Avatar huarsy

Cachons nous, nous sommes filmés

huarsy - 16 mai 2025 10:54

Caméra braquée sur le chemin des voisins : la justice ordonne son retrait au nom de la vie privée
Installer une caméra orientée vers un chemin partagé par plusieurs voisins sans leur accord constitue une atteinte manifeste à la vie privée, a tranché la Cour de Cassation

Elle avait été saisie par les voisins d’un homme qui, sur son terrain en Polynésie française, avait installé en hauteur sur un arbre, sans autorisation préalable, une caméra de vidéosurveillance orientée vers un chemin desservant l’ensemble des propriétés voisines. Ils demandaient soit retirée


En référé (une procédure d’urgence), ses voisins, propriétaires indivis selon eux de la parcelle où se situait ce chemin de passage, avaient eu gain de cause, mais la cour d’appel les avait déboutés. Elle avait estimé qu’il n’était pas démontré que ce dispositif de vidéosurveillance constituait un trouble anormal de voisinage ou une atteinte à anormal de voisinage ou une atteinte à la vie privée susceptible de faire l´objet d’une procédure urgente

Respect de la vie privée

Mais, selon l’article 9 du code civil, chacun a droit au respect de sa vie privée, a rappelé la Cour de cassation. Et selon le code de procédure civile de la Polynésie française, il peut être ordonné en référé les mesures destinées à faire cesser un trouble manifestement illicite.
Elle a donc donné raison aux demandeurs : la cour d’appel de Papeete, en observant que la caméra permettait la captation de l’image des personnes empruntant ce chemin, n’a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations, desquelles il résultait l’existence d’un trouble manifestement illicite eu égard au respect de la vie privée, a jugé la Cour de cassation.

Qu’en pensez-vous ?.

Cachons nous, nous sommes filmés

Avatar huarsy

huarsy16 mai 2025 10:54

Caméra braquée sur le chemin des voisins : la justice ordonne son retrait au nom de la vie privée
Installer une caméra orientée vers un chemin partagé par plusieurs voisins sans leur accord constitue une atteinte manifeste à la vie privée, a tranché la Cour de Cassation

Elle avait été saisie par les voisins d’un homme qui, sur son terrain en Polynésie française, avait installé en hauteur sur un arbre, sans autorisation préalable, une caméra de vidéosurveillance orientée vers un chemin desservant l’ensemble des propriétés voisines. Ils demandaient soit retirée


En référé (une procédure d’urgence), ses voisins, propriétaires indivis selon eux de la parcelle où se situait ce chemin de passage, avaient eu gain de cause, mais la cour d’appel les avait déboutés. Elle avait estimé qu’il n’était pas démontré que ce dispositif de vidéosurveillance constituait un trouble anormal de voisinage ou une atteinte à anormal de voisinage ou une atteinte à la vie privée susceptible de faire l´objet d’une procédure urgente

Respect de la vie privée

Mais, selon l’article 9 du code civil, chacun a droit au respect de sa vie privée, a rappelé la Cour de cassation. Et selon le code de procédure civile de la Polynésie française, il peut être ordonné en référé les mesures destinées à faire cesser un trouble manifestement illicite.
Elle a donc donné raison aux demandeurs : la cour d’appel de Papeete, en observant que la caméra permettait la captation de l’image des personnes empruntant ce chemin, n’a pas tiré les conséquences légales de ses propres constatations, desquelles il résultait l’existence d’un trouble manifestement illicite eu égard au respect de la vie privée, a jugé la Cour de cassation.

Qu’en pensez-vous ?.

avatar
Avatar carousse

carousse

16 mai 2025 20:07

Du moment que c'est un lieu public, où des humains pourraient se trouver, je ne vois pas pourquoi on y interdirait une caméra.

Répondre·

Avatar yalow

yalow

16 mai 2025 18:59

Le droit à l image est sacré... mon œil... on est photographié et filmé par les portables des dizaines de fois tous les jours, des lors que vous sortez la ou il y a du monde. Votre binette est donc chez des tas de gens qui peuvent l'exploiter comme ils le veulent. On a bien, sûr quinto des brouteurs qui utilisent des images .volées.... donc que faire? Quand on est une personne publique on a des avocats et des moteurs de recherche pour dénicher des images volées. Mais le quidam quelconque ne peut rien faire.
En revanche pour abonder au droit à l' image, on vient de m' installer un vidéophone, qui me permet si je suis appelée de voir la personne qui sonne. Et bien , en dehors d être appelée, je n ai pas accès aux images de la porte d'entrée de mon immeuble. Et ce pour protéger les allées et venues dur la Voie publique. C est un peu du foutage de gueule, car quand je suis sur ma terrasse, le peux observer qui passe en bas de chez moi et même prendre des photos.. donc depuis les portables de plus en plus miniaturisés, tout cela semble obsolete..

Répondre·

Avatar Aurore

Aurore

16 mai 2025 18:31
huarsy a écrit :
J’avais demandé à mon installateur de clouter la rue. Pas encore fait. Je pense qu’il est important de ne pas être engagé dans des procédures. Merci Jo

Vouliez vous écrire flouter la rue ? N'a t on pas le droit de surveiller la rue qui est une voie publique ?

Répondre·

Avatar huarsy

huarsy

16 mai 2025 17:28
Aurore a écrit :
J'avoue que je ne me suis jamais posée la question et recherché la réglementation mais il me paraîtrait logique qu'un particulier ne puisse "surveiller" que sa propriété, et en aucun cas orienter les caméras pour filmer ce qui se passe sur le terrain du voisin.

J’avais demandé à mon installateur de clouter la rue. Pas encore fait. Je pense qu’il est important de ne pas être engagé dans des procédures. Merci Jo

Répondre·

Avatar Aurore

Aurore

16 mai 2025 16:52

J'avoue que je ne me suis jamais posée la question et recherché la réglementation mais il me paraîtrait logique qu'un particulier ne puisse "surveiller" que sa propriété, et en aucun cas orienter les caméras pour filmer ce qui se passe sur le terrain du voisin.

Répondre·