
Coccyvette
J'ai envie de bisous...
Sur mes blessures, mes contradictions, mes désarrois.
Comme une mère qui embrasse le front de son enfant en réponse à ses pleurs.
Je n'ai pas besoin de conseils, de mises en garde, de reproches.
J'ai besoin de baisers d'amour.
Ceux qui font sentir chez soi, qui réconfortent, ceux qui pansent.
De ces baisers qui soignent.
Qui guérissent l'âme en souffrance, la caressent, lui donnent la paix.
Même au milieu de la plus sombre des tempêtes.
Il y a des gens qui savent embrasser d'un regard, d'un geste,
voire simplement de leur présence.
Juste là où ça fait le plus mal...
Ce contact de peau à peau entre âmes rend tout plus tolérable, plus léger, plus simple.
La bouche perd trop de temps à parler.
Alors qu'elle a une tâche plus importante.
Embrasser.
Toutes les âmes.
Les mots peuvent distraire. Dégrader. Détruire.
C'est pourquoi les baisers ne sont échangés qu'en silence.
C'est dans ce vide que l'Amour peut se manifester.💕
Elena Bernabè
Capusa06
" L'ennui est une langueur de l'âme, une atonie intellectuelle qui succède aux grandes émotions ou aux grands désirs. [...] Ni le travail, ni le plaisir ne saurait le distraire; il lui faudrait du bonheur ou de la souffrance, et précisément l'ennui est ce qui précède ou ce qui suit l'un ou l'autre. [...] Au moment qu'on le poétise, il devient touchant, mélancolique, et sied fort bien, soit au visage, soit au discours. pour cela il faut tout bonnement s'y abandonner. La recette est simple: se vêtir convenablement, avoir de bonnes pantoufles, un excellent feu en hiver, un hamac léger en été, un bon cheval au printemps, à l'automne un carré de jardin sablé et planté de renonculiers. Avec cela, ayez un livre à la main, un cigare à la bouche; lisez une ligne environ par heure, à laquelle vous penserez huit ou dix minutes au plus, afin de ne pas vous laisser envahir par une idée fixe. Le reste du temps, rêvez, mais en ayant soin de changer de place ou de pipe, ou d'attitude de tête ou de direction de regards. Alors, en ne vous obstinant pas à secouer votre malaise, vous le verrez peu à peu se tourner en une disposition confortable."
George Sand - "Lettres d'un voyageur" .
suzon
Le bonheur, en partant, m'a fait un clin d'oeil,
Je sais qu'il reviendra, je ne porte pas son deuil,
Il ne fuit pas, il s'en va conquérant réparer d'autres écueils,
Pour me revenir encore plus grand, se reposer dans mes fauteuils...
Le bonheur, en partant, ne me quitte pas vraiment...
Je sais que même de loin, il éveille mes sentiments,
Il entend mes hésitations et m'oriente résolument et surement,
Le bonheur est une étoile qui me guide par tous les temps...
Jacques Prévert
Capusa06
Ce soir, au jardin
Ce soir au fond de mon jardin
Une fleur pleure son chagrin...
"Qu'y a-t-il dis-moi, douce rose ?
Quelles sont ces larmes moroses ?"
"Venue tout à l'heure, une main cruelle
A cisaillé mes sœurs, toutes si belles.
Doit-on naître, s'épanouir au beau jour
Pour offrir quelques heures d'amour ?
Pourquoi nous éclore au petit matin
Pour finir sous des doigts assassins ?
Qui êtes-vous donc les humains,
A croire que tout vous appartient !
Vous avez sur nous droit de vie, de mort,
Et il semble que votre propre sort
Soit de vous acharner à détruire
Tout ce que vous aimez ! Alors que dire ?
Êtres instables, à l'amour changeant
Versatiles, fats, vains et déplaisants,
Qui se complaisent à faire pousser
Des sentiments pour les mieux piétiner !
L'absence de mes sœurs, je vais l'oublier
Car ma fin est proche, je suis condamnée!
Mais toi, alors pourquoi souffres-tu ?"
"Moi, je souffre pour toutes vos vies perdues"
Nadéliane
Coccyvette
Je continuerai à croire, même si tout le monde perd espoir.
Je continuerai à aimer, même si les autres distillent la haine.
Je continuerai à construire, même si les autres détruisent.
Je continuerai à parler de paix, même au milieu d’une guerre.
Je continuerai à illuminer, même au milieu de l’obscurité.
Je continuerai à semer, même si les autres piétinent la récolte.
Et je continuerai à crier, même si les autres se taisent.
Et je dessinerai des sourires sur des visages en larmes.
Et j’apporterai le soulagement, quand on verra la douleur.
Et j’offrirai des motifs de joie là où il n’y a que tristesse.
J’inviterai à marcher celui qui a décidé de s’arrêter…
Et je tendrai les bras à ceux qui se sentent épuisés."
- Abbé Pierre.
Coccyvette
Une hirondelle ne fait pas le printemps.
Une hirondelle était en route,
Elle revenait d’un long voyage,
Du sud ou le soleil doute,
Voulait revoir nos paysages.
Se rappelait des jours d’antan,
Des jours heureux, des jours chantants,
Quand l’hiver s’endort tendrement,
Bercé des douceurs du printemps.
Ses ailes trépignaient d’impatience,
Son corps vibrait des souvenirs,
Les fleurs rougissant d’élégance,
Les enfants éclatant de rire.
En basculant sur les tropiques,
Une drôle de sensation lui vint,
Une salle odeur qui lui pique,
Son bec se ferme comme au purin.
Sans bien comprendre le pourquoi,
Son instinct prédisait le pire,
Elle frissonnait de cet effroi,
Elle en a perdu son sourire.
Et au survol, elle a compris,
Que la paix n’était plus ici,
Que les bruits n’étaient mélodie,
Que des canons et des fusils.
Elle se posa devant ces champs,
En pleurant désespérément,
Elle n’y peut rien, malheureusement,
Une hirondelle ne fait pas le printemps.
Si ces quelques mots parviennent jusqu’en Ukraine,
Ou quelqu’endroit de ce monde, témoin de trop de haine,
Qu’ils soient ne serait-ce qu’une graine,
D’un peu de paix que le vent sème.
Belle journée à tous 😘
Jérôme Rappo -
Capusa06
Μagie de l' aurore
Sous les premiers rais de l' aurore le corps endormi reflète ses lignes.
Les courbes timides jaillissent de la blancheur des draps.
Le souffle chuchote des histoires de rêves éthérés.
Les paupières tremblotent devant les perles brillantes de la lumière.
Euphorie qui scintlle sous les premières diaprures
Lèvres assoiffées...
Frissons de la chair...
Arômes de fraîcheur fleurissent.
M' embrassent tendrement.
J' enferme la beauté dans les tréfonds du cœur.
La magie dans le mystère du moment.
Κυριακή Κιουμούση
Capusa06
Je vais prendre de l'amour, beaucoup d'amour
Et je vais gonfler mon cœur jusqu'à le faire éclater
En bulles de paix, elles se disperseraient
Au loin, là-bas, dans ces vastes contrées
Où les hommes meurtris n'ont plus le cœur à ça
Occupés, qu'ils le sont, à sauver de leur vie
Le dernier bastion d'âme qui leur servait d'espoir
Je voudrais de l'amour, de l'amour qui entoure
Ces hommes écartelés au mépris de tout rêve
Dans une réalité où chaque heure ne soulève
Qu'un voile sombre au-dessus de ces glaives
Qui avancent en colonnes, répandant le fracas
Dans les douces chaumières où s'éteignent les bougies
Au son de ces bombardes éclatant dans le noir
Je voudrais de l'amour, de l'amour en secours
Pour étouffer les bruits de la guerre, qu'elle s'achève
Tous les regards portés vers le ciel, qu'il enlève
Les traces des fumées sur la ville de Kiev
Que le soleil repointe sur le port d'Odessa
Un grand bout de ciel bleu offert à nos amis
Dans la paix et la joie, je voudrais bien y croire
Modoyer, 25/02/2022
Coccyvette
J'ai pansé mes maux,
En faisant silence. 🌹
Chut......
écoute le silence du coeur,
Le vent dans les rameaux,
Balayent feuilles et mots,
La mer danse avec les bateaux,
Et annonce une tempète pour bientot
J'aimerai te garder au chaud,
En écoutant le vent,
Chanter dans les voiles,
Et te dire "suit moi dans les étoiles
S.🌹