
Coccyvette
Vieillissant, je ne me dis pas que les promenades en bord de mer seront de moins en moins nombreuses mais je me dis que les attaques de la nostalgie vont se faire de plus en plus fréquentes. Et c’est normal car j’ai plus de passé que d’avenir, donc dans l’équilibre de mon psychisme, il y a davantage de choses faites que de choses à faire. La tentation est grande de se laisser rattraper par le souvenir. Mais je veux encore me fabriquer des moments et non pas en revivre. Le jour où je vais disparaître, j’aurai été poli avec la vie car je l’aurai bien aimée et beaucoup respectée.
Je n’ai jamais considéré comme chose négligeable l’odeur des lilas, le bruit du vent dans les feuilles, le bruit du ressac sur le sable lorsque la mer est calme, le clapotis.
Tous ces moments que nous donne la nature, je les ai aimés, chéris, choyés. Je suis poli, voilà. Ils font partie de mes promenades et de mes étonnements heureux sans cesse renouvelés.
Le passé c’est bien, mais l’exaltation du présent, c’est une façon de se tenir, un devoir.
Dans notre civilisation, on maltraite le présent, on est sans cesse tendu vers ce que l’on voudrait avoir, on ne s’émerveille plus de ce que l’on a. On se plaint de ce que l’on voudrait avoir. Drôle de mentalité !
Se contenter, ce n’est pas péjoratif. Revenir au bonheur de ce que l’on a, c’est un savoir-vivre. »
▬ Dans son livre « Promenades en bord de mer et étonnements heureux » Olivier de Kersauson nous fait partager son amour de la vie....
suzon
L'étranger
Qui aimes-tu le mieux, homme énigmatique, dis ? ton père, ta mère, ta sœur ou ton frère ?
Je n’ai ni père, ni mère, ni sœur, ni frère.
Tes amis ?
Vous vous servez là d’une parole dont le sens m’est resté jusqu’à ce jour inconnu.
Ta patrie ?
J’ignore sous quelle latitude elle est située.
La beauté ?
Je l’aimerais volontiers, déesse et immortelle.
L’or ?
Je le hais comme vous haïssez Dieu.
Eh ! qu’aimes-tu donc, extraordinaire étranger ?
J’aime les nuages… les nuages qui passent… là-bas… là-bas… les merveilleux nuages !
Charles Baudelaire
Capusa06
"Le chagrin est une blessure qui demande de l'attention pour guérir. Afin d'aller jusqu'au bout de notre chagrin et de l'épuiser, nous devons affronter nos émotions dans un esprit d'ouverture et d'honnêteté, les exprimer, les libérer totalement et les accepter, quel que soit le temps que prendra notre blessure pour guérir. Nous craignons que le chagrin ne nous submerge si nous le reconnaissons. La vérité est que le chagrin dont on fait l'expérience se dissipe. Un chagrin non exprimé est un chagrin qui dure indéfiniment..."
________________ Judy Tatelbaum

alain
youtu.be/2BzH4T7ic-s
Gastibelza l'homme à la carabine
Chantait ainsi
Quelqu'un a-t-il connu Dona Sabine
Quelqu'un d'ici?
Chantez, dansez, villageois la nuit gagne
Le Mont Falu
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Quelqu'un de vous a-t-il connu Sabine
Ma Senora?
Sa mère était la vieille maugrabine d 'Antéquarra
Qui chaque nuit criait dans la Tour Magne
Comme un hibou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Vraiment la Reine eut, près d'elle, été laide
Quand vers le soir
Elle passait sur le pont de Tolède
En corset noir
Un chapelet du temps de Charlemagne
Ornait son cou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Le Roi disait en la voyant si belle
A son neveu
Pour un baiser, pour un sourire d'elle
Pour un cheveu
Infant Don Ruy, je donnerais l'Espagne
Et le Pérou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Je ne sais pas si j'aimais cette dame
Mais je sais bien
Que pour avoir un regard de son âme
Moi, pauvre chien
J'aurais gaiement passé dix ans au bagne
Sous les verrous
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Quand je voyais cette enfant moi le pâtre
De son canton
Je croyais voir la belle Cléopâtre
Qui, nous dit-on
Menait César Empereur d'Allemagne
Par le licou
Le vent qui vient à travers la montagne
Me rendra fou
Dansez, chantez, villageois, la nuit tombe
Sabine un jour
A tout vendu, sa beauté de colombe
Tout son amour
Pour l'anneau d'or du Comte de Saldagne
Pour un bijou
Le vent qui vient à travers la montagne
M'a rendu fou
G BRASSENS V HUGO

alain
Venez, vous dont l'œil étincelle
Pour entendre une histoire encore
Approchez, je vous dirai celle
De Doña Padilla del Flor
Elle était d'Alanje, où s'entassent
Les collines et les halliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Il est des filles à Grenade
Il en est à Séville aussi
Qui, pour la moindre sérénade
À l'amour demandent merci
Il en est que parfois embrassent
Le soir, de hardis cavaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Ce n'est pas sur ce ton frivole
Qu'il faut parler de Padilla
Car jamais prunelle espagnole
D'un feu plus chaste ne brilla
Elle fuyait ceux qui pourchassent
Les filles sous les peupliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Elle prit le voile à Tolède
Au grand soupir des gens du lieu
Comme si, quand on n'est pas laide
On avait droit d'épouser Dieu
Peu s'en fallut que ne pleurassent
Les soudards et les écoliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Or, la belle à peine cloîtrée
Amour en son cœur s'installa
Un fier brigand de la contrée
Vint alors et dit "me voilà"
Quelquefois les brigands surpassent
En audace les chevaliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Il était laid, les traits austères
La main plus rude que le gant
Mais l'amour a bien des mystères
Et la nonne aima le brigand
On voit des biches qui remplacent
Leurs beaux cerfs par des sangliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
La nonne osa, dit la chronique
Au brigand par l'enfer conduit
Aux pieds de Sainte Véronique
Donner un rendez-vous la nuit
À l'heure où les corbeaux croassent
Volant dans l'ombre par milliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Or quand, dans la nef descendue
La nonne appela le bandit
Au lieu de la voix attendue
C'est la foudre qui répondit
Dieu voulu que ses coups frappassent
Les amants par Satan liés
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
Cette histoire de la novice
Saint Ildefonse, abbé, voulut
Qu'afin de préserver du vice
Les vierges qui font leur salut
Les prieurs la racontassent
Dans tous les couvents réguliers
Enfants, voici des bœufs qui passent
Cachez vos rouges tabliers
G BRASSENS V HUGO
youtu.be/5CFP58544SM

alain
Mes chevaux n'ont pas faim
Ils mangeront pas ton foin
Adieu ma chère Polly
Je vais partir au loin
Ton père et ta mère
Me disent que j'n'ai pas le sou
Que je ne suis pas digne de vous
Non pas digne de vous
Mes parents ne t'aiment pas
Tu es pauvre Ils m'ont dit
Mais c'est ton amour
Que je veux mon ami
Alors viens avec moi Polly
Polly courir les champs
Nous n'avons besoin
Ni d'or ni d'argent
S'aimer est merveille
Se quitter douleur
Un amant infidèle
Est pire qu'un voleur
Un voleur ne vous prend
Que vos sous et votre or
Un amant infidèle
Vous mène jusqu'à la mort.
GRAEME ALLWRIGHT - LE FILS DU ROULIER
Coccyvette
Capusa06 a écrit :
Les gens proches ne sont pas forcément ceux auxquels on est uni par les liens du sang. Les proches, ce sont ceux avec qui l'on est en confiance, avec qui l'on se sent lié comme les doigts de la main. Ceux avec qui on agit par amour, et non par sens du devoir ou des responsabilités !
Chi Li- (Un homme bien sous tous rapports)
😍
Capusa06
Les gens proches ne sont pas forcément ceux auxquels on est uni par les liens du sang. Les proches, ce sont ceux avec qui l'on est en confiance, avec qui l'on se sent lié comme les doigts de la main. Ceux avec qui on agit par amour, et non par sens du devoir ou des responsabilités !
Chi Li- (Un homme bien sous tous rapports)
Coccyvette
Le contentement est une richesse naturelle, le luxe est une pauvreté artificielle. Socrate
“La grenouille de l'étang connaît peu le grand océan. Proverbe Zen
“Si vous recherchez la perfection, vous ne serez jamais satisfait. - Léon Tolstoï
“À l'instant où vous parlez d'une chose, vous manquez la cible. Proverbe Zen
“La vie n'a aucune obligation de nous donner ce que nous attendons. Margaret Mitchell
Capusa06
Parfois, il faut juste être capable d'accepter que certaines personnes ne sont qu'un morceau de vie, et non toute ta vie.
Il faut accepter que les gens changent, se désintéressent, ne donne plus de signe de vie, effacent leur mémoire comme un disque dur.
Accepter le fait que les messages, les appels, les lettres qui restent sans réponse signifient tout simplement qu'il faut tourner la page.
Un jour arrive où il faut accepter que la plupart des gens sont juste de passage, même si c'est très douloureux sur le moment. Des personnes que tu as adorées, en qui tu avais confiance.
Ce n’est pas tant la coupure qui fait mal, mais sa cicatrisation. Et plus la blessure est profonde, plus la guérison est longue. Mais la plaie finit toujours par se refermer. Toujours. Pourquoi n’en serait-il pas de même avec le cœur ?
Il faut comprendre que c'est la vie, impermanente et incertaine. Oui toutes les choses ont une fin !
Et tu continues, tu avances, car finalement, le meilleur reste toujours à venir...
~Auteur inconnu
