
Coccyvette
"Quand mon corps deviendra
poussière d'étoiles,
et que les ailes de mon âme
me porteront vers l'infini.
Je reviendrai dans une caresse du vent,
dans un frisson sur ta poitrine,
peut-être en colibri à ta fenêtre,
ou en papillon blanc dans ton jardin.
La marée haute te rappellera
tout ce que nous avons partagé,
les défis et batailles remportés,
et tout ce que nous pensions perdu
mais qui, au final, fut parfait.
Dans un parfum, tu me sentiras,
et entre lettres et vers
je te parlerai en secret.
Je reviendrai parmi les nuages d'encens,
parmi les gouttes de pluie,
au milieu des champs fleuris.
Et dans les froids hivers,
mon souvenir te donnera
une envie folle
de m'étreindre de baisers.
Mais alors, les yeux clos,
tu verras ma silhouette,
présente,
le sourire aux lèvres.
Car personne ne meurt tout à fait
tant que tu le gardes en mémoire.
Et si je vis encore
dans tes doux souvenirs,
je reviendrai souvent
te conter mille histoires,
rire à en perdre haleine,
pleurer soudain,
et crier au vent
cette absence qui blesse.
Mais n'oublie jamais
que mon amour comblera
cet espace vide
que mon corps a laissé.
Je serai lumière dans la nuit.
Je serai paix dans tes jours.
Je serai étreinte chaleureuse
dans les souvenirs d'une vie !"
-Mario Benedetti.
-La Gardienne du Cercle.
Coccyvette
On ne peut pas chasser le brouillard avec un éventail. » (Proverbe japonais)
« Le brouillard est la coquetterie du soleil. » (Xavier Forneret)
« Écrire, c'est comme conduire dans le brouillard en pleine nuit avec les phares grands ouverts. » (Edgar Lawrence Doctorow)
Capusa06
Je suis en paix avec ma solitude.
Je chemine à mon rythme, concentré sur mes rêves, porté tantôt par une énergie débordante, tantôt par un calme profond. Parfois, l'envie me prend de partir, de voir le monde, de croiser des visages inconnus. D'autres fois, je préfère rester chez moi, à ne rien faire d'autre qu'exister, simplement.
Peu m'importe si le téléphone reste muet, si personne n'écrit. Je n'attends rien de personne. Ce qui m'importe vraiment, c'est la sérénité que j'ai su construire, cette paix rare et précieuse qui emplit mes jours. Je ne cours après personne, je ne réponds à personne.
Mon cœur ne quémande plus.
Si un jour quelqu'un entre dans ma vie, il ou elle devra être à la hauteur de ce trésor de tranquillité que je possède.
Car j'ai appris à m'aimer suffisamment pour savoir que ma paix vaut plus que n'importe quelle présence passagère.
Emmanuel Zavala- (À l'aise avec ma solitude)
Coccyvette
La tranquillité ne se négocie pas… Avec le temps, tu apprendras à freiner ta langue... à ne pas réagir à chaque fois. Que vous écoutez ou voyez quelque chose que vous n'aimez pas. Alors... tu apprends à prendre ta retraite... à éviter ces endroits ou ces personnes qui te mettent mal à l'aise. Et tu commences à protéger ta paix…
Ton cercle devient de plus en plus petit... et à son tour... plus sain. Voilà ce que j'appelle l'intelligence émotionnelle. Il faut apprendre à choisir les batailles… Tout le monde ne mérite pas ton attention... moins ta compagnie. La tranquillité ne se négocie pas…
Auteur : Oscar Gonzalez ✍️
suzon
C’est fou comme c’est flou
Tout est sens dessus dessous
Tout se dédouble
Tout devient trouble
Tout me trouble
Tout bouge
Dans ce bouge
Je roule sur la houle
Suis-je soûle ?
Je louche
Mes sens s’émoussent…
Il faut que je touche
J’avance le pouce
Et pousse quelque chose qui m’éclabousse
Je reçois comme une secousse qui m’effarouche
Je me trémousse
J’ai la frousse…
C’est un canard !
Ah, c’est la fée verte !
Un simple verre d’absinthe qui me déconcerte ?
Me dis-je d’un air goguenard
Mes sens, il y a peu, inertes
Redeviennent, un tant soit peu, alertes
Je dois sortir de ce traquenard !
Allez, ça requinque
On trinque
Pour éclaircir les choses
Et effacer ces anamorphoses et autres métamorphoses. 😊
Coccyvette
La Patience m’a rendu visite,
Elle m’a murmuré que les belles choses demandent du temps pour éclore,
Et qu’elles croissent lentement, dans la stabilité.
La Paix m’a rendu visite,
Elle m’a soufflé que, malgré les tempêtes de la vie,
Je pouvais demeurer calme, insensible au chaos environnant.
L’Espoir m’a rendu visite,
Il m’a rappelé que des jours meilleurs m’attendaient,
Qu’il serait toujours là pour me guider et me relever.
L’Humilité m’a rendu visite,
Elle m’a enseigné que je ne la trouverais pas
En cherchant à me réduire ou à m’effacer,
Mais en servant le monde et en élevant ceux qui m’entourent.
La Gentillesse m’a rendu visite,
Elle m’a appris à être plus douce, indulgente et compatissante,
Non seulement envers les autres,
Mais aussi envers moi-même.
La Confiance m’a rendu visite,
Elle m’a conseillé de ne pas cacher mes dons ni réprimer mes talents
Pour apaiser l’inconfort des autres,
Mais d’embrasser pleinement ce qui fait de moi ce que je suis.
La Concentration m’a rendu visite,
Elle m’a montré que les jugements et insécurités des autres
Ne sont pas mon fardeau,
Et que je devais recentrer mon attention sur moi-même.
La Liberté m’a rendu visite,
Elle m’a affirmé que nul ne peut contrôler mon esprit, mes pensées,
Ou mon bien-être, sauf moi.
Et l’Amour m’a rendu visite,
Il m’a doucement murmuré
Que je n’avais pas besoin de le chercher chez autrui,
Car il réside déjà en moi.
Texte de Tahlia Hunter
Illustration par Jungsuk Lee
Capusa06
Les petits enfants, c'est merveilleux ! C'est passionnant. Et si différent de ses propres enfants. Si, si, vraiment. Plus mignons, plus vifs et beaucoup plus intelligents. Ça tient peut-être à l'époque, les temps ont changé. A moins que ce ne soit nous qui en vieillissant sommes devenus plus patients.
Barbara Constantine- (Et puis, Paulette...)
