
juliana
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Permettez-moi, mesdames et messieurs les champions d'orthographe, avant que vous ne vous prononciez durant ce congrès extraordinaire sur la réforme de la conjugaison, de vous présenter mon bilan de dix années à la tête du gouvernement des mots. Vous savez que j'aime les fièvres rémittentes de la parole et que, avec des stylos, stylos-feutres, portemines, avec mes ramettes et mon sang d'encres, j'ai défendu sur des écritoires vernissés des apophtegmes nuancés et les apocopes spontanées. Oralement ou par écrit, que de mots aurais-je alignés ! Combien de substantifs bizarres et d'épithètes oubliés ai-je ressuscités ? Merci d'avoir écouté ou lu, même en ralant, celui qui vous parle aujourd'hui.
Rappelez-vous : ex cathedra j'ai réinséré les rastaquouères dans le tissu social, préservé les gipaètes barbus, favorisé l'installation de moucharabiers et la plantation de zinias non-pareils, redonner leur dignité aux sots-l'y-laisse et exporté continûment des cancoillottes très parfumés. Ma politique de construction a permis l'élévation de hardies ziggourats dont les gardiens se reconnaissent à leurs uniformes amarante, rouille ou écarlate. J'en conviens, j'aurais pu faire davantage pour la restauration des crins-crins éraflés et des cippes lézardées, et, dans le domaine de la santé, pour l'élimination des chalazions, des nævis et autres mots. Mais dussé-je me déjuger, cela eut-il été nécessaire ? Ce qui nous ramène, mesdames et messieurs, à la réforme de la conjugaison sur laquelle vous allez maintenant vous prononcer.
juliana
Bon week-end à tous.
Permettez-moi, medames et messieurs les champions d'orthographe, avant que vous ne vous prononciez durant ce congrès extraordinaire sur la réforme de la conjugaison, de vous présenté mon bilan de dix années à la tête du gouvernement des mots. Vous savez que j'aime les fièvres rémittantes de la parole et que, avec des stylos, stylos-feutres, portemines, avec mes ramettes et mon sang d'encres, j'ai défendu sur des écritoires vernissés des apophtegmes nuancées et les appocopes spontanées. Oralement ou par écrit, que de mots aurais-je alignés ! Combien de substantifs bizarres et d'épithètes oubliés ai-je ressuscités ? Merci d'avoir écouté ou lu, même en ralant, celui qui vous parle aujourd'hui.
Rappelez-vous : ex cathedra j'ai réinséré les rastaqouères dans le tissu social, préservé les gipaètes barbus, favorisé l'installation de moucharabiers et la plantation de zinias non-pareils, redonner leur dignité aux sots-l'y-laisse et exporté continûement des cancoillottes très parfumés. Ma politique de construction a permis l'élévation de hardies zigourats dont les gardiens se reconnaissent à leurs uniformes amarante, rouille ou écarlate. J'en conviens, j'aurais pu faire davantage pour la restauration des crins-crins éraflés et des cippes lézardées, et, dans le domaine de la santé, pour l'élimination des chalazions, des nævis et autres mots. Mais dussé-je me déjuger, cela eut-il été nécessaire ? Ce qui nous ramène, mesdames et messieurs, à la réforme de la conjugaison sur laquelle vous allez maintenant vous prononcer. (27 fautes)
lila
Réfugiés sur les talus humides du chemin de fer, les coquelicots regardent désormais passer les trains Il y a belle lurette, en effet, que les pesticides et autres désherbants les ont chassés des champs de blé d'antan où ils aimaient tant voisiner avec le bleuet.
Gentils coquelicots depuis si longtemps chantés par les poètes, ils n'ont pourtant fait de mal à personne ! Le pavot, ce malin a plus d'un tour dans son sac !
Autrefois, en Flandres, on lui a fait une réputation de 'buveur de sang', simplement pour faire peur aux petits enfants qui voulaient courir dans les champs de blé.
En Angleterre il est surnommé 'fleur de tonnerre' et malheur à qui le ceuille !
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