
Coccyvette
Si je suis le premier à décéder.
Que le deuil n'obscurcisse pas longtemps ton ciel.
Que ton chagrin soit courageux mais discret.
Il y a eu un changement mais pas un départ.
La mort fait partie de la vie.
Et les défunts ne cessent de vivre dans les vivants.
Toutes les richesses cueillies au cours de notre voyage.
Les moments de partage, les mystères explorés ensemble.
Les strates d`intimité sans cesse accumulées.
Ce qui nous a fait rire ou pleurer, ou chanter.
La joie de la neige sous le soleil et l`éclosion du printemps.
Le savoir…
Chacun donnant et chacun recevant.
Autant de fleurs qui ne flétrissent pas.
Pas plus que les arbres ne tombent et ne s`écroulent.
Que même les pierres…
Car même les pierres, ne peuvent résister au vent et à la pluie.
Et avec le temps, même les cimes de la montagne majestueuse.
Sont réduites à du sable.
Ce que nous étions, nous le sommes encore.
Ce que nous avions, nous l`avons encore.
Tout notre passé conjoint demeure impérissablement présent.
Alors, quand tu marcheras dans les bois.
Comme nous l`avons déjà fait ensemble.
Tu chercheras en vain la tache de mon ombre à tes côtés.
Et tu t`arrêteras au sommet de la colline.
Comme nous l`avons toujours fait, pour contempler la plaine.
Et tu remarqueras quelque chose, tout en cherchant.
Comme d`habitude, ma main qui n`est plus là.
Et si tu te sens envahi par le chagrin.
Ne bouge pas, ferme les yeux, écoute mes pas dans ton cœur.
Je ne t`ai pas quitté, je marche tout simplement dans ton cœur !
Prière attribuée aux Amérindiens.
Capusa06
A la Femme aimée
Lorsque tu vins, à pas réfléchis, dans la brume,
Le ciel mêlait aux ors le cristal et l’airain.
Ton corps se devinait, ondoiement incertain,
Plus souple que la vague et plus frais que l’écume.
Le soir d’été semblait un rêve oriental
De rose et de santal.
Je tremblais. De longs lys religieux et blêmes
Se mouraient dans tes mains, comme des cierges froids.
Leurs parfums expirants s’échappaient de tes doigts
En le souffle pâmé des angoisses suprêmes.
De tes clairs vêtements s’exhalaient tour à tour
L’agonie et l’amour.
Je sentis frissonner sur mes lèvres muettes
La douceur et l’effroi de ton premier baiser.
Sous tes pas, j’entendis les lyres se briser
En criant vers le ciel l’ennui fier des poètes
Parmi des flots de sons languissamment décrus,
Blonde, tu m’apparus.
Et l’esprit assoiffé d’éternel, d’impossible,
D’infini, je voulus moduler largement
Un hymne de magie et d’émerveillement.
Mais la strophe monta bégayante et pénible,
Reflet naïf, écho puéril, vol heurté,
Vers ta Divinité.
Renée Vivien, Etudes et préludes
Coccyvette
L’empathie c’est,
À la vitesse de l’éclair,
Sentir ce que l’autre sent,
Et savoir qu’on ne se trompe pas,
Comme si le cœur bondissait de la poitrine,
Pour se loger dans la poitrine de l’autre.
C’est une antenne en nous,
Qui nous fait toucher le vivant,
Feuille d’arbre ou humain.
Ce n’est pas par le toucher qu’on sent le mieux,
Mais par le cœur.
Ce ne sont pas les botanistes,
Qui connaissent le mieux les fleurs,
Ni les psychologues,
Qui comprennent le mieux les âmes,
C’est le cœur...
Christian Bobin
Coccyvette
Une lumière s'est éteinte
Dans nos coeurs une plainte
À briller sous la lune
Elle se noie dans la brume
Dans la poussière d'étoiles
S'envole son âme
Dans l'étreinte de la nuit
Sa vie s'est enfuie
Emportée par le vent
Un jour de printemps
Où ces mots se déposent
Sur notre amie la rose.
David Bréant
Coccyvette
Pourtant j'étais très belle
Oui, j'étais la plus belle
Des fleurs de ton jardin
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Me l'a dit ce matin
Vois le dieu qui m'a faite
Me fait courber la tête
Et je sens que je tombe
Et je sens que je tombe
Mon cœur est presque nu
J'ai le pied dans la tombe
Déjà je ne suis plus
Tu m'admirais hier
Et je serai poussière
Pour toujours demain
On est bien peu de chose
Et mon amie la rose
Est morte ce matin
La lune cette nuit
A veillé mon amie
Moi en rêve j'ai vu
Éblouissante et nue
Son âme qui dansait
Bien au-delà des nues
Et qui me souriait
Croit, celui qui peut croire
Moi, j'ai besoin d'espoir
Sinon je ne suis rien
Ou bien si peu de chose
C'est mon amie la rose
Qui l'a dit hier matin
Coccyvette
Un beau matin
Tu as pris un autre chemin
Tu as choisi de vivre
Sur une autre rive
Là où les rêves sont éternels
Dans l'infinité du ciel
Tu voyages
À travers les nuages
À l'aurore des jours
Qui se couvrent d'amour
Tu te baignes dans l'océan
Aux reflets d'argent
Et si le vide est grand
Ici je tue le temps
À percer le mystère
De ma présence sur terre
Je m'enfonce dans les flots
De ma vie qui prend l'eau
Tout s'évanouit
Sur la mer de mes nuits
À chercher l'infini
Quand l'horizon s'illumine
Au soleil qui s'incline
Dans les bras de l'oubli.
David Bréant
Capusa06
Vous ne pouvez toucher les nuages, mais vous sentez la pluie et vous savez quelle est, après un jour de chaleur, son action bienfaisante sur les fleurs et la terre altérées. L'amour, non plus, vous ne sauriez le toucher ; mais vous sentez de quel charme il pénètre les choses. Sans l'amour vous ne connaîtriez pas la joie, vous ne prendriez au jeu aucun plaisir.
Helen Keller- (Sourde, muette, aveugle)
Capusa06
Alexandre adorait sa grand-mère...
Elle représentait l'enfance, le cocon rassurant, les histoires que l'on se fait lire sur les genoux, les câlins contre le sein et les vacances. En un mot: l'amour.
Le vrai, celui qui donne force et confiance.
Julie de Lestrange- (Hier encore, c'était l'été)
Coccyvette
Ça reste combien de temps ?
Je sais pas...
L'horloge de la vie n'a pas de pointeurs.
Mais tu dois choisir.
Parce que le temps passe vite.
Ya pas le temps pour tout.
Je ne peux pas écouter toutes les chansons que je veux,
Je ne peux pas lire tous les livres que je veux,
Je ne peux pas embrasser tout le monde
ce que je souhaite...
Il est nécessaire d'apprendre l'art de "ouvrir la main", afin de se consacrer à l'essentiel. ”
_________
(Robe Alves)
Coccyvette
Ça reste combien de temps ?
Je sais pas...
L'horloge de la vie n'a pas de pointeurs.
Mais tu dois choisir.
Parce que le temps passe vite.
Ya pas le temps pour tout.
Je ne peux pas écouter toutes les chansons que je veux,
Je ne peux pas lire tous les livres que je veux,
Je ne peux pas embrasser tout le monde
ce que je souhaite...
Il est nécessaire d'apprendre l'art de "ouvrir la main", afin de se consacrer à l'essentiel. ”
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(Robe Alves)
Coccyvette
Ça reste combien de temps ?
Je sais pas...
L'horloge de la vie n'a pas de pointeurs.
Mais tu dois choisir.
Parce que le temps passe vite.
Ya pas le temps pour tout.
Je ne peux pas écouter toutes les chansons que je veux,
Je ne peux pas lire tous les livres que je veux,
Je ne peux pas embrasser tout le monde
ce que je souhaite...
Il est nécessaire d'apprendre l'art de "ouvrir la main", afin de se consacrer à l'essentiel. ”
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(Robe Alves)
