
lila
Voilà la dictée est corrigée
Félicitations à vous tous
Le texte vous l'avez sans doute reconnu est de Jules Renard et tiré d"HISTOIRES NATURELLES"
La dinde
Elle se pavane au milieu de la cour, comme si elle vivait sous lâAncien RĂ©gime.
Les autres volailles ne font que manger toujours, nâimporte quoi. Elle, entre ses repas rĂ©guliers, ne se prĂ©occupe que dâavoir bel air. Toutes ses plumes sont empesĂ©es et les pointes de ses ailes raient le sol, comme pour tracer la route quâelle suit : câest lĂ quâelle sâavance et non ailleurs.
Elle se rengorge tant quâelle ne voit jamais ses pattes.
Elle ne doute de personne, et, dĂšs que je mâapproche elle s'imagine que je veux lui rendre mes hommages
DĂ©jĂ elle glougloute dâorgueil.
â Noble dinde, lui dis-je, si vous Ă©tiez une oie, jâĂ©crirais votre Ă©loge, comme le fit Buffon, avec une de vos plumes. Mais vous nâĂȘtes quâune dinde...
Jâai dĂ» la vexer, car le sang monte Ă sa tĂȘte. Des grappes de colĂšre lui pendent au bec. Elle a une crise de rouge. Elle fait claquer dâun coup sec lâĂ©ventail de sa queue et cette vieille chipie me tourne le dos.
lila
La dinde
Elle se pavane au milieu de la cour, comme si elle vivait sous lâAncien RĂ©gime.
Les autres volailles ne font que manger toujours, nâimporte quoi. Elle, entre ses repas rĂ©guliers, ne se prĂ©occupe que dâavoir bel air. Toutes ses plumes sont empesĂ©es et les pointes de ses ailes rayent le sol, comme pour tracer la route quâelle suit : câest lĂ quâelle sâavance et non ailleurs.
Elle se rengorge tant quâelle ne voit jamais ses pattes.
Elle ne doute de personne, et, dĂšs que je mâapproche elle s'imagine que je veux lui rendre mes hommages
DĂ©ja elle glougloute dâorgueil.
â Noble dinde, lui dis-je, si vous Ă©tiez une oie, jâĂ©crirais votre Ă©loge, comme le fit Buffon, avec une de vos plumes. Mais vous nâĂȘtes quâune dinde...
Jâai dĂ» la vexer, car le sang monte Ă sa tĂȘte. Des grappes de colĂšre lui pendent au bec. Elle a une crise de rouge. Elle fait claquer dâun coup sec lâĂ©ventail de sa queue et cette vieille chipie me tourne le dos.
lila
La dinde
Elle se pavane au milieu de la cour, comme si elle vivait sous lâAncien RĂ©gime.
Les autres volailles ne font que manger toujours, nâimporte quoi. Elle, entre ses repas rĂ©guliers, ne se prĂ©occupe que dâavoir bel air. Toutes ses plumes sont empesĂ©es et les pointes de ses ailes rayent le sol, comme pour tracer la route quâelle suit : câest lĂ quâelle sâavance et non ailleurs.
Elle se rengorge tant quâelle ne voit jamais ses pattes.
Elle ne doute de personne, et, dĂšs que je mâapproche elle s'imagine que je veuxlui rendre mes hommages
DĂ©ja elle glougloute dâorgueil.
â Noble dinde, lui dis-je, si vous Ă©tiez une oie, jâĂ©crirais votre Ă©loge, comme le fit Buffon, avec une de vos plumes. Mais vous nâĂȘtes quâune dinde...
Jâai du la vecser, car le sang monte Ă sa tĂȘte. Des grappes de colĂšre lui pendent au bec. Elle a une crise de rouge. Elle fait claquĂ© dâun coup sec lâĂ©ventail de sa queue et cette vielle chipi me tourne le dos.
