
Capusa
Bonjour à tous ! 😊
3 novembre 1918 : Mutinerie à Kiel
Le 3 novembre 1918, une mutinerie éclate à Kiel, un important port militaire allemand sur la mer Baltique.
L'étincelle qui a mis le feu fut l'ordre donné le 28 octobre 1918 par l'Amiral Reinhard Scheer d'affronter la Royal Navy dans un ultime combat « pour restaurer l'honneur ». Mais de cela, les marins n'en avaient plus que faire. La mutinerie débute dans le port de Wilhelmshaven avant de gagner la base navale et le chantier naval de Kiel. Elle fait tâche d'huile, gagne l'intérieur du pays et se double d'une exigence de paix immédiate. Les dirigeants s'inquiètent d'une contagion révolutionnaire.
Le roi de Saxe et celui de Bavière abdiquent par lassitude, suivis par toutes les autres maisons royales de l'Empire allemand. Le 9 novembre 1918, c'est au tour de l'empereur Guillaume II d'abdiquer sous la pression des parlementaires. Dans le même temps, le chancelier Max de Bade cède sa place au dirigeant social-démocrate Friedrich Ebert. Celui-ci proclame l'avènement de la République du balcon du palais et entame des négociations avec les Alliés pour un armistice qui mettrait fin à la Grande Guerre...
fae
Merci Capusa. Ayant lu avec intérêt l'article sur la fête des morts, j'ai cherché à en savoir plus sur son auteur :
"Michel Rouche, né à Paris le 30 mai 1934 , est un historien français, professeur émérite des universités, spécialiste de l'histoire de la Gaule entre l'Empire romain et le Moyen Âge . "
Capusa
C'est leur fête : Commémoration de tous les défunts
L'Église catholique commémore tous les fidèles défunts (la « Fête des morts ») le lendemain de la Toussaint ou fête de tous les saints, soit le 2 novembre. C'est une façon de placer symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.
La place des défunts et la vision de la mort ont beaucoup évolué depuis l'Antiquité comme nous le rappelle avec brio l'historien Michel Rouche dans le texte suivant, d'inspiration chrétienne :
Sur quels modes a-t-on perçu la mort au cours de l'Histoire ?
Nos ancêtres de l'Antiquité avaient une vision de la mort profondément marquée par la peur. Les cimetières étaient hors des villes, les morts expulsés de la cité. En faisant vénérer les reliques des saints dans les basiliques, le christianisme inaugure une vision radicalement différente. On se fait enterrer autour de ces sanctuaires, afin de participer à la vertu et à la force des saints. On édifie les cimetières à l'intérieur des villes. Vers 800, la peur de la mort est exorcisée. En priant au-dessus des tombes, on a conscience de faire partie d'une même communauté des vivants et des morts.
Ce n'est qu'au 18e siècle, sous l'influence de médecins hygiénistes et sous prétexte des mauvaises odeurs que dégagent les corps, que les cimetières sont réédifiés hors des villes. C'est un retour à la Rome antique.
Aujourd'hui, où en est-on de ces deux perceptions ? Cette tentative d'éloignement des morts est tellement poussée qu'on en arrive à les faire oublier. Les gens meurent à l'hôpital. On ne les voit bien souvent que dans leur cercueil et présentés d'une façon qui nie la réalité de la mort. Tout se passe trop vite : « deuil en 24h » lit-on sur certaines vitrines de pompes funèbres ! On ne s'habille plus en noir. Le culte des morts ayant disparu, il devient impossible de faire son deuil.
Quelles conséquences ce déni de la mort peut-il avoir dans nos sociétés ? Les conséquences psychologiques sont très importantes. En oubliant le passé et les générations précédentes, on refuse aussi de penser à l'avenir. Nos sociétés hypertrophient le présent. La personne humaine n'est plus respectée jusque dans sa maladie et sa mort car on veut rester éternellement jeune et en bonne santé. Et quand il faut mourir, on pense à l'euthanasie. C'est une attitude paradoxale. Halloween avec ces morts qui viennent tirer les vivants par les pieds signe un retour en force des mythes païens. Et réintroduit chez nous la peur dont le christianisme nous avait délivrés. Je suis convaincu, en tant qu'historien, que la christianisation commence par une vision chrétienne de la mort.
Capusa
2 novembre 1917
La Déclaration Balfour
Balfour et Churchill pendant la Grande GuerreLe 2 novembre 1917, en pleine guerre mondiale, le ministre britannique des Affaires étrangères, Lord Balfour, publie une lettre où il indique que son gouvernement est disposé à créer en Palestine un « foyer national juif ».
Cette lettre ouverte n'a pour les Anglais d'autre intérêt que de rassurer les juifs américains, plus portés à soutenir les Puissances centrales qu'une alliance où figure la Russie au passé lourdement antisémite. Mais elle va légitimer trente ans plus tard la création de l'État d'Israël.
Adressée au baron de Rothschild, la lettre a été en fait rédigée en étroite concertation avec ce dernier, qui préside l'antenne anglaise du mouvement sioniste, promoteur de l'installation des juifs en Palestine.
Les juifs dans la Grande Guerre
Au début de la Grande Guerre, les juifs combattent loyalement dans les armées de leur pays respectif. Toutefois, ceux qui vivent aux États-Unis, pays neutre, ne cachent pas leur sympathie pour les puissances centrales, l'Allemagne et l'Autriche, plus tolérantes que la Russie et même la France à l'égard du judaïsme !
À mesure que l'Europe s'enfonce dans la guerre, chaque camp tente de rallier un maximum de soutiens, au prix parfois de tractations secrètes que la morale réprouve. Il en va ainsi du traité secret de Londres avec l'Italie.
En 1916, les Français et les Anglais concluent les accords secrets Sykes-Picot, du nom de leurs signataires, en vue de se partager les futures dépouilles de l'empire turc, allié des puissances centrales, notamment la Syrie, la Palestine et l'Irak. Dans le même temps, les Britanniques n'ont pas de scrupule à promettre au chérif Hussein qui gouverne La Mecque tous les territoires arabes sous occupation turque.... y compris Palestine et Syrie. Le colonel T.E. Lawrence, animé par son amour de l'Orient arabe, fait son possible pour mettre en oeuvre cette promesse. Il y gagne le surnom de « Lawrence d'Arabie ».
Le summum de l'hypocrisie est atteint avec la déclaration Balfour destinée à rallier les communautés juives en leur promettant de façon vague, non pas un État mais un « foyer national juif » en Palestine.
Six semaines plus tard, le 9 décembre 1917, le général britannique Robert Allenby entre à Jérusalem sans coup férir. Son armée, venue d'Égypte, compte trois bataillons juifs. C'en est donc fini d'onze siècles de domination musulmane sur la Ville sainte, arabe puis turque (mis à part l'intermède croisé).
Les malentendus de la paix
Avec la fin de la Grande Guerre, les Alliés ont, comme prévu, le plus grand mal à concilier leurs promesses aux uns et aux autres. La Société des Nations (SDN), à peine née, reconnaît la déclaration Balfour. Elle fait de la création d'un « foyer national juif » en Palestine l'un des principaux objectifs du mandat confié aux Britanniques.
Fayçal, fils du défunt chérif de La Mecque et compagnon d'armes de T.E. Lawrence, ne voit pas d'inconvénient à une cohabitation des Palestiniens avec les colons juifs. Il signe dans ce sens un accord avec le représentant des sionistes, Chaïm Weizmann, le 3 janvier 1919 à Akaba. Mais il exige en parallèle que soit reconnue sa souveraineté sur le monde arabe.
Fayçal, comme tous les nationalistes arabes, rêve de reconstituer un empire arabe dont la capitale serait Damas ou à tout le moins d'une « Grande Syrie ». Il réunirait le Proche-Orient, de la Méditerranée à l'Euphrate. Ce rêve se volatilise lorsque la France chasse Fayçal de Damas et met la main sur la Syrie et le Mont Liban, conformément aux accords Sykes-Picot. Fayçal doit se contenter du trône d'Irak, sous la tutelle britannique.
Dans l'ancienne province ottomane de Palestine germe alors l'idée d'une nation palestinienne.
Les Arabes commencent à s'en prendre aux implantations juives mais ils ne pourront empêcher la fondation de l'État d'Israël le 14 mai 1948. Le conflit entre l'état hébreu et ses voisins arabes ne semble pas près de cesser 80 ans après.
fae
"Burt Lancaster [bɝt ˈlænkæstɚ], né le 2 novembre 1913 à New York et mort le 20 octobre 1994 à Los Angeles, est un acteur et réalisateur américain.
Il a notamment remporté l'Oscar du meilleur acteur pour le rôle-titre dans Elmer Gantry le charlatan (1960) de Richard Brooks et le Golden Globe du meilleur acteur pour le même rôle. "
fae
Bonjour à tous :lol: !
"Luchino Visconti di Modrone, comte de Lonate Pozzolo (2 novembre 1906, Milan – 17 mars 1976, Rome) et descendant de la famille noble Visconti, est un réalisateur de cinéma italien. Il fut aussi directeur de théâtre, metteur en scène et écrivain. "
Capusa
Naissance
Albert Londres
1er novembre 1884 à Vichy - 16 mai 1932 à Djibouti
Le journaliste Albert Londres se fait connaître par un reportage sur le bombardement de la cathédrale de Reims par les Allemands, dans un article du Matin, le 21 septembre 1914 : « C'était la moins abîmée de France. Rien que pour elle on se serait fait catholique... ».
Sa notoriété grandit avec ses reportages sur le bagne de Cayenne ou encore les « forçats du Tour de France ». Il périt dans l'incendie du paquebot Georges Philippar au large de Djibouti, alors qu'il revient d'une longue enquête sur les trafics d'armes et d'opium en Chine. Dès l'annonce de sa mort, sa fille crée en son honneur le prix Albert-Londres, destiné à récompenser chaque année un journaliste français de moins de 40 ans.
Albert Londres a résumé son métier dans la formule : « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie ».
Capusa
C'est sa fête : Toussaint
Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ».
Cette fête a été instituée en 610 par le pape Boniface IV afin d'honorer les martyrs romains dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d'Agrippa, reconverti en église.
L'Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l'Église place symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.
Les Américains d'origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d'adoption la fête de Halloween (contraction anglaise de « All Hallows Eve », qui signifie « La veille de tous les saints »). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d'une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l'hiver, Samain.
En Europe, l'Église catholique a riposté à l'introduction de la fête de Halloween dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de... Holywins (la Sainteté gagne
Capusa
1er novembre 1970
En France, dans l’Isère, un incendie dans une boîte de nuit de Saint-Laurent-du-Pont fait 146 victimes. Les sorties de secours bloquées, les décorations en polystyrène et le système de chauffage précaire font partie des facteurs aggravants le nombre de victimes.
