
Capusa06
Je voudrais vous dire des choses si tendres,
Vous murmurer des mots si doux,
Que seules les fleurs mortes peuvent entendre
Car c’est tout ce que j’ai de vous.
Je voudrais vous confier mon rêve de folie
Mon beau rêve si insensé,
Hanté par le spectre de la mélancolie
Où viennent sombrer mes pensées.
Je voudrais vous dire pourquoi mon âme pleure
Quand tout aime et refleurit,
Pourquoi elle gémit à la fuite de l’heure
Qui part sans apporter l’oubli.
Je voudrais vous dire comment je vous adore.
Hélas je ne le pourrais pas,
Et c’est en mon rêve qui s’envole à l’aurore
Que je dois le dire tout bas.
Birago Diop. (11 décembre 1906 - 25 novembre 1989).
Coccyvette
Et puis la vie m'a appris qu'il faut toujours voler plus haut.
Plus haut que la jalousie, plus haut que la douleur, que la méchanceté.
Plus haut que les larmes, que les jugements.
Il faut toujours voler plus haut où certains mots ne peuvent pas vous atteindre, où certains gestes ne peuvent pas vous blesser,
où certaines personnes ne pourront jamais arriver.
Alda Merini.
Coccyvette
T'as pas aimé le bon,
t'as raté les saisons,
à t'accrocher au pire,
jusqu'à ce que cœur chavire,
Tu t'es nourrie de rêves,
d'histoires d'Adam et d'Eve,
jusqu'à en oublier,
que souffrir n'est pas aimer,
T'en as passé du temps,
à grandir patiemment,
espérant ta médaille,
au temps des retrouvailles,
T'as égaré ta voie,
sur ton cheval de bois,
princesse au coeur perdu,
pour prince au coeur déçu,
T'as trop fermé les yeux,
t'as pris goût au mielleux,
oubliant que le sucré,
fait naître l'acidité,
T'as adulé l'histoire,
qu'était de deux ou trois soirs,
croyant que c'était ta vie,
qui se jouait dans son lit,
Mais dis toi bien princesse,
que vivre sur fond d'ivresse,
ne fait que retarder,
le vrai à tes côtés,
Tu peux te rendormir,
et rêver tes désirs,
ou enfin faire de toi,
une reine qu'on ne blesse pas...
Alexandra Julien
Coccyvette
"Si seulement on pouvait inventer quelque chose, qui conserve un souvenir dans un flacon, comme un parfum, et qui ne s’évapore, ne s’affadisse jamais. Quand on en aurait envie, on pourrait déboucher le flacon et on revivrait l’instant passé..."
Daphné du Maurier
Coccyvette
La clé du bonheur
N'ais pas peur de tes peines
elles feront place à la joie,
les larmes sont des chaînes,
que le sourire foudroie,
ne cherche pas tes souvenirs,
ils forment ton histoire,
tu verras les soupirs,
laisseront place à l'espoir,
tourne les quelques pages,
qui t'éloignent du bonheur,
mais reste assez sage,
pour garder dans ton cœur,
ceux que tu as croisés,
pour une heure ou une vie,
ceux que tu as aimés,
et qui t'ont tant appris,
parfois tout est facile,
parfois c'est laborieux,
l'expérience est fertile,
et l'amour, contagieux,
alors laisse couler,
ce qui pèse à ton coeur,
et puis retourne Aimer,
c'est la clé du bonheur.
💜🌿💜🌿💜💜💜🌿💜🌿💜
Alexandra Julien
Capusa06
Je voulais te faire un poème qui aime, avec des mots jamais écrits qui aurait laissé le ciel immobile au dessus de nos corps, frappé de beauté en fines particules.
A faire s’éclore toutes les fleurs en attente, dans les graines des jours, en chapelet de prières.
Pour qu’il s’enlise dans le limon de tes peurs, libérant juste ce qu’il faut de désir pour entrevoir le premier feu de la Terre.
Il t’aurait dit l’alcôve de nos baisers, ruisselant nos lèvres et toutes nos bouches en grappes d’orages et la muette lisière où tu me fais cheminer.
Le précieux alliage de nos voix libérées du verbe.
Et puis toutes ces portes capitonnées de velours qui s'ouvrent à ton approche.
Le pays de ton regard qui se dérobe et perce mes yeux.
Le bassin versant où les eaux cascadent en émois.
Et encore cette mélodie que tu as laissée à la fin de mes phrases, comme un oiseau perché sur les hauteurs des ravins.
Le doux métronome de tes pas quand je marche désormais sans toi.
Mais c’est un poème au -delà.
Un de ceux que je garde en moi, pour qu’il grandisse encore sous la peau, dans l’absence et ses contours.
Un de ceux qu’on ne veut pas coucher sur la page blanche des jours
Jamais fini,.
Toujours vivant.
© Patricia Ligouis Fort
Coccyvette
Ce temps qui ne nous appartient pas
Comme les feuilles que l' on balaye après la tempête
Ce temps qui coule dans notre corps et délaisse notre jeunesse
Le souvenir puise dans notre mémoire
Et redonne à notre cœur
Ce que le temps ne peut oublier
l'amour et le besoin de l 'autre
Ne peut se dissocier
Aimer et donner
Puissent tous les vivants être libres de la douleur
Capusa06
Ne serait-ce que l’instant …
Sur la berge du temps
Oubliées les années,
Balayées par les vents
Dans un ciel étoilé …
Revenir sur l’instant
Où j’ai été touchée,
Par la grâce du moment
Quand l’âme s’est dénudée.
La peine qui se meurt
Maintenant obsolète,
Sortie de ma demeure
Partie aux oubliettes.
Une main, là, sur le cœur
Je garde les yeux fermés,
Souvenir d’un bonheur
Qui vient me submerger …
Dauphin Laurence©️
Coccyvette
Je me suis assise un instant au bord de ma vie
J'ai regardé passer les gens qui l'avaient remplis
Il y avait des bons, des gentils et des méchants
Vus d'ici je pouvais les contempler en pensant
Que certains l'avaient comblé de beaucoup de joies
Que d'autres, en revanche, avaient abusé de moi
Fallait-il, de ces derniers, regretter leur passage
Sachant qu'avec eux j'avais fait l'apprentissage
De la méfiance, du mensonge et de la trahison
Et qu'ils avaient été une leçon, me reveillant de mes songes
J'étais assise, sereine et à voir l'ensemble ainsi
Je me rendais compte qu'il ne restait que les bons et les gentils
A regarder dans ma direction avec franchise,
Je ne voyais plus les visages de mes méprises
Je me suis levée et vers la franchise j'ai tendu les bras
J'ai, d'un battement de cil, déshumanisé les scélérats
Le regard droit vers le reste de mon chemin
J'ai pris, pour le reste de la route, tous ces amis par la main
et j'ai dit ....viens on part ensemble vers demain
Marie Buisson,
Capusa06
Aimer quelqu'un, c'est comme emménager dans une maison, disait Sonja. Au début, on tombe amoureux de la nouveauté. On s'étonne chaque matin que tout cela ne vous appartienne, comme si on craignait qu'on n'annonce qu'il y a eu méprise, que nous ne sommes en réalité pas autorisés à habiter une si belle demeure. Puis les années passent et la façade se ternit, le bois se fissure par endroit, et on commence à aimer la maison moins pour sa perfection que pour ses imperfections. On apprend par cœur chacun de ses coins et recoins ; comment éviter de coincer la clé dans la serrure quand il fait froid ; quelles lattes du parquet ploient quand on marche dessus ; comment ouvrir la penderie sans faire grincer la porte. ce sont tous ces petits secrets qui font que c'est notre maison.
Fredrik Backman- (La vie selon Ove)
Coccyvette
Il y a des qualités de silence..
Comme des étoffes ou le bois..
Des profonds... des courts... des immenses..
Des que l'on n'entend presque pas..
Tu manques si tu savais... tu manques tant..
Plus que je ne l'aurais supposé..
On apprend tout de ses souffrances..
Moi j'ai su deux choses après toi..
Le pire est au bout de l'absence..
Je suis plus vivant que je crois..
Tu manques si tu savais... infiniment... tout doucement...
Plus que je ne me manque jamais..
Quand je me perds de temps en temps......
J.J.Goldman
Capusa06
Les gens ignorent l'impact que peuvent avoir leurs propos. Les mots brisent les colosses. Un poing suscitera une douleur vive, mais le mot, lui, s'infiltrera insidieusement dans l'esprit et y causera des dommages irréparables. Il causera une plaie qui ne cicatrisera pas.
Juliette Bonte
Coccyvette
Un âne dit au tigre :
- L'herbe est bleue.
Le tigre rétorque :
- Non, l'herbe est verte.
La dispute s'envenime et tous deux décident de la soumettre à l'arbitrage du lion, "le roi" de la jungle. Bien avant d'atteindre la clairière où le lion se reposait, l’âne se met à crier :
- Votre Altesse, n'est-ce pas que l'herbe est bleue ?
Le lion lui répond :
- Effectivement, l'herbe est bleue.
L’âne se précipite et insiste :
- Le tigre n'est pas d'accord avec moi, il me contredit et cela m'ennuie. S'il vous plaît, punissez-le !
Le lion déclare alors :
- Le tigre sera puni de 5 ans de silence.
L’âne se met à sauter joyeusement et continue son chemin, heureux et répétant :
- L'herbe est bleue... l'herbe est bleue...
Le tigre accepte sa punition, mais demande une explication au lion :
- Votre Altesse, pourquoi m'avoir puni ? Après tout, l'herbe n'est-elle pas verte ?
Le lion lui dit :
- En effet, l'herbe est verte.
Le tigre, surpris, lui demande :
- Alors pourquoi me punissez-vous ???
Le lion lui explique :
- Cela n'a rien à voir avec la question de savoir si l'herbe est bleue ou verte. Ta punition vient du fait qu'il n'est pas possible qu'une créature courageuse et intelligente comme toi ait pu perdre son temps à discuter avec un fou et un fanatique qui ne se soucie pas de la vérité ou de la réalité, mais seulement de la victoire de ses croyances et de ses illusions. Ne perds jamais de temps avec des arguments qui n'ont aucun sens... Il y a des gens qui, quelles que soient les preuves qu'on leur présente, ne sont pas en mesure de comprendre. Et d'autres, aveuglés par leur ego, leur haine et leur ressentiment, ne souhaiteront jamais qu'une seule chose : avoir raison même s'ils ont tort.
Or quand l'ignorance crie, l'intelligence se tait.
Auteur inconnu
