
Josephine22
Seigneur, me voici...
J arrive de lointaine Bretagne
Oh...ma barque est belle
Parmi les bleuets et les dauphins..
Les brumes y sont plus roses
Que les toits de l Espagne
Je viens d un pays de marins,
Les rêves sur les vagues
Sont de jeunes rameurs
Qui vont aux îles bienheureuses
De la grande Mer du Nord.
Je viens d un pays musicien
Liesses, colères et remords
Amènent les vents hurleurs
Sur le clavier des ports.
SOLO
Xavier GRALL...poète breton
Marguerite32
Poème de Catou
Les vrais amis
Nous rencontrons des gens dans la vie
puis un jour ils sont nos amis
Quelque fois nous découvrons a l'intérieur d'eux
ce que c'est le bonheur d'être heureux
Même que souvent ces personnes
ont pour mission de nous faire entendre raison
Ces être humains nous donnes l'espoir
de voir la clarté dans le noir
Les vrais amis ont une oreille bien attentive
apprendre à les écouter
nous aides à avancer
Nous partageons avec ces merveilleuses
personnes nos plus grandes passions
qui nous donnes tant d'émotions
pour nous cette amitié vaut son pesant d'or
car elle nous apporte tant de trésors
Josephine22
Ciel sans nuages, monde étoilé de bruyères,
Pourpre digitale, genêt jaune...
Nous deux nous frayant passage au centre,
Secouant le miel, foulant les parfums.
Les foules d abeilles sont ivres de trèfle
Les foules d alouettes chantent mâtines attardées,
Et remercient le Seigneur pour cette vie si belle.
Jean INGELOW poète Anglais
un peu de douceur en ce dimanche de grisaille 😊
Josephine22
Pour notre Ami Lhuron...en attendant son retour
Les vieux de chez moi ont des îles dans les yeux.
Leurs mains crevassées par des chasses marines,
Et leurs veines éclatées de leurs pupilles bleues,
Portent les songes des frêles brigantines.
Les vieux de chez moi ont vaincu les récifs d Irlande.
Retraités usant les bancs au Levant des chaumières,
Leurs dents machonnant des refrains de Marie Galante.
Xavier GRALL poète Breton 1930/1981
LILAS
La Panthère
(Jardin des Plantes, Paris)
Son regard du retour éternel des barreaux
s’est tellement lassé qu’il ne saisit plus rien.
Il ne lui semble voir que barreaux par milliers
et derrière mille barreaux, plus de monde.
La molle marche des pas flexibles et forts
qui tourne dans le cercle le plus exigu
paraît une danse de force autour d’un centre
où dort dans la torpeur un immense vouloir.
Quelquefois seulement le rideau des pupilles
sans bruit se lève. Alors une image y pénètre,
court à travers le silence tendu des membres -
et dans le cœur s’interrompt d’être.
(Traduction Claude Vigée.)
