
chocolatte
La gentillesse.
La gentillesse est la noblesse de l'intelligence
Comme l'est la confiance et la reconnaissance
La gentillesse c'est savoir offrir de la compassion
Comme d'accepter avec joie toute votre attention
La gentillesse se retrouve dans nos actes toujours
Par un sourire, une aide à autrui avec joie et amour
C'est comme un tourbillon de bonté et de sincérité
Que notre âme et notre cœur vous offre en vérité
La gentillesse survient spontanément du cœur
Afin d'offrir de la joie et un peu de bonheur
C'est sans crainte ouvrir son cœur à autrui
Surtout avec l'intention d'adoucir sa vie
La gentillesse est une attention bienveillante
Délicate, serviable, prévenante et complaisante
C'est une attention gracieuse, aimable toujours
Venant du cœur avec joie et beaucoup d'amour.
Auteur MIREILLE MELOUANI VILER dit MIMI.
chocolatte
La vie n'est pas toujours facile, de Maxalexis
Libre de penser, de rire et d'aimer,
Profiter des secondes de bonheur,
De paix, de joie et savoir décider,
Sans aucune crainte et sans peur :
Savoir dire non, oser et choisir,
Construire, entreprendre et bâtir.
Il suffit de si peu de chose,
Un peu de courage si j'ose.
La vie n'est pas toujours facile,
Mais il suffit de redresser la tête,
D'affronter certaines adversités,
Avec beaucoup de sincérité.
Suivre son cœur, ses pensées,
Ses choix et ses propres idées.
C'est alors et seulement ainsi,
Que l'on devient acteur de sa vie.
Il faut dans la vie savoir aussi,
Tendre la main à qui en a besoin,
Sans espérer un retour... ni rien,
Juste se dire que c'était bien.
Alors s'installe l'harmonie avec soi-même,
Et ainsi le monde parait presque parfait !
chocolatte
La vie est un torrent, le temps passe et passe incessamment, écrivait Soren Kierkegaard dans Diapsalmata publié en 1843. Si un conseil à donner, suivez ce proverbe de Victor Hugo : Jouir est tout, l'heure est rapide. Faites que chaque jour de votre vie soit un jour sans regret, profitez des gens que vous aimez, et gardez toujours en mémoire cet autre proverbe : Ce qui est pris n'est plus à prendre.
chocolatte
Le temps a laissé son manteau
Charles d'Orléans
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie,
Et s’est vêtu de broderie,
De soleil luisant, clair et beau.
Il n’y a bête ni oiseau
Qu’en son jargon ne chante ou crie :
Le temps a laissé son manteau
De vent, de froidure et de pluie.
Rivière, fontaine et ruisseau
Portent, en parure jolie,
Gouttes d’argent d’orfèvrerie ;
Chacun s’habille de nouveau :
Le temps a laissé son manteau.
*
Hiver, vous n’êtes qu’un vilain.
Été est plaisant et gentil :
En témoignent Mai et Avril
Qui l’escortent soir et matin.
Été revêt champs, bois et fleurs
De son pavillon de verdure
Et de maintes autres couleurs
Par l’ordonnance de Nature.
Mais vous, Hiver, trop êtes plein
De neige, vent, pluie et grésil ;
On vous doit bannir en exil !
Sans point flatter, je parle plain :
Hiver, vous n’êtes qu’un vilain.
chocolatte
ALCOOLS
Guillaume Apollinaire
La dame avait une robe
En ottoman violine
Et sa tunique brodée d’or
Était composée de deux panneaux
S’attachant sur l’épaule
Les yeux dansants comme des anges
Elle riait elle riait
Elle avait un visage aux couleurs de France
Les yeux bleus les dents blanches et les lèvres très rouges
Elle avait un visage aux couleurs de France
Elle était décolletée en rond
Et coiffée à la Récamier
Avec de beaux bras nus
N’entendra-t-on jamais sonner minuit
La dame en robe d’ottoman violine
Et en tunique brodée d’or
Décolletée en rond
Promenait ses boucles
Son bandeau d’or
Et traînait ses petits souliers à boucles
Elle était si belle
Que tu n’aurais pas osé l’aimer
J’aimais les femmes atroces dans les quartiers énormes
Où naissaient chaque jour quelques êtres nouveaux
Le fer était leur sang la flamme leur cerveau
J’aimais j’aimais le peuple habile des machines
Le luxe et la beauté ne sont que son écume
Cette femme était si belle
Qu’elle me faisait peur
lila
Lila24 samedi 26 janvier 2019 13:57
En souvenir de celui qui s'en est allé
Comme une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Comme un manège de lune
Avec ses chevaux d'étoiles
Comme un anneau de Saturne
Un ballon de carnaval
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Comme un écheveau de laine
Entre les mains d'un enfant
Ou les mots d'une rengaine
Pris dans les harpes du vent
Comme un tourbillon de neige
Comme un vol de goélands
Sur des forêts de Norvège
Sur des moutons d'océan
Comme le chemin de ronde
Que font sans cesse les heures
Le voyage autour du monde
D'un tournesol dans sa fleur
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
Ce jour-là près de la source
Dieu sait ce que tu m'as dit
Mais l'été finit sa course
L'oiseau tomba de son nid
Et voila que sur le sable
Nos pas s'effacent déjà
Et je suis seul à la table
Qui résonne sous mes doigts
Comme un tambourin qui pleure
Sous les gouttes de la pluie
Comme les chansons qui meurent
Aussitôt qu'on les oublie
Et les feuilles de l'automne
Rencontre des ciels moins bleus
Et ton absence leur donne
La couleur de tes cheveux
Une pierre que l'on jette
Dans l'eau vive d'un ruisseau
Et qui laisse derrière elle
Des milliers de ronds dans l'eau
Au vent des quatre saisons
Tu fais tourner de ton nom
Tous les moulins de mon cœur
chocolatte
Quand, les deux yeux fermés, en un soir chaud d'automne,
Je respire l'odeur de ton sein chaleureux,
Je vois se dérouler des rivages heureux
Qu'éblouissent les feux d'un soleil monotone ;
Une île paresseuse où la nature donne
Des arbres singuliers et des fruits savoureux ;
Des hommes dont le corps est mince et vigoureux,
Et des femmes dont œil par sa franchise étonne.
Guidé par ton odeur vers de charmants climats,
Je vois un port rempli de voiles et de mâts
Encor tout fatigués par la vague marine,
Pendant que le parfum des verts tamariniers,
Qui circule dans l'air et m'enfle la narine,
Se mêle dans mon âme au chant des mariniers.
Parfum exotique
de Charles Baudelaire
chocolatte
C'est presque l'invisible qui luit
C'est presque l'invisible qui luit
au-dessus de la pente ailée ;
il reste un peu d'une claire nuit
à ce jour en argent mêlée.
Vois, la lumière ne pèse point
sur ces obéissants contours
et, là-bas, ces hameaux, d'être loin,
quelqu'un les console toujours.
Rainer Maria Rilke
chocolatte
Sonnet.
Je ne suis pas de ceux pour qui les causeries,
Au coin du feu, l'hiver, ont de grandes douceurs ;
Car j'ai pour tous voisins d'intrépides chasseurs
Rêvant de chiens dressés, de meutes aguerries,
Et des fermiers causant jachères et prairies,
Et le juge de paix avec ses vieilles sœurs,
Deux revêches beautés parlant de ravisseurs ,
Portraits comme on en voit sur les tapisseries.
Oh ! combien je préfère à ce caquet si vain,
Tout le soir, du silence, — un silence sans fin ;
Être assis sans penser, sans désir, sans mémoire ;
Et, seul, sur mes chenets, m'éclairant aux tisons,
Écouter le vent battre, et gémir les cloisons,
Et le fagot flamber, et chanter ma bouilloire !
Charles-Augustin Sainte-Beuve.
