
Raymond
Heureux de les avoir connus
Des marins sur la plage apprêtent leurs filets
Tout en gestes précis usent d'un savoir faire,
Applaudi tout la-haut; ce gracieux coup de fouet
Vient d'un ban de mouettes errant sur leur repaire,
Quand se fond le dernier éclat luisant du jour
Qu'un calme inopiné,vibre, et meurt sur la mer.
La vie à pleine dent se déguste sans détour
A cette heure de grâce où l'âme délibère
Adoucit le labeur,dur effort tour -à- tour
S'arrête aux douze coups que le soleil libère.
Ici pas de tourment, la femme silencieuse
Présente le repas à son homme pêcheur,
Le sert copieusement par passion délicieuse,
Colore les jours nouveaux sous la même fraicheur.
Pirogue à balancier sculpte le paysage,
Son mât grimpe à l'assaut des hauts cocotiers;
Il attend patiemment la belle lune sage
Contre marées et vents sur ses rondins calés.
Dans les terres sur sol hostile et rocailleux
Se construisent les cases aux chapeaux ronds de paille
Où la roussette habite en ménage curieux.
Qu'il fait bon vivre avec un sentiment sans faille
Qui calque son travail nourrit son quotidien
Dispersant chaque jours un peu plus de levain.
Raymond le 26/06/2014
Ce poème relate une de mes nombreuses escales dans l’Indien..
Capusa06
La vie est comme un jardin. Et les gens sont comme de petites graines qui se nourrissent d’amour, d’amitié et de tendresse. Si on leur consacre assez de temps et d’attention, ils deviennent de merveilleuses fleurs. Et, quelquefois, même une vieille plante abandonnée dans un coin de terre en friche finit par s’épanouir sans qu’on s’y attende. Ce sont celles-là qui donnent les plus belles fleurs, celles qu’on chérit le plus.
Virginia C. Andrews
Coccyvette
Une légende raconte qu'au commencement du monde,
quand Dieu décida de créer la femme,
il trouva qu'il avait épuisé tous les matériaux solides dans l'homme et qu'il ne disposait plus de rien.
Devant le dilemme et après une profonde méditation, voilà ce qu'il fit.
Il prit la rondeur de la lune,
les suaves courbes des vagues,
la tendre adhérence du liseron,
le tremblant mouvement des feuilles,
la sveltesse du palmier,
la teinte délicate des fleurs,
l'amoureux regard du cerf,
la joie du rayon du soleil et
les gouttes des pleurs des nuages,
l'inconstance du vent et la fidélité du chien,
la timidité de la tourterelle et la vanité du paon,
la suavité de la plume du cygne et
la dureté du diamant,
la douceur de la colombe et la cruauté du tigre,
l'ardeur du feu et la froideur de la neige.
Il mélangea ces ingrédients si divers et forma la femme !!!
Coccyvette
"À tous ceux qui ont essayé,
D'éteindre ma lumière,
Merci pour m'avoir appris à briller pleinement,
Et embrasser ma propre lumière.
A tous ceux qui ont choisi de m'abandonner,
Merci pour m'avoir appris,
À ne jamais m'abandonner.
À tous ceux qui ont choisi de me dévaloriser,
Et de me diminuer,
Merci pour m'avoir appris à me valoriser,
Et à voir ma valeur.
A tous ceux qui ont essayé de me briser,
Merci de m'avoir appris,
Ce que signifie être fort.
A tous ceux qui ont essayé de me faire taire,
Merci pour m'avoir appris,
À trouver ma propre voix.
Et à tous ceux qui n'ont pas cru en moi,
Ou ne me soutiennent pas,
Merci pour m'avoir appris à croire en moi."
Tahlia Hunte
Coccyvette
C'est à peine l'aube
Que les rêves m'abandonnent
D'une poussière dans l'âme
Coule une perle lacrymale
Mes appels qui résonnent
Dans les matins de glace
Mon coeur frissonne
À chercher sa place
À marcher sur le fil
Se suspendent les notes
De la vie qui défile
Dans l'équilibre fragile
Un souffle d'hier
Me rappelle le chemin
Comme une mélodie dans l'air
Tu guides ma main.
David Bréant