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&&&... C' EST ARRIVE ... AUJOURD'HUI ! ...&&&

fae - 17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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fae17 février 2017 08:33

Bonjour à tous ! :lol:
Que s'est-il passé aujourd'hui, il y a... Un an ? Dix ans ? Un siècle ? Plusieurs siècles ?
Anecdote ou devoir de mémoire, intervenez !
Au plaisir de vous lire dans le respect de la charte Quintonic, mais surtout dans le respect tout court...

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2 novembre 2024 09:18

2 octobre 1935 :
L'Italie attaque l'Éthiopie.
Dans un discours belliqueux aux Italiens, Mussolini annonce sa décision d'envahir l'Éthiopie.
Il veut offrir à son pays un empire colonial digne de son rang et n'a pas d'autre solution pour cela que d'attaquer le seul État africain qui ait échappé à la colonisation européenne.
Aussi appelée Abyssinie, l'Éthiopie est gouvernée par le négus Haïlé Sélassié Ier et fait partie depuis 1923 de la Société des Nations.
L'organisation supranationale, en condamnant l'agression, va pousser le dictateur italien à se rapprocher de Hitler.
Dix divisions italienne,s appuyées par les chars et l'aviation, se ruent sur ce pays misérable et le prennent en tenaille à partir des colonies italiennes de Somalia et d'Érythrée.
Malgré des bombardements brutaux et l'usage de l'ypérite et du phosphore, malgré les massacres de populations civiles, malgré également la trahison de certains seigneurs du Sud hostiles à l'empereur, il faudra plusieurs mois aux troupes fascistes pour venir à bout de la résistance éthiopienne.
Les Italiens s'emparent successivement d'Axoum, Adoua et Maklli.
Le 15 avril 1936, Dessié, quartier général du négus, tombe entre leurs mains.
Le 2 mai 1936, le maréchal Badoglio, chef des armées d'Afrique, pénètre enfin à Addis-Abéba, la capitale.
Le 5 mai, Rome annexe officiellement le pays africain cependant que, la veille, le négus a gagné Genève, siège de la SDN, via Djibouti et Jérusalem.
Le 9 mai, le roi Victor-Emmanuel III est proclamé empereur d'Éthiopie et, le 1er juin, Mussolini peut annoncer à Rome la naissance de l'« Africa Orientale Italiana ».

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2 novembre 2024 09:06

Le jour des morts : une invention du Moyen Age

C’est au XIe siècle, à l’abbaye de Cluny, que fut instituée la fête des morts, que nous célébrons encore, chaque année, le 2 novembre. Il s’agissait d’une cérémonie collective destinée à favoriser le repos des défunts. Car leur disparition ne les avait pas écartés de la communauté des vivants : au Moyen Age, les solidarités d’homme à homme étaient ainsi tissées, solides et durables, entre l’Ici-bas et l’Au-delà.

La tradition veut que, début novembre, au lendemain de la Toussaint, les familles viennent au cimetière honorer leurs morts. L’Église catholique consacre en effet depuis des siècles le 2 novembre aux fidèles défunts. Ce que l’on ignore généralement c’est que l’« inventeur » de cette pratique fut, au XIe siècle, l’abbé du monastère bourguignon de Cluny, Odilon 994-1049. La piété qui nous conduit à honorer collectivement nos morts début novembre plonge ainsi ses racines dans un passé lointain.

Cet attachement profond des chrétiens à leurs morts est un phénomène frappant et même paradoxal quand on le compare au traitement des défunts dans l’Antiquité. Dans le monde romain, le décès marque une rupture par rapport au monde des vivants. Les disparus occupent un séjour propre, la nécropole, à l’extérieur de la cité. Le soin qu’on leur rend est du strict ressort de la piété familiale ; ce n’est en rien une affaire publique. Or, à cette dissociation initiale du monde des vivants et du monde des morts, le christianisme va peu à peu substituer une situation radicalement différente, où les morts peuplent l’univers des vivants, avec un triple phénomène de création d’habitats autour des anciennes nécropoles, d’installation des sépultures dans les villes et de constitution de villages autour de l’église et du cimetière. Le grand historien de la mort en Occident, Philippe Ariès, a qualifié ce tournant majeur de « mort apprivoisée », phénomène de longue durée qu’il fait aller du IVe jusqu’au XVIIIe siècle, époque au cours de laquelle, pour des raisons d’hygiène, on rejette les cimetières à la périphérie des villes, dissociant de nouveau le séjour des morts de celui des vivants.

A l’origine, l’Église se montre réservée à l’égard des défunts. Interrogé sur l’attention qu’il convient de leur consacrer, Augustin, au Ve siècle, nie l’utilité des rites funéraires traditionnels des Romains. Dans la perspective du salut promis aux chrétiens, ces usages ne sont d’aucun secours ; ils ne peuvent servir qu’à consoler les vivants. En revanche, Augustin soutient que les fidèles peuvent se rendre utiles aux défunts de trois façons ce concours est habituellement qualifié de « suffrage » : en priant pour eux, en faisant dire des messes et en pratiquant l’aumône. Encore convient-il de distinguer les défunts que les vivants peuvent efficacement assister. Inutile de se préoccuper des trop grands pécheurs dont le sort est déjà scellé en enfer ; quant aux morts très particuliers que sont les saints, ils n’ont, évidemment, pas besoin de nos suffrages. Il ne reste donc que les défunts moyens, ni trop bons ni trop mauvais, que l’on peut aider à entrer dans la communion des saints.

Les moines doivent prier pour tous les morts

La tradition ultérieure a donné à la fois raison et tort à Augustin. Raison, parce que les suffrages pour les défunts ont été unanimement adoptés. Tort, dans la mesure où les vivants ont continué à honorer leurs morts, restant fidèles à la piété familiale romaine traditionnelle : au XIIe siècle, les clercs dénoncent encore les repas funéraires offerts sur les tombes. Faisant preuve de pragmatisme, l’Église s’en est accommodée et a toléré le soin entourant les funérailles et l’attention portée aux sépultures comme des pratiques coutumières relevant des familles. Mais au-delà de cette piété privée, les clercs sont parvenus progressivement à faire de l’Église une famille spirituelle occupée au soin collectif de tous les disparus.

A l’intérieur de l’Église, le soin dû aux morts est défini au début du Moyen Age comme étant l’affaire de spécialistes, les moines, qui ont volontairement choisi de mourir au monde. Pourtant, saint Benoît 480-550, le père des moines d’Occident dont la règle de vie est unanimement suivie dans les communautés monastiques depuis le IXe siècle au moins, n’a guère montré d’intérêt pour les défunts. Le premier à manifester une franche sollicitude à leur égard est le pape et ancien moine Grégoire le Grand 540-604, dont l’oeuvre exerce une énorme influence sur les communautés monastiques médiévales. Ses Dialogues exposent une doctrine de l’expiation et du feu purificateur selon laquelle les fautes les moins graves sont rémissibles et combustibles comme le bois, le foin et la paille.

Grégoire illustre ses thèses par des récits de miracles et d’apparitions qui rendent familières les figures de revenants et vulgarisent l’idée d’une nécessaire et efficace assistance liturgique aux défunts. Il rapporte ainsi la tragique mais édifiante histoire d’un frère, Justus, qui a enfreint son voeu de pauvreté en dissimulant deux pièces d’or dans sa cellule. A l’heure de sa mort, nul n’ose l’approcher et, sur l’ordre de Grégoire, son corps est jeté dans une fosse à fumier. Quelque temps après, les moines sont cependant invités à lui venir en aide par l’intermédiaire d’un « trentain », ou service liturgique de trente jours, équivalent à la durée de la pénitence infligée au défunt.

Sous l’influence de Grégoire le Grand, les morts deviennent ainsi partie prenante de la vie des moines, dans le cadre de l’office des heures récitées en communauté. Mais c’est principalement à partir du VIIIe siècle que l’on se mobilise pour assister les défunts et les saints. La fête de tous les saints, la Toussaint, naît alors en Angleterre et se répand sur le continent. C’est à ce moment qu’apparaît l’idée de célébrer tous les morts en même temps que tous les saints et que se codifie, au sein de la chrétienté, une répartition des tâches suivant laquelle il revient aux moines d’assister les défunts.

La société chrétienne idéale est en effet, dès les années 840, pensée suivant le schéma des trois ordres fonctionnels : ceux qui prient, ceux qui combattent et ceux qui travaillent. Au sein de la première fonction, il revient aux moines de prier pour le salut collectif et de s’occuper des morts. De ce point de vue, les communautés monastiques constituent des groupements volontaires cimentés dans l’amitié, la charité et le devoir de solidarité garantissant à leurs membres une fraternité ici-bas et un souvenir dans l’Au-delà.

On peut donc dire que, dès l’époque carolingienne VIIIe-Xe siècle, l’idée de célébrer collectivement les défunts un jour donné, pas trop loin de celui des saints, est dans l’air. Le mouvement est lancé dans les années 800 par trois abbayes situées en Germanie : à Saint-Gall et à Reichenau, une commémoration annuelle est fixée le 14 novembre, tandis que la communauté de Fulda honore collectivement les morts le 11 octobre. L’initiative d’Odilon de Cluny ne fait donc que fixer et institutionnaliser une pratique déjà attestée avant et ailleurs.

Le succès de cette initiative, prise à une date inconnue autour de 1030, ne s’explique en fait que par l’énorme influence qu’exerce alors le monastère de Cluny au sein de l’Église. Ce monastère — fondé en 910 par le duc d’Aquitaine Guillaume le Pieux dans les environs de Mâcon — est un établissement romain, dans la mesure où son fondateur l’a placé directement sous la protection des apôtres Pierre et Paul et de leurs successeurs, les papes. Cluny est ainsi affranchi de toute autre autorité temporelle et spirituelle que celle de Rome. D’autre part, au cours du Xe siècle, l’établissement acquiert rapidement un prestige intellectuel et spirituel sans précédent. Cluny est, dès les alentours de l’An Mil, une puissance supra-régionale. Son abbé fraye avec les plus grands, pontifes, princes, rois et empereurs. Dans ces conditions, une initiative clunisienne ne pouvait manquer de concerner à terme l’ensemble de l’Église latine : le pape Léon IX 1049-1054 encourage la commémoration de tous les défunts, qui devient d’usage général en Occident au cours du XIIe siècle.

Les documents contemporains attestent du succès de l’initiative d’Odilon. Les fidèles se pressent pour solliciter l’assistance des moines de Cluny. Tel est l’objet de nombreux actes conservés dans les archives du monastère, le plus souvent sous forme de donations appelées « actes à cause de mort ». Ces actes nous renseignent assez précisément sur les services funéraires attendus des moines. On souhaite d’abord rejoindre le sanctuaire de Cluny ou l’une de ses dépendances, considérés comme un asile pénitentiel offrant aux défunts deux « lieux de mémoire », le cimetière et le nécrologe, qui permettent de se placer sous la protection de saint Pierre, à la fois patron du monastère, chef de l’Église romaine et porte-clés du Ciel, pour qu’il soit un bon avocat le jour du jugement.

Il y a deux cimetières à Cluny : celui des frères et celui des laïcs. Mais l’un et l’autre sont communautaires. Au XIe siècle, ce phénomène est encore récent. Au début du Moyen Age, on ne différenciait qu’exceptionnellement les défunts païens et chrétiens, et ce sont les moines qui ont instauré la pratique du cimetière communautaire, objet, depuis la fin du Xe siècle, d’un rite de consécration, acte liturgique qui en fait le séjour des chrétiens, à l’exclusion des pécheurs, des hérétiques, des infidèles, voire de toute personne souillée, par exemple les femmes en couches.

Neuf cents messes en trente jours

Le nécrologe, second lieu de mémoire recherché par les fidèles qui se confient aux moines, a la forme matérielle d’un livre. Aux origines de l’Église, les noms de quelques défunts privilégiés, destinés à être proclamés au cours de la messe, figuraient sur des tablettes ; mais le manque de place et l’importance de la demande obligent bientôt les clercs à recourir à un support plus fourni, en l’occurrence manuscrit, destiné à mentionner le nom des défunts et le service promis à la date anniversaire de leur mort.

Confier sa mémoire aux moines, c’est ensuite bénéficier de toutes les interventions que l’on est en droit d’attendre de ces spécialistes de la gestion de l’Au-delà : prières, messes et assistance aux pauvres. Prières et oraisons représentent le premier et le plus simple des gestes d’intercession. La messe, c?ur de la liturgie chrétienne qui commémore le sacrifice du Christ, est le lieu de passage obligé de tous les fidèles qui entendent suivre la voie ouverte par le Dieu fait homme retourné auprès du Père en passant de l’Ici-bas à l’Au-delà. Par l’eucharistie, il s’agit de connaître un pareil destin. Il arrive d’ailleurs que le nom de certains défunts soit inscrit sur la table d’autel.

L’importance nouvelle qu’on attribue à l’eucharistie en matière funéraire marque un tournant dans l’histoire du monachisme occidental. Car les moines sont, à l’origine, de simples laïcs. Or la nécessité de célébrer des messes suppose qu’ils accèdent toujours plus nombreux à la prêtrise. En outre, le service des défunts contribue à transformer cette commémoration collective de la mort du Christ, fondatrice de la communauté des fidèles, en un acte privé, le temps fort d’une démarche pénitentielle individualisée, d’autant plus efficace qu’elle est répétée. D’où une extraordinaire inflation de cette pratique : à l’occasion de la mort d’un moine, on dit, à Cluny, la bagatelle de neuf cents messes en l’espace de trente jours.

Il y a un troisième « service » attendu des moines à l’égard des morts : le secours accordé aux pauvres — ceux-ci étant parfois mentionnés au nombre de douze, rappel symbolique du nombre des apôtres. Les actes passés à cause de mort précisent l’importance des dons qu’on leur destine sous forme de « prébende » du latin praebere, « offrir ». Par « pauvres », il convient d’entendre tout d’abord les moines eux-mêmes, qui sont devenus tels par choix de vie, mais aussi la multitude des miséreux venus chercher au monastère de quoi survivre, à une époque où l’Occident latin est encore cerné par la faim. J. Wollasch a ainsi pu calculer qu’au début du XIIe siècle, la communauté de Cluny compte de trois cents à quatre cents moines, mais que dix mille prébendes sont distribuées chaque année à dix mille pauvres, ce qui représente le chiffre de la population d’une ville comme Francfort.

Ces « vrais » pauvres sont les doubles symboliques des morts ici-bas : le défunt nécessiteux, qui n’a pas encore rejoint la communion des saints, est représenté par le pauvre au sein de la communauté des vivants. D’autre part, selon la parole du Christ Luc, xvi, 9, les pauvres sont considérés comme « les amis qui accueillent dans les demeures éternelles » : nourri des biens terrestres abandonnés par le mort, le pauvre est censé lui offrir en retour les biens célestes.

Le tournant majeur que marque l’instauration du jour des défunts est ainsi révélateur de l’importance accordée aux morts, ou plus exactement aux relations sociales qui les attachent aux vivants. La société chrétienne contemporaine d’Odilon de Cluny et de ses frères — une société seigneuriale et féodale — se définit et se reproduit en effet dans sa façon de penser le grand passage entre l’Ici-bas et l’Au-delà : les transactions funéraires représentent une modalité privilégiée d’affirmation de l’identité de chacun, les lieux de mémoire du monastère cimetière, nécrologe, actes à cause de mort formant comme un entre-deux où les laïcs en quête de miséricorde non seulement disent qui ils sont mais surtout récapitulent leurs alliances et leurs relations de parenté, charnelle et spirituelle.

Une des principales ressources financières de Cluny

Il ne faut donc surtout pas penser la mort et l’accès à l’humanité bienheureuse, au Moyen Age, comme un temps et un espace désocialisés. Les défunts du monde féodal, âge des relations d’homme à homme, enseignent au contraire la force et la multiplicité des liens constitutifs de la vie en société. Pierre le Vénérable, neuvième abbé de Cluny 1122-1156, qui est amené à parler des vivants et des morts à plusieurs reprises dans ses écrits, évoque un « devoir de miséricorde » contraignant le fils à aider son père défunt, le frère à se préoccuper de son frère, le filleul de son parrain ou de sa marraine, le serviteur de son maître, le vassal du seigneur auquel il a prêté hommage, et inversement.

A travers ces devoirs de miséricorde qui lient les vivants aux morts, c’est bien, sous couvert du vocabulaire chrétien de la « charité », toute une conception des solidarités nécessaires à la vie en société à l’âge féodal qui est donc mise en forme par les moines. Ceux-ci, qui sont le plus souvent de grands seigneurs, trouvent dans le soin accordé aux défunts de quoi asseoir leur puissance politique et économique. Dans le circuit des échanges qui s’instaure entre Ici-bas et Au-delà, ce sont en effet les dons octroyés par et pour les morts qui permettent d’assurer la bonne marche de l’« entreprise » clunisienne : les services funéraires constituent l’une des principales ressources propres à faire vivre le monastère. S’occuper des défunts revient ainsi à imposer son pouvoir sur les vivants soucieux de trouver une place dans l’Au-delà.

Le jour des morts : 1er ou 2 novembre ?
Depuis le Moyen Age, l’Église a lutté contre la confusion entre 1er et 2 novembre, respectivement jour des saints et jours des morts. Une distinction qui, le plus souvent, échappe aux fidèles.

Le rapprochement de la Toussaint et du jour des morts a, dès le XIe siècle, créé dans l’esprit des fidèles une confusion qui s’est prolongée jusqu’à nos jours. L’Église a pourtant tout fait pour l’éviter, comme en témoigne le vocabulaire lui-même : il s’agit le 1er novembre de fêter tous les saints, c’est-à-dire ceux que l’Église a officiellement canonisé et proposés comme tels à l’imitation des croyants ; le lendemain, on se contente de commémorer tous les défunts de religion chrétienne.

La distinction entre les saints et les autres est clairement introduite par le curé d’une petite paroisse de l’Anjou d’adressant en ces termes à ses ouailles vers 1770 : « On ne prie point pour les saints que l’on sait dans le ciel […], on doit plutôt les invoquer. On ne prie pas non plus pour les païens, les hérétiques et autres dont la damnation est évidente, parce que ces prières seraient inutiles et que dans l’enfer il n’y a point de miséricorde à espérer. On prie donc seulement pour ceux dont on ne connait pas encore la destinée, mais que l’on peut croire avec raison être morts en bons chrétiens et dans la voie du salut, quoique pas encore assez purs pour avoir été introduits dans le ciel… »

Pourtant, la plupart des fidèles n’ont que faire de ces subtiles distinctions. Pour eux, un mort est un mort, et les 1er et 2 novembre sont voués à tous les disparus indistinctement. La preuve en est qu’un certain nombre de pratiques, pour beaucoup d’origine préchrétienne s’étalent sur deux jours. C’est ainsi que depuis le Moyen Age s’est instaurée la coutume de sonner les cloches des églises pendant la nuit du 1er au 2 pour éloigner les âmes des morts qui rôdent, et le clergé des XVIIe et XVIIIe siècles a eu beaucoup de mal à lutter contre cet usage déclaré « superstitieux ».

De même, certains interdits concernent les deux jours à la fois, comme labourer la terre, qui est un travail de fossoyeur, ou faire la lessive, car on risquerait de laver son propre linceul, ou sortir de chez soi pendant la nuit, celle-ci étant réservée aux trépassés. Aujourd’hui encore, c’est le 1er novembre, jour légalement férié, et non le lendemain, que les cimetières reçoivent la visite de tous ceux qui veulent se recueillir, chrysanthèmes à la main, sur la tombe d’un proche.

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1 novembre 2024 17:13

Merci les amis !

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1 novembre 2024 11:00

1er novembre 1755 :
Tremblement de terre à Lisbonne.
Lisbonne, qui doit sa prospérité à un immense empire colonial, est frappée par trois violentes secousses telluriques et plusieurs raz de marée.
La très belle capitale du Portugal est presque entièrement détruite par le séisme et l'incendie qui lui fait suite.
On dénombre 60 000 victimes, dont beaucoup périssent dans l'effondrement des églises où elles assistaient à l'office de la Toussaint.
Le tremblement de terre est ressenti dans toute l'Europe, entraînant des oscillations jusque dans les lochs écossais et les lacs suisses.
Les religieux et les philosophes de tout le continent y voient l'occasion de débattre de la miséricorde divine et des mérites de la civilisation urbaine.
Voltaire, quant à lui, publie un conte brillant, Candide, où il tourne en dérision les espoirs que plaçait le savant Leibniz dans la science et la connaissance comme moyens de faire progresser l'humanité.
Il moque tout autant les religieux qui invoquent la soumission à la volonté divine.
Mais ses contemporains se montrent dans l'ensemble plus pragmatiques, à l'image du Premier ministre du Portugal, José de Carvalho e Melo, futur marquis de Pombal, qui lance une enquête dans tout le pays sur les indices avant-coureurs du séisme.
C'est la première fois que l'on tente une explication scientifique des tremblements de terre.
Le Premier ministre reconstruit par ailleurs les quartiers sinistrés avec des rues à angles droits et des constructions sobres.
Sur les bords du Tage le palais royal, détruit, est remplacé par la monumentale place du Commerce, cœur de la Lisbonne actuelle.

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1 novembre 2024 10:08

C'est sa fête : Toussaint
Le Christ entouré des saints (icône byzantine)Toussaint est un raccourci qui désigne la fête de « tous les martyrs et de tous les saints ».

Cette fête a été instituée en 610 par le pape Boniface IV afin d'honorer les martyrs romains dont il avait fait transférer les corps des catacombes au panthéon d'Agrippa, reconverti en église.

L'Occident a fixé la Toussaint au 1er novembre et fait du lendemain, 2 novembre, la Fête des morts. Par cette disposition, l'Église place symboliquement l'ensemble des défunts sous la protection des saints.

Les Américains d'origine irlandaise ont acclimaté dans leur pays d'adoption la fête de Halloween (contraction anglaise de « All Hallows Eve », qui signifie « La veille de tous les saints »). Ces réjouissances autour de motifs macabres sont le dernier avatar d'une très ancienne fête celte dédiée au dieu des ténèbres et de l'hiver, Samain.

En Europe, l'Église catholique a riposté à l'introduction de la fête de Halloween dans les années 1990 par des festivités mieux accordées à la spiritualité chrétienne. Elles mêlent le rock et la prière sous le nom de... Holywins (la Sainteté gagne).

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Capusa06

1 novembre 2024 10:07

1er novembre 1910 : Fondation de la Société des Professeurs d'Histoire-Géographie

Les enseignants étant empêchés par la loi de se syndiquer, les professeurs agrégés d'Histoire-Géographie réunis au lycée Louis-le-Grand (Paris) se constituent en société savante. Aujourd'hui devenue association (APHG), elle va activement contribuer à la promotion de l'histoire et de la géographie dans l'enseignement à travers ses animations et sa revue Historiens & Géographes. En 1940, alors que l'illustre Marc Bloch en assure le secrétariat général cependant que Jules Isaac dirige la revue, l'association est dissoute par le gouvernement de Vichy. Elle sera reconstituée à la Libération. À la fin du XXe siècle, elle ne pourra empêcher que le ministre de l'Éducation nationale Claude Allègre, géologue de profession, sorte la géographie physique du programme d'Histoire-Géographie pour la confier aux enseignants de Sciences de la vie et de la Terre (SVT).

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1 novembre 2024 09:18

Bonjour à tous ! 😃
"La Toussaint (en latin : Sollemnitas Omnium Sanctorum) est une solennité catholique qui honore tous les saints, connus et inconnus.

Dans l’Église catholique de rite occidental, la Toussaint est fêtée le 1er novembre. La célébration liturgique commence aux vêpres le soir du 31 octobre et se termine à la fin du 1er novembre. Elle précède d’un jour la Commémoration de tous les fidèles défunts, dont la solennité est fixée au 2 novembre.

Les Églises orthodoxes ainsi que les Églises catholiques orientales de rite byzantin célèbrent le dimanche de tous les Saints, le dimanche suivant la Pentecôte.

Les protestants ne pratiquent pas le culte des saints mais certaines Églises luthériennes, et les anglicans commémorent aussi les saints le 1er novembre."

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31 octobre 2024 09:29

Bonjour à tous ! 😃
Merci les amis !
"Jeannie Longo ou Jeannie Longo-Ciprelli, née le 31 octobre 1958 à Annecy, est une cycliste française.

Dotée d'une longévité sportive exceptionnelle, elle participe aux championnats du monde de cyclisme sur piste de 1979 à 2010 et aux Jeux olympiques de 1984 à 2008. De plus, elle possède un palmarès unique, avec une médaille d’or olympique, 60 titres nationaux, 13 titres de championne du monde chez les élites, 3 Tour de France féminin et 38 records du monde.
Biographie

Native d'Annecy, elle est la troisième fille d'un directeur d'entreprise de travaux publics et d'une institutrice et professeure de gymnastique de Saint-Gervais-les-Bains. Elle commence sa carrière sportive en ski alpin et parvient très vite au rang des meilleures. Elle remporte de nombreuses compétitions entre 1979 et 1982 et intègre l'équipe de France universitaire.

Mais c'est en cyclisme qu'elle excelle, étant la cycliste la plus titrée de toutes avec 30 médailles aux Jeux olympiques et aux championnats du monde de cyclisme, un titre olympique, treize championnats du monde, trois victoires du Tour de France féminin, 38 records du monde, et 1157 victoires depuis sa première licence.

Jeannie Longo commence à pratiquer le cyclisme à l'âge de 20 ans, en 1978. L'année suivante, elle obtient son premier titre de championne de France. En 1981, elle est vice-championne du monde sur route à Prague en Tchécoslovaquie, derrière l'Allemande Ute Enzenauer. Elle se consacre exclusivement à ce sport à partir de 1983, à l'approche des Jeux olympiques de Los Angeles.

En 1985, elle obtient son premier titre de championne du monde sur route. Elle décroche quatre titres de 1985 à 1989. Le 30 septembre 1986, elle bat pour la première fois un record de l'heure. Sur une piste en plein air à moins de 600 m d'altitude, elle effectue 43,588 km, et bat ainsi de plus de 500 m le record établi par Keetie van Oosten-Hage en 1978. Deuxième du Tour de France féminin derrière Maria Canins en 1985 et 1986, elle parvient à s'y imposer trois fois de 1987 à 1989.

Elle est à cette époque cible d'attaques et de propos sexistes dénigrant le cyclisme féminin. Par exemple dans l'émission À chacun son tour en 1987 où, invitée suite à sa victoire sur une étape du Tour de France féminin, elle est prise à partie avec véhémence par Marc Madiot.

En 1989, elle décide de mettre sa carrière en suspens à l'âge de 31 ans.

Elle reprend la compétition en 1991, avec l'intention d'obtenir un titre olympique lors des Jeux olympiques de Barcelone l'année suivante, mais elle ne décrochera que la médaille d'argent de la course en ligne. Elle est cependant victorieuse du Women's Challenge en 1991. La même année, peu avant les championnats du monde sur route à Stuttgart pour lesquels elle est sélectionnée, elle est exclue de l'équipe de France à cause de son refus d'utiliser les pédales de la marque qui équipe la Fédération française de cyclisme.

En octobre 1995, elle est championne du monde de la course en ligne et du contre-la-montre. Il s'agit de ses neuvième et dixième titres mondiaux, les premiers depuis 1989.

L'année suivante, elle devient enfin, à Atlanta,championne olympique de la course en ligne. Le 26 octobre 1996 à Mexico, avec 48,159 km sur une heure, elle bat la meilleure performance de l'heure féminine UCI qui reste inégalé à ce jour.

Elle forme un couple à part dans le milieu cycliste avec son entraîneur et mari, Patrice Ciprelli, ancien skieur membre de l'équipe de France de ski. Avec lui, elle monte une équipe pour aider les femmes cyclistes à percer.

En 2015, elle participe en Argentine au tournage de l'émission Dropped, avant l’accident mortel par collision de deux hélicoptères qui entraîne la mort de dix personnes, dont les sportifs Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine.

Le 9 octobre 2021, à 62 ans et 11 mois, elle devient championne du monde du contre-la-montre dans sa catégorie d'âge (60-64 ans) à Sarajevo.

En parallèle à ses activités sportives, elle joue du piano avec une participation au concours annuel international de piano de Besançon. Elle fut aussi adjointe du maire de Grenoble, Alain Carignon."

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31 octobre 2024 09:27

31 octobre 1958 :
Naissance de la cycliste Jeannie Longo.
Jeannie Longo-Ciprelli est une cycliste française.
Native d'Annecy, elle est la troisième fille d'un directeur d'entreprise de travaux publics et d'une institutrice et professeure de gymnastique de Saint-Gervais-les-Bains.
Elle commence sa carrière sportive en ski alpin et parvient très vite au rang des meilleures.
Elle remporte de nombreuses compétitions entre 1979 et 1982 et intègre l'équipe de France universitaire.
Mais c'est en cyclisme qu'elle excelle, étant la cycliste la plus titrée de toutes avec 30 médailles aux Jeux olympiques et aux championnats du monde de cyclisme, un titre olympique, treize championnats du monde, trois victoires du Tour de France féminin, 38 records du monde, et 1157 victoires depuis sa première licence.
Jeannie Longo commence à pratiquer le cyclisme en 1978, à l'âge de 20 ans.
L'année suivante, elle obtient son premier titre de championne de France.
En 1981, elle est vice-championne du monde sur route à Prague, derrière l'Allemande Ute Enzenauer.
Elle se consacre exclusivement à ce sport à partir de 1983, à l'approche des Jeux olympiques de Los Angeles.
En 1985, elle obtient son premier titre de championne du monde sur route.
Elle décroche quatre titres de 1985 à 1989.
Le 30 septembre 1986, elle bat pour la première fois un record de l'heure.
Sur une piste en plein air à moins de 600 m d'altitude, elle effectue 43,588 km, et bat ainsi de plus de 500 m le record établi par Keetie van Oosten-Hage en 1978.
Deuxième du Tour de France féminin derrière Maria Canins en 1985 et 1986, elle parvient à s'y imposer trois fois de 1987 à 1989.
Elle est à cette époque cible d'attaques et de propos sexistes dénigrant le cyclisme féminin.
Par exemple dans l'émission À chacun son tour en 1987 où, invitée suite à sa victoire sur une étape du Tour de France féminin, elle est prise à partie avec véhémence par Marc Madiot, coureur cycliste et dirigeant d'équipe cycliste.
Cette même année 1987, elle est contrôlée positive à l'éphédrine à Colorado Springs, quelques jours après y avoir battu le record des 3 km, et deux jours avant son record des 5 km, dix jours avant un record de l'heure.
Ces trois records furent homologués, et elle ne fut pas suspendue à la suite de son appel auprès de l'UCI.
Dans son autobiographie, elle affirme que la présence d'une quantité selon elle « infime » d'éphédrine dans son analyse s'expliquait par la prise de gélules d'ephedra, un complément alimentaire.
En 1989, elle décide de mettre sa carrière en suspens à l'âge de 31 ans.
Elle reprend la compétition en 1991, avec l'intention d'obtenir un titre olympique lors des Jeux olympiques de Barcelone l'année suivante, mais elle ne décrochera que la médaille d'argent de la course en ligne.
Elle est cependant victorieuse du Women's Challenge en 1991.
La même année, peu avant les championnats du monde sur route à Stuttgart pour lesquels elle est sélectionnée, elle est exclue de l'équipe de France à cause de son refus d'utiliser les pédales de la marque qui équipe la Fédération française de cyclisme.
En octobre 1995, elle est championne du monde de la course en ligne et du contre-la-montre.
Il s'agit de ses neuvième et dixième titres mondiaux, les premiers depuis 1989.
L'année suivante, elle devient enfin, à Atlanta,championne olympique de la course en ligne.
Le 26 octobre 1996 à Mexico, avec 48,159 km sur une heure, elle bat la meilleure performance de l'heure féminine UCI qui reste inégalé à ce jour.
Elle forme un couple à part dans le milieu cycliste avec son entraîneur et mari, Patrice Ciprelli, ancien skieur membre de l'équipe de France de ski.
Avec lui, elle monte une équipe pour aider les femmes cyclistes à percer.
Le 9 septembre 2011, il est annoncé qu'elle a manqué par trois fois à ses obligations de localisation dans le cadre de la lutte antidopage au cours des 18 derniers mois.
L'Agence française de lutte contre le dopage transmet son dossier à la Fédération française de cyclisme, qui peut la suspendre pour une durée allant de trois mois à deux ans.
Le 22 novembre 2011, elle est « relaxée de toute poursuite disciplinaire » par la Fédération française de cyclisme, l'athlète ne faisant plus partie de la liste des sportifs de haut niveau soumis au contrôle de l'Agence française de lutte contre le dopage.
En 2015, elle participe en Argentine au tournage de l'émission Dropped, avant l’accident mortel par collision de deux hélicoptères qui entraîne la mort de dix personnes, dont les sportifs Camille Muffat, Florence Arthaud et Alexis Vastine.
En juillet 2018, son mari, Patrice Ciprelli, a été condamné à un an de prison avec sursis pour avoir acheté de l'érythropoïétine (EPO) pour un montant de 3 110 dollars (2 920 euros), entre 2008 et 2011.
Le 9 octobre 2021, à 62 ans et 11 mois, elle devient championne du monde du contre-la-montre dans sa catégorie d'âge (60-64 ans) à Sarajevo.
En parallèle à ses activités sportives, elle joue du piano avec une participation au concours annuel international de piano de Besançon.
Elle fut aussi adjointe du maire de Grenoble, Alain Carignon.

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Capusa06

31 octobre 2024 09:17

31 octobre 1756 : Casanova s'évade des Plombs de Venise

C'est le début pour lui d'une longue vie d'aventurier mondain. Ses Mémoires posthumes recueilleront un très vif succès dès leur publication en 1826-1838.

Bourreau des coeurs
De tous les libertins de l'Ancien Régime, Giacomo Casanova est le plus célèbre. C'est au point que son nom est devenu un mot commun pour désigner un séducteur à la fois aimable et troublant. Sa vie exubérante, sa curiosité et ses talents ne sauraient cependant se réduire à ce cliché.

Auteur de mémoires à succès, Histoire de ma vie, il a inspiré Mozart pour son personnage de Don Juan et continue de nous séduire et nous intriguer par le canal du cinéma...

Un séducteur compulsif

Élève studieux, il obtient un doctorat de droit à l'université de Padoue et se prépare à devenir abbé mais ses frasques lui valent d'être chassé de la fonction ecclésiastique.

La protection d'un patricien de Venise l'amène à entrer dans le grand monde et dès lors, il enchaîne les conquêtes amoureuses.

Contrairement à l'image laissée par le personnage de Don Juan, Casanova n'est pas un cynique ou un dominant. Chaque conquête renouvelle son désir et sa passion. Chaque rupture est ressentie comme un échec. Sans doute est-ce qui lui vaut d'être apprécié par les soubrettes comme par les princesses.

À Thérèse, l'une de ses premières amours, il confesse : « Tu me supposes riche ; je ne le suis pas. Je n’aurai plus rien quand j’aurai fini de vider ma bourse. Tu me supposes, peut être, homme de grande naissance, et je suis d’une condition ou inferieure, ou egale à la tienne. Je n’ai aucun talent lucratif, aucun emploi, aucun fondement pour être certain que j’aurai de quoi manger dans quelques mois. Je n’ai ni parens, ni amis, ni aucun droit pour pretendre, et je n’ai aucun projet solide. Tout ce que j’ai à la fin n’est que jeunesse, santé, courage, un peu d’esprit, des sentimens d’honneur, et de probité, et quelques commencemens de bonne littérature. Mon grand tresor est que je suis mon maitre, que je ne depens de personne, et que je ne crains pas les malheurs » (Histoire de ma vie).

En prison pour de bon !
Le 26 juillet 1755, le jeune homme se fait arrêter par la police pour ses activités libertines et ésotériques. Il passe un peu plus d'un an enfermé dans la « prison des Plombs ». Il s'en évade le 31 octobre 1756. C'est un exploit : ce serait la seule fuite connue de cette prison réputée redoutable.

Le séducteur se réfugie alors à Paris. Il lance une loterie royale pour financer la réalisation de l'École militaire. Cet ancêtre du Loto lui vaut de gagner beaucoup d'argent.

Mais après quelques nouvelles déconvenues, il doit fuir la France. Sa réputation lui vaut d'être reçu par plusieurs souverains : Catherine II de Russie, Georges III en Angleterre et Frédéric II de Prusse.

Vieux rat de bibliothèque
L'âge venant, le séducteur se place sous la protection du prince de Ligne qui l'installe comme bibliothécaire dans son château de Dux, en Bohême.

Homme d’esprit et libertin, le prince se décrit comme athée. Il admire Casanova et le jalouse. Voici ce qu'il en dit : « Il est fier, parce qu’il n’est rien et qu’il n’arien. Rentier, ou financier, ou grand seigneur, il aurait été peut-être facile à vivre. Mais, qu’on ne le contrarie point, surtout que l’on ne rie point, mais qu’on le lise ou qu’on l’écoute, car son amour-propre est toujours sous les armes : ne lui dites jamais que vous savez l’histoire qu’il va vous conter; ayez l’air de l’entendre pour la première fois ».

À Dux, Casanova est saisi par la fièvre de l'écriture. Il écrit sans trêve des lettres, ouvrages et mémoires qui témoignent de l'étendue de ses connaissances et de sa curiosité insatiable : « Il n’y a point d’homme au monde qui parvienne à savoir tout; mais tout homme doit aspirer à tout savoir » (Histoire de ma vie).

Lui, le Vénitien qui a bourlingué dans toute l'Europe, il a soin d'écrire en français, la langue commune à tous les cercles cultivés de l'époque. Il manie la langue avec aisance, dans le style fleuri et alerte des Lumières.

Parmi ses oeuvres, un roman utopique verbeux qui aboutit à un échec financier et littéraire : Icosaméron (1788). Il y a aussi l'Histoire de ma fuite des prisons de la République de Venise qu’on appelle les Plombs.

Le prélude n'est pas sans rappeler les Confessions de Jean-Jacques Rousseau, autre enfant du siècle : « Pour captiver le suffrage de tout le monde j’ai cru de devoir me montrer avec toutes mes faiblesses, tel que je me suis trouvé moi-même, en parvenant par là à me connaître ; j’ai reconnu dans mon épouvantable situation mes égarements, et j’ai trouvé des raisons pour me les pardonner ; ayant besoin de la même indulgence de la part de ceux qui me liront, je n’ai rien voulu leur cacher, car je préfère un jugement fondé sur la vérité, et qui me condamne, à un qui pourrait m’être favorable fondé sur le faux. »

Enfin vient l'ouvrage qui assurera sa renommmée post-mortem : Histoire de ma vie, un manuscrit de 3700 pages (aujourd'hui à la BNF) nourri par sa mémoire phénoménale et quantité de notes et de lettres qu'il a eu soin de conserver... et a détruites après les avoir exploitées.

Casanova meurt le 4 juin 1798, ignoré de tous, enterré à la va-vite près de l'église Santa-Barbara de Dux.

Le cinéma nous a fait redécouvrir ce personnage haut en couleurs et attachant avec Casanova (Federico Fellini, 1977) et Dernier amour (Benoît Jacquot, 2019).

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30 octobre 2024 08:51

30 octobre 1922 :
« Marche sur Rome ».
La marche sur Rome est la marche paramilitaire menée par les faisceaux italiens de Mussolini vers la capitale.
Elle avait pour but, en premier lieu, d'impressionner le gouvernement libéral alors encore en place et de faire pression sur la classe politique, dans le contexte de crise dans l'Italie d'après-guerre.
Même si cette marche n'est, initialement, qu'un instrument de pression illégal sur le gouvernement, elle assure à Mussolini un accès facilité au pouvoir politique : mais cette marche est surtout un tournant symbolique pour les faisceaux italiens puisque ce n'est pas directement par elle que Mussolini accède au pouvoir, mais ce sont les dirigeants du gouvernement en place qui le lui confient.
Cette victoire politique des fascistes entraîne de fortes répercussions sur l'organisation de l'État italien avec l'instauration de la dictature fasciste dès 1925.

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30 octobre 2024 08:50

Fédor Dostoievski
30 octobre 1821 à Moscou (Russie) - 27 janvier 1881 à Saint-Pétersbourg (Russie)

Fédor Dostoïevski est l'un des romanciers russes les plus populaires avec Nicolas Gogol (1809-1852) et Léon Tolstoï (1828-1910). Fédor (on écrit aussi Fedor ou Fiodor, équivalent russe de Théodore) naît dans un hôpital de Moscou où exerce son médecin de père, un alcoolique brutal qui bat assidûment sa femme et ses enfants. Il souffre en prime d'épilepsie et ne retrouve un peu de sérénité que dans les séjours d'été à la campagne. Il accède à une soudaine notoriété à 23 ans, avec son premier roman, Les Pauvres gens. Mais les flatteurs ne tardent pas à se détourner de lui et le jeune homme, névrotique, se met à comploter contre le régime tsariste. Il est arrêté et condamné à mort...

Le 22 décembre 1849, Fédor Dostoïevski et ses acolytes attendent l'exécution d'une minute à l'autre sur une place de Saint-Pétersbourg, quand arrive un décret du tsar Nicolas Ier qui commue la sentence en quatre ans de travaux forcés. Comme Victor Hugo partant trois ans plus tard pour l'exil de Guernesey, Dostoïevski va connaître un retour à la foi et une renaissance sur le chemin du bagne, en Sibérie. De retour à Saint-Pétersbourg en 1860, il va aligner les chefs-d'oeuvre sans discontinuer : Souvenirs de la maison des morts (1862), Crime et Châtiment (1866), Le Joueur (1866), L'Idiot (1869)... jusqu'aux Frères Karamazov (1879-1880). Notons encore que ses funérailles, anticipant celles de Victor Hugo quatre ans plus tard, ont rassemblé des dizaines de milliers d'admirateurs.

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30 octobre 2024 08:50

C'est sa fête : Bienvenue
Disciple de Saint Dominique, Benvenuta Bojani vécut au Frioul au XIIIe siècle. Elle manifesta sa piété par des pratiques pénitentielles extrêmes et mourut à Cividale del Friuli en 1295... Rien à voir avec une station de métro parisienne ;-)

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FAE

29 octobre 2024 10:17

Merci Mstrprf !
Sa fille était dans ma classe en CM2 . . .

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29 octobre 2024 09:55

29 octobre 1917 :
Naissance de l'acteur Eddie Constantine.
Edward Constantinowsky est un chanteur et acteur américain d'expression francophone.
Il naît à Los Angeles, au sein d'une famille juive originaire d'Europe de l'Est.
Son père est un bijoutier russe et sa mère est polonaise.
Il s'expatrie en France après l'échec d'une tentative de carrière hollywoodienne, pour suivre son ami John Berry, victime du maccarthysme.
Cherchant à faire carrière dans la chanson, il fait ses classes à Vienne puis se produit à Paris dans les cabarets à la mode de l'époque.
De retour au pays, n'ayant pas le succès escompté, il exerce la profession de figurant, puis tient un rôle dans Egypt by three, un film sans grand écho.
Dépité de n'avoir pas fait carrière dans son pays natal, il repart pour l'Europe dans les années 1950. Il rencontre Édith Piaf après la mort de Marcel Cerdan.
Celle - ci le fait engager pour La P'tite Lili, une comédie musicale qu'elle s'apprête à interpréter.
Il traduit pour elle, en anglais, des chansons de son répertoire les plus connus des années 1950 dont, en particulier, La Vie en rose et Hymne à l'amour.
Il devient une vedette en France en interprétant le rôle de l'agent secret Lemmy Caution dans La Môme vert-de-gris (1953), adapté d'une série noire de Peter Cheyney, rôle d'un type suave, séduisant et lisse qu'il reprend dans une série de films : Cet homme est dangereux (1953), Ça va barder (1953), Je suis un sentimental (1955), Lemmy pour les dames (1961) et À toi de faire... mignonne (1963).
Il devient une vedette du cinéma français et européen des années 1950 et 1960 avec sa gouaille et son accent américain qu'il accentue volontairement.
Il enregistre également plusieurs chansons de charme à succès et fait paraître sous son nom quelques romans, notamment Votre dévoué Blake (1955), aux Presses de la Cité (collection Un Mystère no 226) ; et Le Propriétaire (1975), J.C. Lattès.
Les films d'Eddie Constantine sont généralement des séries B d'action au ton souvent léger et humoristique.
Se considérant avant tout comme un chanteur, il ne prend pas sa carrière de comédien au sérieux et, les années passant, s'occupe de plus en plus de son écurie de courses.
Au milieu des années 1960, il tente de renouveler son image en jouant dans des films artistiquement plus ambitieux, comme Lucky Jo (1964) de Michel Deville et surtout Alphaville, une étrange aventure de Lemmy Caution (1965) de Jean-Luc Godard, où il reprend son personnage habituel dans un contexte atypique.
Mais son succès commercial décline à cette époque en France.
En 1968, il tourne avec Johnny Hallyday dans À tout casser de John Berry.
Durant la deuxième partie de sa carrière, Eddie Constantine est fréquemment employé par des metteurs en scène européens d'avant-garde, comme William Klein, Rainer Werner Fassbinder ou Mika Kaurismäki.
Au début des années 1990, il joue dans Europa de Lars von Trier, puis dans Allemagne année 90 neuf zéro, film expérimental de Jean-Luc Godard où il reprend une dernière fois le rôle de Lemmy Caution.
Eddie Constantine s'est toujours considéré avant tout comme un chanteur. Il a embrassé la carrière d'acteur pour s'amuser mais aussi par nécessité pécuniaire5.
Eddie Constantine s'est marié trois fois. Avec sa première épouse, Helene Musil,dont il divorce en 1976, il a eu trois enfants.
Son mariage avec Dorothea Gibson n'a duré qu'un an (1977) avant que le couple ne divorce.
Il épouse la productrice allemande Maya Faber-Jansen en troisièmes noces en 1979.
Leur union durera jusqu'à la mort de l'acteur, le 25 février 1993 à Wiesbaden (Allemagne), d'un infarctus du myocarde.
Ils ont eu un enfant.

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