
Coccyvette
Aujourd'hui ici
Demain ailleurs
Au fond de l'esprit
C'est jamais la même heure
Sur l'horloge qui tourne
Nos vies défilent
Avec ou sans amour
On marche sur le fil
Un jour viendra
On voguera
À perte de vue
Vers des paysages inconnus
On laissera le vent
Brûler nos sentiments
À l'aube des rêves
Où les peines s'éteignent
À l'exil de l'âme
J'irai brûler la flamme.
David Bréant
Capusa06
Ce n'est pas une mince affaire de partager votre peine à une autre personne - de lui donner un aperçu de la douleur que vous portez. Cela vous connecte intimement. C'est pourquoi, en général, vous ne le faite qu'avec des amis.
Katherine Center- (Le jour où mon coeur a pris feu)
Coccyvette
Ne pas dire un mot de toute une journée
Ne pas voir de journal
Ne pas entendre de radio
Ne pas écouter de commérages
S’abandonner absolument, complètement, à la paresse
Etre absolument, complètement indifférent au sort du monde
C’est la plus belle médecine qu’on puisse s’administrer."
Henry Miller
Capusa06
On possède beaucoup et on ne le voyait plus. On possède la caresse du soleil, la douceur du vent, la beauté des fleurs. On possède chacun de quoi embellir la vie d’un autre. De dix autres. On possède le don de s’émerveiller. De partager. De donner. On possède la volupté de la musique, la grâce de la danse, la poésie des mots. Et par-dessus tout, on possède le temps d’en profiter.
Grégoire Delacourt
Coccyvette
« Parmi les gens que j'ai déjà admirés dans cette vie, beaucoup d'entre eux que j'ai arrêté de donner des priorités. Malheureusement, vivre ensemble est ouvert les yeux, et nous apprendrons progressivement à quel point leurs attitudes diffèrent de leurs paroles et à quel point ils sont motivés par des intérêts. On se rendra compte que notre importance diminue quand on n'est plus utile, et qu'ils ne nous remarqueront qu'avec un faux "tu me manques" quand ils auront besoin de nous à nouveau. ”
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Cécilia Sfalsin
Capusa06
Mes yeux font tomber la pluie
Qui s’abat en torrents sur mes joues,
Tout ce que j’ai dit n’est que du vent,
Poussière de mes vanités,
Entre envie du néant et du sublime
J’ai le virus du chagrin de ce monde
Et vain est mon espoir de guérison,
Quand l’intelligence se vend à bas prix,
Les hommes préfèrent jouer les imbéciles.
Stephen Moysan
Coccyvette
Si je suis le premier à décéder.
Que le deuil n'obscurcisse pas longtemps ton ciel.
Que ton chagrin soit courageux mais discret.
Il y a eu un changement mais pas un départ.
La mort fait partie de la vie.
Et les défunts ne cessent de vivre dans les vivants.
Toutes les richesses cueillies au cours de notre voyage.
Les moments de partage, les mystères explorés ensemble.
Les strates d`intimité sans cesse accumulées.
Ce qui nous a fait rire ou pleurer, ou chanter.
La joie de la neige sous le soleil et l`éclosion du printemps.
Le savoir…
Chacun donnant et chacun recevant.
Autant de fleurs qui ne flétrissent pas.
Pas plus que les arbres ne tombent et ne s`écroulent.
Que même les pierres…
Car même les pierres, ne peuvent résister au vent et à la pluie.
Et avec le temps, même les cimes de la montagne majestueuse.
Sont réduites à du sable.
Ce que nous étions, nous le sommes encore.
Ce que nous avions, nous l`avons encore.
Tout notre passé conjoint demeure impérissablement présent.
Alors, quand tu marcheras dans les bois.
Comme nous l`avons déjà fait ensemble.
Tu chercheras en vain la tache de mon ombre à tes côtés.
Et tu t`arrêteras au sommet de la colline.
Comme nous l`avons toujours fait, pour contempler la plaine.
Et tu remarqueras quelque chose, tout en cherchant.
Comme d`habitude, ma main qui n`est plus là.
Et si tu te sens envahi par le chagrin.
Ne bouge pas, ferme les yeux, écoute mes pas dans ton cœur.
Je ne t`ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton cœur !
Prière attribuée aux Amérindiens.
Capusa06
A la Femme aimée
Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.
Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.
Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.
Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.
Renée Vivien, Etudes et préludes
Coccyvette
L’empathie c’est,
À la vitesse de l’éclair,
Sentir ce que l’autre sent,
Et savoir qu’on ne se trompe pas,
Comme si le cœur bondissait de la poitrine,
Pour se loger dans la poitrine de l’autre.
C’est une antenne en nous,
Qui nous fait toucher le vivant,
Feuille d’arbre ou humain.
Ce n’est pas par le toucher qu’on sent le mieux,
Mais par le cœur.
Ce ne sont pas les botanistes,
Qui connaissent le mieux les fleurs,
Ni les psychologues,
Qui comprennent le mieux les âmes,
C’est le cœur...
Christian Bobin
Coccyvette
Une lumière s'est éteinte
Dans nos coeurs une plainte
À briller sous la lune
Elle se noie dans la brume
Dans la poussière d'étoiles
S'envole son âme
Dans l'étreinte de la nuit
Sa vie s'est enfuie
Emportée par le vent
Un jour de printemps
Où ces mots se déposent
Sur notre amie la rose.
David Bréant