
FAE
. . . " Federico Garcia Lorca naît en 1899 au sein d'une famille andalouse aisée et libérale. Il s'intéresse très tôt aux différents domaines des arts et emprunte la voie de la poésie dès 1921 avec Canciones puis Romancero gitano (1928). En alliant modernité et folklore populaire, Garcia Lorca emporte rapidement la reconnaissance du public.
Ses nombreux voyages, notamment sur le continent américain, ont approfondi et enrichi ses oeuvres (Poète à New York, 1934). Dès 1935, Garcia Lorca bifurque légèrement vers le chemin dramatique. Il fonde la Barraca, sa propre compagnie théâtrale et met en scène de grands classiques. Il peut alors y représenter ses pièces Noces de sang (1933), Yerma (1935) et la Maison de Bernarda (1936). Cette trilogie tragique reste l'une de ses oeuvres majeures. "
Capusa
5 juin 1981
Révélation du sida
Le 5 juin 1981, une revue médicale fait état d’une forme rare de pneumonie chez des jeunes homosexuels californiens. Il s'agit là en réalité des premiers cas du virus de l'immuno-déficience humaine (VIH) responsable d’une maladie, le sida, dont l’épidémie va causer plus de 30 millions de morts à travers le monde.
Le mystère plane autour d’une nouvelle maladie .
Le Centre de contrôle des maladies (CDC) d'Atlanta ne pensait pas que la publication de sa revue scientifique hebdomadaire Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) du 5 juin 1981 marquerait l’Histoire. Elle fait état de cinq cas de pneumonie rare, la pneumocystose, chez cinq jeunes homosexuels de Californie. Il s’agit là de la première trace médicale du virus responsable de l’épidémie la plus meurtrière de la seconde moitié du XXème siècle. Pour l’heure, le mystère plane encore sur son identité.
« C’est une très, très dramatique maladie. Je pense que nous pouvons dire que c’est assurément quelque chose de nouveau. » note le directeur du service des maladies infectieuses du CDC, James Curran. Surtout que la maladie touche gravement des patients jeunes là où elle s’attaquait avant principalement à des personnes fortement immunodéprimées. Toux, fièvre prolongée, diarrhée, les symptômes sont nombreux.
La rumeur enfle dans les rues de New-York. L’information atteint le grand public le 3 juillet 1981 quand le chroniqueur médical du New York Times publie un court article dans les pages du journal avec pour titre : Cancer rare vu chez 41 homosexuels. Il s’agit d’un sarcome extrêmement rare, le sarcome de Kaposi, responsable d’un cancer de la peau. On entend alors un peu partout parler d’un « cancer gay » ou de « peste rose ».
Le lendemain, la revue du CDC d’Atlanta publie un nouveau numéro faisant état de 26 cas de sarcome de Kaposi aux États-Unis, dont 20 à New-York. Ils sont tous jeunes et homosexuels. Huit malades sont morts.
Fin 1981, un premier cas est signalé en France. Au même moment, les premières données épidémiologiques indiquent que cette mystérieuse maladie est d'origine infectieuse et transmissible par voies sexuelles et sanguines.
C’est un réveil brutal pour la génération hippie qui, profitant de la libération des mœurs dans les années 1960-1970, ne se doutait pas qu’un pernicieux virus se réjouissait de la multiplication des contacts humains. Dans les pays occidentaux du moins, car dans le tiers-monde (dico) c’est plutôt du côté de la prostitution et du manque d’hygiène qu’il faut cherchait des responsables.
En janvier 1983, une équipe de chercheurs de l’Institut Pasteur composée de Luc Montagnier, Jean-Claude Chermann et Françoise Barré-Sinoussi, isole le virus. Au mois de mai, ils publient les résultats de leurs travaux dans la revue Science. En mai 1986, le virus est baptisé virus de l'immunodéficience humaine, ou VIH, et la maladie SIDA, syndrome de l'immunodéficience humaine.
FAE
"John Maynard Keynes, né à Cambridge et mort le 21 avril 1946 dans sa ferme de Tilton à Firle, est un économiste, haut fonctionnaire et essayiste britannique. Considéré comme l'un des plus influents théoriciens de l'économie du XX siècle, il fut, en tant que conseiller officiel ou officieux de nombreux hommes politiques, l'un des acteurs principaux des accords de Bretton Woods, après la Seconde Guerre mondiale. Il a aussi été très jeune un auteur à succès, avec l'écriture d'un livre sur le traité de Versailles intitulé Les Conséquences économiques de la paix, publié en 1919. Sa première somme théorique fut le Traité sur la monnaie. Mais son œuvre majeure est sans conteste la Théorie générale de l'emploi, de l'intérêt et de la monnaie (1936). Ce livre, après d'autres, s'en prend à la loi de Say, un des fondements du laissez-faire. La force de John Maynard Keynes réside dans le fait qu'à la différence de ses prédécesseurs, il élabore une théorie nouvelle ainsi que les outils conceptuels nécessaires à la mise en place de politiques économiques alternatives. Ses travaux sont utilisés après la Seconde Guerre mondiale dans le cadre de la mise en place de l'État-providence. Keynes est souvent considéré comme ayant donné aux sociaux-libéraux britanniques la théorie économique qui leur manquait. Sa pensée, notamment le courant keynésien dit de la synthèse néoclassique longtemps dominant aux États-Unis, a perdu selon ses partisans une large part de son influence à partir du début des années 1980 avec la montée en puissance du monétarisme. [...]"
Capusa
4 juin 1989
L'armée massacre les étudiants sur la place Tien An Men .
Le 4 juin 1989, à Pékin, l'armée chinoise massacre avec des chars et des armes lourdes les milliers d'étudiants rassemblés sur la place Tien An Men, dont certains depuis le 18 avril précédent ! Ce massacre dit du 4/6 (en chinois : « Liu Si ») met un terme brutal au « printemps de Pékin ».
En ce haut lieu du pouvoir et de la vie politique, face à la Cité interdite, d'autres étudiants avaient déjà manifesté 70 ans plus tôt et donné naissance au Mouvement du 4-Mai, fer de lance de la démocratisation de la Chine. Cette fois, le mouvement étudiant surgit en opposition à la dictature du Parti Communiste chinois (PCC), ressentie comme de plus en plus insupportable à mesure que le pays se modernise et s'ouvre sur l'extérieur.
Montée de la tension .
Les étudiants commencent à se rassembler sur la place Tien An Men (ou « place de la paix céleste ») dès le 27 avril dans la perspective de la commémoration du 4 mai 1919. On en comptera dans les semaines suivantes jusqu'à un million.
Le rassemblement tourne à la manifestation contre le gouvernement et en faveur de la démocratie. Le 13 mai, beaucoup d'étudiants entament une grève de la faim. Dans les provinces et une partie de l'armée, d'aucuns expriment leur sympathie pour les manifestants. Le 17 mai, les dirigeants chinois sont obligés d'annuler la visite de Gorbatchev à la Cité interdite. Humiliation.
Deux jours plus tard, le secrétaire général du PCC Zhao Ziyang se rend sur la place et tente de dissuader les étudiants de poursuivre leur grève de la faim. Mais le dirigeant, qui aurait voulu profiter du mouvement pour démocratiser le régime, échoue dans sa médiation...
Loi martiale .
C'est finalement l'habile Deng Xiaoping (85 ans) qui aura le dernier mot. Celui que l'on surnomme le « petit Timonier », en raison de sa taille et par opposition avec le « grand Timonier » (Mao Zedong), continue de tirer les ficelles avec la simple fonction de président de la commission des affaires militaires du PCC.
Le 20 mai, il obtient de Li Peng qu'il instaure la loi martiale. Le Premier ministre fait appel à l'armée pour dégager la place mais celle-ci est bloquée aux entrées de la ville par la foule ! Le monde entier, sidéré, voit sur les écrans de télévision un jeune homme seul au milieu de la chaussée, défiant une colonne de chars. Nouvelle humiliation.
Lasse de tergiverser, l'armée nettoie brutalement la place Tien An Men dans la nuit du 3 au 4 juin, faisant environ 1800 morts et des dizaines de milliers de blessés.
Une brutale répression s'abat sur les démocrates dans toutes les grandes villes du pays. C'en est fini du « printemps de Pékin » et l'on peut croire que la Chine communiste va replonger dans les ornières du passé. Mais Deng Xiaoping voit dans les émeutes étudiantes un signal pour aller de l'avant.
En 1992, il fait entériner par le bureau politique du parti la décision d'« accélérer le rythme de la réforme et de l'ouverture » et la mise en place d'une « économie socialiste de marché ». Cet oxymoron (rapprochement de deux termes contradictoires) est inscrit dans le préambule de la nouvelle Constitution en mars 1993. C'est ainsi qu'en l'espace d'une décennie, la Chine va changer de visage et entrer de plain-pied dans la cour des Grands, jusqu'à concourir pour la première place (celle qui était la sienne jusqu'au début du XIXe siècle).
FAE
"Angelina Jolie née à Los Angeles, est une actrice, réalisatrice, scénariste, productrice, mannequin, écrivaine et ambassadrice de bonne volonté américano-cambodgienne. Elle a reçu trois Golden Globes, deux Screen Actors Guild Awards et un Oscar du cinéma.
Ambassadrice de bonne volonté, elle a défendu diverses causes humanitaires à travers le monde et est réputée pour son travail en faveur des réfugiés avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés. Angelina Jolie est également une femme engagée pour la protection de la nature et des animaux." [...]