
chocolatte
C'était hier ..
18 mai 1974
L´Inde devient le 6ème pays possesseur de l´arme nucléaire.
18 mai 1980
Une gigantesque explosion due à un tremblement de terre pulvérise le mont Saint Helens, au Nord-Ouest des Etats-Unis.
18 mai 1992
La palme d'or du festival de Cannes 1992 est attribuée pour la deuxième fois au au cinéaste danois Bille August pour "Les Meilleures intentions".
18 mai 1997
Election du président de Mongolie Nachagyn Bagabandi.
La palme d'or du festival de Cannes 1997 est remportée par deux réalisateurs, d'une part, Abbas Kiarostami pour "Le Goût de la cerise", d'autre part Shöhei Imamura pour "L'Anguille".
18 mai 2012
Les Etats-Unis reçoivent le G8 à Camp David du 18 au 19 mai 2012, à la veille du sommet de l'Otan qui se tient à Chicago du 20 au 21 mai.
18 mai 2015
L'Hermione, réplique du bateau du même nom qui conduisit le Marquis de Lafayette aux Etats-Unis en 1780, quitte le port de Rochefort pour l'Amérique via les iles Canaries.
18 mai 2018
Aux Etats-Unis, un étudiant abat 10 personnes dans son école, à Santa Fe, au Texas.
18 mai 2019
Les Pays-bas remportent le Concours Eurovision de la Chanson 2019, qui se tient à Tel Aviv, en Israël, malgré les demandes de boycott.
A Budapest, l'équipe de football féminin de l'OL remporte la coupe de la ligue féminine de l'UEFA en battant le FC Barcelone 4 buts à 1. C'est la sixième victoire des lyonnaises en coupe d'Europe.
Capusa06
Le Cirque d’Été également appelé Cirque-Olympique des Champs-Élysées, Cirque-National puis Cirque de l'Impératrice — est une salle parisienne édifiée en 1841 au carré Marigny par l'architecte Jacques Hittorff et aujourd’hui disparue.
D’abord simple cirque de planches et de toile installé par Adolphe Franconi, petit-fils du créateur du Cirque-Olympique, en 1835 le long de l'avenue des Champs-Élysées, le Cirque d'Été (également appelé Cirque Olympique des Champs-Élysées en référence à celui du boulevard du Temple) est remplacé en 1841, sous la direction de Louis Dejean, par un vaste édifice en meulière de 6 000 places , construit sur les plans de Jacques Hittorff et magnifiquement décoré par Bosio, Duret et Pradier.
Pendant du Théâtre du Cirque Olympique ouvert uniquement durant la saison d'hiver, le Cirque des Champs-Elysées présente son spectacle du 1er mai au 1er septembre, d'où son nom de Cirque d'Eté. La condition de son ouverture est fondée sur la suppression de la scène, limitant l'espace de spectacle à la piste centrale. En 1852, afin que les artistes puissent se produire à l'année sur la piste, le Cirque d'Hiver est édifié selon le même principe limité à la piste, ce qui influence également l'architecture en rotonde de Hittorff, à nouveau sollicité. L’acoustique du Cirque d'Eté était si bonne qu'Hector Berlioz y donne une série de concerts en 1845. En 1847, les spectateurs payaient 2 francs au pourtour et 1 franc à l’amphithéâtre.
Devenu un temps Cirque National, il connut son apogée durant le Second Empire sous le nom de Cirque de l’Impératrice à partir de 1853 (le Cirque d’Hiver devenant quant à lui le cirque Napoléon). Sa grande attraction fut longtemps le clown Jean-Baptiste Auriol. Caroline Otero et Émilienne d'Alençon y firent leurs débuts.
Son succès se prolonge jusque dans les années 1880. Le Tout-Paris s'y précipitait le samedi, jour réputé chic.
Petit à petit délaissé par le public après l’Exposition universelle de Paris de 1889, il est démoli vers 1900, laissant son nom à la rue du Cirque.
Capusa06
L'Union internationale des télécommunications ou UIT (en anglais : International Telecommunication Union ou ITU) est l'agence des Nations unies pour le développement spécialisé dans les technologies de l'information et de la communication, basée à Genève (Suisse). Elle compte 193 États membres et 700 membres et associés du secteur.
Il s'agit de la plus ancienne organisation intergouvernementale technique de coordination, puisqu'elle a été créée sous le nom d'Union internationale du télégraphe en 1865. Le développement du téléphone aidant, elle adopte son nom actuel en 1932 et se voit rattachée directement aux Nations unies en 1947. L'UIT, au sein de laquelle les États et le secteur privé se coordonnent, est chargée de la réglementation et de la planification des télécommunications dans le monde, elle établit les normes de ce secteur et diffuse toutes les informations techniques nécessaires pour permettre l'exploitation des services mondiaux de télécommunications. Dans ce cadre, elle gère aussi l'attribution des bandes de fréquences radioélectriques pour la communication hertzienne (Secteur des radiocommunications de l'UIT, anciennement International Frequency Registration Board), et assigne les orbites aux satellites envoyés dans l'espace. Son domaine de compétence s'étend aussi à l'Internet haut débit, aux dernières technologies de communications sans fil, à la navigation maritime et aéronautique, à la météorologie par satellite, à la convergence fixe-mobile, à l'accès à Internet, aux données, à la voix, à la télédiffusion et aux réseaux mobiles de nouvelle génération.
L'UIT organise des événements internationaux et régionaux, ainsi que des forums comme le ITU Telecom World (en), qui rassemblent des représentants des gouvernements et des acteurs des télécommunications pour partager idées, connaissances et technologie.
chocolatte
Le saviez vous
D’où vient l’expression « larmes de crocodile » ?
Dans l’imaginaire collectif, le crocodile est l’emblème de Lacoste, mais aussi une bête terrifiante. Son énorme mâchoire de 80 dents est la plus puissante du règne animal. Le reptile n’a peur de rien : requin, lion, girafe… Il ne fait qu’une bouchée des proies qui osent s’aventurer sur son territoire.
D’après Futura Sciences, plus de 400 personnes se font attaquer par un crocodile chaque année. Les blessures infligées peuvent être mortelles ou laisser de graves séquelles.
Mais le crocodile serait-il plus sensible qu’on ne le pense ? C’est en tout cas ce que sous-entend le fait de pleurer ou de verser des larmes de crocodile, qui signifie faire semblant d’être triste. Bien souvent, les enfants utilisent ce stratagème pour obtenir ce qu’ils veulent lors d’un caprice.
L’origine de cette expression remonte au XVIème siècle. Une ancienne légende égyptienne racontait que les crocodiles gémissaient et pleuraient sur commande pour attirer leurs proies plus facilement. On peut comparer ce mythe à celui des sirènes qui envoutaient les marins avant de les entraîner au fond de la mer pour les dévorer.
Lorsque l’Égypte passe sous domination romaine, cette histoire a été diffusée dans toute l’Europe. À la Renaissance, on l’utilise pour parler des personnes fourbes qui tentent d’obtenir des faveurs en pleurant. Cela explique pourquoi « pleurer des larmes de crocodile » existe dans toutes les langues d’Europe occidentale.
Une autre source affirme que l’explorateur anglais Jean de Mandeville serait à l’origine de la démocratisation de l’expression. Entre 1355 et 1357, il rédige son ouvrage Livre des merveilles du monde dans lequel il raconte son voyage en Égypte. Il détaille le comportement des crocodiles du Nil qu’il a observé « à ce point que plusieurs fois je les ai moi-même entendus geignants ou se lamentant des les roseaux, poussants des sanglots qui ressemblaient à des mugissement de bœufs, et versants, ainsi qu’il m’a été assuré, larmes qui jaillissent du pertuis de leurs yeux, comme de pommes d’arrosoirs » .
chocolatte
Dans le monde un 16 mai
Journée mondiale de la lumière le 16 mai de chaque année.
Journée internationale du vivre-ensemble dans la paix chaque seize mai.
Journée mondiale de la coeliaquie.
Fête du pain en France.
Fête des professeurs en Malaisie.
++ La maladie cœliaque ou intolérance au gluten est une maladie intestinale chronique et auto-immune liée à l'ingestion de gluten, formé à partir de la gliadine contenue dans certains produits céréaliers. Elle survient chez des personnes génétiquement prédisposées.
Capusa06
Des chevreuils ivres aux portes des maisons après avoir mangé certains bourgeons .
Qu’est-ce qui perturbe ces chevreuils que l’on voit perdus et désorientés près des maisons ? L’amour ? Non, l’alcool ou plutôt les effets de substances alcaloïdes présentes dans certains bourgeons. Les chevreuils en raffolent ; ça les rend tous fous… et saouls.
Soif d'évasion ou véritable ivresse ?
À l’heure où certaines plantes et arbustes préparent lentement leur éclosion, les chevreuils peuvent atteindre un état d'ébriété en consommant de simples bourgeons. Au point de paraître hébétés au bord des routes, d’errer aux portes des villes et même tout près des maisons. Ce n’est pas la soif d’évasion qui déclenche en eux ce type d’attitude inhabituelle dont de nombreux Lotois ont été témoins, mais bel et bien des végétaux dont cet animal est très friand au début du printemps.
Serge Gay, vice-président de la fédération de chasse du Lot, connaît très bien ce phénomène prêtant à ironiser, mais qui peut-être aussi à l’origine d’importantes dégradations. « Ce n’est pas une légende. J’ai lu plusieurs études expliquant ce comportement étonnant des chevreuils qui s’approchent des maisons, alors que normalement c’est un animal très craintif. Il semblerait que la consommation de ces bourgeons contenant des substances alcaloïdes altère leur perception de l’environnement. Les chevreuils subissent les effets euphorisants de ces végétaux un peu comme une drogue » analyse Serge Gay.
Ils ont « l’alcool mauvais »
« L’animal se sent bien, il n’a plus de notion de danger et ne perçoit pas forcément la présence de l’homme » poursuit le vice-président des chasseurs. Nous n’avons pour l’instant jamais eu d’explication scientifique s’opposant à cette réalité constatée qui n’arrive réellement qu’au printemps lorsque ces bourgeons réapparaissent. Cela corrobore nos propos » dit-il. Une réalité préoccupante car les chevreuils ont « l’alcool mauvais » et se laissent un peu aller au cours de leurs errances urbaines où ils saccagent des plantations.
Un souci majeur pour le vignoble
« Nous rencontrons surtout un gros problème au niveau des vignes lorsque les chevreuils viennent y consommer des bourgeons. Cela peut provoquer la mort des jeunes plants qu’il faut ensuite remplacer. Cela coûte très cher. Cela peut aussi avoir un effet sur la production de la vigne adulte et donc impacter carrément la qualité du raisin » s’inquiète Serge Gay.
« C’est un souci majeur car la population de chevreuils est devenue très importante dans le Lot. Nous en dénombrons environ 30 000. Nous devons protéger les vignes. Le vignoble de Cahors et le secteur de Luzech sont directement concernés. Durant ces trois prochaines années, nous allons veiller à réaliser des prélèvements plus importants sur ces zones sensibles » prévoit-il. Les sociétés de chasses ont, en effet, l’obligation (sous peine d’amende) d’effectuer un certain nombre de prélèvements afin de réguler la population de chevreuils dans le département. La préservation des plateaux viticoles, souvent dégradés par les chevreuils errants, en dépend.
JEAN-LUC GARCIA
chocolatte
Le saviez vous ..
Pourquoi on perd nos cheveux ?
Les cheveux, c’est tout un système complexe. Il est composé d’une tige, c’est une partie libre qui émerge à la surface du cuir chevelu. Il y a également une racine que l’on appelle également bulbe qui est implanté dans notre crâne et notre follicule pileux. Sur notre tête, on compte environ entre 70 000 et 150 000 cheveux. Le fait que l’on perde nos cheveux s’explique par une vie en trois étapes.
Il y a tout d’abord la croissance ou désignée sous le terme scientifique de phase anagène qui se déroule d’une période entre 2 et 7 années. C’est dans cette période que notre cheveu pousse comme à son habitude. Après la pousse, vient inévitablement la phase dite de la régression (phase catagène). A ce moment-là, la pousse s’arrête, cela va durer environ une vingtaine de jours. Enfin vient la phase du repos, la phase tellogène. Après ces trois phases, le cheveu va officiellement mourir et tomber. Selon des études le cheveu est ensuite remplacé et cela intervient environ 25 fois durant la vie.
La calvitie touche aussi les femmes. Chez les femmes, elle se caractérise généralement par une perte de cheveux diffuse qui provoque, rarement, une perte de cheveux complète.
Il existe plusieurs conditions pour qu’un cheveu soit en bonne santé. En moyenne, sur notre crâne, 85 % des cheveux sont en phase de croissance, 2 % en phase de repos et plus de 10 % en phase de chute. Tout un système qui permet d’avoir continuellement des cheveux sur sa tête. Mais il arrive des situations où ces cycles sont bien plus rapides.
La chute des cheveux peut s’expliquer pour plusieurs raisons : maladies, médicaments, carences… Chez les hommes, dans plus de 90 % des cas, la chute est d’origine héréditaire et hormonale. Cette chute est associée à un excès de sébum. C’est ce que l’on appelle l’alopécie.
Capusa06
Le Salon des refusés s'ouvre à Paris le 15 mai 1863 en marge du Salon officiel et expose, dans douze salles du Palais des Champs-Élysées, annexe du Palais de l'Industrie, 1 200 œuvres d'artistes par Napoléon III sous le conseil de Viollet-le-Duc. L'empereur jugeait que le jury officiel était trop sévère, ce dernier ayant refusé 3 000 œuvres sur les 5 000 qui lui furent présentées et Viollet le Duc, en lutte contre l'Académie des Beaux Arts, souhaitait une révolution artistique adaptée au monde moderne. Ce Salon est l'une des illustrations de l'émergence, dans la seconde moitié du xixe siècle, d'une modernité artistique, en opposition avec le goût officiel.
Le Salon des refusés joue un rôle important dans l'histoire de l'art moderne, puisqu'il marque le début de la fin de l'Académie et du Salon comme institution nationale unique de diffusion des œuvres d'art. Les artistes ne cherchent plus à reproduire les règles enseignées par l'Académie mais à montrer leur capacité à inventer de nouveaux sujets et nouvelles manières d'occuper la position d'artiste. Après 1863, et par abus de langage et conséquemment à ce salon, d'autres expositions regroupant des « refusés » eurent lieu à Paris en 1864, 1873, 1875 et même 1886. On observe une véritable multiplication des associations d'artistes. C'est d'ailleurs dans ce contexte que va émerger la première exposition impressionniste.
Capusa06
La variolisation est l'inoculation volontaire de la variole, prélevée sur un sujet faiblement malade, ou lui-même variolisé. Cette technique, qui remonterait à la Chine ancienne, protège les sujets d'une variole grave. Son manque de fiabilité (rien ne prouve que le sujet variolisé ne fera pas une variole grave) et le risque de dissémination de variole ont conduit à son abandon après la découverte de la vaccination.
Cette pratique consistait à inoculer une forme qu'on espérait peu virulente de la variole en mettant en contact la personne à immuniser avec le contenu de la substance suppurant des vésicules d'un malade. Le résultat restait cependant aléatoire et risqué, le taux de mortalité pouvant atteindre 1 ou 2 % pour un taux de protection non chiffré. En 1760, Daniel Bernoulli démontra que, malgré les risques, la généralisation de cette pratique permettrait de gagner un peu plus de trois ans d'espérance de vie à la naissance .
Histoire
On dit que la variolisation était une pratique de la médecine ayurvédique et qu'elle est mentionnée dans le Sactaya Grantham de Dhanvantari mais cette affirmation erronée est fondée sur une rumeur lancée en 1819 par le quotidien The Madras Courier qui fit passer un tract de propagande vaccinale, rédigé en sanscrit par l'administration coloniale, pour la copie d'un texte ancien. On a dit également que dès le xie siècle, les Chinois pratiquaient la variolisation. C'est le premier ministre Wang Dan qui, après la perte d'un de ses fils de la variole, avait convoqué divers praticiens de toute la Chine pour mettre au point une prophylaxie. Un moine taoïste apporta la technique d'inoculation qui se diffusa progressivement dans toute la Chine. Il apparaît cependant que la plus ancienne trace connue de ce récit ne remonte qu'à 1808 dans le Zhongdou xinfa (種痘心法) écrit par Zhu Yiliang. La pratique de la variolisation en Chine n'est documentée de manière incontestable qu'à partir du xvie siècle. Elle a été introduite à la cour le siècle suivant, après le décès de l'empereur Shunzhi qui avait été infecté par la maladie.
La pratique s'est progressivement propagée le long de la route de la soie. En 1701, Giacomo Pylarini (en) réalise la première inoculation à Constantinople, capitale de l'Empire ottoman, reproduisant la pratique des matrones qui introduisaient à l'intérieur des plaies un morceau de coton imbibé de pus variolique prélevé sur des malades, comme le raconte Aubry de La Mottraye. Partiellement défigurée par cette maladie qui avait déjà emporté son frère, Lady Mary Wortley Montagu, la femme de l'ambassadeur du Royaume-Uni à Constantinople, était inquiète devant les ravages de cette maladie. En mars 1718, elle fait inoculer son fils avec succès par le chirurgien de l'ambassade Charles Maitland . À son retour à Londres où sévit une épidémie de variole, elle fait varioliser sa fille âgée de 3 ans par le même docteur en présence de médecins de la Cour royale le 11 mai 1721. Par prudence, le collège de médecins demande à Maitland de réaliser la même expérience sur six criminels (trois hommes et trois femmes) de la prison de Newgate le 9 août 1721 puis sur des enfants pauvres d'orphelinat. Devant le succès de cette « opération byzantine », Caroline d'Ansbach, l'épouse du roi Georges II de Grande-Bretagne, fait inoculer ses deux filles âgées de onze et neuf ans le 17 avril 1722. Si la contribution de Lady Montagu dans la diffusion de cette nouveauté médicale est décisive, l'acceptation de la méthode, en Grande-Bretagne puis dans le monde occidental, n'est que progressive et le fait de médecins. L'ignorance médicale (et notamment le fait que les partisans de l'inoculation n'ont alors à opposer à leurs adversaires que des statistiques assez vagues) reste en effet telle que les controverses sur la variolisation sont légion, les camps pour et contre luttant tous deux avec leurs armes idéologiques, plus politiques et morales que scientifiques. La méthode empirique, accompagnée par des succès signifiants, mais aussi par des adversités, est revendiquée dans la seconde moitié du xviiie siècle par la politique populationniste des gouvernements du siècle des Lumières et comme moyen de conservation des vies individuelles par les médecins-humanistes.
Lorsque Boston connut une épidémie de variole en 1721, le pasteur puritain, Cotton Mather fit la promotion de l'inoculation comme protection contre celle-ci, citant Onesimus (fin des années 1600-début 1700), un de ses esclaves, comme source de ce protocole. Quelques années plus tôt, Onésimus avait décrit à Mather le processus d'inoculation qui avait été effectué sur lui et d'autres personnes en Afrique (comme le rapportait Mather dans une lettre).
En 1762, le britannique Daniel Sutton met au point une méthode qui lui permet de traiter plus de 13 000 personnes en réduisant le nombre de décès. Il ouvre des centres d'inoculation jusqu'à la Nouvelle-Angleterre et à la Jamaïque et amasse une fortune considérable.
En 1768, l’impératrice Catherine II de Russie demande à un médecin anglais, Thomas Dimsdale, de se faire inoculer ainsi que son fils. À la suite de la réussite de l’opération, 140 nobles de la cour se font également inoculer. La variolisation devient alors un effet de mode dans l’empire Russe .
La variolisation est introduite en France par le docteur Théodore Tronchin qui inocule son fils puis, en 1756, les enfants de Louis Philippe d'Orléans. Charles Marie de La Condamine passe la fin de sa vie à faire campagne pour la variolisation contre la petite vérole, maladie qui l'avait contaminé étant enfant : en 1754, il introduit l'argument probabiliste en faveur de l'inoculation auprès de l'Académie des sciences à Paris, et 1758 il en vante le mérite citant La Mottraye et l'usage répandu à Londres. La pratique est d'abord contestée, mais un certain nombre de grands personnages suivent l'exemple du duc d'Orléans : le duc de Chartres la fait subir à ses fils, le duc de Valois et le duc de Montpensier, le 6 avril 1779. Louis XVI a été inoculé en 1774. Mais ce phénomène resta limité à une élite aristocratique, et ne se répandra pas parmi le peuple, malgré une tentative, en 1786 de faire inoculer les enfants abandonnés et orphelins des Provinces.
La méthode resta en France largement controversée, en raison de ses risques, parce qu'elle est accusée de provoquer des épidémies, les personnes inoculées étant contagieuses. Le 8 juin 1763, un arrêt du parlement de Paris interdit de pratiquer la variolisation dans les villes et interdit l'accès des villes aux inoculés avant la sixième semaine. La Faculté de médecine sollicitée par le parlement, est partagée entre pro et anti variolisation.
Cependant, entre 1765 et 1787, le docteur Jean-François-Xavier Girod (1735-1783) fait inoculer 33 619 personnes en Franche-Comté soit plus de 10 % de la population de la province. Puis, Jean François Coste l'introduit au sein des armées napoléoniennes.
La méthode d’inoculation a été largement remplacée en 1796 par la vaccination proposée par Edward Jenner considéré comme le « père de l'immunologie ».
chocolatte
Le saviez vous ..
D’où vient l’expression « il pleut des cordes » ?
Lorsqu’il pleut énormément, on dit que des cordes tombent. Dans la moitié nord de la France, cette expression est très utile vu le nombre de jours où il pleut. Fort heureusement, des cordes ne tombent pas miraculeusement du ciel. Mais alors, pourquoi associe-t-on cet accessoire d’escalade au mauvais temps ?
L’expression « tomber des cordes » a vu le jour à la fin du XVIIIème siècle. À l’époque, quelques personnes ont trouvé une comparaison entre la pluie qui tombe à verse et les cordes. Lorsque les gouttes d’eau filent à une allure folle, une illusion d’optique laisser penser que des cordes s’abattent sur nous.
Tout cela viendrait donc d’un simple phénomène oculaire. Dans le jargon, on appelle cela la persistance rétinienne. Vous en avez sûrement déjà fait l’expérience sur les réseaux sociaux. Il suffit de regarder une image avec insistance puis de regarder ailleurs. Comme par magie, elle apparaît. Cette illusion d’optique fonctionne aussi pour les cahiers remplis de dessins. Les pages qui défilent donnent l’impression de mouvement, alors que pas du tout.
Maintenant que vous savez à quoi on fait référence quand on dit qu’il pleut des cordes, faites l’expérience lors du prochain épisode pluvial. Fixez la pluie qui tombe fort et rapidement, et vous verrez distinguerez des lignes qui ressemblent comme deux gouttes d’eau à des cordes. La faute au cerveau, qui n’arrive plus à suivre.
chocolatte
Le saviez vous ...
D’où vient la crainte du vendredi 13 ?
Ah, ce fameux vendredi 13… Depuis la nuit des temps, cette date est ancrée pour beaucoup de gens comme étant une mauvaise date, une date porte malheur. Redoutée par bon nombre de personnes, elle a toujours été représentée comme étant une date maudite. Mais pourquoi donc ce jour a une connotation si négative ? Revenons ensemble sur la création de cette superstition.
La première explication se trouve dans la Bible. En effet, Jésus-Christ est accompagné de ses 12 apôtres lorsqu’il prend la « Cène » (son dernier repas). Ils sont donc 13 à être assis autour d’une table. Et donc, selon la religion chrétienne, Judas serait le treizième convive qui aurait trahi Jésus. Ainsi, le lendemain, un vendredi, le Christ a été jugé et crucifié. De plus, le chapitre 13 de l’Apocalypse figurant dans la Bible, parle de l’Antéchrist et de la Bête.
Mais le point de vue religieux n’est pas la seule explication qui justifie que le vendredi 13 ait si mauvaise réputation. En effet, l’histoire y contribue aussi. Notamment car vendredi 13 octobre 1307, le roi de France, Philippe IV également appelé le Bel, a condamné au buché tous les templiers du fameux Ordre, en proclamant : « Vous serez tous maudits, jusqu’à la treizième génération » .
Dans les croyances nordiques antiques, le vendredi 13 n’est pas une bonne chose non plus. Concernant le nombre 13, à cette époque, Odin, qui était le dieu des guerriers, avait fait un repas où 11 convives avaient été invité. Au final, ils étaient donc 12 autour de la table. Jaloux, Loki, le dieu de la guerre et de la malice, s’est invité au repas, et alors que le dieu de l’amour le chassait, il a donc décidé de le tuer.
Et toujours dans les mythologies nordiques, concernant le vendredi, tout part de Frigga, la déesse de l’amour. Cette dernière était célébrée tous les vendredis. Jusqu’au jour, où les pays du nord se convertissent au christianisme. Ainsi, pour se venger, selon les croyances, elle invite le diable et des sorcières, pour maudire et jeter des sorts aux hommes tous les vendredis.
Chez les Grecs et les Romains, il en est de même. Le nombre 12 est associé à la perfection, 12 dieux olympiens, 12 heures du jour et de la nuit…. Ainsi, le 13 vient donc briser cette perfection, cet équilibre. Ils associent donc le 13 au malheur. Et pour eux, le vendredi est le jour où les condamnés à mort sont exécutés. Par conséquent, c’est un jour qu’ils relient à de tristes évènements.
Dans les jeux, le 13 n’est pas un bon nombre non plus. Notamment lorsque l’on sait qu’au tarot, la 13ème carte symbolise la mort.
Et pour ne rien arranger, des faits plus récents se sont également produit cette date-là. En effet, le vendredi 13 janvier 2012, le navire de la croisière Costa Concordia fait naufrage au large de la Toscane. Et le vendredi 13 novembre 2015, une série d’attentats meurtriers a lieu à Paris.
Ces nombreux évènements ont déclenché chez certains la peur du vendredi, appelée la paraskevidékatriaphobie.
Capusa06
Les secrets de Fátima sont trois révélations, ou visions, qui ont été adressées en 1917 par la Vierge Marie à Lúcia dos Santos et à ses cousins Jacinta et Francisco Marto dans la petite ville de Fátima au Portugal. Le terme des trois secrets de Fátima est régulièrement utilisé, mais il s'agit en fait des trois parties d'une unique révélation (ou vision) en date du 13 juillet 1917, révélation que la Vierge Marie aurait demandé de ne pas divulguer immédiatement. La Vierge Marie telle qu'elle serait apparue est généralement désignée sous le nom de Notre-Dame de Fátima.
En juillet-août 1941, rédigeant son troisième Mémoire sur les apparitions, Lúcia dos Santos (devenue sœur Lucie) précise, pour la première fois, que ce secret comprend trois éléments différents : « Le secret comprend trois choses distinctes, écrit-elle, et j’en dévoilerai deux ». Les deux premiers secrets sont officiellement publiés en 1941, le troisième n'est révélé qu'en l'an 2000 par le pape Jean-Paul II.
Le dernier secret est celui qui a fait couler le plus d'encre, aussi bien avant sa révélation, qu'après. Si l’Église catholique ne voit dans ce message qu'une référence à des événements passés (au moment de la révélation en l'an 2000), cet avis est contesté. Une longue explication théologique a été donnée par le cardinal Ratzinger, alors préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Son texte donne les critères de discernement d'une vision pour l’Église, ainsi que l'interprétation des éléments de cette vision dans la foi chrétienne. Cependant, plusieurs voix contestent tant l'interprétation du message que son contenu. La contestation se fait, suivant les personnes, sur l'authenticité du message (le message publié ne serait pas celui rédigé par sœur Lucie), sur son contenu (une partie du message aurait été cachée), ou son interprétation (la vision ferait référence à des événements futurs et non passés).
Le mystère sur ces visions gardées secrètes durant des décennies (près d'un siècle pour la dernière), ainsi que la crainte de révélations apocalyptiques ont amené de nombreuses publications, et même des films, basés sur ces révélations et leurs contenus, ou sur des contenus supposés.
Le secret
D'après Lúcia dos Santos, ces secrets ont été confiés par la Vierge Marie lors de l'apparition à Fátima le 13 juillet 1917. Toujours d'après Lucie, la seule survivante des trois enfants à avoir communiqué le contenu de ces « secrets », c'est la Vierge Marie elle-même qui aurait demandé de garder secrètes ces révélations privées durant un temps (comme l'a évoqué le pape Jean-Paul II lors de l'audience du 17 mai 2000[2]). Le « secret de Fatima » est constitué de trois parties : deux visions et un message vocal donné par la Vierge. C'est pourquoi il est communément évoqué les « trois secrets de Fatima » et en particulier le « troisième secret de Fatima » car celui-ci, révélé tardivement, a entraîné de nombreux débats avant et après sa divulgation .
D'après le Cardinal Bertone, après les apparitions de la Vierge, les enfants gardent tout en mémoire, et Lucie, dernier témoin survivant, n’accepte de communiquer le contenu de ces secrets qu'après en avoir reçu l'ordre de son évêque (de Leiria), « et avec la permission de Notre-Dame ».
Dans son Troisième Mémoire du 31 août 1941 adressé à l'évêque de Leiria-Fatima, sœur Lucie relate le premier secret. Dans son quatrième mémoire daté du 8 décembre 1941, Lucie reprend la première révélation et y ajoute la seconde révélation. La troisième partie du « secret » est écrite « sur l'ordre de Son Excellence l'évêque de Leiria et de la Sainte Mère » le 3 janvier 1944. Elle est rédigée sur une lettre à part, puis mise dans une enveloppe scellée, sur laquelle sœur Lucie écrit que cette lettre « ne peut être ouverte seulement qu'après 1960 ». La lettre est remise à l'évêque de Leiria-Fatima de l'époque. Lucie indique que seul le patriarche de Lisbonne ou l'évêque de Leiria sont autorisés à l'ouvrir après cette date. L'enveloppe scellée est d'abord gardée par l'évêque de Leiria. Puis, pour mieux conserver le « secret », l'enveloppe est remise le 4 avril 1957 aux Archives secrètes du Vatican. L'évêque de Leiria prévient sœur Lucie de ce transfert du document.
Le 17 août 1959, le père Pierre-Paul Philippe, commissaire du Saint-Office, porte au pape Jean XXIII l'enveloppe contenant le troisième secret de Fatima. Mais le pape lit le texte et, « après certaines hésitations », choisit de ne pas le publier. Paul VI, le 27 mars 1965, lit le contenu de la lettre (avec le Substitut Mgr Angelo Dell'Acqua), puis renvoie l'enveloppe aux Archives secrètes du Vatican, décidant lui aussi de ne pas publier le texte.
Après la tentative d'assassinat de Jean-Paul II du 13 mai 1981, le pape Jean-Paul II demande l'enveloppe contenant la troisième partie du secret. Le cardinal Franjo Šeper, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, remet le 18 juillet 1981 deux enveloppes : l'une blanche, avec le texte original de sœur Lucie en langue portugaise, et l'autre de couleur orange, avec la traduction du texte en langue italienne. Le 11 août suivant, les deux enveloppes sont remises aux Archives du Saint-Office.
En avril 2000, Lucie confirme au cardinal Bertone que la lettre et le texte du « troisième secret » sont bien ceux qu'elle a rédigés en janvier 1944 et que ce texte est « complet ». En juin 2000, le Vatican publie officiellement la troisième et dernière partie du secret, livrant sa traduction ainsi qu'une copie de la lettre originale rédigée par sœur Lucie et un « commentaire théologique » effectué par le cardinal Ratzinger, dans le but « d'éviter une interprétation sensationnaliste du texte révélé ».
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Le saviez vous ..
Pourquoi les chaussures Louboutin ont une semelle rouge ?
Qui n’a jamais rêvé de posséder des Louboutin ? Les chaussures iconiques du créateur français Christian Louboutin subliment les pieds des stars du monde entier depuis des années. Dans les années 2010, les escarpins étaient devenus un indispensable sur les tapis rouges. Julia Roberts, Sarah Jessica Parker ou encore la maladroite Katy Perry s’arrachaient le modèle Pigalle et son talon aiguille de 13 centimètres.
Ces classiques de la mode sont facilement reconnaissables grâce à leur emblématique semelle rouge. En réalité, il s’agit d’une marque de fabrique à part entière. Les chaussures pour hommes possèdent elles aussi cette caractéristique. Mais pourquoi ce choix ?
Pour trouver une réponse, il faut remonter dans le temps, et plus précisément au début de la carrière du chausseur Christian Louboutin. En 1992, il s’inspire du tableau « Flowers » d’Andy Warhol pour son nouveau projet. C’est alors qu’une idée folle lui prend. En voyant son assistante se peindre les ongles en rouge, il lui emprunte son vernis pour peindre la semelle originellement noire. De là, un véritable coup de coeur voit le jour.
Depuis cette découverte, Christian Louboutin ne quitte plus le rouge. En 2020, il confie à France Inter la raison de ce choix : « ce rouge, c’était pour rester fidèle à mon dessin, à mes dessins originels » . Symbole de puissance, de sensualité mais aussi de transgression, la couleur est en parfaite adéquation avec l’histoire de la marque. En effet, lors d’une interview chez Salut Les Terriens en 2015, il explique que son inspiration vient d’un panneau d’interdiction aux escarpins, qu’il a remarqué lors d’une visite au Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie.
En juin 2018, Louboutin obtient l’exclusivité sur les semelles rouges. Désormais, aucune autre marque n’a le droit d’utiliser la couleur 18.1663TP sur le nuancier Pantone.
Pour peindre la semelle, les fabricants utilisent une laque spécifique. Certains reprochent à la marque de luxe de ne pas avoir pensé à l’usure des chaussures. À force de marcher, le rouge part et laisse place à un dessous abîmé et moche. Les escarpins Louboutin sont aussi réputés pour être un calvaire à porter. Dépourvus de plateforme, ils font mal aux pieds. Porter des chaussures de luxe, ça se mérite !
Saviez-vous que les escarpins Louboutin pouvaient aussi servir d’arme ? En 2013, Nabilla avait frappé une touriste en pleine rue à Miami avec son escarpin à semelle rouge. La vidéo avait fait le buzz, et Christian Louboutin en personne aurait interdit aux candidates de télé-réalité d’en porter afin de ne pas nuire à la réputation de sa marque.
++ mais ce sont les baskets qui ont la cote ..😄