
janine33
Jean a écrit :
Quand je pense qu'il y a peu encore, j'emmerdais mes tout jeunes collégiens avec les accords du participe passé, et qu'on n'en trouve aucun ici... je me dis que tout se perd ma bonne dame, et me demande avec nostalgie ce que sont devenues les beautés de notre langue française, même les plus arides, de celles qui se méritent... et je réalise que j'ai bien fait de prendre ma retraite... à temps!!!
Je vous crois volontiers .
beijaflor
Jean a écrit :
Quand je pense qu'il y a peu encore, j'emmerdais mes tout jeunes collégiens avec les accords du participe passé, et qu'on n'en trouve aucun ici... je me dis que tout se perd ma bonne dame, et me demande avec nostalgie ce que sont devenues les beautés de notre langue française, même les plus arides, de celles qui se méritent... et je réalise que j'ai bien fait de prendre ma retraite... à temps!!!
Je me bats encore pour sauver notre patrimoine linguistique et littéraire.
Les livres de grammaire et les dictionnaires sont des livres précieux et passionnants.
Jean
Quand je pense qu'il y a peu encore, j'emmerdais mes tout jeunes collégiens avec les accords du participe passé, et qu'on n'en trouve aucun ici... je me dis que tout se perd ma bonne dame, et me demande avec nostalgie ce que sont devenues les beautés de notre langue française, même les plus arides, de celles qui se méritent... et je réalise que j'ai bien fait de prendre ma retraite... à temps!!!
elios33140
Voilà la correction de la dictée
"Qui n’a pas vu Avignon du temps des Papes, n’a rien vu. Pour la gaieté, la vie, l’animation, le train des fêtes, jamais une ville pareille. C’étaient, du matin au soir, des processions, des pèlerinages, les rues jonchées de fleurs, tapissées de hautes lices, des arrivages de cardinaux par le Rhône, bannières au vent, galères pavoisées, les soldats du Pape qui chantaient du latin sur les places, les crécelles des frères quêteurs ; puis, du haut en bas des maisons qui se pressaient en bourdonnant autour du grand palais papal comme des abeilles autour de leur ruche, c’était encore le tic tac des métiers à dentelles, le va-et-vient des navettes tissant l’or des chasubles, les petits marteaux des ciseleurs de burettes, les tables d’harmonie qu’on ajustait chez les luthiers, les cantiques des ourdisseuses ; par là-dessus le bruit des cloches, et toujours quelques tambourins qu’on entendait ronfler, là-bas, du côté du pont. Car chez nous, quand le peuple est content, il faut qu’il danse, il faut qu’il danse ; et comme en ce temps-là les rues de la ville étaient trop étroites pour la farandole, fifres et tambourins se postaient sur le pont d’Avignon, au vent frais du Rhône, et jour et nuit l’on y dansait, l’on y dansait… Ah ! l’heureux temps ! l’heureuse ville !"
