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L'obéissance rend-elle complice ?

nandocinqsix - 14 novembre 2021 18:01

C'est une situation dramatique assez fréquente, dont on ne sort pas indemne .

L'obéissance rend-elle complice ?

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nandocinqsix14 novembre 2021 18:01

C'est une situation dramatique assez fréquente, dont on ne sort pas indemne .

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nandocinqsix

20 novembre 2021 10:39

" Ils ont agit sur ordre ! "
dixit Roland Fabius , premier ministre, contredisant sa première déclaration d'innocence, à propos du dynamitage du Rainbow Warrior par nos commandos marine à Auckland .
Ainsi, les militaires n'ont-ils pas été sanctionnés malgré le fiasco qui nous a coûté fort cher : la honte !
Le fait d'être en service commandé, nous exonère-il partout et toujours de toute responsabilité ?
Françaises ! Français ! Si vous saviez de combien le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions !

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coquelourde

17 novembre 2021 09:41

Morbide: relatif à la maladie
Morbide : anormal, dépravé : curiosité, imagination morbide.
juxtaposer morbidité à obéissance, ça me met très mal à l'aise. Un psy pourrait peut-être m'expliquer ?

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janine33

16 novembre 2021 04:55
zorbek a écrit :
Il y a l'obéissance civique qui permet de vivre en société et pas dans la jungle où la loi de l'individu le plus violent règnerait.
Puis il y a l'obéissance aveugle qui autorise des choses que l'on réprouve avec force car elle nie notre propre humanité et le fondement de notre cohésion sociale. C'est là que notre libre arbitre doit intervenir pour refuser.

Voilà , tout est dit . L’obéissance bien comprise est un atout pour organiser notre vie en société . Elle n’est pas la même chose que la soumission à des ordres iniques .

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nandocinqsix

15 novembre 2021 18:11
scoubidou51 a écrit :
il y a malheureusement des personnes qui n'ont pas la chance de se poser la question !...

"Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne !"
Jean-Pierre Chevènement n'approuvant pas une décision du gouvernement où il était ministre des armées, en a démissionné !
On nous a accordé pendant la guerre d'Algérie, le statut d'objecteur de conscience : ce qui n'était pas celui de déserteur ni d'insoumis .
Le "droit de retrait "est maintenant inscrit dans le Code du Travail.
Quel sont donc les cas dans notre société, où une personne n'aurait pas la "chance" de contester un ordre, lui ôtant toute responsabilité, bien que contraire à ses convictions ?

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nandocinqsix

15 novembre 2021 17:51
margaret a écrit :
Dans certaines circonstances très certainement, obéir dans le cas d'un conflit, obéir pour se protéger.

...en effet : quand on n'a pas décidé un acte, on se rassure en croyant n'en être que l'instrument, ce qui exonère de la responsabilité Cf. les débats du procès des attentats du 13 novembre 2015 !
Avant la complicité je vois la complaisance, parfois la totale indifférence du robot US :" Fire and Forget !" (Tue et oublie !)
Certains valets bottés et casqués, ne valent pas plus qu'un drone .
Obéir me charge automatiquement d'une responsabilité .

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Avatar Guenievre

Guenievre

15 novembre 2021 16:11

cela dépend du contexte ... personnel, professionnel...
la police française pendant la rafle du vel'd'hiv qui se retranche derrière l'obéissance... Qu'en penser ?
les femmes afghanes ? ont elles le choix ?
les ouvriers dans de petites usines ?
les enfants face aux parents ?
les enfants et les profs ?
Que se cache t'il derrière le mot obéissance et celui de complicité ?

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scoubidou51

15 novembre 2021 13:41

il y a malheureusement des personnes qui n'ont pas la chance de se poser la question !...

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nandocinqsix

15 novembre 2021 12:15
niceflore a écrit :
je mets en rapport la valeur de l'obéissance par rapport au degré de la confiance ! l'objectif doit être clair! Socrate boit la ciguë car il vivait dans un système équilibré et voté par les justes il veut par son acte conforter la confiance et le respect qu'il a dans la loi

sur le plan privé il en est de même avec l'enfant, qui obéit et qui fait confiance à ses parents, et le maitre chien qui éduque son chien pour une obéissance qui lui amènera la complicité avec l'animal ,et son respect
je ne peux accepter l'obéissance aveugle qui conditionne une complicité pour des faits troubles

Merci et bravo d'appeler Socrate comme référence à l'obéissance : son exemple est juste !
L'enfant soumis à ses parents se trouve lui, en position de faiblesse/dépendance aux tuteurs, il n'a pas acquis la maturité critique , il n'obéit pas à proprement parlé !
Quand au chien policier: il a été dressé, ce n'est pas de la complicité, il n'adhère pas, ce n'est même pas une soumission, mais un comportement quasi instinctif !
Il y a beaucoup de très bonnes remarques déjà exprimées dans cette discussion !
Relisons attentivement le " Discours sur la servitude volontaire" écrit par Etienne de la Boëtie (1530-1563) où il démontre que l'obéissance est la cause, et pas seulement l'effet de la soumission !
@ -trice- merci à d'avoir signalé l'ouvrage Michel Houellebecq, situé dans un contexte sociologique, voire moral, ultra moderne !
Je fais la différence entre l'obéissance et la soumission : "se mettre sous ", et non pas obéir à un pouvoir légitime ou non !
J'assimile ce comportement à une complaisance servile face au maître, et souvent une tendance hypocondriaque ou masochiste du/la soumis(e) , dans le jeu érotique cela existe : "Soies belle et taies-toi !" On le trouve aussi dans les rites religieux !
L'obéissance passive fait supporter patiemment des contraintes, sans tenter une révolte !
Est-ce pour autant une complicité répréhensible ?
@-Gerard2-vous avez raison de condamner l'adage "Qui ne dit mot : consent !"
Se soumettre ce n'est pas vouloir , ce n'est pas accepter, encore moins choisir !

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Avatar niceflore

niceflore

15 novembre 2021 11:17

je mets en rapport la valeur de l'obéissance par rapport au degré de la confiance ! l'objectif doit être clair! Socrate boit la ciguë car il vivait dans un système équilibré et voté par les justes il veut par son acte conforter la confiance et le respect qu'il a dans la loi

sur le plan privé il en est de même avec l'enfant, qui obéit et qui fait confiance à ses parents, et le maitre chien qui éduque son chien pour une obéissance qui lui amènera la complicité avec l'animal ,et son respect
je ne peux accepter l'obéissance aveugle qui conditionne une complicité pour des faits troubles

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Avatar Bibracte

Bibracte

15 novembre 2021 10:22

Obéissance souhaitée par tous les régimes quels qu'ils soient, mais acquise sous réserve de l'approbation du peuple pour ce régime qui le gouverne, et cette approbation s'acquiert grâce à la crédibilité de dirigeants qui travaillent avant tout pour ce peuple.
Le problème c'est que cette approbation peut devenir conciliante et que cette conciliance peut mener à une forme d'asservissement.

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Avatar Plumes

Plumes

15 novembre 2021 09:22

Obéi.. Tais toi, ne dit rien..
Sinon tu seras renvoyée, personne ne te croiras, tu passeras pour menteur(euse)..
Des menaces, de la peur.. Et le silence s'impose !
Et c'est ainsi que l'on retrouve des femmes, des enfants violés, des escroqueries dissimulées, des trafics connus de tous mais étouffés, des meurtriers laissé en liberté, des fautes où insuffisances professionnelles cachées non déclarées.
Voilà où ça conduit l' obéissance quand on a vu, quand on sait, mais que l'on obéit.

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chirman

15 novembre 2021 09:20

Nous vivons en société. Des règles sont établies obligatoirement, qui doivent être respectées. Deux problèmes se posent. Connaissons nous toutes ces règles, et leur importance. Et, si nous sommes responsables de notre attitude, nous le sommes aussi de l'attitude de ceux qui dépendent de nous.
Mais, la situation se complique parfois. Parce que certaines de ces règles changent et, nous ne le savons pas toujours, politique différente, apports scientifiques, que nous connaissons, ou non.
Sommes nous responsables de l'utilisation de produits toxiques pour les cultures? Sommes nous responsables de la mise sur le marché de médicaments dangereux?
Dans nos sociétés, chacun joue un rôle fonction de ses compétences. Nous avons des soldats, des enseignants, etc. Nous sommes obligés de faire confiance à ceux dont les compétences et l'emploi gèrent des domaines qui nous échappent au quotidien.
S' ils ne respectent pas les règles. Ils doivent être punis et remplacés.

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Avatar Blanche-jo29

Blanche-jo29

15 novembre 2021 08:59

on obéis à unpatron parcequ'il ya des règles au travail ,dans le raisonnable ;sinon on fait écouter des enfants ,on explique les temps ont changés et heureusement ,fini l'école ou on nous prenai tpar les petits cheveux pour nous coller au tableau ,ou la règle en fer sur le bout des doigts ;celà terrorise mais n'ai pas appreneur ,enfin je ne le crois pas .
la douceur et l'expication est bien plus écoutéé frappéé par le père qui commande ,ne sert pas à grand chose sinonà s'en éloigner ,nos enfances n'ontpas toujours été belles ,enfin jai 67ans certains ne comprennent pas .....

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Avatar zorbek

zorbek

15 novembre 2021 08:54

Il y a l'obéissance civique qui permet de vivre en société et pas dans la jungle où la loi de l'individu le plus violent règnerait.
Puis il y a l'obéissance aveugle qui autorise des choses que l'on réprouve avec force car elle nie notre propre humanité et le fondement de notre cohésion sociale. C'est là que notre libre arbitre doit intervenir pour refuser.

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Avatar Misss

Misss

15 novembre 2021 08:01

La lettre de ce prisonnier, un exemple pour ce topic !
Mais bien sûr ce sont les mères qui sont à condamner, si elles faisaient bien leur job il n'y aurait plus de criminels (de violeurs les prêtres par exemple - de voleurs et truqueurs en politique Cahuzac Fillon et d'autres...) ! Car leurs gamins leur obéiraient mieux et deviendraient de bons, d'honnêtes citoyens.
Mais bien sûr ce sont les femmes qui sont les seules responsables, leur mari les a abandonnées et laissées sans argent ni recours pour nourrir les gosses et les éduquer.
Elles vont faire des ménages à l'heure où les jeunes traînent dans la cité, tard le soir et tôt le matin - mais tant pis elles n'ont qu'à se dédoubler.
Mais bien sûr toutes les femmes ont tous les pouvoirs pour éduquer, entourer, comprendre la vie pour laquelle elles-mêmes n'étaient pas préparées car issues de famille difficile, ou trop rigide, ou étrangère, ou indigente...
Mais bien sûr c'est bobonne qui a tort lorsque son mari la frappe et arrive de temps en temps à l'occire.
Mais bien sûr depuis la révolution française, les tricoteuses et les autres ont voulu avoir une place dans la société et on aurait dû les enfermer davantage.
Elles auraient dû elles-mêmes obéir, Vous dites-vous, mais à quoi ? A leur famille, leur culture, le quartier, la société - tout ce qui pourtant souvent les enferme... oh oui, obéir, elles l'ont souvent fait.

Sommes-nous complices ?

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