurs, bref, tout ce que nos cinq sens emmagasinent pour les ressortir maintenant, quasiment intacts. Quelle chance d’avoir connu « tout ça » et de le redécouvrir comme neuf...

La nostalgie m’en est revenue aujourd’hui en triant de vieilles diapositives de ces années de jeunesse, diapos qui finiront tôt ou tard à la poubelle (jaune, verte, autre???) car elles ne signifieront sans doute plus rien pour quiconque. Ainsi va la vie.

Eh oui, le temps a passé emportant hélas avec lui bêtes et gens, rajoutant de plus en plus d’échardes dans notre cœur. Ne nous restent que ces petits diamants des souvenirs, à jamais emplis de nos larmes des joies enfuies, des visages aimés, de notre jeunesse qu’on aurait cru éternelle.

Deux "amours" de jeunesse...

Avatar aldu06

aldu064 mars 2025 18:07

Bonsoir, les Quintos,
J’avoue avoir de plus en plus de mal à reconnaître ce monde qui semble souvent devenir fou, y compris hélas dans notre belle France. Il y a vraiment de quoi avoir envie de téter le tuyau de gaz…
Alors, je vais encore faire un retour-arrière pour revenir dans un monde qui me convenait sans doute mieux, surtout qu’il était en plus à l’abri des méfaits de l’arthrose.

Dans ma famille nous avons très souvent eu des animaux, des chiens, des chats, essentiellement (jamais d’hippopotame par contre) qui nous ont donc apporté un surcroît d’amour bien que nous n’en manquions nullement, cette qualité essentielle à la vie se déversant à profusion entre nous tous.

J’ai personnellement eu aussi la garde d’oiseaux en cage pour dépanner des voisins. J’aimais leurs couleurs, leur beauté si fragile mais le fait de les voir enfermés me peinait. J’ai eu également à m’occuper de deux tortues de Floride, espèce assez invasive lorsqu’elle est abandonnée par des crétins dans la nature. Elles étaient dans une sorte de paysage en plastique transparent avec deux petites « baignoires » pleines d’eau et un cocotier d’un vert criard digne de l’armée hawaïenne. J’ai toujours rempli scrupuleusement mes obligations de gardiennage de ces pensionnaires et leurs propriétaires les ont toujours récupérés en parfaite santé. Mais je voudrais parler ici de deux braves toutous qui ont égayé ma jeunesse.

Adolescent, durant mes vacances estivales chez mes grand-parents, j’ai eu ainsi la chance d’être « adopté » par deux chiens. Le premier s’appelait Looping et régulièrement il venait chez moi pour m’amener promener dans la campagne alentour. C’était un amour de cocker très brun de poil contrairement à nombre de ses congénères, volontiers plus clairs. Nous partions tous deux parcourir les bois, parfois sur des kilomètres. Au passage, je dirai qu’il m’a permis de faire provision de cèpes et de girolles car s’il n’était pas (pas encore?) un chien-truffier, il s’est avéré être excellent pour me faire découvrir des « coins à champignons ». Il me demandait en jappant d’entretenir son excellente forme physique avec une « baballe » ou un bâton qu’il allait volontiers chercher et me ramenait fièrement sans jamais se lasser. Mon bras se fatiguait toujours avant ses pattes. J’avais toujours dans mon sac à dos un petit kit de survie pour humains et animaux avec notamment une écuelle pour l’eau de la gourde, quelques friandises à partager, accessoires indispensables à nos aventures quotidiennes.
Il partait parfois à la poursuite d’un écureuil ou d’un oiseau audacieux venus dans notre périmètre. Il se mettait régulièrement en mode « chasseur », soudain immobile, une patte levée, la truffe frémissante, prêt à affronter les buissons épineux alentour. Ah, j’en ai passé des journées avec lui, mes copains et copines de l’époque n’étant pas vraiment curieux des charmes de nos bois, leur préférant la piscine municipale ou l’arrière-salle d’un café pour jouer au baby foot en grillant une cigarette en se se donnant des airs d’adultes tout en écoutant Elvis Presley ou Johnny Hallyday sur le juke-box surmené du troquet.
Mon histoire avec Looping dura trois étés, puis, à mon grand regret, ses propriétaires décidèrent un jour de partir loin de notre village et Looping me laissa donc arpenter seul la campagne à la mi-juillet 1965 si ma mémoire ne me trahit pas. Je ne sais pas ce qu’il est devenu, ses propriétaires n’ayant jamais donné de nouvelles malgré leurs belles promesses…

Deux ans plus tard, revenu dans ce même village alpestre, je fus à nouveau choisi par une adorable jeune chienne que sa maîtresse, une très brave dame prénommée Julia, me présenta un soir en me disant : « elle s’appelle Rapide et c’est un amour de chien ». Je vous l’assure, dès le lendemain matin,  Rapide m’attendait sur le perron. Je ne sais s’il existe des atomes bien plus amoureux que crochus entre humains et animaux mais je le pense fortement car cette merveilleuse chienne m’accompagna elle aussi des années durant à chacun de mes séjours. Plus tard, lorsque j’eus mon permis et ma première voiture, Julia m’assura que désormais Rapide reconnaissait le bruit de ma Renault et incitait alors sa maîtresse d’un jappement impérieux à lui ouvrir la porte de la maison. Je le crois volontiers car très souvent lorsqu’il m’arrivait de venir en week-end le vendredi soir, parfois très tard, Rapide était là, devant ma porte... J’eus alors la joie de reprendre les balades en forêt avec elle et parfois même elle montait dans ma voiture pour explorer des horizons nouveaux et plus lointains.
A cette époque, j’étais adepte des randonnées en montagne et je venais d’acheter mon premier véritable appareil photo 24x36 assez polyvalent pour ramener de quoi me souvenir toujours de ces moments souvent magiques ; un chamois sur un névé, des marmottes prenant le soleil, ces délicates fleurs alpines éclaboussant le vert des prairies d’altitude. J’ai passé de nombreux jours à « crapahuter » ainsi, content de fuir les bruits de la circulation urbaine, parfois les aléas du « boulot ». Mon seul regret, être souvent seul dans cette quête de sérénité. J’aurais bien aimé partager ces moments avec une fille mais elles semblaient nettement plus attirées par la plage, les discothèques et le shopping… Les sortir de leurs habitudes semblait relever des compétences de Jim Phelps, le « boss » de la série « Mission Impossible ». Finalement, mon vœu de partage fut comblé bien plus tard mais ceci est une autre histoire qui risque fort de me plonger dans des abîmes de tristesse incommensurables si je m’aventurais à vous la raconter...
En attendant l’âme sœur, seule Rapide partageait mes escapades Avec naturellement l’accord de Julia, je l’amenais donc camper régulièrement au bord d’un lac ou d’un torrent en prenant soin de ne pas oublier là encore mon kit d’assistance mutuelle… Elle aussi était infatigable. C’est elle qui dénichait toujours un bâton ou une pierre pour s’empresser d’aller les chercher et les ramener, toute frétillante, inlassablement... Je me souviens tout particulièrement d’un jour du début septembre où nous étions allés camper en montagne à vingt mètres au dessus d’un lac d’altitude, Après nous être restaurés frugalement mais qualitativement, nous avions passé ensemble la soirée à regarder le ciel d’une pureté absolue, ciel qui fait toujours l’admiration du citadin que je suis, bien souvent frustré à ce niveau dans la bulle lumineuse des villes. J’avais, malgré l’humidité montante, réussi à allumer un joli feu de bois avec les branches mortes des mélèzes environnants. Pourtant, bientôt le rougeoiement agonisant de notre petit foyer ne suffit plus à nous réchauffer et Rapide et moi avons regagné l’abri de notre chambre d’hôtel portable, d’autant que des nuages bedonnants semblaient arriver par l’est, éclipsant peu à peu les étoiles. J’espérais qu’il ne pleuvrait pas mais en montagne on ne sait jamais vraiment ce que nous réserve le climat. En tout cas notre tente était en lieu sûr, à l’abri de tout risque liquide. Quelques minutes plus tard, doudoune, sac de couchage « haute montagne » pour moi, couverture bien chaude pour elle, petit matelas en mousse, nous voilà prêts à affronter les rigueurs nocturnes sans risquer le rhume. Dehors, pas un bruit, un silence que l’on ne rencontre que dans ce genre d’endroits. Il arrive qu’en montagne, la nuit soit troublée parfois par la chute d’une pierre ou le craquement d’une branche au sol, possibles indices de la proximité d’un animal mais là, aucun manquement au respect nocturne que nous avions amplement mérité. J’avais ouvert les yeux vers 8 heures le lendemain matin. Rapide s’extirpa de sa couverture pendant que je délaissais mon duvet et j’ouvris notre abri et là, grosse surprise, il avait neigé durant la nuit… Dehors, tout était magnifiquement blanc. Rapide, pas vraiment sensible à ce tapis, s’empressa d’aller copieusement le jaunir… Le ciel était à présent pratiquement dégagé de toute menace nuageuse et le soleil commençait à reprendre les choses en main. En tout cas, quel bonheur de voir ce paysage hivernal alors que l’automne ne serait pas là avant quinze bons jours. Et au milieu, ce lac d’un bleu profond. Une marmotte lança sa mise en garde au pied de son terrier et disparut aussitôt, effrayée quelque peu par Rapide qui croyait avoir trouvé là une compagne de jeux.
Quelques photos et en route pour regagner la voiture cent mètres de dénivelé plus bas pour d’abord rejoindre notre village puis fin du week-end et retour sur la Côte… Certes, je me rends compte que nombre de gens aimeraient bien vivre un retour sur la Côte qui n’a, j’en conviens volontiers, rien de bien traumatisant... Mais c’était souvent un petit déchirement de laisser le calme du village et surtout la quiétude de la montagne.

Je quittais toujours ma « copine » en lui promettant de la retrouver la semaine suivante. Sa « maman » Julia lui disait peu ou prou la même chose pour la rassurer et nous mesurions alors combien l’attachement canin envers les humains est une merveilleuse chose. Rapide me regardait charger ma voiture, baissait la tête, puis s’asseyait en émettant des petits soupirs plaintifs avant d’accepter, résignée, mon départ.
En écrivant cela, c’est comme si j’avais eu un magnéto-tout capable d’enregistrer l’intégralité de ces souvenirs quels qu’ils soient, bruits, odeurs, couleurs, bref, tout ce que nos cinq sens emmagasinent pour les ressortir maintenant, quasiment intacts. Quelle chance d’avoir connu « tout ça » et de le redécouvrir comme neuf...

La nostalgie m’en est revenue aujourd’hui en triant de vieilles diapositives de ces années de jeunesse, diapos qui finiront tôt ou tard à la poubelle (jaune, verte, autre???) car elles ne signifieront sans doute plus rien pour quiconque. Ainsi va la vie.

Eh oui, le temps a passé emportant hélas avec lui bêtes et gens, rajoutant de plus en plus d’échardes dans notre cœur. Ne nous restent que ces petits diamants des souvenirs, à jamais emplis de nos larmes des joies enfuies, des visages aimés, de notre jeunesse qu’on aurait cru éternelle.

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Avatar aldu06

aldu06

23 mars 2025 14:32
DALILOU a écrit :
Merci pour ce texte joliment dit qui rappelle tant de souvenirs à chacun sa poésie. À vous lire j'en suis émerveillée. Bravo et continuez à écrire mais cette fois ci en plusieurs chapitres 😍🙋

Je vous remercie pour ce commentaire sympathique. Je sais que j'ai tendance à faire long mais au bout de quelques lignes ce sont mes doigts qui font corps avec le clavier et je dois attendre patiemment le point final. Pour ceux qui m'en font le reproche (il y en a quelques-uns) je leur conseille d'aller sur X ou mieux, de lire des timbres-poste. Il en est de fort intéressants...) J'ai encore beaucoup de choses à raconter et je m'y remettrai certainement dès que j'aurai un peu plus de temps libre et moins de soucis de santé. En tout cas, je vous sais gré de ces encouragements.

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Avatar DALILOU

DALILOU

23 mars 2025 06:58

Merci pour ce texte joliment dit qui rappelle tant de souvenirs à chacun sa poésie. À vous lire j'en suis émerveillée. Bravo et continuez à écrire mais cette fois ci en plusieurs chapitres 😍🙋

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Avatar nanou1020

nanou1020

6 mars 2025 10:33

BONJOUR ET MERCI POUR CE MERVEILLEUX TEXTE.

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Avatar delphinium29

delphinium29

5 mars 2025 18:42

J'ai apprécié votre beau texte ! Presque déçue qu'il soit si court .......
vous avez enjolivé ma soirée ...... Merci ! J'aime votre style /

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Avatar fa18

fa18

5 mars 2025 17:23

Magnifique, j ai adoré jusqu'au dernier mot.
Avec de simples valeurs nous étions heureux.
Quoi de plus vrai que la nature !
Pour votre sensibilité , votre partage et votre talent, je vous souhaite le meilleur.
Fa

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Avatar Catherine

Catherine

5 mars 2025 12:50

Merci ALDU06 pour ces tendres et jolis écrits si bien formulés. Sensible, vous l'êtes... Vous m'avez transportée dans votre passé.

Vos propos :

"La nostalgie m’en est revenue aujourd’hui en triant de vieilles diapositives de ces années de jeunesse, diapos qui finiront tôt ou tard à la poubelle (jaune, verte, autre???) car elles ne signifieront sans doute plus rien pour quiconque. Ainsi va la vie"...

Les écrits, les diapositives intéressent les coeurs tendres et moelleux. Ne les jetez pas svp.

Vous devriez écrire des Nouvelles. Vous savez, certains aiment lire, d'autres pas. Cela n'a pas d'importance. En écrivant, vous vous êtes fait plaisir, c'est cela l'essentiel;

En écrivant, vous nous avez touchés. Merci du fond du Coeur.

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Avatar savannah92

savannah92

5 mars 2025 12:04

AL ... Un grand merci pour ce très beau texte de souvenirs .. il m'a rappelé mon enfance chez ma grand'mère qui habitait une petite maison, en lisière d'un bois ..
Oh ce n'était pas un merveilleux décor, mais je me souviens du plaisir que j'avais à découvrir la faune et la flore .. ses couleurs .. ses odeurs après la pluie .. le bruit du ruisseau ..le goût des mûres qui noircissaient ma langue .. les ronces qui griffaient mes jambes et surtout cette liberté qui me faisait oublier l'heure de rentrer !
Aujourd'hui, je me dis que mon adolescence fut très heureuse et j'aurais aimé que mes 2 petits fils connaissent mieux la nature avant de se laisser influencer par la technologie actuelle .. c'était une autre vie ! 😉 ..ne soyons pas nostalgiques .. 😃

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Avatar Nelly

Nelly

5 mars 2025 11:40

Que serions-nous sans les souvenirs. qui nous constituent ?

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Avatar marthe3

marthe3

5 mars 2025 10:45

Que c'est beau ! On lit ce long texte avec plaisir

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Avatar Miron

Miron

5 mars 2025 09:06

Bravo Al,
je me suis régalée en vous lisant.
Vous écrivez superbement bien, continuez à nous raconter vos aventures et pour ceux qui trouvent trop long, rien ne vous oblige à continuer la lecture.
Encore merci Al, et je suis certaine que nous sommes très nombreux à attendre la suite.

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Avatar balancetonquoi

balancetonquoi

5 mars 2025 08:56

oulala !!!!!

pas envie de lire tout ce long texte

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Avatar Anicet

Anicet

5 mars 2025 08:39

Trop long ¡!!!!

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Avatar mamyloulette

mamyloulette

5 mars 2025 08:35

À part Looping et Rapide j espère que vous avez rencontré quelqu'un pour partager votre vie

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Avatar aoste_38

aoste_38

5 mars 2025 08:19
Coquillette a écrit :
trop long

Très long, mais pas trop long.
J'ai oublié l'existence de Macron pendant la lecture.

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Avatar Coquillette

Coquillette

5 mars 2025 08:02

trop long

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