
huarsy
Vous êtes parmi nous la colombe de l'arche.
Vos pieds tendres et purs n'ont point l'âge où l'on marche.
Vos ailes sont d'azur.
Sans le comprendre encor vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n'est immonde,
Âme où rien n'est impur !
Il est si beau, l'enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j'aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l'été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
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Victor HUGO (1802-1885)
Lorsque l'enfant paraît ! une partie de ce poème -
Belle journée et merci pour vos participations -
huarsy
Tous ceux, tous ceux, tous ceux
Qui viendront, je vais vous les jeter, en touffe,
Sans les mettre en bouquets : je vous aime, j'étouffe,
Je t'aime, je suis fou, je n'en peux plus, c'est trop ;
Ton nom est dans mon cœur comme dans un grelot,
Et comme tout le temps, Roxane, je frissonne,
Tout le temps, le grelot s'agite, et le nom sonne !
De toi, je me souviens de tout, j'ai tout aimé :
Je sais que l'an dernier , un jour, le douze mai,
Pour sortir le matin tu changeras de coiffure !
Que, comme lorsqu'on à trop fixé le soleil,
On voit sur toute chose ensuite un rond vermeil ,
Sur tout, quand j'ai quitté les feux dont tu m'inondes,
Mon regard ébloui pose des tâches blondes !
Roxane , d'une voix troublée .
Oui, c'est bien de l'amour ......
Edmond Rostand , Cyrano de Bergerac
@frimousse - belle journée ensoleillée !
huarsy
Laisser tomber la pluie…
Le reflet de la lune adoucit son visage
Une larme s’écoule telle la pluie dans l’orage
Les éclairs ont frappé ce triste paysage
La pénombre apparaît comme un sombre présage
Le ciel noir apprivoise tous les faibles esprits
Emportant avec lui tout espoir de survie
Tourbillon de mal-être, avalanche sans abri,
Attendre le soleil, laisser tomber la pluie…
Valérie S. (Art et Poèmes) Mars 2009
@Frimousse - toujours fidèle ! merci pour ta participation - plaisir de lire un peu de douceur ! bonne soirée -
huarsy
Lorsque l’enfant paraît
Lorsque l’enfant paraît, le cercle de famille
Applaudit à grands cris ; son doux regard qui brille
Fait briller tous les yeux,
Et les plus tristes fronts, les plus souillés peut-être,
Se dérident soudain à voir l’enfant paraître,
Innocent et joyeux.
Soit que juin ait verdi mon seuil, ou que novembre
Fasse autour d’un grand feu vacillant dans la chambre
Les chaises se toucher,
Quand l’enfant vient, la joie arrive et nous éclaire.
On rit, on se récrie, on l’appelle, et sa mère
Tremble à le voir marcher.
Quelquefois nous parlons, en remuant la flamme,
De patrie et de Dieu, des poètes, de l’âme
Qui s’élève en priant ;
L’enfant paraît, adieu le ciel et la patrie
Et les poëtes saints ! la grave causerie
S’arrête en souriant.
La nuit, quand l’homme dort, quand l’esprit rêve, à l’heure
Où l’on entend gémir, comme une voix qui pleure,
L’onde entre les roseaux,
Si l’aube tout à coup là-bas luit comme un phare,
Sa clarté dans les champs éveille une fanfare
De cloches et d’oiseaux !
Enfant, vous êtes l’aube et mon âme est la plaine
Qui des plus douces fleurs embaume son haleine
Quand vous la respirez ;
Mon âme est la forêt dont les sombres ramures
S’emplissent pour vous seul de suaves murmures
Et de rayons dorés !
Car vos beaux yeux sont pleins de douceurs infinies,
Car vos petites mains, joyeuses et bénies
N’ont point mal fait encor ;
Jamais vos jeunes pas n’ont touché notre fange ;
Tête sacrée ! enfant aux cheveux blonds ! bel ange
À l’auréole d’or !
Vous êtes parmi nous la colombe de l’arche.
Vos pieds tendres et purs n’ont point l’âge où l’on marche ;
Vos ailes sont d’azur.
Sans le comprendre encor, vous regardez le monde.
Double virginité ! corps où rien n’est immonde,
Âme où rien n’est impur !
Il est si beau, l’enfant, avec son doux sourire,
Sa douce bonne foi, sa voix qui veut tout dire,
Ses pleurs vite apaisés,
Laissant errer sa vue étonnée et ravie,
Offrant de toutes parts sa jeune âme à la vie
Et sa bouche aux baisers !
Seigneur ! préservez-moi, préservez ceux que j’aime,
Frères, parents, amis, et mes ennemis même
Dans le mal triomphants,
De jamais voir, Seigneur ! l’été sans fleurs vermeilles,
La cage sans oiseaux, la ruche sans abeilles,
La maison sans enfants !
Victor Hugo, Les feuilles de l’Automne, XIX
@Frimousse - merci j'étais très occupée dimanche !
huarsy
Donne-moi cette fleur
Donne-moi cette fleur meurtrie
Entre ta ceinture et ton cœur !
Je la veux triste et sans couleur,
Donne-la-moi, pâle et flétrie !
Ni la rose, éternelle fée,
Ni ce lys qui vient de s'ouvrir
Ne valent le dernier soupir
De la pauvre fleur étouffée !
Doux échange qui ravit l'âme !
La femme a gardé dans son cœur
Le plus doux parfum de la fleur,
La fleur, le parfum de la femme !
Cette fleur je l'avais cueillie
À tes pieds, au bord du chemin !
Tu me dis en tendant la main :
Donne-la-moi fraîche et jolie !
À ces bois où l'oiseau soupire,
Nous avons conté nos secrets !
Rêveuse, tu la respirais,
Et la fleur cachait ton sourire !
Doux échange qui ravit l'âme !
La femme a gardé dans son cœur
Le plus doux parfum de la fleur,
La fleur, le parfum de la femme !
(Léon Gozlan)
@Mouette - e 7 est mon chiffre porte-bonheur - j'habite au 7 depuis 40 ans
@Louloutcha - Diane étant aimante
@Frimousse - premier amour est une discussion que j'ai mise et qui se trouve au fin fond des pages -
huarsy
Charles BAUDELAIRE - Brumes et pluies
Ô fins d'automne, hivers, printemps trempés de boue,
Endormeuses saisons ! je vous aime et vous loue
D'envelopper ainsi mon coeur et mon cerveau
D'un linceul vaporeux et d'un vague tombeau.
Dans cette grande plaine où l'autan froid se joue,
Où par les longues nuits la girouette s'enroue,
Mon âme mieux qu'au temps du tiède renouveau
Ouvrira largement ses ailes de corbeau.
Rien n'est plus doux au coeur plein de choses funèbres,
Et sur qui dès longtemps descendent les frimas,
Ô blafardes saisons, reines de nos climats,
Que l'aspect permanent de vos pâles ténèbres,
- Si ce n'est, par un soir sans lune, deux à deux,
D'endormir la douleur sur un lit hasardeux.
Charles BAUDELAIRE (1821-1867) (Recueil : Les fleurs du mal)
Merci Frimousse et Mouette de vos participations - belle journée -
huarsy
Paroles de la Chanson : Le lundi au soleil
Regarde ta montre
Il est déjà huit heures
Embrassons nous tendrement
Un taxi t'emporte
Tu t'en vas, mon cœur
Parmi ces milliers de gens
C'est une journée idéale
Pour marcher dans la forêt
On trouverait plus normal
D'aller se coucher
Seuls dans les genêts
Refrain
Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau sur les routes
Le lundi au soleil
Le lundi au soleil
On pourrait le passer à s'aimer
Le lundi au soleil
On serait mieux dans l'odeur des foins
On aimerait mieux cueillir le raisin
Ou simplement ne rien faire
Le lundi au soleil
Toi, tu es à l'autre bout
De cette ville
Là-bas, comme chaque jour
Les dernières heures
Sont les plus difficiles
J'ai besoin de ton amour
Et puis dans la foule au loin
Je te vois, tu me souris
Les néons des magasins
Sont tous allumés
C'est déjà la nuit
Refrain
Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau sur les routes
Le lundi au soleil
Le lundi au soleil
On pourrait le passer à s'aimer
Le lundi au soleil
On serait mieux dans l'odeur des foins
On aimerait mieux cueillir le raisin
Ou simplement ne rien faire
Le lundi au soleil
Le lundi au soleil
C'est une chose qu'on n'aura jamais
Chaque fois c'est pareil
C'est quand on est derrière les carreaux
Quand on travaille que le ciel est beau
Qu'il doit faire beau sur les routes
Le lundi au soleil
Frimousse - Mouette - merci pour vos beaux poèmes - belle journée - bises ------
huarsy
Chaque année, petite maman je pense à toi, à la douleur que tu as au ventre.
De plus recevoir une fleur sauf celle que je t'offre avec beaucoup de difficulté.
Sachant que le bégonias blanc arrivera au cimetière retrouvé ceux que tu portes avec papa .
Chaque semaine, papa accompagne maman arroser les fleurs, passer un peu d'eau comme une caresse où vous dormez mes deux frères tant aimés.
Vous êtes partis tôt, bien trop tôt, pour que mes fils n'aient pas d'oncles.
Cette fête, je ne l'aime pas car c'est la peur au ventre, petite mère, que j'aie la hantise de vous perdre.
Pour toutes les mamans qui ont perdu leurs enfants et n'auront pas eu de fête.
huarsy
Il y a plus de fleurs
Pour maman dans mon cœur
Que dans le monde entier
Plus de merles rieurs
Pour maman dans mon cœur
Que dans tous les vergers
Et bien plus de baisers
Pour maman dans mon cœur
Qu’on en pourrait donner.
Maurice Carême
Ce poème nous l'avons tous appris
Merci pour vos participations - Bonne Fête des Mamans -
