
Capusa06
Comment contenir mon âme, afin qu’elle
ne touche pas la tienne ?
Comment la soulever au-dessus de toi
vers d’autres choses ?
Oh j’aimerais tant la placer
près de n’importe quelle chose perdue dans le noir,
en un lieu étranger et calme, qui ne fait point écho
quand tes profondeurs vibrent,
Cependant, tout ce qui nous émeut, toi et moi,
nous prend tous deux comme un coup d’archet,
qui de deux cordes tire un seul son .
Sur quel instrument sommes-nous tendus ?
Et qui joue ainsi de nous avec une seule main ?
O doux chant.
Chant d’amour
Rainer Maria Rilke
Capusa06
"La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas.
La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer.
Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix.
Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment..."
_____________ Alexandra Julien
Coccyvette
J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil:
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
________________ Valentino Riad
Coccyvette
C'est dû à l'âge peut-être, ou à la fatigue, je ne sais pas.
Mais je suis arrivée à un point de ma vie où je laisse... laisse faire. Je laisse dire !
Je ne discute plus pour essayer de me faire comprendre ou de faire comprendre mes sentiments et mes émotions, ou mes peurs. Je laisse à chacun sa conviction et sa façon de penser. Je laisse faire, je le laisse dire... Mais surtout j'ai appris à laisser partir.
Ne pas utiliser de mot ne signifie pas ne pas voir et ne pas entendre. Le silence est souvent un signe de réflexion, d'évaluation... et de décision.
~Sofia Antiamo
De la page Recueil de textes
Coccyvette
"La vie est bien trop courte pour perdre son temps à se faire une place là où l’on en a pas, pour démontrer qu’on a ses chances quand on porte tout en soi, pour s’encombrer de doutes quand la confiance est là, pour prouver un amour à qui n’ouvre pas les bras, pour performer aux jeux de pouvoir quand on n’a pas le gout à ça, pour s’adapter à ce qui n’épanouit pas.
La vie est bien trop courte pour la perdre à paraître, s’effacer, se plier, dépasser, trop forcer.
Quand il nous suffit d’être, et de lâcher tout combat que l’on ne mène bien souvent qu’avec soi, pour enfin faire la paix, être en paix.
Et vivre. En faisant ce qu’on aime, auprès de qui nous aime, dans un endroit qu’on aime, en étant qui nous sommes, Vraiment."
Alexandra Julien
Coccyvette
MELANCOLIE
Elle était jeune et belle, elle était attirante.
Un regard caressant, une bouche tentante.
Je n'avais que mes mots pour tenter de lui plaire.
Et un âge avancé qu'il vaudrait bien mieux taire
Elle avait de beaux yeux, couleur de ces noisettes
Que l'on cueille à volo, sur les arbres, à l'automne,
Et des cheveux auburn couvrant toute sa tête
Comme celle d'une lionne, dont le feulement résonne,
Tout au loin dans la brousse. Légère et sans souci,
En courant sur les berges d'un canal assoupi,
Sous un soleil radieux, elle m'avait oublié,
Repoussé en douceur, chassé de ses pensées.
A moi il ne restait que le rêve et l'envie,
Mes chagrins, mon amour et puis surtout l'ennui.
Alphee
Capusa06
Larmes,
Ces larmes de joies éclaboussées de rire,
Qui n'en finissent pas dans nos délires,
Que l'on a provoquées lors d'évènements heureux
Dévoilant la profondeur de ces instants precieux.
Ces larmes sont aussi les mots qui ne se sont pas échappés,
Que l'on a retenus par pudeur ou par peur
Ces pensées et ces sentiments, à jamais noyés,
A jamais enfuis,délaissés,
De ceux qui sont souffrance ou douleur.
Ces larmes émues, tendrement affectueuses,
D'émotions, d'affinités généreuses.
Ces perles de Vie, découvrant notre âme,
Et qui la révèlent ,fragile ,habillée de charme.
Ces larmes qui condamnent,et pour seule arme,
Qui ne sont pas faiblesse,mais force et hardiesse.
Ces larmes qui soulagent,qui apaisent,
Dans la douleur,le malheur ou les drames..
Ces larmes dans les yeux seront toujours
L'oriflamme qui donne du sens à notre vécu.
Elles deviennent amertume, quand on est perdu
Et recèlent en elles, cet espoir d'amour.
Acrobatie du moment 💙..
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