
Coccyvette
Mais tout renaît un jour
Elle a vidé ses larmes de se retrouver seule,
Les enfers l’appellent et elle s’en moque tant,
Son âme est un désert, où le sec dégueule,
Mais tout renaît un jour, seul manque le quand.
Il a crié sa rage devant trop d’injustice,
Le volcan le consume et il s’y abandonne,
Le cœur est étouffé par les braises de vice,
Mais tout renaît un jour, au tocsin qui résonne.
Elle a vidé ses tripes d’une vie bafouée,
Les abîmes la soulagent à ne plus y penser,
L’esprit veut se noyer dans le vide et l’oubli,
Mais tout renaît un jour, comme un nouveau né crie.
Il a tué son corps de n’avoir aucun sens,
Les tortures pour entendre battre encore la vie,
L’être entier s’abandonne aux magiques substances,
Mais tout renaît un jour, d’une soudaine envie.
Que l’âme soit la fleur qui perce le bourgeon,
Que le cœur soit les couleurs qui renaissent au printemps,
Que l’être soit le soleil qui pointe à l’horizon,
Que le corps s’enivre d’un bonheur revenant.
Belle journée à tous, aux couleurs du printemps (c'est bientôt non ?😉) 🙂😘
Jérôme
Capusa06
Elle était charmante ainsi, et dans son regard fuyant mille choses m’apparurent, mille choses ignorées jusqu’ici. J’y vis des profondeurs inconnues, tout le charme des tendresses, toute la poésie que nous rêvons, tout le bonheur que nous cherchons sans fin. Et j’avais un désir fou d’ouvrir les bras, de l’emporter quelque part pour lui murmurer à l’oreille la suave musique des paroles d’amour.
- Guy de Maupassant, La maison Tellier
Coccyvette
N essayez plus de me définir, je suis libre.
N essayez plus de m enfermer, je me libère.
N essayez plus de me dire quoi faire, je ne fais que ce qui me plaît.
N essayez plus de me dire quoi dire, je ne dis que ce que je ressens.
N essayez plus de me dire comment m'habiller, je ne revêts que des habits de lumière.
N essayez plus de me tenir, je lâche à chaque instant.
N essayez plus de m abaisser, je m élève et me redresse sans cesse.
N essayez plus de me faire taire, je dis toujours ce que je pense.
N essayez plus de me murer, je me sers de ces pierres pour construire un pont et m'évader.
N essayez plus de me blesser, l'Amour est ma réponse et ma voie.
Auteur Laurence Simonnet
Capusa06
Si l'été s'évapore et engendre l'automne,
C'est pour que l'hiver pleuve, amenant le printemps;
Le passé révolu a le rêve d'antan,
Qui voulait, résolu, que l'univers chantonne.
Le bonheur attendu, quand la vie se moissonne,
Il sera éternel, et aura tout son temps,
Sa valeur nous sourit , en s'absentant longtemps,
Le désir refleurit , et le plaisir foisonne.
Nul ne peut s'en aller, vers les belles saisons,
Sans vivre tout d'abord, avant les floraisons,
Assuré que le beau, finira par s'éclore.
Il faudrait seulement, remplir les conditions,
Pour voir se miroiter, l'absence qu'on déplore,
Qui viendrait souriante avec ses solutions.
Mohammed Abdeljelil, le 18/3/2022
Coccyvette
"Je suis venu pour dire un seul mot, et ce mot je le dirai aujourd'hui. Mais, si la mort devait m'en empêcher, il sera dit Demain, car Demain ne laissera aucun secret dans le livre de l'Éternité.
Je suis venu afin de vivre dans la gloire de l'Amour et dans la lumière de la beauté, qui sont les reflets de Dieu.
Sur cette terre je vis, et personne ne peut me chasser des sphères de la Vie. Car, à travers mon mot chargé de vie, je continuerai d'exister, même dans la Mort.
En ce monde je suis venu, à dessein d'être pour tous et avec tous. Et, de ce qu'aujourd'hui j'accomplis dans la solitude, Demain la multitude s'en fera l'écho.
Ce qui, aujourd'hui n'est dit que par un seul cœur, Demain sera dit par des milliers de cœurs."
[Khalil Gibran]
Coccyvette
Pour un très court instant
J’ai effleuré ta vie
Juste un souffle de vent
L’espace d’une envie
Et puis
Tu as repris ton vol…
Si ton âme survole
Le pays de l’ennui
Cet infime moment
A imprimé la trace
D’un sentiment fugace
Qui pourtant
Ni le temps ni les vents
Ne pourront effacer.
Aux marches de l’aurore
Du soleil l’essor
Quand la brise viendra
Pour caresser ton bras
Tu le reconnaîtras
Ce je t’aime perdu
Qui,
Un très court instant
Est resté suspendu
Au-dessus de nos corps
Qui jouaient à cœur perdu