
LILAS
Un avant-goût de Noël
Noël - Théophile Gautier
Le ciel est noir, la terre est blanche ;
â Cloches, carillonnez gaĂźment ! â
JĂ©sus est nĂ© ; â la Vierge penche
Sur lui son visage charmant.
Pas de courtines festonnées
Pour prĂ©server lâenfant du froid ;
Rien que les toiles dâaraignĂ©es
Qui pendent des poutres du toit.
Il tremble sur la paille fraĂźche,
Ce cher petit enfant Jésus,
Et pour lâĂ©chauffer dans sa crĂšche
LâĂąne et le bĆuf soufflent dessus.
La neige au chaume coud ses franges,
Mais sur le toit sâouvre le ciel,
Et, tout en blanc, le chĆur des anges
Chante aux bergers : « Noël ! Noël ! »
lila
"Un verbe", trĂšs beau texte de Grand Corps Malade
"Un regard, une rencontre, un été, un sourire
Un numéro, un mail, une attente, un souvenir
Un appel, une voix, un début, un rencard
Un horaire, un endroit, une venue, un espoir
Une terrasse, un café, un dialogue, un moment
Un soleil, une lumiĂšre, un cĆur, un battement
Une seconde, une minute, une heure, un plaisir
Un au-revoir, une prochaine, une promesse, un désir
Un aprÚs, une durée, une patience, un silence
Un doute, un pourquoi, un regret, une distance
Un retour, une surprise, un déluge, une marée
Une suite, une envie, un projet, une soirée
Une pleine lune, une virée, un instant, une pulsion
Un frĂŽlement, un baiser, une magie, un frisson
Un accord, un avenir, une force, une destinée
Une étoile, un poÚme et un verbe, aimer."
Josephine22
Je reviendrai
Pour TOI
Pour Moi
Pour Nous
Avec un cĆur plus pur
Des lĂšvres plus ouvertes Ă l esprit..
Que je saurai dire
D une voix plus claire
Plus proche de mes pensées ,
Et cette vérité viendra se révéler :
Désormais Ton Regard.
Khalil GIBRAN
Chrétien maronite
(Influence des soufis )
Josephine22
Là , au milieu du pavé, il était midi,...un grand soleil..
Une créature dansait...une créature si belle que Dieu l'eût préférée à la Vierge, et l'eût choisie pour sa mÚre, et eût voulu naßtre d'elle, si elle eût existé quand il se fßt homme.
NOTRE-DAME DE PARIS...Esmeralda
Victor HUGO
lila
C'est une chose étrange à la fin que le monde
Un jour je m'en irai sans en avoir tout dit
Ces moments de bonheur ces midis d'incendie
La nuit immense et noire aux déchirures blondes
Rien n'est si prĂ©cieux peut-ĂȘtre qu'on le croit
D'autres viennent Ils ont le cĆur que j'ai moi-mĂȘme
Ils savent toucher l'herbe et dire je vous aime
Et rĂȘver dans le soir oĂč s'Ă©teignent des voix
D'autres qui referont comme moi le voyage
D'autres qui souriront d'un enfant rencontré
Qui se retourneront pour leur nom murmuré
D'autres qui lĂšveront les yeux vers les nuages
II y aura toujours un couple frémissant
Pour qui ce matin-lĂ sera l'aube premiĂšre
II y aura toujours l'eau le vent la lumiĂšre
Rien ne passe aprĂšs tout si ce n'est le passant
ARAGON, Les Yeux et la mémoire (1954)
Josephine22
L amitiĂ©, c est ĂȘtre frĂšre et sĆur, deux Ăąmes qui se touchent, sans se confondre, les deux doigts de la main.
L'amour c est ĂȘtre deux et n ĂȘtre qu'un..un homme et une femme qui se fondent en un ange..
C est le ciel.
Extrait de NOTRE DAME DE PARIS
Victor HUGO
lila
« Jâai atteint un point de ma vie oĂč les disputes ont perdu de leur charme. Je suis Ă la recherche de la vĂ©ritable essence de la paix, choisissant de valoriser ma sĂ©rĂ©nitĂ© plutĂŽt que l'impulsion de gagner Ă tout prix. J'ai appris que la tranquillitĂ© est un plus grand triomphe que n'importe quelle dispute. "
- Keanu Reeves
LILAS
REMĂMORATIONS D'AMIS BELGES
A des heures et sans que tel souffle lâĂ©meuve
Toute la vétusté presque couleur encens
Comme furtive dâelle et visible je sens
Que se dĂ©vĂȘt pli selon pli la pierre veuve Flotte ou semble par soi nâapporter une preuve
Sinon dâĂ©pandre pour baume antique le temps
Nous immémoriaux quelques-uns si contents
Sur la soudaineté de notre amitié neuve à trÚs chers rencontrés en le jamais banal
Bruges multipliant lâaube au dĂ©funt canal
Avec la promenade Ă©parse de maint cygne Quand solennellement cette citĂ© mâapprit
Lesquels entre ses fils un autre vol désigne
A prompte irradier ainsi quâaile lâesprit.
Stéphane Mallarmé
petitcanari
Alain GUERIN
La confiance en soi
Comme un jeu gratuit
La vie m'a appris
Jouer cash - sans impasse
Un engagement écrit
A la recherche d'un idéal
Peut-ĂȘtre un peu original
Sans copier - Réciter
Un peu d'authenticité
Depuis la nuit des temps
Les hommes sont tous différents
Les générations se succÚdent
Tourne la roue de l'entraide
Assures bien tes pas
Pour avancer - Grandis toi
C'est une question de confiance
Pour courir ta chance
L'important c'est pas la Joconde
Mais ce qui fait tourner le monde
C'est pas le résultat
Mais la passion au fond de soi
Tu peux faire ce que tu veux
Mais toujours de ton mieux
Une aptitude au bonheur
Ton projet atout coeur
Tout homme est responsable
Des galĂšres de son temps
Pas de recette miracle
Pour franchir ces obstacles
Des multiples paysages
J'en garde les images
Humes le parfum des souvenirs
Pour construire ton avenir
On se dit c'est pas grand chose
Mais c'est mon rĂȘve - ma cause
Crois en toi - Tiens les rĂȘnes
Pour ĂȘtre toujours le mĂȘme
Au départ c'est une idée
Maintenant c'est trop sacré
Elle grandit si tu l'arroses
Pas envie de faire autre chose
L'important c'est pas la Joconde
Mais ce qui fait tourner le monde
C'est pas le résultat
Mais la passion au fond de toi
Tu peux faire ce que tu veux
Mais toujours de ton mieux
Une aptitude au bonheur
Ton projet atout coeur
Si tu crois en toi .... đ
Josephine22
Seigneur, me voici,
C est moi,
Je viens de petite Bretagne..
Mon hĂ vre sac est lourd de rimes,
De chagrins et de larmes.
J ai marché jusqu'à votre grand Pays..
Ce fût, ma foi, un long voyage.
TrouvĂšre,
J ai marché par les villes
Et les bourgades
François Villon dormait dans une auberge
A Montfaucon.
Dans les Ardennes, des corbeaux et des hĂȘtres,
Rimbaud interpellait les écluses, les canaux, et les fleuves.
Verlaine pleurait comme une veuve
Dans un bistrot de Lorraine.
SOLO
Xavier GRALL
j'aime beaucoup l originalité et la simplicité de ces vers.
Marguerite32
Les roses sont rouges,
Les violettes sont bleues,
Les soucis sont orange,
Le soleil jaune a la main verte,
Les clochettes ne sonnent pas,
Les lupins volent le sol riche,
Les iris brillent dans les yeux,
Marguerite, le parfum des je tâaime.
â StĂ©phen Moysan
Stances : Croquis sur l'amour
