
Capusa06
Mes yeux font tomber la pluie
Qui s’abat en torrents sur mes joues,
Tout ce que j’ai dit n’est que du vent,
Poussière de mes vanités,
Entre envie du néant et du sublime
J’ai le virus du chagrin de ce monde
Et vain est mon espoir de guérison,
Quand l’intelligence se vend à bas prix,
Les hommes préfèrent jouer les imbéciles.
Coccyvette
Je ne sais pas ce que c’est que vivre une vie équilibrée..
Quand je suis triste, je ne pleure pas je coule à flots..
Quand je suis heureuse, je ne souris pas je rayonne..
Quand je suis en colère, je ne hurle pas je brûle..
L’avantage de ressentir les extrêmes c’est que quand j’aime je leur donne des ailes..
Mais ce n’est peut-être pas une si bonne chose parce qu' ils ont toujours tendance à partir et vous devriez me voir quand mon cœur est brisé..
Je n’ai pas du chagrin, je vole en éclats...
Rupi Kaur
Capusa06
Chaleur estivale
Sur la plage le parasol fermé pointe au firmament
Ma langue savoure les grains de sel sur mes lèvres moites
Mes pieds s’enfoncent dans le sable chaud
Le sommeil me guette
Le rêve m’attend
Le soleil grandit l’éternité de mes pensées.
Je répète jusqu’à l’hallucination les vers que tu as écrits pour moi,
une nuit à côté des étoiles.
Sous l’astre de l’été
je revis notre amour : colonne ivre du temple de l’éternité
Les saisons se succèdent
Et moi
je crois encore aux feux d’artifices.
Sybille Rembard, Beauté fractionnée, 2002
Coccyvette
J’ai recollé mon petit coeur
Morceau après morceau
Il n’avait plus la même saveur
Alors je l ai porté très haut
Pour qu’il soit à la même hauteur
Pour que quelqu’un le trouve beau
Et lui donne tout plein de bonheur
J’ai recollé mon petit coeur
Car il était tombé de haut
Il s’était même brisé d’ailleurs
En voulant croire ce qui était faux
Pourtant lui avait pleins de couleurs
Mais le noir est entré dans sa peau
Il n’y avait plus aucune chaleur
Alors j’ai recollé mon petit coeur
Pour le mener vers le nouveau
Lui montrer ce qu’est le bonheur
Le lui apporter, comme un cadeau
Marilyne ❣️
Capusa06
De cet amour ardent je reste émerveillée
Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent
Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.
Andrée Chedid
