DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
- 1 février 2020 21:54
DES BEAUX TEXTES, DES BELLES PENSÉES, DES BEAUX MOTS, DES RÉCITS, DES POÉSIES, CITATIONS ET PROVERBES
1 février 2020 21:54

Capusa
"De cet amour ardent je reste émerveillée
Je reste émerveillée
Du clapotis de l’eau
Des oiseaux gazouilleurs
Ces bonheurs de la terre
Je reste émerveillée
D’un amour
Invincible
Toujours présent
Je reste émerveillée
De cet amour
Ardent
Qui ne craint
Ni le torrent du temps
Ni l’hécatombe
Des jours accumulés
Dans mon miroir
Défraîchi
Je me souris encore
Je reste émerveillée
Rien n’y fait
L’amour s’est implanté
Une fois
Pour toutes.
De cet amour ardent je reste émerveillée.
Andrée Chedid (Printemps des poètes 2007)
Capusa
Par un jour de ciel gris, est née une romance,
A l’abri, sous un parapluie, la mélodie
Des gouttes d’eau, de deux cœurs, en attirance,
Et, bras dessus-dessous, ainsi, l’amour... fleurit !
Tombe la pluie, en caresses sur les visages,
S’infiltre, aux sillons des rides sans âge,
Y laissant trace, d’une douce accalmie,
Cristalline, glisse aux joues, en harmonie…
Ô douce pluie ! Ruisselle, au cœur amoureux !
Timide, est sa floraison, regards langoureux…
Galante, est sa promenade sur le chemin,
En ondées joyeuses, elle se chante, en refrain…
On n’oublie alors, ce qui est désagrément,
Quand soupire, un jour de pluie, au cœur, des amants,
Une douce éclaircie, après des orages,
Où se dessine, un arc en ciel, à son sillage…
Un parfum d’amour, imprègne alors deux corps,
En de doux frissons, pour de beaux jours encore,
Qui fait naître aux cœurs chauds, rayons de soleil,
Et délivre baisers, aux ivresses sensuelles…
On aime alors, ce temps de pluie, son ciel trop gris,
L’amour éloigne ainsi, triste mélancolie !
On s’enivre, d’être deux ! Et , même tremblant,
D’unir les corps, sous l’averse des sentiments…
Flic…floc… chantonne la pluie, en clapotis,
En ce jour de grisaille, l’amour s’épanouit…
Protège les amoureux, chasse, triste mine !
Des lèvres douces, se cherchent, se butinent…
Flic…floc, font les gouttes, sur une bouche, un nez !
Mouillent les yeux, de belles perles de rosées,
Bras dessous, bras dessus, tendrement enlacés,
Ils font fit de la pluie, et ne pense qu’à s’aimer…
Corinne
Capusa
L’automne
Voici venu le froid radieux de septembre :
Le vent voudrait entrer et jouer dans les chambres ;
Mais la maison a l’air sévère, ce matin,
Et le laisse dehors qui sanglote au jardin.
Comme toutes les voix de l’été se sont tues !
Pourquoi ne met-on pas de mantes aux statues ?
Tout est transi, tout tremble et tout a peur ; je crois
Que la bise grelotte et que l’eau même a froid.
Les feuilles dans le vent courent comme des folles ;
Elles voudraient aller où les oiseaux s’envolent,
Mais le vent les reprend et barre leur chemin
Elles iront mourir sur les étangs demain.
Le silence est léger et calme ; par minute
Le vent passe au travers comme un joueur de flûte,
Et puis tout redevient encor silencieux,
Et l’Amour qui jouait sous la bonté des cieux
S’en revient pour chauffer devant le feu qui flambe
Ses mains pleines de froid et ses frileuses jambes,
Et la vieille maison qu’il va transfigurer
Tressaille et s’attendrit de le sentir entrer.
Anna de Noailles, Le coeur innombrable
