
Coccyvette
S’isoler loin du monde
Sentir cet air qui vous inonde
Se laisser caresser par le vent
Juste un instant
Jeter à la poubelle
Les larmes rebelles
Vider nos poumons
Du surplus que nous gardons
Douce mélancolie
Que nous gardons enfouie
Au fond de nos entrailles
Qui surgit et nous tenaille
Glissant sur notre corps meurtri
Des douleurs de la vie
Chassons de notre esprit
Tous ces instants maudits
Expulsons nos vagues à l’âme
Qui empoisonnent notre âme
Ecoutons notre cœur battre
Sans se débattre
La vie nous malmène sans cesse
Avec force et indélicatesse
Evadons nous juste un instant
Pour vibrer au rythme du temps
Effleurons la vie du bout des doigts
Comme si c’était la première fois
Bea Jacoby et Mes Poèmes Ma Musique
Capusa06
Je pense à tout l'amour qui existe dans le monde, à tous ceux qui choisissent de tendre la main quand rien ne les y oblige, ceux qui donnent sans rien attendre en retour, ceux qu'on oubliera, qui ne seront jamais dans les livres d'histoire, mais qui, chaque jour, à coups de gestes minuscules, sauvent un petit peu l'humanité.
Marie Vareille- (La Dernière Allumette)
suzon
Le train de ma vie
A la naissance, on monte dans le train et on rencontre nos parents.
Et on croit qu’ils voyageront toujours avec nous.
Pourtant, à une station, nos parents descendront du train,
nous laissant seuls continuer le voyage…
Au fur et à mesure que le temps passe,
d’autres personnes montent dans le train.
Et ils seront importants : notre fratrie, amis, enfants,
même l’amour de notre vie.
Beaucoup démissionneront (même l’amour de notre vie)
et laisseront un vide plus ou moins grand.
D’autres seront si discrets qu’on ne réalisera pas qu’ils ont quitté leurs sièges.
Ce voyage en train sera plein de joies, de peines, d’attentes,
de bonjours, d’au-revoir et d’adieux.
Le succès est d’avoir de bonnes relations avec tous les passagers
pourvu qu’on donne le meilleur de nous-mêmes.
On ne sait pas à quelle station nous descendrons.
Donc vivons heureux, aimons et pardonnons !
Il est important de le faire, car lorsque nous descendrons du train,
nous devrions ne laisser que des beaux souvenirs a ceux qui continuent leur voyage…
Soyons heureux avec ce que nous avons et remercions le ciel de ce voyage fantastique.
Aussi, merci d’être un des passagers de mon train.
Et si je dois descendre à la prochaine station,
je suis content d’avoir fait un bout de chemin avec vous !
Je veux dire à chaque personne qui lira ce texte que je vous remercie d’être dans ma vie et de voyager dans mon train.
Jean D’Ormesson
Coccyvette
"Quand mon corps deviendra
poussière d'étoiles,
et que les ailes de mon âme
me porteront vers l'infini.
Je reviendrai dans une caresse du vent,
dans un frisson sur ta poitrine,
peut-être en colibri à ta fenêtre,
ou en papillon blanc dans ton jardin.
La marée haute te rappellera
tout ce que nous avons partagé,
les défis et batailles remportés,
et tout ce que nous pensions perdu
mais qui, au final, fut parfait.
Dans un parfum, tu me sentiras,
et entre lettres et vers
je te parlerai en secret.
Je reviendrai parmi les nuages d'encens,
parmi les gouttes de pluie,
au milieu des champs fleuris.
Et dans les froids hivers,
mon souvenir te donnera
une envie folle
de m'étreindre de baisers.
Mais alors, les yeux clos,
tu verras ma silhouette,
présente,
le sourire aux lèvres.
Car personne ne meurt tout à fait
tant que tu le gardes en mémoire.
Et si je vis encore
dans tes doux souvenirs,
je reviendrai souvent
te conter mille histoires,
rire à en perdre haleine,
pleurer soudain,
et crier au vent
cette absence qui blesse.
Mais n'oublie jamais
que mon amour comblera
cet espace vide
que mon corps a laissé.
Je serai lumière dans la nuit.
Je serai paix dans tes jours.
Je serai étreinte chaleureuse
dans les souvenirs d'une vie !"
-Mario Benedetti.
-La Gardienne du Cercle.
Coccyvette
On ne peut pas chasser le brouillard avec un éventail. » (Proverbe japonais)
« Le brouillard est la coquetterie du soleil. » (Xavier Forneret)
« Écrire, c'est comme conduire dans le brouillard en pleine nuit avec les phares grands ouverts. » (Edgar Lawrence Doctorow)
Capusa06
Je suis en paix avec ma solitude.
Je chemine à mon rythme, concentré sur mes rêves, porté tantôt par une énergie débordante, tantôt par un calme profond. Parfois, l'envie me prend de partir, de voir le monde, de croiser des visages inconnus. D'autres fois, je préfère rester chez moi, à ne rien faire d'autre qu'exister, simplement.
Peu m'importe si le téléphone reste muet, si personne n'écrit. Je n'attends rien de personne. Ce qui m'importe vraiment, c'est la sérénité que j'ai su construire, cette paix rare et précieuse qui emplit mes jours. Je ne cours après personne, je ne réponds à personne.
Mon cœur ne quémande plus.
Si un jour quelqu'un entre dans ma vie, il ou elle devra être à la hauteur de ce trésor de tranquillité que je possède.
Car j'ai appris à m'aimer suffisamment pour savoir que ma paix vaut plus que n'importe quelle présence passagère.
Emmanuel Zavala- (À l'aise avec ma solitude)
