

Ccb-01
Paris Canaille Colette Renard :
Paris marlou
Aux yeux de fille
Ton air filou
Tes vieilles guenilles
Et tes gueulantes
Accordéon
Ça fait pas d'rentes
Mais c'est si bon
Tes gigolos
Te déshabillent
Sous le métro
De la Bastille
Pour se saouler
A tes jupons
Ça fait gueuler
Mais c'est si bon
Brins des Lilas
Fleurs de Pantin
Ça fait des tas
De p'tits tapins

Ccb-01
Les souliers verts de Linda Lemay
Ça faisait deux petits mois d'amour
Qu'on s'connaissait
Pas un seul accroc dans l'parcours
C'était parfait
On a fini par s'faire l'amour
On a choisi notre moment
On était mûrs, on était sûrs
De nos moindre petits sentiments
J'étais sceptique, j'étais peureuse
T'as mis deux mois
À remettre ma confiance boiteuse
En bon état
J'avais baissé mon bouclier
Cessé de nous prédire une guerre
J'étais en train d'emménager
Lorsque j'ai vu…
les souliers verts
Des souliers verts à talons hauts
Dans l'garde-robe
Une paire de souliers verts
Aussi suspects qu'ignobles
J'les ai regardés droit dans les semelles
Quand ils m'ont sauté dans la face
Et ça puait la maudite femelle
Qui a dû les porter rien qu'en masse
Et ce fut un interminable face-à-face
C'était entre moi et la vieille paire de godasses
Et j'ai vu ma vie défiler
Devant mes yeux déconcertés
Et j'ai senti la sueur couler
Le long d'ma tempe
Ça faisait deux petits mois d'amour
Qu'on s'connaissait
Fallait voir ça la belle petite cour
Que tu m'faisais
J'avais cessé d'me protéger
Depuis le cœur jusqu'à la chair
J'me sentais en sécurité
Jusqu'à ce que j'vois… les souliers verts !
Des souliers verts à talons hauts
Sur la tablette
Une paire de souliers verts de femme
Ou de tapette
J'les ai regardés droit dans les semelles
Dieux merci, c'tait pas ta pointure
J'suis allée m'mettre des gants d'vaisselle
Pour m'emparer d'ces petites ordures
Quand j'suis arrivée dans la chambre
En t'les montrant
T'étais comme un caméléon sur le lit blanc
Je t'ai demandé à qui c'était
J'peux pas croire que t'as bredouillé
Exactement ce que j'craignais
Que t'en avais aucune idée
Que t'étais le premier surpris
Qu't'avais jamais vu ça avant
Au grand jamais, jamais d'la vie
Non… sincèrement !!
Ben oui ça pousse des souliers verts
C'est comme une sorte de champignon
Une sorte de quenouille ou d'fougère
Ça devait être humide dans ta maison
C'est parfaitement compréhensible
Qu'ça apparaisse des souliers verts
J'pense même qu'y en a des comestibles
Mais eux, ils poussent dans l'frigidaire
C'est sûr qu'j'ai pas à m'inquiéter
Des petites chaussures de rien du tout
Le petit modèle de fin de soirée
Pour dames à quatre pattes ou à genoux
Qui sait si c'est pas l'Saint-Esprit
Qui est venu t'octroyer des souliers
C'comme les brassières en dessous du lit
Qui poussent chez d'autres "miraculés"
Bien sûr !
Ça faisait deux petits mois d'amour
Qu'on s'connaissait
J'allais quand même pas laisser ça
Nous séparer
Mais si tu veux bien mon amour
J'vais me permettre un commentaire
Pour toutes les jeunes filles au cœur lourd
Qui ont rencontré des souliers verts
Allez chercher vos gants d'vaisselle
Puis jetez-moi ça à la poubelle.....

Ccb-01
Le dîner par Bénabar
J'veux pas y aller, à ce dîner
J'ai pas l'moral, j'suis fatigué
Ils nous en voudront pas
Allez on n'y va pas
En plus faut qu'j'fasse un régime
Ma chemise me boudine
J'ai l'air d'une chipolata
Je peux pas sortir comme ça
Ça n'a rien à voir
J'les aime bien, tes amis
Mais je veux pas les voir
Parce que j'ai pas envie
On s'en fout, on n'y va pas
On n'a qu'à s'cacher sous les draps
On commandera des pizzas
Toi, la télé et moi
On appelle, on s'excuse
On improvise, on trouve quelqu'chose
On n'a qu'à dire à tes amis
Qu'on les aime pas et puis tant pis
J'suis pas d'humeur, tout me déprime
Et il se trouve que par hasard
Y a un super bon film
À la télé ce soir
Un chef-d'oeuvre du septième art
Que je voudrais revoir
Un drame très engagé
Sur la police de Saint-Tropez
C'est une satire sociale
Dont le personnage central
Est joué par De Funès
En plus y a des extraterrestres
On s'en fout, on n'y va pas

Ccb-01
Toujours un coin qui me rappelle Eddy Mitchell
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/i06264444/eddy-mitchell-toujours-un-coin-qui-me-rappelle
Bibracte
Ccb-01 a écrit :
On est les oubliés, de Gauvain Sers
- On est les oubliés
Devant le portail vert de son école primaire
On le reconnaît tout de suite
Toujours la même dégaine avec son pull en laine
On sait qu'il est instit'
Il pleure la fermeture à la rentrée future
De ses deux dernières classes
Il paraît que le motif c'est le manque d'effectif
Mais on sait bien ce qui se passe
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
À vouloir regrouper les cantons d'à côté en 30 élèves par salle
Cette même philosophie qui transforme le pays en un centre commercial
Ça leur a pas suffit qu'on ait plus d'épicerie
Que les médecins se fassent la malle
Y'a plus personne en ville
Y'a que les banques qui brillent dans la rue principale
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
Qu'il est triste le patelin avec tous ces ronds-points
Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau sans les cris des marmots
Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère se demande ce qu'elle va faire
De ses bon-becs qui collent
Même la voisine d'en face elle a peur, ça l'angoisse
Ce silence dans l'école
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
Quand dans les plus hautes sphères, couloirs du ministère
Les élèves sont des chiffres
Y'a des gens sur le terrain de la craie plein les mains
Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles, les cravatés du col
Sont bien souvent de ceux
Ceux qui ne verront jamais ni de loin ni de près
Un enfant dans les yeux
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
On est troisième couteau
Dernière part du gâteau
La campagne, les paumés
On est les oubliés
Devant le portail vert de son école primaire
Y'a l'instit' du village
Toute sa vie, des gamins
Leur construire un lendemain
Il doit tourner la page
On est les oubliés
👍Sympa, il me fait penser aux chanteurs engagés des années 70.

Ccb-01
On est les oubliés, de Gauvain Sers
- On est les oubliés
Devant le portail vert de son école primaire
On le reconnaît tout de suite
Toujours la même dégaine avec son pull en laine
On sait qu'il est instit'
Il pleure la fermeture à la rentrée future
De ses deux dernières classes
Il paraît que le motif c'est le manque d'effectif
Mais on sait bien ce qui se passe
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
À vouloir regrouper les cantons d'à côté en 30 élèves par salle
Cette même philosophie qui transforme le pays en un centre commercial
Ça leur a pas suffit qu'on ait plus d'épicerie
Que les médecins se fassent la malle
Y'a plus personne en ville
Y'a que les banques qui brillent dans la rue principale
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
Qu'il est triste le patelin avec tous ces ronds-points
Qui font tourner les têtes
Qu'il est triste le préau sans les cris des marmots
Les ballons dans les fenêtres
Même la p'tite boulangère se demande ce qu'elle va faire
De ses bon-becs qui collent
Même la voisine d'en face elle a peur, ça l'angoisse
Ce silence dans l'école
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
Quand dans les plus hautes sphères, couloirs du ministère
Les élèves sont des chiffres
Y'a des gens sur le terrain de la craie plein les mains
Qu'on prend pour des sous-fifres
Ceux qui ferment les écoles, les cravatés du col
Sont bien souvent de ceux
Ceux qui ne verront jamais ni de loin ni de près
Un enfant dans les yeux
On est les oubliés
La campagne, les paumés
Les trop loin de Paris
Le cadet de leurs soucis
On est troisième couteau
Dernière part du gâteau
La campagne, les paumés
On est les oubliés
Devant le portail vert de son école primaire
Y'a l'instit' du village
Toute sa vie, des gamins
Leur construire un lendemain
Il doit tourner la page
On est les oubliés
