
Misss
Chaque société évoluée fixe des règles, en démocratie des lois, pour que les citoyens respectent la vie en commun.
Si on ne les respecte pas - si on n'obéit pas à ces règles, si chacun fait à son gré, n'en fait qu'à sa tête, la vie en société est impossible.
A chacun de mesurer ce que cela implique, accepter - obéir, se soumettre à ces règles, ou les refuser - se conduire comme chacun l'entend au grand dam d'autrui ?
-Celà serait sans doute dramatique et les gens s'étriperaient pour survivre.
Jany
Oui, l’obéissance rend complice quand on est conscient de sa soumission aux diktats de l'autre. Toutefois, lorsque l'on est victime d'un(e) pervers(e) manipulateur(trice), on vit dans le déni, et la soumission n'est pas toujours identifiée car elle est insidieusement posée !!!!
Il y a de nombreuses situations où l’obéissance est utile, salutaire et essentielle mais ce sont des cas très particuliers et sérieux.... Je ne veux pas développer plus longtemps !
emma bond
C'est un grand sujet. Je pense très vite à la deuxième guerre mondiale......... L'histoire, et la vie de tous les jours, est remplie d'illustrations de ce thème. Et cela me fait penser à une autre question : le silence rend-il complice ? Pas la même chose, mais intéressant également.
huarsy
Vous aimez faire référence à liens plus littéraires, des autres siècles.
Aujourd'hui, une publication m'a particulièrement touchée, je vous la transmets (je ne connais pas l'auteur) :
L'obéissance rend-elle complice : "oui" cette obéissance vous poursuit toute votre vie.
Elle fait des dégâts !.
Un détenu condamné à la peine de mort en attente d'exécution a demandé comme dernier souhait un stylo et une feuille. Après avoir écrit pendant plusieurs minutes, le condamné a appelé le gardien de prison et a demandé que cette lettre soit remise à sa mère.
La lettre disait :
′′ Maman, s'il y avait plus de justice dans ce monde, nous serions deux aujourd'hui à être condamnés et pas seulement moi. Tu es aussi coupable que moi, au contraire, tu es aussi coupable de la vie que je vais perdre.
Tu te souviens quand j'ai volé et ramené le vélo d'un mec à la maison ?
Tu m'as aidé à la cacher pour que mon père ne le découvre pas et ne me punisse pas.
Tu te souviens quand j'ai volé l'argent dans le portefeuille du voisin ?
Tu as été avec moi à dépenser ça dans le centre commercial.
Rappelle-toi quand tu t'es disputé avec mon père et qu'il est parti ?
Il voulait juste me corriger, parce qu'au lieu d'étudier, j'avais copié la tâche à l'examen.... ils m'ont finalement découvert et même expulsé.
Tu t'es mise contre mon père, les maîtres et moi, finalement, je n'ai rien appris à part une délinquance.
Maman, je n'étais qu'un enfant, après je suis devenu un adolescent problématique et maintenant je suis intolérant et agressif.
Maman, j'étais juste un enfant qui avait besoin de correction et non d'approbation. Mais je te pardonne quand même !
Je demande juste que tu fasses lire cette lettre au plus grand nombre de parents dans le monde pour qu'ils sachent qu'ils ont la responsabilité d'élever un enfant en le faisant devenir un homme, qui pourra agir en faisant du bien ou du mal....
Merci maman de m'avoir donné la vie et de m'avoir aidé à la perdre.
Ton fils voyou
Je voulais aussi te rappeler que :
Ceux qui refusent de punir leur fils ne l'aiment pas. Ceux qui l'aiment n'hésitent pas à le gronder.
L ' éducation est l'arme la plus puissante que vous pouvez utiliser pour changer le monde
Éducation et reproche commence au début de l'enfance et durent jusqu'à la dernière journée de vie
Éduquez les enfants et il ne sera pas nécessaire de punir les adultes
marine
nandocinqsix a écrit :
J'entends par obéissance, la soumission à un pouvoir légitime, ou que je considère comme tel .
Quant à la complicité, elle commence par fermer les yeux et va jusqu'à la collaboration .
Si le pouvoir est légitime, on peut supposer qu’il a été élu démocratiquement, les termes d’obéissance ou de soumission ne me paraissent pas adaptés. La complicité peut revêtir plusieurs facettes de la plus sombre à la plus bienfaisante. Enfin, c'est ma dernière bafouille pour ce soir, je lirai demain les autres idées.
nandocinqsix
Sylve2012 a écrit :
L'obéissance à un dictateur mène où ? Hitler a fait obéir un peuple à coup de punitions allant de la mort à l'emprisonnement. Pensez vous que tous ces soldats le bras droit levé pour acclamer ce tyran étaient contents de le saluer ou contraints ? Mais cela, c'est l'extrême.
J'ai obéi à mes parents quand j'étais petite car ils m'expliquaient pourquoi je devais le faire. Ils ne m'ont jamais contrainte.
Vous prenez un bon exemple, merci !
N'oublions pas les "malgré -nous" : ces jeunes alsaciens-lorrains embrigadés de force dans la Wehrmacht, et même chez les SS de la division " Das Reich" qui a flambé Oradour-sur-Glane (87520) .. !
Souvenez-vous aussi de vos compatriotes expédiés en Algérie , soi-disant pour y maintenir l'ordre !
Cherchez à savoir qui, actuellement, subi un tel sort ?
laura
nandocinqsix a écrit :
J'entends par obéissance, la soumission à un pouvoir légitime, ou que je considère comme tel .
Quant à la complicité, elle commence par fermer les yeux et va jusqu'à la collaboration .
Oui comme vous le dites la complicité commence par fermer les yeux et cela dans toutes les situations.

Sylve2012
L'obéissance à un dictateur mène où ? Hitler a fait obéir un peuple à coup de punitions allant de la mort à l'emprisonnement. Pensez vous que tous ces soldats le bras droit levé pour acclamer ce tyran étaient contents de le saluer ou contraints ? Mais cela, c'est l'extrême.
J'ai obéi à mes parents quand j'étais petite car ils m'expliquaient pourquoi je devais le faire. Ils ne m'ont jamais contrainte.