
Coccyvette
" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur -
Capusa06
Tu me pousses au-delà de mes limites
et j’ai l’impression de vivre pleinement ma propre vie,
en toi je me suis rencontré
et j’ai regardé au-delà,
au-delà de toutes les limites imaginables.
J’ai regardé au fond de tes yeux
en essayant de te comprendre
mais j’ai vu tout ce que de moi
Je n’ai jamais voulu voir.
J’ai vu ma fragilité et mon insécurité
Ma culpabilité et mes complexes
mes peurs et mon intolérance
J’ai vu mes ténèbres et mes démons
alors, j’ai regardé encore plus loin
et au plus profond de mon cœur, une mer déchaînée,
un océan immense où plonger et se perdre
et là, au fond de mon âme, j’ai compris !
J’ai ressenti du plaisir et de la fierté
à comprendre ce que je ressens aujourd’hui
de savoir qui je suis aujourd’hui
Maintenant je sais que j’aime les bonnes choses
Je sais que j’aime tout ce que la vie m’offre
L’une d’elles, c’est toi.
<<<<<<<<<<<<<<< Paulo Coelho
Capusa06
Frisson d' Égée
Un vent fort éloigne les nuages du ciel.
Les rayons du soleil embrassent le corps.
L' horizon au loin brille.
La mer bleue se marie avec le ciel dans une cérémonie mystique.
Moment d' une beauté unique.
Lignes simples, lisses se dressent vers le ciel.
Souffle du vent qui assouplit la rudesse.
Lumière qui caresse les grèves comme les mains caressent la chair nue.
Un corps qui vibre, s' enflamme, se libère.
Voiles ouvertes dans le large me voyagent, me dérivent.
Je cherche des sentiments purs blancs enfouis dans les grottes des goélands de plein vent.
Pour qu' ils ouvrent les ailes et s' envolent dans le ciel bleu.
Un frisson embrasse mon corps.
Un souffle d' amour.
Comme un baiser éthéré d' un Dieu Olympien.
Κυριακή Κιουμούση
Coccyvette
J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil:
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
________________ Valentino Riad
Coccyvette
Avec le temps, j'ai arrêté de dialoguer avec ceux qui ne m'écoutaient pas et avec ceux qui voulaient toujours avoir raison.
J'ai aussi arrêté de chercher les gens qui ne me cherchaient jamais, de penser à ceux qui ne pensaient jamais à moi.
J 'ai commencé à faire ce qui me fait du bien, sans excès mais avec passion.
J 'ai commencé à faire confiance à mon intuition pour tout, pour chaque choix, pour chaque personne.
J'ai commencé à éviter les gens négatifs et j'ai commencé à fréquenter les rares personnes positives.
Parce que j'ai appris à me respecter et j'ai commencé à me mettre en premier.
Parce que je pense que je le mérite. "
- Meryl Streep -
Que la vie est belle
Coccyvette
" Ce sont des gens sans artifices qui vous sourient quand ils sont bien, et vont cacher leurs cicatrices parmi les fleurs de leurs jardins. Ils ont le coeur un peu fragile et la pudeur de leurs chagrins leur donne un doux regard tranquille un peu lointain " - Yves Duteil