
Capusa
Benito Mussolini
29 juillet 1883 à Dovia di Predappio (Romagne, Italie) - 28 avril 1945 à Giulino di Mezzegra (Lombardie, Italie)
Biographie Benito Mussolini
Le futur Duce (Guide) de l'Italie fasciste connaît une enfance misérable. Socialiste dès l’âge de 17 ans, il dirige en 1912 le principal journal du parti. Après la Grande Guerre, il crée un parti nationaliste appelé fasciste. En 1922, le roi d’Italie, intimidé par les violences de ses militants, l’appelle à former le gouvernement.
Mussolini va contrôler peu à peu tous les rouages et forger un État dit «totalitaire», où toute la vie des citoyens est organisée par l’État et vouée à son service ! Dès la petite enfance, les citoyens sont embrigadés dans des organisations de jeunesse et chantent les louanges du Duce (Guide). Fort de ses apparents succès, Mussolini inspire de nombreux imitateurs : Salazar (Portugal), Primo de Rivera (Espagne), Horthy (Hongrie), Dollfuss (Autriche), Moustafa Kémal (Turquie),… et jusqu’à Hitler (Allemagne).
Suite à son invasion de l’Éthiopie en 1935, Mussolini est rejeté par la communauté internationale et par dépit se rallie à Hitler qu’il va suivre dans ses entreprises de conquête et jusque dans ses délires antisémites. Il est renversé après le débarquement des Alliés en Sicile en 1943, se réfugie dans un réduit alpin et meurt exécuté par des résistants italiens.
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27 avril 1848
Abolition de l'esclavage en France .
Le 27 avril 1848, le gouvernement de la République française publie un décret par lequel il abolit l'esclavage dans les colonies françaises.
L'abolition concerne avant tout les vieilles colonies héritées de l'Ancien Régime, dont l'économie repose encore sur les grandes plantations sucrières.
Sous la Révolution, les députés de la Convention ont aboli l'esclavage une première fois pour calmer les révoltes dans les colonies des Antilles. Mais Napoléon Bonaparte est revenu sur cette mesure et a légalisé l'esclavage le 20 mai 1802.
Les Anglais se montrent plus hardis : sous la pression des sociétés philanthropiques d'inspiration chrétienne, ils abolissent la traite atlantique en 1807 et l'esclavage en 1833.
Les libéraux et les philanthropes français sont tout disposés à imiter leurs homologues d'outre-Manche.
Ils y réussissent sans trop de problème dans l'île de Mayotte. Dans ce sultanat musulman tombé sous protectorat français en 1841 et où n'existe aucun planteur européen, le gouvernement du roi Louis-Philippe 1er abolit l'esclavage dès le 9 décembre 1846.
Par contre, dans les vieilles colonies qui comptent beaucoup de planteurs, ils en sont régulièrement empêchés par ces derniers.
Il faut attendre la Révolution de février 1848 pour qu'enfin, dans l'effervescence républicaine, les abolitionnistes puissent contourner l'opposition des planteurs.
Le décret d'abolition est rédigé par Victor Schoelcher, sous-secrétaire d'État à la Marine dans le gouvernement provisoire. Lui-même est sous la tutelle du ministre de la Marine, le grand physicien et astronome François Arago.
Une application précipitée
Le décret prévoit de libérer dans un délai de deux mois 250.000 esclaves noirs ou métis à la Martinique et à la Guadeloupe, ainsi qu'à la Réunion, en Guyane et à Saint-Louis du Sénégal.
À leur manière, les esclaves ont accéléré le mouvement. À Saint-Pierre, en Martinique, une insurrection éclate le 22 mai 1848, avant qu'ait été connue l'existence du décret. Même chose en Guadeloupe où le gouverneur abolit l'esclavage dès le 27 mai 1848 pour éteindre l'insurrection.
En compensation de la perte de leurs esclaves, les planteurs reçoivent du gouvernement français une indemnité forfaitaire. Ils contournent aussi l'interdiction de l'esclavage en faisant venir des « travailleurs sous contrat » de la Chine du sud ou d'Inde du Sud. Il s'agit d'un nouvel esclavage qui ne dit pas son nom.
L'abolition dément les sombres prophéties des planteurs, qui craignaient la ruine de leurs exploitations et de leurs îles. Au contraire, elle se traduit par un regain de l'activité économique dans les colonies.
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26 avril 1986
Tchernobyl : catastrophe industrielle et mensonges d'État .
Le 26 avril 1986, à 1h23, deux énormes explosions secouent la centrale nucléaire de Tchernobyl, à 120 kilomètres au nord de Kiev, en Ukraine, et à 16 kilomètres de la Biélorussie (URSS). Elles provoquent le plus grave accident de l’histoire du nucléaire civil. Le sacrifice de milliers de « liquidateurs » va en limiter les conséquences. Il n'empêche que toute l'Europe est affectée...
Toute sauf la France dont les dirigeants se veulent rassurants au-delà de toute décence. À la catastrophe industrielle et humaine s'ajoute un mensonge d'État propre à disqualifier la politique et ceux qui la conduisent.
Apocalypse sans visage .
La catastrophe de Tchernobyl est la conséquence de plusieurs erreurs humaines lors d'une expérience d'amélioration de la sécurité.
Le réacteur de Tchernobyl après l'explosion du 26 avril 1986 (DR)L’explosion du cœur du réacteur numéro 4 répand dans l'atmosphère l’équivalent d’une centaine de bombes atomiques d’Hiroshima.
Les techniciens de la centrale et les équipes de pompiers qui interviennent sur le site se voient condamnés à brève échéance.
Le lendemain, les 45 000 habitants de la ville de Pripiat, située à trois kilomètres, sont évacués à la hâte. Ils ne reviendront jamais chez eux. En 1986, 116 000 personnes au total seront contraintes de quitter la zone, puis 230 000 au cours des années suivantes.
Le Kremlin, lui, tait cette catastrophe. L’URSS de Mikhaïl Gorbatchev, qui se veut à l’heure de la glasnost (transparence), se mure dans les bonnes vieilles méthodes staliniennes de rétention de l’information et la culture du secret.
Le 28 avril, ce sont des experts suédois qui donnent l’alerte car le nuage radioactif, poussé par les vents, se déplace vers l’Europe jusqu’en France, des Pays-Bas à la Turquie.
Dès lors, les pays concernés réagissent immédiatement. Ceux qui sont dotés de centrales nucléaires renforcent le degré de sécurité de leurs installations. Différentes mesures, concernant notamment l'alimentation, sont prises le 2 mai dans de nombreux pays... Bref, c’est la mobilisation dans tous les pays. Sauf un : la France.
En France, un mensonge d’État
Sur le plan politique, la France entame sa première cohabitation depuis un mois. À la suite de la défaite de la gauche aux élections législatives de mars 1986, François Mitterrand a nommé Jacques Chirac à Matignon. De fait, les deux hommes vont se retrouver sur la même ligne pour minimiser les conséquences de l’explosion de Tchernobyl.
Mitterrand ne tient pas à ce qu’une trop grande publicité donnée à cette affaire porte atteinte au programme nucléaire français et apporte de l'eau au moulin des écologistes ; enfin il n’entend pas mettre en difficulté Mikhaïl Gorbatchev dont il soutient la politique de perestroïka (la restructuration de l’Union soviétique). C’est pourquoi le Président français fait preuve de « discrétion ».
Quant à Jacques Chirac et son gouvernement, ils ne souhaitent pas affoler la population et se mettre à dos le lobby nucléaire. S’ensuit alors une politique de désinformation qui relève du mensonge d’État.
Le 28 avril 1986, alors que le nuage se déplace vers l’Europe, le professeur Pellerin, directeur du service central de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) dépendant du ministère de la Santé, qui est chargé de collecter l’information sur la radioactivité et d’en détecter le taux tient un discours rassurant à la télévision : « Ca ne menace personne actuellement sauf dans le voisinage immédiat de l’usine et encore c’est surtout dans l’usine que les Russes ont admis qu’il y avait des personnes lésées. »
Deux jours plus tard, le mensonge d’État s’enclenche véritablement à travers les informations fournies par la météo nationale et répercutées par la présentatrice d’Antenne 2 : « En France, l’anticyclone des Açores restera suffisamment puissant pour offrir une véritable barrière de protection ; il bloque en effet toutes les perturbations venant de l’Est. » C’est la fameuse théorie du nuage de Tchernobyl s’arrêtant à la frontière française qui prend corps.
Dans une note manuscrite du 16 mai à entête du ministère de l’Intérieur dirigé par Charles Pasqua, saisie par la Justice en 2002, on peut lire : « Nous avons des chiffres qui ne peuvent être diffusés. Lait de brebis très élevé jusqu’à 10 000 becquerels. Accord entre SCPRI et IPSN pour ne pas sortir de chiffres. »
Le nuage contaminé de Tchernobyl (3 mai 1986), doc : IRSN
« Nous n’avions aucune protection »
Pendant ce temps à Tchernobyl, on s'active pour tenter de maîtriser une situation incontrôlable. Ceux qu’on appellera les « liquidateurs » (militaires, pompiers, policiers, employés de la centrale) sont réquisitionnés pour la décontamination, le nettoyage et la construction d’un sarcophage autour du réacteur accidenté. Mal équipés, sans véritable protection, ils ne peuvent rester que 2 ou 3 minutes au risque d'être irradiés à mort. Nombreux sont ceux qui périront ou tomberont malades de leur exposition aux radiations : leucémie, cancers de la thyroïde, de la moelle osseuse.
Le 14 mai, Mikhaïl Gorbatchev parle enfin à la télévision. Pendant 45 minutes il évoque la catastrophe nucléaire. Il avoue que, dans les premiers jours, le pouvoir soviétique n’a pas pris l’exacte mesure de la catastrophe : « Ni les politiques ni même les scientifiques n'étaient préparés à saisir la portée de cet événement. » Pendant ce temps, les évacuations de la zone contaminée continuent.
Tchernobyl devient un sujet majeur de la diplomatie européenne. Le 21 mai, François Mitterrand reçoit à l’Élysée le ministre des Affaires étrangères allemand, Hans-Dietrich Genscher. Le verbatim de la rencontre, est édifiant d’une diplomatie qui survole avec cynisme les drames humains. Le 8 juillet 1986, à Moscou, Gorbatchev reçoit Mitterrand. Le dialogue est là aussi édifiant (...).
Aujourd’hui, cinq millions d’Ukraniens, de Biélorusses et de Russes habitent dans des territoires irradiés à divers degrés. Malgré le danger, certains « déplacés » sont revenus vivre dans des conditions misérables dans la région de Tchernobyl où ils étaient installés auparavant. De manière étonnante celle-ci s’est muée en une réserve d’animaux sauvages (bisons, loups, sangliers, faucons). Tchernobyl et ses alentours, quasiment déserts, sont devenus aussi un endroit touristique sinistre où l’on vient se faire prendre en photo. Une sorte de tourisme nucléaire macabre pour un lieu de désolation entré dans l’Histoire des catastrophes industrielles mondiales.
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"Jean II, dit « le Bon », né le 26 avril 1319 au château du Gué de Maulny du Mans et mort à Londres le 8 avril 1364, fils du roi Philippe VI et de son épouse Jeanne de Bourgogne, est roi de France de 1350 à 1364, le deuxième souverain issu de la maison capétienne de Valois. Il est sacré roi de France le 26 septembre 1350. Le règne de Jean II le Bon est marqué par la défiance du pays envers les Valois, branche cadette des Capétiens ayant accédé au trône à la mort sans descendant du roi de France Charles IV, pour éviter qu'Édouard III, roi d'Angleterre, petit-fils par sa mère du roi Philippe IV le Bel et donc neveu de Charles IV, ne prenne possession du trône de France. "
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1956 : naissance de Patrick Chêne à Lyon, journaliste de télévision français.
- 1952 : naissance de Didier Pironi, ancien pilote de Formule1.
(mort le 23 août 1987).
- 1937 : naissance de Jean Pierre Beltoise, coureur automobile français, 86 Grands Prix de Formule 1, une victoire au Grand Prix de Monaco en 1972.
(mort le 5 janvier 2015).