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L' AUTOMNE

andree - 15 septembre 2024 16:56

Il succède à l'été et précède l'hiver, mais l'automne n'est pas une saison comme les autres, il nous offre des paysages magnifiques, des couleurs chatoyantes, pléthore de feuilles mortes et aliments délicieux.
Source d'inspiration de nombreux poètes, l'automne est perçu comme le temps du bonheur tranquille et de la mélancolie créatrice mais aussi comme un moment propice à l'ennui et à la tristesse.
Pour pallier à cette monotonie mettez en valeur cette magnifique saison au travers de citations, poèmes, chansons ...
A vous, faites vous plaisir

L' AUTOMNE

Avatar andree

andree15 septembre 2024 16:56

Il succède à l'été et précède l'hiver, mais l'automne n'est pas une saison comme les autres, il nous offre des paysages magnifiques, des couleurs chatoyantes, pléthore de feuilles mortes et aliments délicieux.
Source d'inspiration de nombreux poètes, l'automne est perçu comme le temps du bonheur tranquille et de la mélancolie créatrice mais aussi comme un moment propice à l'ennui et à la tristesse.
Pour pallier à cette monotonie mettez en valeur cette magnifique saison au travers de citations, poèmes, chansons ...
A vous, faites vous plaisir

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

15 septembre 2024 18:56

En automne il est impératif d'augmenter les trucs et diminuer les machins

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andree

15 septembre 2024 18:35

Quel plaisir de vous lire ! Merci à tous 😍

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Avatar andree

andree

15 septembre 2024 18:28
2ALAIN a écrit :
L'automne m'ennuie
L'hiver me fatigue
Le printemps m'énerve
L'été m'exténue

Non ! ... 😰

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Avatar supernanette

supernanette

15 septembre 2024 18:06

Automne
L’Automne est arrivé : plus de soleil d’été.
L’Automne est arrivé : place aux cèpes et bolets.
Les feuilles qui s’envolent colorant les sentiers.
Le chant des rossignols égaie mes journées.
En marchant devient floue la tristesse de la vie
Me caressent les vents doux qui détendent mes plis.
Le bon air montagnard, la douceur de la pluie,
La profondeur du brouillard, la fraîcheur de la nuit.
Alors ces sensations laissent place aux émotions.
La science n’aura raison d’expliquer cette notion :
Le malheur, la misère, les pleurs et la rancœur,
S’envolent en poussière, sont chassés de mon cœur.
Mes sentiments humides, la tête dans les nuages,
Mon esprit devient vide, ma vie est un mirage.
Je suis tel une colombe sortant de sa coquille
S’émerveillant du monde, du soleil qui brille.
Lorsque les feuilles sont tombées,
Lorsque l’Automne est fini,
Les rossignols ont arrêté,
L’hiver me rappelle à la vie.
Irénée Michel-Deletie

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Avatar 2ALAIN

2ALAIN

15 septembre 2024 17:59

L'automne m'ennuie
L'hiver me fatigue
Le printemps m'énerve
L'été m'exténue

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Avatar marine

marine

15 septembre 2024 17:46

L'été tire à sa fin, encore une saison qui passe !

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Avatar Coccyvette

Coccyvette

15 septembre 2024 17:25

La couleur verte
tremble
entre les mains
de l’automne
La mort maquille
les feuilles
pour leurs noces
avec le givre
Un silence très ancien
se loge
dans la lumière
qui se tait
et le Temps jette
les heures insouciantes
dans un feu sans mémoire

Kamal Zerdoumi

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Avatar Capusa06

Capusa06

15 septembre 2024 17:12

Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.

L’Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;
Et voici que s’afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.

Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos
S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.

Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.

Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…

Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.

Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.

Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L’âme impure est pareille à la fille de joie.

Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.

L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,
S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.

Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le coeur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.

C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,
Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,
L’essence fine de la vie intérieure.

Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.

C’est la bonne saison, entre toutes féconde,
D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !

Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :

Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,
L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…

Magny-les-Hameaux, octobre 1894.

Albert Samain, Le chariot d’or

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Avatar andree

andree

15 septembre 2024 17:03

Dans le parc aux lointains voilés de brume, sous
Les grands arbres d’où tombe avec un bruit très doux
L’adieu des feuilles d’or parmi la solitude,
Sous le ciel pâlissant comme de lassitude,
Nous irons, si tu veux, jusqu’au soir, à pas lents,
Bercer l’été qui meurt dans nos coeurs indolents.
Nous marcherons parmi les muettes allées ;
Et cet amer parfum qu’ont les herbes foulées,
Et ce silence, et ce grand charme langoureux
Que verse en nous l’automne exquis et douloureux
Et qui sort des jardins, des bois, des eaux, des arbres
Et des parterres nus où grelottent les marbres,
Baignera doucement notre âme tout un jour,
Comme un mouchoir ancien qui sent encor l’amour.

Albert Samain, Le chariot d’or 🍁 🍂

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