
nandocinqsix
martinemdh a écrit :
A cette époque nos parents...je parle pour les miens. Nos parents N'étaient pas ,il me semble tourmentés par l'empire colonial...c'était loin les colonies ..etc...pourtant on avait de la famille proche qui vivait à Chypre...elle venait nous voir tous les 2 ans ou 3 ans ...je les enviais avec mes yeux de petite fille...mais je crois qu'à Chypre ça c'est mal terminé
..; et ce n'est pas terminé !
L'armée turque occupe le nord-est de l'île . Elle y a créé un État qui se veut indépendant : j'y suis allé... Tout le monde s’accommode de la situation , alors que le reste de Chypre fait partie de l'U.E.: zone très touristique et paradis fiscal (comme Malte!)...!
helene9434
nandocinqsix a écrit :
Je vous remercie de remettre la discussion "sur ses rails bien terrestres !"
Les années ayant suivi la Libération, ont connu effectivement de fortes grèves, parfois sanglantes. Elles n’effacent les drames familiaux liées à la collaboration , au marché noir, aux rivalités idéologiques (l'argent n'a pas d'odeur ?)
Et pourtant nos parents n'ont-ils pas senti la fin de l'Empire Colonial ?
Alors actuellement , qu'est-ce qui nous échappe ...?
je pense que la large majorité de nos parents à la fin de la guerre n'avaient qu'à l'esprit le moyen de trouver comment nourrir leurs enfants et non pas la fin des colonies.
Actuellement, vous voyez bien qu'ici, une bonne part ne comprennent pas que "si vis pacem para bellum" (si tu veux la paix, prépare la guerre) : se préparer seulement, au cas où... afin qu'on n'ait pas de nouveau une "drôle de guerre"...
martinemdh
A cette époque nos parents...je parle pour les miens. Nos parents N'étaient pas ,il me semble tourmentés par l'empire colonial...c'était loin les colonies ..etc...pourtant on avait de la famille proche qui vivait à Chypre...elle venait nous voir tous les 2 ans ou 3 ans ...je les enviais avec mes yeux de petite fille...mais je crois qu'à Chypre ça c'est mal terminé
nandocinqsix
2ALAIN a écrit :
" Le sabotage et déraillement du train postal Paris-Tourcoing le 3 décembre 1947 à Arras est un attentat ferroviaire meurtrier survenu le 3 décembre 1947 à Arras, dans le Pas-de-Calais, lors du passage de la courbe d'Achicourt, qui provoque la mort d'une vingtaine de personnes et fait plusieurs dizaines de blessés, en pleine période des grèves de 1947. Celles-ci donnent lieu à 26 jours de grève, soit 80 fois plus que l'année précédente et mobilisent 5 millions de personnes, dont de nombreux cheminots . À partir de mars 1947, ces grèves avaient mis fin à la « Bataille de la production » lancée en 1944 . "
Wikimenteur disculpe le parti
Je vous remercie de remettre la discussion "sur ses rails bien terrestres !"
Les années ayant suivi la Libération, ont connu effectivement de fortes grèves, parfois sanglantes. Elles n’effacent les drames familiaux liées à la collaboration , au marché noir, aux rivalités idéologiques (l'argent n'a pas d'odeur ?)
Et pourtant nos parents n'ont-ils pas senti la fin de l'Empire Colonial ?
Alors actuellement , qu'est-ce qui nous échappe ...?

2ALAIN
" Le sabotage et déraillement du train postal Paris-Tourcoing le 3 décembre 1947 à Arras est un attentat ferroviaire meurtrier survenu le 3 décembre 1947 à Arras, dans le Pas-de-Calais, lors du passage de la courbe d'Achicourt, qui provoque la mort d'une vingtaine de personnes et fait plusieurs dizaines de blessés, en pleine période des grèves de 1947. Celles-ci donnent lieu à 26 jours de grève, soit 80 fois plus que l'année précédente et mobilisent 5 millions de personnes, dont de nombreux cheminots . À partir de mars 1947, ces grèves avaient mis fin à la « Bataille de la production » lancée en 1944 . "
Wikimenteur disculpe le parti
Bibracte
martinemdh a écrit :
Mais le marché noir a existé.ce n'est pas une vue de l'esprit...ni une histoire de ragots,mais les anciens l'evoque avec réticence.ils n'aiment pas en parler..du moins ceux que j'ai connu
la colabo aussi..(.la coopération active avec un occupant ennemi.)..
Bien sûr Martine qu'il a existé. Les Allemands non seulement piquaient les trois quarts de tout ce qui était produit et il fallait en + leur payer un impôt d'occupation .
Alors les Français qui manquaient de tout quand on leur proposait un + sous le manteau, s'ils pouvaient se l'offrir ils étaient tous preneurs.
C'est humain.
Ce qui fût dégueulasse c'est q'à la Libération la souffrance de tous a été instrumentalisée par certains pour stigmatiser et enfoncer des innocents que jalousaient déjà bien avant guerre des "justiciers" autoproclamés.
Au sein des familles parfois beaucoup de rancœurs et de colère durables aussi...
j'ai eu un grand oncle déporté et un grand père, son frère , patron d'une petite boîte d'import export qui commerçait avec l'Allemagne avant guerre. Il a continué sous l'occupation. Il fallait bien continuer à vivre disait-il ,ses employés l'ont âprement défendu quand il a été un moment questionné par la police ( qui elle avait obéi aux Allemands pendant 4ans )
Vous imaginez l'ambiance familiale après guerre. Ils se sont quand même retrouvés sur la fin.
martinemdh
A Caen on avait été recueillis après les bombardements de la rue St Jean chez un ami à mon père...un jour ,je m'en souviens...sa maison était sur une place...des allemands sont arrivés demandant à la femme de l'ami à mon père de leur faire à manger. Bien sur elle l'a fait...puis ils ont balançé les assiettes sur la place en riant...
martinemdh
Bibracte a écrit :
Le marché noir fût en 45 l'occasion de ragots , médisances entre voisins nés de jalousies qui existaient avant guerre.
La chasse aux collabos et miliciens étant déjà une plaie vive, la France n'avait pas besoin de ça après ces 4 années d'occupation.
Mais le marché noir a existé.ce n'est pas une vue de l'esprit...ni une histoire de ragots,mais les anciens l'evoque avec réticence.ils n'aiment pas en parler..du moins ceux que j'ai connu
la colabo aussi..(.la coopération active avec un occupant ennemi.)..
Bibracte
nandocinqsix a écrit :
... et acessoirement, pouvez-vous évoquer le "marché noir ?
Le marché noir fût en 45 l'occasion de ragots , médisances entre voisins nés de jalousies qui existaient avant guerre.
La chasse aux collabos et miliciens étant déjà une plaie vive, la France n'avait pas besoin de ça après ces 4 années d'occupation.