
Coccyvette
Je l'attendais.....
On m'avait pourtant prévenu qu'elle viendrait.
Puis, un bon matin, il y a bien quelques années, j'ai senti son souffle.
Elle était là, dans mon dos,
m'enlaçait tout doucement de ses grands bras
tout en m'enveloppant dans son manteau moelleux.
Seul, devant mon miroir,
j'ai levé les yeux et je l'ai enfin aperçue.
Ses petits yeux bleus, myopes,
probablement charmeurs autrefois,
étaient partiellement cachés par d'étranges lunettes grises.
Autour d'eux cherchait à se camoufler tant bien que mal
l'arnaque de sa vie, ses rides.
Une cicatrice à la lèvre supérieure lui rappelait sans nul doute
l'exubérance de sa jeunesse.
Ses cheveux, blanchis par un quelconque processus biologique,
qu'elle seule devait connaître,
dégarnissaient de plus en plus sa tête.
Sur son front et dans son cou,
les plis se multipliaient, signes évidents d'une grande sagesse.
Enfin, la peau striée de ses mains meurtries, devenues tremblantes,
ne parvenaient plus à dissimuler le labeur de sa vie.
Malgré tout, elle me fascinait.
Son sourire moqueur et la naïveté de son regard enfantin l'embellissaient.
Le temps ne semblait plus pressé.
Sa joie de vivre se lisait sur ses traits
comme si elle goûtait à chaque instant qui passait.
Elle paraissait tellement heureuse...
J'ai penché doucement la tête, baissé les yeux.
La vieillesse, timidement,
s'excusa de son intrusion dans mon existence et,
par peur de me perdre,
me pressa tout contre elle..... ''. ☺ 😟
Coccyvette
Je suis une femme marquée par la vie,
Je suis une femme qui porte des cicatrices,
Je suis une femme difficile à aimer,
Je suis une femme complexe,
Je suis une femme qui se mure dans le silence...
Et pourtant...
Je suis une femme forte,
Je suis une femme qui porte l'amour,
Je suis une femme qui s'aime,
Je suis une femme dans toute sa beauté,
Je suis une femme qui tend la main...
Même si...
Je suis une femme qui pleure,
Je suis une femme avec des faiblesses,
Je suis une femme qui a besoin d'amour,
Je suis une femme fragile,
Je suis une femme en morceaux...
Et pourtant...
Je suis une femme qui continue de croire,
Je suis une femme qui porte la lumière,
Je suis une femme qui s'offre au monde,
Je suis une femme qui prône l'amour,
Je suis une femme qui danse avec les anges !
Je suis juste une femme comme toi...❣️❣️
Corinne Arnaudin
Capusa06
"Laissons tomber un peu cette attitude que tout le monde semble avoir, aujourd'hui, et qui s’appelle « être trop occupé ». Essayons de passer plus de temps avec les personnes que nous aimons. Le bonheur est fait de petites choses. Chaque petit geste compte et chaque petit moment partagé a son importance. À trop courir, tout le temps, on finit par en oublier l’essentiel :Apprécier les bons moments de notre vie au quotidien et donner du temps et de l'amour à ceux qui comptent pour nous... On a souvent tendance à oublier que le bonheur est fait de partages et pour recevoir, il faut aussi savoir donner !"
Coccyvette
Je nous souhaite d’aimer
Je nous souhaite la folie de croire
Que le monde peut être transformé,
C'est-à-dire plus juste, plus fraternel.
Mais c’est en nous
Que la flamme doit être ranimée.
Osons !
Je nous souhaite la vigilance,
Au milieu de la nuit
Et la force de rêver.
Et si la clarté des étoiles
Nous paraît encore lointaine,
Je demande la force du souffle
Qui conduit le coureur épuisé
A transmettre à d’autres le flambeau.
Peu importe si, parfois,
Le genou fléchit et le cœur se serre,
Le feu est dans le ciel noir
Où nous ranimerons notre vaillance.
Le feu est en chacun de nous
Comme un miroir
Où nous nous reconnaissons
Hommes parmi les hommes.
Jean Ristat
Coccyvette
Quelques pétales de roses
En symbiose
Aux couleurs de l'amour
Qui frôlent nos contours
Juste un délicat parfum
Aux doux embruns
Comme une caresse
Il nous effleure avec adresse
Sur notre peau, il glisse
S'évapore et s'immisce
Sur notre corps fébrile
En traces indélébiles
Il s'imprègne à l'intérieur
Tout en douceur
Comme un baiser délicat
Sur notre corps que l'on reçoit
Les Ecrits d'Isabelle
Capusa06
La Vie s'apparente à la mer. Il y a le bruit des vagues, quand elles s'abattent sur la plage, et puis le silence d'après, quand elles se retirent. Deux mouvements qui se croisent et s'entrecoupent sans discontinuer. L'un est rapide, violent, l'autre est doux et lent. Vous aimeriez vous retirer, dans le même silence des vagues, partir discrètement, vous faire oublier de la vie. Mais d'autres vagues arrivent, et arriverons encore et toujours. Parce que c'est ça, la vie... c'est le mouvement, c'est le rythme, le fracas parfois, durant la tempête, et le doux clapotis quand tout est calme. Mais le clapotis quand même. Un bord de mer n'est jamais silencieux, jamais. La vie non plus, ni la vôtre, ni la mienne.
Agnès Ledig- (Juste avant le bonheur)
Coccyvette
L’INCONNU
Les gens allaient, venaient sans même le voir
Assis sur un banc, sur ce quai de gare
Depuis bien des années il était là
À attendre je ne sais qui ou bien quoi...
Son regard bleu perdu dans le lointain
Il ne mendiait pas, ne demandait rien
La solitude était son quotidien
Et moi, je le croisais tous les matins
Passant à sa hauteur, je le saluais
Il ne répondait pas mais je voyais
Dans ses yeux bleus une petite étincelle
Et j’y lisais : bonjour mademoiselle
Lorsque je revenais fort tard le soir
Il était là, je lui souhaitais bon soir
Et toujours je lisais dans son regard
Cette étincelle qui me disait bonsoir...
Un jour d’hiver, j’ai cherché l’inconnu
Ce matin là il n’était pas venu
Et c’est alors que j’ai soudain compris
Qu’au dernier train, son âme était partie
Je ne connaissais pourtant rien de lui
Mais il a laissé un vide dans ma vie
Parfois, par les soirs sombres de brouillard
Il vient s’asseoir là, sur ce quai de gare
Comme toujours je suis la seule à le voir
Il me fait un clin d’oeil et dit : merci !
Luciole. 🧚🏻♀️🦋
