
Coccyvette
Notre monde a besoin de poètes, de jardiniers, de gens qui aiment se balader dans les bois, de gens qui s'entraident au lieu de détruire, qui ralentissent au lieu de dépasser. Notre monde a besoin de personnes qui cultivent l'être au lieu de rechercher désespérément l'avoir. "
Nadine Léon
Coccyvette
Il est des épreuves que l’on ne surmonte jamais vraiment, mais auxquelles on survit, malgré tout."
G. Musso
On survit à tout. Il suffit de puiser son courage au plus profond de ses entrailles.
J'ai beaucoup appris de mes souffrances et du combat que j'ai mené contre elles.
Je les ai laissé me terroriser, me mettre à genou mais jamais elle ne m'ont tenu à terre longtemps.
A la force de mes bras je me suis relevée, le visage baigné de larmes certes mais j'ai toujours affiché un sourire qui voulait dire "tu ne m'auras pas, donnes moi autant de coups que tu veux je me releverais toujours"
La peur comme les douleurs on les dompte en leur faisant face.
J'ai appris à ne jamais leur tourner le dos.
J'y ai mis le temps.
2016
Coccyvette
Notre monde a besoin de poètes, de jardiniers, de gens qui aiment se balader dans les bois, de gens qui s'entraident au lieu de détruire, qui ralentissent au lieu de dépasser. Notre monde a besoin de personnes qui cultivent l'être au lieu de rechercher désespérément l'avoir. "
Nadine Léon
Coccyvette
" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur -" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur -
Coccyvette
Lorsque viendra le printemps,
si je suis déjà mort,
les fleurs fleuriront de la même manière
et les arbres ne seront pas moins verts
qu’au printemps passé.
La réalité n’a pas besoin de moi.
J’éprouve une joie énorme
à la pensée que ma mort n’a aucune importance.
Si je savais que demain je dois mourir
et que le printemps est pour après-demain,
je serais content de ce qu’il soit pour après-demain.
Si c’est là son temps, quand viendrait-il sinon
en son temps ?
J’aime que tout soit réel et que tout soit précis ;
et je l’aime parce qu’il en serait ainsi, même
si je ne l’aimais pas.
C’est pourquoi, si je meurs sur-le-champ, je meurs content,
parce que tout est réel et tout est précis.
On peut, si l’on veut, prier en latin sur mon cercueil.
On peut, si l’on veut, danser et chanter tout autour.
Je n’ai pas de préférences pour un temps où je ne pourrai plus avoir de préférences.
Ce qui sera, quand cela sera, c’est cela qui sera ce qui est. " Fernando Pessoa
Extrait de: 1960, Le Gardeur de Troupeaux, (Gallimard)
Capusa06
Tu me pousses au-delà de mes limites
et j’ai l’impression de vivre pleinement ma propre vie,
en toi je me suis rencontré
et j’ai regardé au-delà,
au-delà de toutes les limites imaginables.
J’ai regardé au fond de tes yeux
en essayant de te comprendre
mais j’ai vu tout ce que de moi
Je n’ai jamais voulu voir.
J’ai vu ma fragilité et mon insécurité
Ma culpabilité et mes complexes
mes peurs et mon intolérance
J’ai vu mes ténèbres et mes démons
alors, j’ai regardé encore plus loin
et au plus profond de mon cœur, une mer déchaînée,
un océan immense où plonger et se perdre
et là, au fond de mon âme, j’ai compris !
J’ai ressenti du plaisir et de la fierté
à comprendre ce que je ressens aujourd’hui
de savoir qui je suis aujourd’hui
Maintenant je sais que j’aime les bonnes choses
Je sais que j’aime tout ce que la vie m’offre
L’une d’elles, c’est toi.
<<<<<<<<<<<<<<< Paulo Coelho