
Capusa06
Surtout, prends soin des personnes qui compteront pour toi, mon phénomène. Sans le vouloir, on les néglige souvent. On les fait passer après bien des urgences qui n'en sont pas. C'est une erreur dont on ne prend conscience que trop tard. Accorde du temps à ceux que tu aimes, pour savoir déceler chez eux le mensonge lorsqu'ils te diront que tout va bien, alors qu'en vérité ils auront juste besoin que tu les regardes dans les yeux et que tu les prennes dans tes bras. Sois toujours là pour ceux qui ont foi en toi et qui t'aiment pour celle que tu es. Comme eux te soutiendront les jours où tu te sentiras vaciller.
Claire Norton- (Le sens de nos pas)
Capusa06
Février
Voici que Février revient, plein de promesses,
Çà et là quelques fleurs s’ouvrent hâtivement ;
Il peut encor neiger, mais le grand froid régresse
Et l’on perçoit déjà des jours l’allongement.
Le printemps apparaît, le rude hiver s’achève ;
Par les champs, par les prés, dévalent les ruisseaux,
Le vieil arbre bourgeonne et se gorge de sève,
Bientôt, dans sa ramée, nicheront les moineaux.
Un soleil radieux inonde la colline,
Au jardin tout prend vie, tout cherche à émouvoir,
Et je sens, sous mes pas, tandis que je chemine,
La terre qui frémit et palpite d’espoir.
Isabelle Callis-Sabot
Capusa06
Regarde toujours la vie du bon côté, ma petite Alice, parce que d'un côté, il y a la routine qui rogne les ailes, les relations médiocres qui étouffent, les compromis qui mystifient, les certitudes qui immobilisent ... Mais de l'autre côté, il y a l'inattendu d'une rencontre, un rêve à poursuivre, et l'amour vrai, celui qui grandit.
Danièle Fossette- (La fabrique des petits bonheurs)
suzon
Il a dévalé la colline.
Ses pieds faisaient rouler des pierres.
Là-haut, entre les quatre murs,
La sirène chantait sans joie.
Il respirait l'odeur des arbres,
Il respirait de tout son corps.
La lumière l'accompagnait et lui faisait danser son ombre.
Pourvu qu'il me laisse le temps...
Il sautait à travers les herbes.
Il a cueilli deux feuilles jaunes gorgées de sève et de soleil.
Les canons d'acier bleu crachaient de courtes flammes de feu sec.
Pourvu qu'il me laisse le temps...
Il est arrivé près de l'eau, il y a plongé son visage.
Il riait de joie! Il a bu.
Pourvu qu'il me laisse le temps...
Il s'est relevé pour sauter
Pourvu qu'il me laisse le temps...
Une abeille de cuivre chaud l'a foudroyé sur l'autre rive.
Le sang et l'eau se sont mêlés
Il avait eu le temps de voir
Le temps de boire à ce ruisseau
Le temps de porter à sa bouche,
Deux feuilles gorgées de soleil.
Le temps de rire aux assassins,
Le temps d'atteindre l'autre rive,
Le temps de courir vers la femme.
Juste, le temps de vivre...
Boris Vian " Juste Le Temps De Vivre "