
Coccyvette
" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur -" Je ne pense pas que la nature connaisse la solitude terrible dans laquelle nous pouvons nous trouver.
Je suis parfois soufflé par la conversation incessante du pré qui fait face à la fenêtre devant laquelle j’écris. Je regarde, je n’entends rien, la fenêtre est fermée, et quand bien même serait-elle ouverte, aucune rumeur ne me parviendrait, mais je vois très bien l’agitation des brins. Ils sont comme huilés par la lumière.
Si j’avais le talent de regarder à fond – un talent qui me manque trop souvent -, je verrais, parce que je le sens, que chaque brin est différent du brin voisin. Ils sont sans arrêt pris dans un événement. Dans l’événement de la brise, de la pluie, dans l’événement des lumières qui vont, qui viennent, qui s’affairent on ne sait trop à quoi, du jour qui s’en va, du froid qui remonte de la terre.
Est-ce qu’il y aura encore un autre jour ? Le pré est rempli de mille questions qui sont sans impatience d’une réponse. "
Christian Bobin - Le plâtrier siffleur -
Coccyvette
Lorsque viendra le printemps,
si je suis déjà mort,
les fleurs fleuriront de la même manière
et les arbres ne seront pas moins verts
qu’au printemps passé.
La réalité n’a pas besoin de moi.
J’éprouve une joie énorme
à la pensée que ma mort n’a aucune importance.
Si je savais que demain je dois mourir
et que le printemps est pour après-demain,
je serais content de ce qu’il soit pour après-demain.
Si c’est là son temps, quand viendrait-il sinon
en son temps ?
J’aime que tout soit réel et que tout soit précis ;
et je l’aime parce qu’il en serait ainsi, même
si je ne l’aimais pas.
C’est pourquoi, si je meurs sur-le-champ, je meurs content,
parce que tout est réel et tout est précis.
On peut, si l’on veut, prier en latin sur mon cercueil.
On peut, si l’on veut, danser et chanter tout autour.
Je n’ai pas de préférences pour un temps où je ne pourrai plus avoir de préférences.
Ce qui sera, quand cela sera, c’est cela qui sera ce qui est. " Fernando Pessoa
Extrait de: 1960, Le Gardeur de Troupeaux, (Gallimard)
Capusa06
Tu me pousses au-delà de mes limites
et j’ai l’impression de vivre pleinement ma propre vie,
en toi je me suis rencontré
et j’ai regardé au-delà,
au-delà de toutes les limites imaginables.
J’ai regardé au fond de tes yeux
en essayant de te comprendre
mais j’ai vu tout ce que de moi
Je n’ai jamais voulu voir.
J’ai vu ma fragilité et mon insécurité
Ma culpabilité et mes complexes
mes peurs et mon intolérance
J’ai vu mes ténèbres et mes démons
alors, j’ai regardé encore plus loin
et au plus profond de mon cœur, une mer déchaînée,
un océan immense où plonger et se perdre
et là, au fond de mon âme, j’ai compris !
J’ai ressenti du plaisir et de la fierté
à comprendre ce que je ressens aujourd’hui
de savoir qui je suis aujourd’hui
Maintenant je sais que j’aime les bonnes choses
Je sais que j’aime tout ce que la vie m’offre
L’une d’elles, c’est toi.
<<<<<<<<<<<<<<< Paulo Coelho
Capusa06
J'aime les arbres parce qu'ils sont vivants
Parce qu' ils nous dominent,
Parce qu'ils s'inclinent
Sans jamais tomber
Si proches de l'eau
Qui leur donne leurs jolis reflets
Si beaux...
J'aime les arbres qui nous apprennent
Qui nous modèlent
Qui nous parlent,
Qui nous racontent des histoires
de forêts enchantées et celles désenchantées aussi...
L'histoire de la Vie. ..
AnnickElle
Coccyvette
J'ai vu une larme couler
J'ai demandé à l'oeil:
"Pourquoi pleures-tu?
Est-ce un amour?
Est-ce un ami?
Est-ce une promesse non tenue?"
L'oeil m'a répondu :
"Je pleure ce monde
Que le matérialisme inonde
Ce monde de ventrus
Où l'altruisme et la générosité n'existent plus
Ce monde où on est rassasié
De trahison et de méchanceté
Je pleure l'infidélité des proches et la malhonnêteté
Je pleure l'amour éphémère qui s'éteint avec rapidité
Je pleure l'indifférence de l’être cher .
Je pleure les désespérés qui se droguent pour oublier leurs soucis
Je pleure la haine et la jalousie
Je pleure ceux qui, clandestinement ,quittent leur pays
Je pleure les valeurs bafouées
Je pleure les femmes agressées
Je pleure le virus qui touche l'humanité
Et entrave le monde entier
Je pleure les coeurs durs , sans pitié
Je pleure l'absence de tendresse et de bonté
Le manque de cette main douce qui puisse m'essuyer...
________________ Valentino Riad
Coccyvette
Avec le temps, j'ai arrêté de dialoguer avec ceux qui ne m'écoutaient pas et avec ceux qui voulaient toujours avoir raison.
J'ai aussi arrêté de chercher les gens qui ne me cherchaient jamais, de penser à ceux qui ne pensaient jamais à moi.
J 'ai commencé à faire ce qui me fait du bien, sans excès mais avec passion.
J 'ai commencé à faire confiance à mon intuition pour tout, pour chaque choix, pour chaque personne.
J'ai commencé à éviter les gens négatifs et j'ai commencé à fréquenter les rares personnes positives.
Parce que j'ai appris à me respecter et j'ai commencé à me mettre en premier.
Parce que je pense que je le mérite. "
- Meryl Streep -
Que la vie est belle
