DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
Les petits gestes attendrissants
Qui vous ouvrent le coeur en grand
Et vous sortent du désespoir
Les jours où le ciel est trop noir
Les petits gestes dérisoires
Un sourire, un simple regard
Mais qui repeignent la journée
Aux couleurs de votre amitié
Je les ai reçus en plein cœur
Vos petits mots semés de fleurs
Que je gardais comme un trésor
Aujourd'hui je les goûte encore
Vos petits gestes délicats
Qui caressaient du bout des doigts
Sur les plaies qui faisaient si mal
C'était du miel et du santal
Ces petits riens n'ont pas de prix
Il
s se posent comme un répit
Un petit air de délivrance
La musique au bout du silence
Et si toujours je m'en souviens
C'est qu'au plus lourd de mon chemin
Ils étaient là comme un repère
Une étoile sur le désert
Tous ces regards si émouvants
Ces gestes tendres et apaisants
Me retournaient l'âme à l'envers
Et quand le ciel s'est fait plus clair
Ces petits instants dérisoires
Toujours gravés dans ma mémoire
Avaient la couleur de l'oubli
De l'arc-en-ciel après la pluie
Et dans ces gestes sans histoire
Que rien n'avait laissé prévoir
J'ai puisé la force d'ouvrir
Ma fenêtre vers l'avenir..
Yves Duteil
Capusa
Je t'ai tant aimée
Il n’est rien de plus fort que l’onde qui avance
Ou le vol des nuées poussé par la tempête,
Le flux de ton amour m’a pris dans sa mouvance
Et les vents insolents n’en ont fait qu’à leur tête.
Je n’ai rien contrôlé des frissons et des rêves,
Qui ont nourri mon corps du printemps à l’hiver,
Je t’ai aimée à vie, sans condition, sans trêve,
Tu es l’ange qui a peuplé mon univers.
Un jour perdu, tu es partie aux heures sombres,
Et, depuis lors je fais l’amour à ton fantôme,
Ma peau s’enivre encor' des parfums de ton ombre
Que j’étreins chaque nuit au milieu de mes sommes.
Car ce que je ressens est plus qu’un sentiment,
C’est une force immense hissée haut en vertu,
Dont l’étendard ondoie sur les ailes du temps
Et qui te crie l’amour de mon cœur dévêtu.
Quand je m’envolerai sur les cheveux du vent
Pour aller me mêler à la cendre céleste,
J’emporterai l’éclair de tes yeux émouvants,
Il sera mon soleil pendant ma longue sieste.
(Zyablik Z)
Capusa
Blotti comme un oiseau .
Blotti comme un oiseau frileux au fond du nid,
Les yeux sur ton profil, je songe à l’infini…
Immobile sur les coussins brodés, j’évoque
L’enchantement ancien, la radieuse époque,
Et les rêves au ciel de tes yeux verts baignés !
Et je revis, parmi les objets imprégnés
De ton parfum intime et cher, l’ancienne année
Celle qui flotte encor dans ta robe fanée…
Je t’aime ingénument. Je t’aime pour te voir.
Ta voix me sonne au coeur comme un chant dans le soir.
Et penché sur ton cou, doux comme les calices,
J’épuise goutte à goutte, en amères délices,
Pendant que mon soleil décroît à l’horizon
Le charme douloureux de l’arrière-saison.
Albert Samain, Le chariot d’or
Capusa
L'étonnant, avec la jeunesse, c'est qu'on croit dix fois qu'elle est achevée. Et dix fois on découvre qu'il nous en restait une parcelle, une bribe oubliée dont on ne profitait plus vraiment, mais encore suffisamment vivace pour que nous souffrions de la sentir se détacher.
Maurice Druon
Capusa
Femme noire
Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre ; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au cœur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein cœur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or ronge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les racines de la vie.
Léopold Sédar Senghor, Chants d'ombre
Capusa
Arrière saison
Noces de l’ombre et du flamboyant
Tordent la main étroite du temps.
Une lézarde dans les brisants de ma mémoire.
Les ombres du passé renaissent sur ma route.
Au coeur de l’arrière saison
La douceur de l’abandon.
Une odeur de cannelle fraîche
Inonde ma mémoire élimee.
Tout est si chaud dans le silence de mon coeur.
Chaque grain de lumière s’accorde à mon humeur.
Sur le rouge poudroyant, les secondes cuivrées
Me rappellent l’épuisement d’en finir avec l’infini.
Au coeur de l’arrière saison
Le baume du doute s’apaise.
Au fil des aubes, son visage
Tournoie en nuées ardentes.
Coccyvette
Dépêchez-vous de vivre, dépêchez-vous d'aimer ! Nous croyons toujours avoir le temps, mais ce n'est pas vrai. Un jour nous prenons conscience que nous avons franchi le point de non-retour, ce moment où l'on ne peut plus revenir en arrière. Ce moment où l'on se rend compte qu'on a laissé passer sa chance. ~ Paulo Coelho
Capusa
Dans la tasse à café du café du commerce
Dans la tasse à café du Café du Commerce
Le marc a de l’audace à peindre l’avenir.
Dehors le temps est gris, voici qu’il pleut à verse,
Je remue en douceur le noir du souvenir.
Le marc a de l’audace à peindre l’avenir,
Je t’espère, angoissé, je sais que c’est ton heure.
Je remue en douceur le noir du souvenir,
Sur le tabouret rouge un doute affreux m’effleure.
Je t’espère, angoissé, je sais que c’est ton heure,
Tu franchiras le seuil pour t’offrir un café.
Sur le tabouret rouge un doute affreux m’effleure,
Si ton désir n’était que de te réchauffer.
Tu franchiras le seuil pour t’offrir un café,
Je caresse le zinc pour qu’il me porte chance.
Si ton désir n’était que de te réchauffer,
Je brûlerais tes mains de mon cœur qui se lance.
Je caresse le zinc pour qu’il me porte chance,
J’ai vu des jours si gris glisser sur ce comptoir.
Je brûlerais tes mains de mon cœur qui se lance,
Tu pourrais le brandir ainsi qu’un encensoir.
J’ai vu des jours si gris glisser sur ce comptoir ;
Un café brûle moins que le feu de mon rêve,
Tu pourrais le brandir ainsi qu’un encensoir,
Ô prêtresse farouche au doux regard sans trêve.
Un café brûle moins que le feu de mon rêve ;
Que ton cœur est léger et mon soupir si lourd,
Ô prêtresse farouche au doux regard sans trêve,
Je m’arrête un instant et j’y vois de l’amour.
Que ton cœur est léger et mon soupir si lourd ;
Tu m’arrives enfin – te voir me bouleverse –
Je m’arrête un instant et j’y vois de l’amour
Dans la tasse à café du Café du Commerce.
Paul Jomon
Capusa
Le torrent de mon enfance
Dans le torrent
De mon enfance
Je regarde partir
Dans l’eau vive
Mon radeau
Pas trop vite
Je le retiens
Dans le torrent
De mon enfance
Mes pieds s’amusent
De l’eau glacée
Aux galets chauds
Dans le torrent
De mon enfance
Ma tête s’aère
À la recherche
De la brise fraîche
Dans le torrent
De mon enfance
Les clapotis bercent
Mon esprit
Vagabond
Dans le torrent
De mon enfance
Mes doigts s’émerveillent
Dans les cordages
Les voiles d’un feuillage
Dans le torrent
De mon enfance
Mon père, ma mère
M’encouragent
Pour le grand voyage
Poète amateur
