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🐞 CITATIONS,TEXTES,POÉSIES,CHANTS QUE VOUS AIMEZ 🐞

lila - 3 mars 2020 17:29

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lila3 mars 2020 17:29

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lila

29 mars 2021 08:39

LES NOURRITURES TERRESTRES JO

- Deux dindes truffées, Garrigou ?...
- Oui, mon révérend, deux dindes magnifiques bourrées de truffes. J'en sais quelque chose, puisque c'est moi qui ai aidé à les remplir. On aurait dit que leur peau allait craquer en rôtissant, tellement elle était tendue...
- Jésus-Maria ! moi qui aime tant les truffes !... Donne moi vite mon surplis, Garrigou... Et avec les dindes, qu'est-ce que tu as encore aperçu à la cuisine ?...
- Oh ! toutes sortes de bonnes choses... depuis midi nous n'avons fait que plumer des faisans, des huppes, des gelinottes, des coqs de bruyère. La plume en volait partout... Puis de l'étang on a apporté des anguilles, des carpes dorées, des truites, des...
- Grosses comment, les truites, Garrigou ?
- Grosses comme ça, mon révérend... Énormes !...
- Oh ! Dieu ! Il me semble que je les vois... As-tu mis le vin dans les burettes ?
- Oui, mon révérend, j'ai mis le vin dans les burettes...
Mais dame ! Il ne vaut pas celui que vous boirez tout à l'heure en sortant de la messe de minuit. Si vous voyiez cela dans la salle à manger du château, toutes ces carafes qui flambent pleines de vins de toutes les couleurs... Et la vaisselle d'argent, les surtouts ciselés, les fleurs, les candélabres !...
Alphonse Daudet

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Josephine22

29 mars 2021 08:19

LA BELLE VIE
Quand la vie a fini de jouer
La mort remet tout en place
La vie s amuse
La mort fait le menage
Peu importe la poussiere qu elle cache sous le tapis..
Il y a tant de belles choses qu elle oublie...

poeme dans FATRAS ( 1966)
JACQUES PREVERT

et aussi..

LA VIE EST BELLE
JE ME TUE A VOUS LE DIRE
DIT LA FLEUR
ET ELLE MEURT...

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Josephine22

28 mars 2021 16:20
lila a écrit :
Aznavour avait écrit cette chanson pour Hallyday mais Thierry Le Luron la chantait aussi
Le texte est de Jacques Plante

merci LILA

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Josephine22

28 mars 2021 16:18

un autre extrait :

Vous etes venue
une apres midi chaude dans les avenues
sous une ombrelle blanche
avec un air etonne..serieux
un peu
penche comme mon enfance
vous etes venue sous une ombrelle blanche.

avec toute la surprise
inesperee d etre venue et d etre blonde
de vous etre soudain
mise sur mon chemin

et soudain d apporter la fraicheur de vos mains
avec dans vos cheveux tous les ete du monde.

vous etes venue..
tout mon reve au soleil
n aurait jamais ose vous esperer si belle...
et pourtant tout de suite je vous ai reconnue...

ALAIN FOURNIER
Poemes de Jeunesse

il tombera aux EPARGES en septembre 1914..a l epoque de la rentree des classes
il allait avoir 28 ans

a LA CHAPELLE D ANGILLON je n ai pas trouve la trace du GRAND MEAULNES..la campagne est belle....
la reconstitution de l ECOLE du roman est dans un village a cote...

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Josephine22

28 mars 2021 15:59
lhuron a écrit :
MERCI toutes les deux :
d'Alain FOURNIER , je ne connaissais que le Grand Meaulnes ,: j'ignorais qu'il avait flirté avec ERATO .
LILA : très beau texte de PÉGUY , mais le suivant , qui est l'auteur ?

c est un extrait du poeme A TRAVERS LES ETES
il n est pas le plus beau ..mais le plus important parce que il evoque l evenement de sa vie
qui a catalyse la creation du GRAND MEAULNES : sa rencontre avec YVONNE DE QUIEVRECOURT en 1905..qui sera l heroine du roman.YVONNE DE GALAIS ..qu il ecrira 5 ans plus tard.

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lila

28 mars 2021 15:55

Écoutez-la sur You tube

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lila

28 mars 2021 15:52

Aznavour avait écrit cette chanson pour Hallyday mais Thierry Le Luron la chantait aussi
Le texte est de Jacques Plante

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Avatar Josephine22

Josephine22

28 mars 2021 15:48
lhuron a écrit :
SOUVENIR DU PAYS DE FRANCE .

Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma sœur qu'ils étaient beaux les jours
De France !
Ô mon pays , sois mes amours
Toujours !

Te souvient - il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière ,
Nous pressait sur son cœur joyeux ,
Ma chère ?
Et nous baisions ses blancs cheveux
Tous deux .

Ma sœur , te souvient - t - il encore
Du château que baignait la Dore ;
Et de cette tant vieille tour
Du Maure ,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour ?

Te souvient - il du lac tranquille
Qu'effleurait l'hirondelle agile ,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile ,
Et du soleil couchant sur l'eau ,
Si beau ?

Oh ! qui me rendra mon Hélène ,
Et ma montagne , et mon grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine :
Mon pays sera mes amours
Toujours .

François René de CHATEAUBRIAND :Poésies diverses , nostalgie .

Voici un très très grand Monsieur , monarchiste légitimiste , mais
immense écrivain ,honnête , qualité rare . Son épopée , " LES MARTYRS "une fois dépoussiérée de son influence homérique et de son inspiration sulpicienne , reste un chef d'œuvre du roman historique .

MAGNIFIQUE poesie de CHATEAUBRIAND que j aime beaucoup
il y decrit son chateau de COMBOURG avec le tres beau lac et un parc avec des grands arbres
promenade tres romantique!!!
MERCI LHURON
en aurais tu d autre du meme genre du melme auteur ?

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Avatar Josephine22

Josephine22

28 mars 2021 15:42
lila a écrit :
Charles Péguy
Etoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape
Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine. Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l'océan de notre immense peine.
Un sanglot rôde et court par-delà l'horizon.
A peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d'appel.
L'épaisse église semble une basse maison.
Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.
Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces tçavaux
Un reposoir sans fin pour l'âme solitaire^
Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D'un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus

[proches.

Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n'avançons jamais que d'un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille

Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille

Ont appris ce que c'est que d'être familiers,

Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,

Vers un dernier carré, le soir d'une bataille.

Nous sommes nés pour vous au bord de ce plateau,

Dans le recourbement de notre blonde
Loire,

Et ce fleuve de sable et ce fleuve de gloire

N'est là que pour baiser votre auguste manteau.

Nous sommes nés au bord de ce vaste plateau,

Dans l'antique
Orléans sévère et sérieuse,

Et la
Loire coulante et souvent limoneuse

N'est là que pour laver les pieds de ce coteau.

Nous sommes nés au bord de votre plate
Beauce

Et nous avons connu dès nos plus jeunes ans

Le portail de la ferme et les durs paysans

Et l'enclos dans le bourg et la bêche et la fosse.

Nous sommes nés au bord de votre
Beauce plate
Et nous> avons connu dès nos premiers regrets
Ce que peut receler de désespoirs secrets
Un soleil qui descend dans un ciel écarlate
Et qui se couche au ras d'un sol inévitable
Dur comme une justice, égal comme une barre,
Juste comme une loi, fermé comme une mare,
Ouvert comme un beau socle et plan comme une table.

Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d'un seul enlèvement,
Et d'une seule source et d'un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.

Tour de
David voici votre tour beauceronne.
C'est l'épi le plus dur qui soit jamais monté
Vers un ciel de clémence et de sérénité,
Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.

Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu'au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir....

tres beau poeme de CHARLES PEGUY

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Avatar Josephine22

Josephine22

28 mars 2021 15:41
lila a écrit :
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si vous y tenez autant que moi
Prenons rendez-vous
Un jour n'importe où
Je promets que j'y serai sans faute
Noël comme à la pentecôte
A Rio de Janeiro ou à Moscou
Plus on est de fous
Plus on rit de tout
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
J'y tiens beaucoup
Nous reverrons un jour ou l'autre
Le monde est petit profitons-en
Si votre chemin
Passe le mien
Ma roulotte croisera la vôtre
Comme il ne faut pas tenter le diable
En disant à la prochaine fois
Faites comme moi
En croisant les doigts
Ou si vous trouvez ça préférable
Touchons du bois
Le hasard souvent fait bien les choses
Surtout quand on peut l'aider un peu
Une étoile passe, et je fais un vœu
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si Dieu le veut

tres beau texte...c est une chanson ,,? de qui ?
merci LILA

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Avatar lhuron

lhuron

28 mars 2021 14:12

SOUVENIR DU PAYS DE FRANCE .

Combien j'ai douce souvenance
Du joli lieu de ma naissance !
Ma sœur qu'ils étaient beaux les jours
De France !
Ô mon pays , sois mes amours
Toujours !

Te souvient - il que notre mère,
Au foyer de notre chaumière ,
Nous pressait sur son cœur joyeux ,
Ma chère ?
Et nous baisions ses blancs cheveux
Tous deux .

Ma sœur , te souvient - t - il encore
Du château que baignait la Dore ;
Et de cette tant vieille tour
Du Maure ,
Où l'airain sonnait le retour
Du jour ?

Te souvient - il du lac tranquille
Qu'effleurait l'hirondelle agile ,
Du vent qui courbait le roseau
Mobile ,
Et du soleil couchant sur l'eau ,
Si beau ?

Oh ! qui me rendra mon Hélène ,
Et ma montagne , et mon grand chêne ?
Leur souvenir fait tous les jours
Ma peine :
Mon pays sera mes amours
Toujours .

François René de CHATEAUBRIAND :Poésies diverses , nostalgie .

Voici un très très grand Monsieur , monarchiste légitimiste , mais
immense écrivain ,honnête , qualité rare . Son épopée , " LES MARTYRS "une fois dépoussiérée de son influence homérique et de son inspiration sulpicienne , reste un chef d'œuvre du roman historique .

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Avatar lhuron

lhuron

28 mars 2021 13:47

MERCI toutes les deux :
d'Alain FOURNIER , je ne connaissais que le Grand Meaulnes ,: j'ignorais qu'il avait flirté avec ERATO .
LILA : très beau texte de PÉGUY , mais le suivant , qui est l'auteur ?

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Avatar lila

lila

28 mars 2021 13:37

Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si vous y tenez autant que moi
Prenons rendez-vous
Un jour n'importe où
Je promets que j'y serai sans faute
Noël comme à la pentecôte
A Rio de Janeiro ou à Moscou
Plus on est de fous
Plus on rit de tout
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
J'y tiens beaucoup
Nous reverrons un jour ou l'autre
Le monde est petit profitons-en
Si votre chemin
Passe le mien
Ma roulotte croisera la vôtre
Comme il ne faut pas tenter le diable
En disant à la prochaine fois
Faites comme moi
En croisant les doigts
Ou si vous trouvez ça préférable
Touchons du bois
Le hasard souvent fait bien les choses
Surtout quand on peut l'aider un peu
Une étoile passe, et je fais un vœu
Nous nous reverrons un jour ou l'autre
Si Dieu le veut

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Avatar lila

lila

28 mars 2021 11:59

Charles Péguy
Etoile de la mer voici la lourde nappe
Et la profonde houle et l'océan des blés
Et la mouvante écume et nos greniers comblés,
Voici votre regard sur cette immense chape
Et voici votre voix sur cette lourde plaine
Et nos amis absents et nos cœurs dépeuplés,
Voici le long de nous nos poings désassemblés
Et notre lassitude et notre force pleine. Étoile du matin, inaccessible reine,
Voici que nous marchons vers votre illustre cour,
Et voici le plateau de notre pauvre amour,
Et voici l'océan de notre immense peine.
Un sanglot rôde et court par-delà l'horizon.
A peine quelques toits font comme un archipel.
Du vieux clocher retombe une sorte d'appel.
L'épaisse église semble une basse maison.
Ainsi nous naviguons vers votre cathédrale.
De loin en loin surnage un chapelet de meules,
Rondes comme des tours, opulentes et seules
Comme un rang de châteaux sur la barque amirale.
Deux mille ans de labeur ont fait de cette terre
Un réservoir sans fin pour les âges nouveaux.
Mille ans de votre grâce ont fait de ces tçavaux
Un reposoir sans fin pour l'âme solitaire^
Vous nous voyez marcher sur cette route droite,
Tout poudreux, tout crottés, la pluie entre les dents.
Sur ce large éventail ouvert à tous les vents
La route nationale est notre porte étroite.

Nous allons devant nous, les mains le long des poches,
Sans aucun appareil, sans fatras, sans discours,
D'un pas toujours égal, sans hâte ni recours,
Des champs les plus présents vers les champs les plus

[proches.

Vous nous voyez marcher, nous sommes la piétaille.
Nous n'avançons jamais que d'un pas à la fois.
Mais vingt siècles de peuple et vingt siècles de rois,
Et toute leur séquelle et toute leur volaille

Et leurs chapeaux à plume avec leur valetaille

Ont appris ce que c'est que d'être familiers,

Et comme on peut marcher, les pieds dans ses souliers,

Vers un dernier carré, le soir d'une bataille.

Nous sommes nés pour vous au bord de ce plateau,

Dans le recourbement de notre blonde
Loire,

Et ce fleuve de sable et ce fleuve de gloire

N'est là que pour baiser votre auguste manteau.

Nous sommes nés au bord de ce vaste plateau,

Dans l'antique
Orléans sévère et sérieuse,

Et la
Loire coulante et souvent limoneuse

N'est là que pour laver les pieds de ce coteau.

Nous sommes nés au bord de votre plate
Beauce

Et nous avons connu dès nos plus jeunes ans

Le portail de la ferme et les durs paysans

Et l'enclos dans le bourg et la bêche et la fosse.

Nous sommes nés au bord de votre
Beauce plate
Et nous> avons connu dès nos premiers regrets
Ce que peut receler de désespoirs secrets
Un soleil qui descend dans un ciel écarlate
Et qui se couche au ras d'un sol inévitable
Dur comme une justice, égal comme une barre,
Juste comme une loi, fermé comme une mare,
Ouvert comme un beau socle et plan comme une table.

Un homme de chez nous, de la glèbe féconde
A fait jaillir ici d'un seul enlèvement,
Et d'une seule source et d'un seul portement,
Vers votre assomption la flèche unique au monde.

Tour de
David voici votre tour beauceronne.
C'est l'épi le plus dur qui soit jamais monté
Vers un ciel de clémence et de sérénité,
Et le plus beau fleuron dedans votre couronne.

Un homme de chez nous a fait ici jaillir,
Depuis le ras du sol jusqu'au pied de la croix,
Plus haut que tous les saints, plus haut que tous les rois
La flèche irréprochable et qui ne peut faillir....

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Avatar lila

lila

27 mars 2021 22:17

Merci lhuron pour ce beau poème

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