
Capusa
La mythomanie correspond à un trouble caractérisé par une tendance au mensonge et à la fabulation. Cette manie peut être source d'une grande difficulté à s'adapter socialement pour le malade.
Croire à ses mensonges .
Le mythomane se crée une autre réalité. Il est souvent persuadé de la véracité des mensonges qu'il invente. Les enfants sont tous des mythomanes physiologiques : en effet, leur imagination et leur inexpérience leur font inventer des mondes imaginaires auxquels ils croient sincèrement. Chez les adultes, cela est en revanche pathologique. D'ailleurs, selon les spécialistes, les adultes mythomanes ont conservé une part d'esprit infantile.
Selon le cas et le degré de gravité de la pathologie, plusieurs traitements existent pour aider le patient : généralement, ils consistent en une prise en charge psychothérapeutique, parfois associée à une thérapie cognitive et comportementale.
Jean-Claude Romand, un célèbre mythomane .
Un fait divers particulièrement célèbre illustre la mythomanie, celui de Jean-Claude Romand. Il a menti à ses proches pendant 18 ans sur sa vie réelle en s'inventant une profession de médecin et de chercheur à l'Organisation mondiale de la santé (OMS) à Genève. Sur le point d'être découvert, il a assassiné sa femme, ses enfants et ses parents en 1993.
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Suite 2 ème abandon
Pour les militaires allemands la Moselle avec la place forte de Metz de premier ordre et l’Alsace, avec pour limite naturelle les Vosges, facilite la défense de l’Allemagne. L’Assemblée Nationale française est réfugiée à Bordeaux. Les députés d’Alsace Moselle dont Gambetta affirment solennellement par la « Protestation de Bordeaux » : « leur volonté et le droit de rester Français ».
Les Députés votent la cession de l’Alsace Moselle par 570 voix pour et 140 contre et entérinent la victoire des militaires prussiens. En Alsace Moselle ce vote est perçu comme un abandon de la France.
Les habitants peuvent opter pour la France en quittant et abandonnant leurs biens : Sur 150.000 « optants » à l’origine, 50.000 Alsaciens quittent effectivement leur domicile.
Durant la période de 1870 à 1918 apparaît une tendance à un autonomisme pro-français : Identité régionale Alsacienne et Mosellane pour éviter d’être entièrement Germanisé.
La deuxième annexion de 1940
Encore une fois, l’Alsace et la Moselle ne constituent pas la cause du conflit.
L’Allemagne envahit la France en six semaines. Le 20 juin 40 Hitler nomme Robert Wagner, son compagnon de toutes les aventures, Gauleiter d’Alsace (1). Il s’agit d’une annexion de fait puisqu’il n’y a pas encore eu la signature d’un traité de paix. Wagner a en charge la nazification de l’Alsace et doit faire devenir les Alsaciens des Allemands en 10 ans en essayant de « laver les cerveaux » des plus réfractaires.
Il va faire du zèle et accélérer ce processus de nazification en moins de 5 ans. En particulier il exige l’incorporation des Alsaciens dans la Wehrmacht et dans les Waffen-SS ce qui est contraire même à l’avis d’Hitler qui finira par céder: - Le 25 Août 1942 Incorporation de force dans la Wehrmacht – Incorporation de force de la Classe 26 (2) dans les Waffen-SS (8.000 jeunes hommes de 16ans et demie et 17 ans).
Nazification de l’Alsace (suite) : Wagner installe le système d’administration allemande dans l’ Alsace. Toutes les autorités françaises ont quitté l’Alsace et la Moselle en mai-juin 40 : Administration des Préfets, Justice, Gendarmerie et Police. Il exerce un pouvoir dictatorial. Il expulse 10.000 Alsaciens et 1.800 Juifs. A partir de 42, il « transplante dans des camps spéciaux » en Silésie, Pologne ou Ukraine, les familles qui jusqu’alors pouvaient faire l’objet d’expulsion.
Le rattachement à la France de 1918
En 1911 l’Alsace-Moselle a obtenu une constitution comportant certaine autonomie avec un parlement local qui aurait pu déboucher sur une autonomie complète de la région vers les années 20.
En 1914, encore une fois, l’Alsace et la Moselle ne constituent pas la cause du conflit.
Cependant dès 1915 la presse française lance une véritable campagne pour revendiquer les territoires de l’Alsace et de la Moselle en cas de victoire.
Février 1915 - La Conférence d’Alsace-Lorraine est créée où une trentaine de personnalités siègent pour penser organiser les conditions du retour à la Nation française : Comment définir les règles particulières concernant l’organisation future de l’Alsace dans le domaine religieux, social, économique et territorial.
L’idée d’un plébiscite commence à apparaître. A cette époque la jeune génération des Alsaciens parle l’allemand. Sauf les personnes âgées, la bourgeoisie aisée parle le français.
En 1918 après l’armistice, l’armée française occupe la région jusqu’au Rhin. L’armée
française est accueillie de façon extraordinaire : Enfin la paix, enfin du pain blanc qui succède à la famine ! C’est « l’éblouissement tricolore ».
L’ idée du plébiscite sera reprise par les Américains lors des négociations de paix de 1918 car il veulent que la paix soit fondée sur des critères de stabilité, invoquant en quelque sorte le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes : Auto-détermination de la population.
La France n’en veut pas et l’Allemagne non plus. La France n’est pas sûre du résultat. L’Allemagne se méfie des Alsaciens qui sont parfois « soviétisés ».
A la table des vainqueurs, la France fera valoir que l’accueil extraordinairement enthousiaste des armées françaises par les Alsaciens et Mosellans équivaut à un Plébiscite.
1918 - Le tri de la population est effectué sur proposition de Poincaré à partir de novembre
1) Tous les fonctionnaires allemands sont mis à la porte.
2) Les Alsaciens, Lorrains sont « classés sur la base du sang » et reçoivent différentes cartes d’identité :
Carte de type A - (barrée de tricolore) : Alsaciens ou Lorrains dont les parents et les grand-parents sont nés en terre française avant 1871.
Carte de type B - (barrée de deux traits rouges) : dont un membre de la famille n’est ni Alsacien, ni Lorrain, ni Français de l’intérieur.
Carte de type C - (barrée de deux traits bleus) : dont les deux branches de la famille proviennent de pays alliés à la France ou restés neutres durant la guerre 14-18
Carte de type D - (sans barre de couleur) : Attribuée aux étrangers de pays ennemis durant la guerre 14-18, soient 111.000 personnes qui ont été chassés d’Alsace-Moselle en février-mars 1919.
Ce tri s’est fait sur la base du sang alors qu’ailleurs en France la nationalité est fondée sur la base du territoire.
1922 - 1924, le malaise local
La loi Combes sur la laïcité dérange, les Alsaciens et Mosellans sont attachés au Concordat de 1801 qui est toujours en vigueur. L’Alsace-Moselle est administrée par des Commissaires de la République qui abusent de leurs pouvoirs plus étendus que ceux d’un Préfet. Un nouvel autonomisme naît.
1924, Loi d’introduction du droit local
La France maintient les garanties accordées par les Prussiens en 1870. Ce droit local est toujours en vigueur aujourd’hui.
Le retour à la légalité républicaine française en 1945
C’est la fin de l’oppression allemande, les Alsaciens et Mosellans sont restés de nationalité française. Le gouvernement de Vichy n’a jamais reconnu la cession du territoire, ni bien entendu la France Libre.
Les Allemands ont traité les Alsaciens et Mosellans comme faisant partie de la mouvance de la nation allemande mais restant des citoyens en devenir à condition qu’ils acceptent l’incorporation de force prônée par Wagner, comme Bismarck 70 ans plus tôt, par le fer et par le sang.
Les incorporés de force étaient aussi des Luxembourgeois, une partie des Belges, les Polonais de Silésie, les Allemands de Hongrie (environ 477 000 parlant allemand en Hongrie).
L’Alsace au printemps 45 redevient une province française dans la situation qui était la sienne en mai 40. Mais ce retour ne peut s’effectuer d’un trait de plume.
Il y aura une épuration : Elle est difficile à mettre en œuvre. Sous l’occupation de Wagner la neutralité n’était pas de mise. Les Alsaciens et Mosellans ont du montrer qu’ils étaient de « bons allemands » sinon ils étaient envoyés à Dachau ou dans les « camps de transplantation ».
L’alsace est la région en France où il y eu le plus d’arrestations. Il y eu 20.000 arrestations de sûreté en Alsace sur dénonciation par les FFI, évitant ainsi les exécutions sommaires, environ 50 dans le Bas-Rhin.
L’Alsace-Moselle est la région de France où il y eu le plus d’arrestations : les 2/3 des arrestations en France. En France on estime à environ 12.000 le nombre d’exécutions sommaires à la Libération.
Conclusion
L’Alsace-Moselle n’a jamais fait l’objet de revendications territoriales.
Les changements de souveraineté subis par l’Alsace-Moselle n’ont jamais respecté les droits de la population : On n’a jamais permis à la population d’exprimer ses revendications.
Les Alsaciens et Mosellans n’ont pas obtenu la double nationalité à laquelle d’autres populations ont pu bénéficier.
La tendance vers une « certaine neutralité » est apparue dans l’entre-deux-guerres. En 1936 tous les députés de l’Alsace se déclaraient autonomistes quelle que soit leur place sur l’échiquier politique. Après 45 l’autonomisme a complètement disparu car il avait été exploité de 40 à 45 par l’occupant.
Ballottée entre la France et l’Allemagne, la population s’est réfugiée dans le régionalisme qui est le creuset de l’identité régionale. Le « parler Alsacien » s’est développé pour échapper aux contraintes de l’occupant allemand.
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Nous ne pouvions pas être français, nous ne voulions pas être allemands, il restait à inventer l’Alsace ». (Charles Spindler, 1890)
En 1871, le traité de Francfort entérine la perte par la France de l’Alsace et de la Moselle au profit du nouvel Empire allemand, proclamé quelques mois auparavant, dans la galerie des Glaces du château de Versailles. L’alsace et la Moselle resteront annexées jusqu’à la fin de la Grande Guerre.
La proclamation de l’Empire allemand (au château de Versailles, le 18 janvier 1871) : sur l’estrade le Kaiser Guillaume Iᵉʳ, à sa droite le Kronprinz Frédéric-Guillaume, au pied de l’estrade, en blanc, le chancelier de l’Empire, prince de Bismarck. Wikipedia
Pour comprendre cet événement qui, entre autres, conduira à deux guerres mondiales, des instabilités économiques en Europe, des populations déchirées et quatre changements de souveraineté, il convient d’être attentif au point de vue des différentes parties concernées. En effet, quand les Français parlent d’« annexion », les Allemands utilisent le terme Abtretung, c’est-à-dire de « cession ».
De surcroît, un troisième point de vue commence à émerger, celui d’une partie des Alsaciens et des Lorrains qui évoquent l’invention de l’Alsace,. D’ailleurs, la séparation avec la vision jacobine française va permettre l’éclosion d’une identité locale forte qui se perpétue aujourd’hui à travers le « particularisme » alsacien et mosellan. De cette histoire, il reste encore des héritages économiques, juridiques et religieux alsaco-mosellans, que nous développerons dans un prochain article.
La difficile intégration au sein de l’Empire allemand
Le régime politique de l’Empire allemand est une « monarchie autoritaire », mais aussi fédérale, mêlant les anciennes dynasties au gouvernement impérial ; moins démocratique que la IIIe République, l’Allemagne whillelmienne offre toutefois en théorie à ses Lands (ses États confédérés) plus d’autonomie locale.
Position du Reichsland Elsass-Lothringen au sein de l’Empire allemand. Wikipédia
Après l’annexion, le statut politique de l’Alsace-Lorraine est très rigide : il ne constitue pas un Land à part entière mais un Reich’s Land (une terre d’empire) ; on pourrait comparer ce statut à celui d’une propriété en indivision. Cette terre d’Elsass-Lothringen appartient à tous les autres États allemands qui sont sensés la gouverner ensemble, en théorie en tout cas, car dans les faits, elle dépend directement de l’administration impériale.
Le temps de l’annexion
La loi allemande du 30 décembre 1871 prévoit que
« Les provinces d’Alsace et de Lorraine cédées par la France dans les limites fixées par le traité de paix du 10 mai 1871 sont à jamais réunies à l’Empire d’Allemagne. »
Le paragraphe X de cette loi, dit « Diktaturparagraph » laisse le pouvoir au gouvernement de suspendre toutes les libertés publiques, de réunion, d’association, de presse et de prendre toute mesure d’exception en cas de danger pour la sécurité publique dans ces provinces.
Les 1 597 000 Alsaciens et Lorrains sont alors considérés comme Allemands de facto, toutefois ils peuvent opter pour la nationalité française avant le 1er octobre 1872, à condition de quitter le territoire. Près de 9 % de la population émigre ainsi principalement à Nancy (en Lorraine) et à Belfort (seul territoire alsacien à n’avoir pas été annexée, appelé « arrondissement subsistant du Haut-Rhin »), tandis que de nombreux Allemands viennent quant à eux s’installer dans ce nouveau Länder. La langue allemande y est obligatoire, alors que la langue française, après une période transitoire, n’est plus utilisée. la volonté impériale de « défranciser » les territoires conquis s’immisce dans la vie quotidienne des Alsaciens et des Lorrains, même au niveau de la musique.
En 1886, Ludwig Adolf Wiese, célèbre pédagogue allemand, mais aussi responsable ministériel, rapporte dans ses Souvenirs de la vie et expérience officielle :
« L’impression générale, cependant, était bien plus déprimante que ce que nous aurions pu espérer. L’éloignement de la Lorraine et de l’Alsace de l’Allemagne était profondément enraciné et leur attachement à la France était plus intime et profond que je ne l’avais prévu ; ils n’avaient aucun sentiment national envers nous. […], c’est un honneur pour les Alsaciens-Lorrains d’appartenir à la grande nation française. […] il était énigmatique et attristant pour moi, de réaliser que le sentiment d’appartenance à la France était enraciné même chez les esprits les plus nobles et les plus éduqués… »
Vers une autonomie politique
schéma de la constitution allemande de 1871. Psemdel (wikipédia)
Le 1er janvier 1874, la Constitution impériale permet à l’Alsace-Lorraine d’être enfin représenteée au Parlement allemand (le Reichstag), et voit la création d’une délégation provinciale (Landesausschuss). Enfin, la loi du 4 juillet 1879 remplace la tutelle exercée par la Chancellerie de Berlin sur la province par un gouverneur (Statthalter), et instaure un exécutif local composé de 4 sous-secrétaires d’État chargés des affaires intérieures ; de la justice et des cultes ; des finances ; et de l’agriculture, commerce et domaines. Lors des élections, deux grandes tendances politiques s’opposent en Alsace-Lorraine, les « autonomistes » et les « protestaires ».
Sans approuver l’annexion, les « autonomistes » souhaitent améliorer les conditions de vie des populations locales, et jouent ainsi le jeu des institutions allemandes. En effet, d’un point de vue économique, la période allemande correspond à un développement très important, qui s’accompagne de conquêtes sociales concernant les retraites ou l’assurance maladie.
L’Empereur Guillaumme II souhaite faciliter l’intégration de l’Alsace-Moselle dans l’Empire allemand, il a pour cela besoin d’un symbole fort : ce sera la reconstruction du Château du Haut-Kœnigsbourg, symbole de l’Alsace médiévale au temps de son appartenance au Saint-Empire Romain germanique.
Guillaume II en visite au Haut Koenigsbourg.
Alors que l’Empereur visite le chantier en 1902, il promet l’abrogation du Diktaturparagraph, qui interviendra le 18 juin 1902. Enfin en 1911, la loi du 31 mai 1911 permet à l’Alsace-Moselle de bénéficier presque du même statut que les autres Länders de l’Empire.
Ces progrès éco-politiques, Alsaciens et Lorrains n’auront pas le temps d’en profiter car en 1914 éclate la Première Guerre mondiale. Mobilisés comme tous les autres sujets de l’Empire, ils deviennent alors les « malgré-nous ». Bien que l'expression « malgré-nous » soit davantage employée pour la Seconde Guerre Mondiale, la formule fut utilisée par d'anciens combattants dès les années 1920 pour mettre en avant la contrainte de servir dans l'armée allemande contre la France et ses alliés. Si la guerre n’avait pas eu lieu, l’Alsace Moselle serait peut-être devenue un pont culturel entre France et Allemagne ; au lieu de cela, elle sera l’enjeu de cette terrible confrontation.
L’Alsace-Lorraine dans la Grande Guerre
Premier grand moment du centenaire, l’été 1914 a fait l’objet de nombreux articles et documentaires retraçant l’attentat de Sarajevo, l’engrenage des alliances et le déclenchement de la guerre.
L’ordre de mobilisation générale est donné le 1er août en Allemagne et en France. L’État-major allemand se méfie de ces nouvelles provinces : des travaux récents sur les engagés dans la légion étrangère démontrent une très forte proportion d’Alsaciens et de Mosellans – ils s’y engageaient pour redevenir français, et échapper au service militaire allemand. Au total on comptera près de 18 000 Alsaciens et Mosellans dans l’Armée française, contre 380 000 dans l’armée allemande, souvent envoyés sur le front russe pour éviter le risque de désertion.
Autre motif de méfiance pour les Allemands, la priorité donnée à la reconquête des départements perdus lors de la guerre 1870 est au cœur de la stratégie française et de la bataille des frontières.
En France aussi, des Alsaciens et Mosellans souffrent de ce climat de méfiance, à l’instar des déboires du Docteur Schweitzer : le futur prix Nobel de la paix alsacien est arrêté à Lambaréné (actuel Gabon) et ses projets humanitaires se voient pour un temps compromis.
La dictature militaire en Alsace-Lorraine
Fin 1913, l’incident de Saverne choque l’opinion allemande et provoque une crise politique. À la veille de la guerre, l’Empereur lui-même se sent trahi par la fuite d’Alsaciens-Lorrains et le 5 août 1914, il peste contre « l’ingratitude » de ces populations à qui il avait pourtant donné une constitution trois ans auparavant.
De 1914 à 1918, la situation en Alsace-Lorraine se dégrade considérablement ; le paragraphe de la dictature est non seulement rétabli, mais mis en application : les libertés publiques sont supprimées et le régime suspecte les civils, pratiquent des arrestations arbitraires ainsi que des internements. En 1918, la famine qui s’est emparée de toute l’Allemagne, vient s’ajouter à l’oppression en Alsace-Lorraine.
Que semble loin le temps où Guillaume II restaurait le château Haut-Koenigsbourg et s’efforçait d’intégrer Elsass-Lothringen comme un 26e Land dans l’Empire allemand. En 1917, le sort d’Elsass-Lothringen semble scellé : un projet de partage entre la Prusse et la Bavière est même imaginé, mais abandonné à cause de l’opposition de l’armée.
Le 25 octobre 1918, au crépuscule de son règne, Guillaume II décide pourtant d’accorder à l’Alsace-Lorraine, cette autonomie politique tant réclamée, espérant ainsi la conserver dans le giron allemand. Trop tard, le 11 novembre 1918, l’armistice demandée par une Allemagne exsangue sonne le retour de l’Alsace-Moselle à la France.
Ironie du sort, Elsass-Lothringen devient enfin un État fédéré à part entière de l’Empire allemand au moment où il s’en détache et revient à la France.
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Qui est DB Cooper et où se trouve-t-il?
Le 24 novembre 1971, Dan Cooper embarquait comme passager à bord du vol 305 de Northwest Airlines de Portland à destination de Seattle – un simple vol de 30 minutes. Il fut décrit par les autres passagers et le personnel à bord comme un homme dans la mi-quarantaine, vêtu d’un veston foncé, d’une cravate noire avec pince nacrée et d’une chemise blanche savamment pressée. Il s’est rendu à son siège, s’est allumé une cigarette (bonjour 1971!) et a poliment commandé un bourbon et un soda, payés comptant. Peu de temps après le décollage, il a donné une note manuscrite à une hôtesse de l’air de 23 ans qui l’a complètement ignorée, croyant qu’il s’agissait du numéro de téléphone du passager.
« Mademoiselle, vous devriez vraiment lire cette note », lui dit-il alors. « J’ai une bombe. »
Les mots exacts utilisés font partie du mystère, car l’homme a aussi repris sa note une fois lue. On sait toutefois qu’il réclamait 200 000 dollars américains (une valeur estimée à 1M$ aujourd’hui), quatre parachutes et un camion-citerne rempli d’essence à l’aéroport de Seattle, afin de refaire le plein dès l’arrivée de l’avion. L’hôtesse a fait part de ces demandes au capitaine, et le président de la compagnie aérienne a assuré sa pleine collaboration. Les autres passagers ignoraient totalement ce qui se tramait, croyant que les délais liés à l’atterrissage étaient dus à des ennuis mécaniques.
L’avion s’est posé à 17h39. Un employé de Northwest Airlines a tout de suite apporté un sac rempli d’argent et les quatre parachutes demandés. Dan Cooper a alors autorisé tous les passagers et deux hôtesses de l’air de quitter l’appareil. C’est lors du ravitaillement en carburant qu’il a fait part de son plan à l’équipage restant : l’avion se dirigerait vers le sud-est, vers le Mexique, avec un arrêt de ravitaillement prévu au Nevada. L’appareil décollait deux heures plus tard. C’est lors de l’atterrissage à Reno, Nevada, que l’absence du passager fut remarquée. Dan Cooper (nommé DB Cooper par erreur dans les médias) n’a jamais été revu. Aucun parachute ne fut retrouvé, et l’argent de la rançon ne fut jamais dépensé.
C’est en 1980 qu’un jeune garçon, en vacances familiales en Oregon, découvrit plusieurs paquets contenant l’argent de la rançon (identifiable grâce aux numéros de série). Rien d’autre ne fut trouvé. Récemment, l’une des sangles d’un des parachutes fut retrouvée sur l’un des possibles sites où Cooper aurait pu « atterrir ». Le mystère demeure complet!
