Peut - on dire que l'actionnariat populaire soit une idée folle ou dépassée?
Remi - 28 mai 2021 20:53


Remi
nandocinqsix a écrit :
Charles de Gaulle avait lancé l'idée de "participation" , comme une ouverture à l'actionnariat de salariés ...
A mon avis, le discours ( en son ensemble ) était peu clair, mais ce n'était pas un économiste, quoique ayant des conseillers.
ça rappellerait presque les questions de Sécurité.
Sans faire référence à " Petit Clamart " : on mélangerait tout alors!
nandocinqsix
Remi a écrit :
De Gaulle et l'actionnariat populaire.
De Gaulle, je l'aimais ni ne l'aimais pas; pour moi, c'était le grand - père.
Ma mère préférait le beau Lecanuet, alors " jeune " et moderne.
Mon père restait fidèle à De Gaulle; tout en regrettant le vieux parti Radical.
Et, moi, je me suis réconcilié avec de Gaulle en lisant son discours de 1947 ( deux ans après ma naissance ). - cf. ci- dessous.
Pour un développement de l'accès des salariés au capital, du partage des risques allant de pair , et des fruits de l'ACTION commune ( à ne pas confondre avec actions et obligations , en termes d'analyse économique et de marché financier; sans oublier le marché monétaire et les fluctuations à réguler autant que faire se peut tant qu'on est encore français; quoique européen , aussi, vu l'euro).
Via , aussi, une incitation forte à la participation au marché financier avec mesures de soutien à l'appui ( fiscales et autres).
Chacun pense ce qu'il pense; comme qui dirait Coluche - qui , lui, a agi ( restos du coeur).
Charles de Gaulle avait lancé l'idée de "participation" , comme une ouverture à l'actionnariat de salariés ...

Remi
De Gaulle et l'actionnariat populaire.
De Gaulle, je l'aimais ni ne l'aimais pas; pour moi, c'était le grand - père.
Ma mère préférait le beau Lecanuet, alors " jeune " et moderne.
Mon père restait fidèle à De Gaulle; tout en regrettant le vieux parti Radical.
Et, moi, je me suis réconcilié avec de Gaulle en lisant son discours de 1947 ( deux ans après ma naissance ). - cf. ci- dessous.
Pour un développement de l'accès des salariés au capital, du partage des risques allant de pair , et des fruits de l'ACTION commune ( à ne pas confondre avec actions et obligations , en termes d'analyse économique et de marché financier; sans oublier le marché monétaire et les fluctuations à réguler autant que faire se peut tant qu'on est encore français; quoique européen , aussi, vu l'euro).
Via , aussi, une incitation forte à la participation au marché financier avec mesures de soutien à l'appui ( fiscales et autres).
Chacun pense ce qu'il pense; comme qui dirait Coluche - qui , lui, a agi ( restos du coeur).

Remi
scoubidou51 a écrit :
"Habitat et humanisme" existe depuis plus de 30 ans avec de belles réalisations à son actif !...
des actionnaires OU des épargnants heureux qu'une partie de leur bas de laine ait du sens -
beaucoup de bénévoles pour faire tourner la boutique -
et des locataires voire même des propriétaires heureux de vivre dans un habitat "correct"
Certes.
Y compris en ma ville natale, Nantes.
Et ça continue, dieu merci.
"
"Dans le centre animé de Nantes, Habitat et Humanisme participe à la réhabilitation de l’ancienne clinique Saint-Augustin pour réaliser un lieu de vie innovant de 66 logements à vocation intergénérationnelle et inclusive. L’objectif est de créer un nouveau vivre ensemble dans la ville, favorisant les liens sociaux, l’entraide et l’échange d’expérience.
L’ouverture est prévue en janvier 2022."
scoubidou51
"Habitat et humanisme" existe depuis plus de 30 ans avec de belles réalisations à son actif !...
des actionnaires OU des épargnants heureux qu'une partie de leur bas de laine ait du sens -
beaucoup de bénévoles pour faire tourner la boutique -
et des locataires voire même des propriétaires heureux de vivre dans un habitat "correct"

Remi
Pour en revenir au sujet proprement dit, et sans abuser des citations, je trouve qu'il est intéressant de reprendre les notes de Christophe Beaudoin à son article sus - cité.
De Gaulle: j'ai été stupéfait à la lecture du discours de 1947.
Soit:
"
Notes
[1] « Faudra-t-il donc que nous demeurions dans cet état de malaise ruineux et exaspérant où les hommes qui travaillent ensemble à une même tâche opposent organiquement leurs intérêts et leurs sentiments? Sommes-nous condamnés à osciller toujours douloureusement entre un système en vertu duquel les travailleurs seraient de simples instruments dans l'entreprise dont ils font partie et un autre qui écraserait tous et chacun, corps et âme, dans une odieuse machinerie totalitaire et bureaucratique? Non ! La solution humaine, française, pratique de cette question qui domine tout n'est ni dans cet abaissement des uns, ni dans cette servitude de tous. Elle est dans l'association digne et féconde de ceux qui mettraient en commun, à l'intérieur d'une même entreprise, soit leur travail, soit leur technique, soit leurs biens, et qui devraient s'en partager, à visage découvert et en honnêtes actionnaires, les bénéfices et les risques. Certes, ce n'est pas cette voie que préconisent, ni ceux qui ne veulent pas reconnaître que rehausser la dignité de l'homme c'est non seulement un devoir moral mais encore une condition du rendement, ni ceux qui conçoivent l'avenir sous la forme d'une termitière. Mais quoi? C'est la voie de la concorde et de la justice fructifiant dans la liberté ! » (Général de Gaulle, Strasbourg, 7 avril 1947)
" II ne faut pas cacher son drapeau. A l'occasion des investissements industriels, on organise la participation des travailleurs à l'autofinancement. Ce n'est quand même pas la lune ! Ça ne va pas chercher très loin ! Ça n'est pas colossal ! " (16 février 1966, cité par Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, p. 79)
" Les syndicats exploitent la lutte des classes. Nous voulons dépasser la lutte des classes. La lutte des classes a le salaire pour enjeu ; elle y trouve un objet commode de contestation. Nous voulons un enjeu qui intéresse à la fois le capital et le travail : c'est l'investissement. " (12 juillet 1967, cité par Alain Peyrefitte, C'était de Gaulle, p. 240)
"

Remi
nandocinqsix a écrit :
@Remi : On s'adresse spontanément à sa banque, lorsqu'on a besoin de trésorerie.
Le métier du banquier, est de redistribuer les dépôts qu'il reçoit Cf. Caisse d'Epargne
Un climat de confiance s'établit entre le déposant et l'emprunteur par le biais du banquier .
Ce dernier choisit selon des critères qui lui sont propres la destination des économies des clients .
Lorsqu'un emprunteur se présente, il appartient au banquier de s'assurer de sa solvabilité ...!
Le mécanisme originel des "Sparkasse" allemandes du XIXème s, incarnait déjà cet actionnariat.
Puisqu'il a perduré en s'adaptant à la Révolution Industrielle, et maintenant à celle de la Révolution Digitale sans contact humain, son inspiration d'origine n'avait rien d'utopique !
Mais à mon sens, ce n'est plus de l'actionnariat populaire, car la "mécanique" financière a puissamment évoluée . Notre époque avec des taux d'intérêt négatifs, le prouve .
J'entends par actionnariat populaire (éventuellement) celui qui se pratique aux USA, où le peuple en état de le faire, investit dans les actions cotées à Wall St. plutôt que dans la caisses d'épargne locale (plusieurs ont d'ailleurs fait faillite en 2018 !).
Il y a certes des enjeux idéologiques dans cette histoire, mais ils passent derrière d'autres convoitises !
"Le métier du banquier, est de redistribuer les dépôts qu'il reçoit Cf. Caisse d'Epargne ".
Initialement, la CE était considérée comme un intermédiaire non bancaire. Mais les fonctions ont évolué, la théorie aussi.
Par ailleurs, la banque ne fait pas que redistribuer. C'est le principe de la création monétaire par l'octroi de crédits.

Remi
nandocinqsix a écrit :
@Remi : On s'adresse spontanément à sa banque, lorsqu'on a besoin de trésorerie.
Le métier du banquier, est de redistribuer les dépôts qu'il reçoit Cf. Caisse d'Epargne
Un climat de confiance s'établit entre le déposant et l'emprunteur par le biais du banquier .
Ce dernier choisit selon des critères qui lui sont propres la destination des économies des clients .
Lorsqu'un emprunteur se présente, il appartient au banquier de s'assurer de sa solvabilité ...!
Le mécanisme originel des "Sparkasse" allemandes du XIXème s, incarnait déjà cet actionnariat.
Puisqu'il a perduré en s'adaptant à la Révolution Industrielle, et maintenant à celle de la Révolution Digitale sans contact humain, son inspiration d'origine n'avait rien d'utopique !
Mais à mon sens, ce n'est plus de l'actionnariat populaire, car la "mécanique" financière a puissamment évoluée . Notre époque avec des taux d'intérêt négatifs, le prouve .
J'entends par actionnariat populaire (éventuellement) celui qui se pratique aux USA, où le peuple en état de le faire, investit dans les actions cotées à Wall St. plutôt que dans la caisses d'épargne locale (plusieurs ont d'ailleurs fait faillite en 2018 !).
Il y a certes des enjeux idéologiques dans cette histoire, mais ils passent derrière d'autres convoitises !
En la pratique, et l'efficacité ; pour tout - un - chacun, chez nous:
Il vaut mieux traiter directement avec un agent de change (ce que j'avais fait, déjà, il y a de nombreuses années) ; suite à la lenteur d'exécution des ordres en banque, à l'époque ; j'en parlais, récemment, à Paris, avec une amie Quintonic, qui avait connu les mêmes mésaventures via ces intermédiaires financiers traditionnels où l'ordre est effectué le lendemain ou QQ jours après/de plus , connaissant bien ce milieu où elle avait travaillé en amont ( = sur la transmission des informations relatives aux instruments financiers), elle était sidérée ( ce que je comprends).
nandocinqsix
@Remi : On s'adresse spontanément à sa banque, lorsqu'on a besoin de trésorerie.
Le métier du banquier, est de redistribuer les dépôts qu'il reçoit Cf. Caisse d'Epargne
Un climat de confiance s'établit entre le déposant et l'emprunteur par le biais du banquier .
Ce dernier choisit selon des critères qui lui sont propres la destination des économies des clients .
Lorsqu'un emprunteur se présente, il appartient au banquier de s'assurer de sa solvabilité ...!
Le mécanisme originel des "Sparkasse" allemandes du XIXème s, incarnait déjà cet actionnariat.
Puisqu'il a perduré en s'adaptant à la Révolution Industrielle, et maintenant à celle de la Révolution Digitale sans contact humain, son inspiration d'origine n'avait rien d'utopique !
Mais à mon sens, ce n'est plus de l'actionnariat populaire, car la "mécanique" financière a puissamment évoluée . Notre époque avec des taux d'intérêt négatifs, le prouve .
J'entends par actionnariat populaire (éventuellement) celui qui se pratique aux USA, où le peuple en état de le faire, investit dans les actions cotées à Wall St. plutôt que dans la caisses d'épargne locale (plusieurs ont d'ailleurs fait faillite en 2018 !).
Il y a certes des enjeux idéologiques dans cette histoire, mais ils passent derrière d'autres convoitises !

Remi
nandocinqsix a écrit :
Les banques proposent les projets qu'elles n'ont pas envie de financer elles-mêmes .
A préciser, s.v.p. Merci.
En fait, nombre d'enjeux idéologiques cruciaux sont enfouis en de faux débats visant à les occulter.
Pour exemple ( s):
1. La question linguistique bretonne
La volonté d'universitaires rennais de vouloir faire du gallo une stricte langue romane.
Ceci engendrant parfois des débats pitoyables, voire des agressions, du côté de Loudéac ( Loudia, en gallo).
Alors que ces pays, tels, aussi, ceux de Merdrignac et de Fégréac, relèvent d'un authentique gallo- breton, où la structuration de la phrase est imprégnée de celtique et de germanique, et, où, le vocabulaire paysan de base relève du vieux - breton ( le reste s'étant ensuite greffé par influences découlant de l'affaiblissement de la situation globale bretonne ) .
2. L'actionnariat populaire
Par exemple:
Un " bloc" d'actionnariat ouvrier aurait -il moins de droits que la famille Bettancourt en ses propres groupes?

Remi
nandocinqsix a écrit :
L'utopie est un projet dont la réalisation semble possible ou impossible !
Le concept qu'il désigne a une fonction critique très ambiguë, car ses valeurs morales anéantissent celle de liberté .
Or la liberté , dont celle d'entreprendre, exige une organisation contraignante supposée apporter une forme de sécurité .
Le socialisme utopique saint-simonien se contentait de développer un mythe reposant sur un imaginaire sentimental, opposé au socialisme scientifique de Karl Marx, fondé sur un rapport des forces sociales en présence .
Mythe ou utopie, l'actionnariat populaire ne peut séduire maintenant qu'une minorité d'investisseurs ayant le goût du risque, ambitieux, ou crédules .
En langage courant le terme " utopiste " renvoie à " infaisable " ou " doux rêveur"'. Or, ici , ce n'est nullement le cas. Par contre le concept " d'actionnariat populaire" doit être explicité en termes d'analyse économique fiable et pour applications.
guerlaina
nandocinqsix a écrit :
L'utopie est un projet dont la réalisation semble possible ou impossible !
Le concept qu'il désigne a une fonction critique très ambiguë, car ses valeurs morales anéantissent celle de liberté .
Or la liberté , dont celle d'entreprendre, exige une organisation contraignante supposée apporter une forme de sécurité .
Le socialisme utopique saint-simonien se contentait de développer un mythe reposant sur un imaginaire sentimental, opposé au socialisme scientifique de Karl Marx, fondé sur un rapport des forces sociales en présence .
Mythe ou utopie, l'actionnariat populaire ne peut séduire maintenant qu'une minorité d'investisseurs ayant le goût du risque, ambitieux, ou crédules .
les banques proposent des investissements de "proximité" mais cela intéressé t il beaucoup de monde ?