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POÉSIE

martinemdh - 17 novembre 2023 17:59

DITES M'EN PLUS

POÉSIE

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martinemdh17 novembre 2023 17:59

DITES M'EN PLUS

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martinemdh

21 décembre 2023 15:59

chanson du père Duval

Qu'est-ce que j'ai dans ma p'tite tête
A rêver comme ça, le soir,
D'un éternel jour de fête
D'un grand ciel que j'voudrais voir!

1e

J'ai roulé, j'ai vécu, j'ai aimé,
Et j'ai passé aujourd'hui des moments roses,
Mais j'ose espérer, Seigneur, bien autre chose!



Refrain

2e couplet

Et j'attends, coeur ouvert, en rêvant,
Battant la semelle à la porte de Ton ciel;
Je crois qu'un beau jour Ton amour l'ouvrira.



Et voici que Jésus m'a surpris:
“Que fais-tu là à m'attendre mon ami?
Ton ciel se fera sur terre avec tes bras! "

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martinemdh

8 décembre 2023 16:15

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plus je ne suis ce que j'ai été
et ne serais jamais être
mon beau printemps et mon été
ont fait le saut par la fenêtre
amour tu as été mon maitre
je t'ai servi sur tous les dieux
ah si je pouvais deux fois renaitre
comme je te servirai mieux C .Marot..

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Capusa06

5 décembre 2023 09:17

Désarroi

De gaieté en gaieté
J’ai contrefait ma joie

De tristesse en tristesse
J’ai camouflé ma peine

De saison en saison
J’ai galvaudé le temps

De raison en raison
J’ai nié l’évident

De silence en silence
J’ai parlé sans rien dire

De méfiance en méfiance
J’ai douté sans finir

De rancoeur en rancoeur
J’ai brisé l’essentiel

De pensée en pensée
J’ai flétri sans appel

De reproche en reproche
J’ai pétrifié les jours

Et puis de proche en proche
J’ai détruit tout amour…

De pleurs en espérances
J’ai conjuré le sort

De regrets en souffrances
J’ai torturé mon corps

Las…

De nuage en nuage
J’ai construit ma maison

Et d’un seul coup d’orage…


— Esther Granek (1927-2016)
Je cours après mon ombre

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Capusa06

3 décembre 2023 08:50

Hier au soir

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l'odeur des fleurs qui s'ouvrent tard ;
La nuit tombait ; l'oiseau dormait dans l'ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse ;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.

Moi, je parlais tout bas. C'est l'heure solennelle
Où l'âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle,
J'ai dit aux astres d'or : Versez le ciel sur elle !
Et j'ai dit à vos yeux : Versez l'amour sur nous !

— Victor Hugo,

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martinemdh

2 décembre 2023 16:32

Écoute mon ami le chant des vagues.
Elles vont et viennent sans cesse
Pour lécher tes orteils sur la grève,
Pour bercer ton corps étendu sur le sable,
Pour sculpter et déplacer les dunes.

Écoute mon ami le chant des vagues.
Elles viennent frapper les rochers,
Elles viennent nettoyer la plage,
Elles viennent ensevelir les intrépides nageurs,
Elles viennent défaire les châteaux de sable.Écoute mon ami le chant des vagues.
Elles viennent de loin pousser par les vents.
Elles sont chargées de fureur et de puissance.
Puis quand le vent tombe,
Elles se métamorphosent en caresses.

Écoute mon ami le chant des vagues.
Elles attisent des désirs débridés.
Mon esprit s’emballe et mes pensées dérivent
Vers ce clapotis et cet incessant roulis de l’océan.
Est-ce le chant des Sirènes qui résonne dans ma tête
Écoute mon ami le chant des vagues.
Elles vont et viennent sans cesse
Pour réveiller des souvenirs heureux trop creux enfouis,
Pour ressusciter de vieilles amours trop longtemps oubliées,
Pour bercer mes rêves les plus doux et les plus fous..

Oui mon ami, c’est bien le chant des Sirènes
Qui flotte au-dessus des vagues.
Ce sont elles qui me font signe et qui m’appellent :
« Poète, viens à notre rencontre !
Poète, viens te reposer à notre côté pour l’éternité !

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Capusa06

2 décembre 2023 09:03

La mer

Loin des grands rochers noirs que baise la marée,
La mer calme, la mer au murmure endormeur,
Au large, tout là-bas, lente s’est retirée,
Et son sanglot d’amour dans l’air du soir se meurt.

La mer fauve, la mer vierge, la mer sauvage,
Au profond de son lit de nacre inviolé
Redescend, pour dormir, loin, bien loin du rivage,
Sous le seul regard pur du doux ciel étoilé.

La mer aime le ciel : c’est pour mieux lui redire,
À l’écart, en secret, son immense tourment,
Que la fauve amoureuse, au large se retire,
Dans son lit de corail, d’ambre et de diamant.

Et la brise n’apporte à la terre jalouse,
Qu’un souffle chuchoteur, vague, délicieux :
L’âme des océans frémit comme une épouse
Sous le chaste baiser des impassibles cieux.

— Nérée Beauchemin,

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martinemdh

1 décembre 2023 17:16

elle a passé,la jeune fille
vive et preste comme un oiseau
a la main une fleur qui brille
à la bouche un refrain nouveau

c'est peut être la seule au monde
dont le cœur au mien répondrait
qui venant dans ma nuit profonde
d'un seul regard l'éclaircirait

mais non .....ma jeunesse est fini
adieu ,doux rayon qui m'a lui
parfum ,jeune fille ,harmonie
le bonheur passait .....il a fui...

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Capusa06

1 décembre 2023 08:26

Soir d’automne -
Il est un bonheur aussi
Dans la solitude.

De temps en temps
Les nuages nous reposent
De tant regarder la lune.

Rien qui m’appartienne
Sinon la paix du cœur
Et la fraicheur de l’air.


Stéphen Moysan

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Avatar baobab

baobab

30 novembre 2023 20:13

Belle maure dorée
Reine du désert
J'aime ton port altier

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martinemdh

30 novembre 2023 17:46

Que sont mes amis devenus
Que j'avais de si près tenus
Et tant aimes?
Je crois qu'ils sont trop clairsemés
Ils ne furent pas bien semés
Et sont faillis
De tels amis m'ont.mal bailli
Car des que Dieu m'eut
assailli
En maint côté
N'en vis un seul en mon hôté
Le vent ,je crois ,les a ôtés
L'amour est morte
Ce sont amis que vent
emporte,
Et il venait devant ma porte,
Aussi les emporta....

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Capusa06

30 novembre 2023 08:52

Vous m’avez dit, tel soir…

Vous m’avez dit, tel soir, des paroles si belles
Que sans doute les fleurs, qui se penchaient vers nous,
Soudain nous ont aimés et que l’une d’entre elles,
Pour nous toucher tous deux, tomba sur nos genoux.

Vous me parliez des temps prochains où nos années,
Comme des fruits trop mûrs, se laisseraient cueillir ;
Comment éclaterait le glas des destinées,
Comment on s’aimerait, en se sentant vieillir.

Votre voix m’enlaçait comme une chère étreinte,
Et votre cœur brûlait si tranquillement beau
Qu’en ce moment, j’aurais pu voir s’ouvrir sans crainte
Les tortueux chemins qui vont vers le tombeau.

Émile Verhaeren, Les Heures d’après-midi

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Capusa06

29 novembre 2023 16:40

Le soir

C’est un humble fossé perdu sous le feuillage ;
Les aunes du bosquet les couvrent à demi ;
L’insecte, en l’effleurant, trace un léger sillage
Et s’en vient seul rayer le miroir endormi.

Le soir tombe, et c’est l’heure où se fait le miracle,
Transfiguration qui change tout en or ;
Aux yeux charmés tout offre un ravissant spectacle ;
Le modeste fossé brille plus qu’un trésor.

Le ciel éblouissant, tamisé par les branches,
A plongé dans l’eau noire un lumineux rayon ;
Tombant de tous côtés, des étincelles blanches
Entourent un foyer d’or pâle en fusion.

Aux bords, tout est mystère et douceur infinie.
On y voit s’assoupir quelques fleurs aux tons froids,
Et les reflets confus de verdure brunie
Et d’arbres violets qui descendent tout droits.

Dans la lumière, au loin, des touffes d’émeraude
Vous laissent deviner la ligne des champs blonds,
Et le ciel enflammé d’une teinte si chaude,
Et le soleil tombé qui tremble dans les joncs.

Et dans mon âme émue, alors, quand je compare
L’humilité du site à sa sublimité,
Un délire sacré de mon esprit s’empare,
Et j’entrevois la main de la divinité.

Ce n’est rien et c’est tout. En créant la nature
Dieu répandit partout la splendeur de l’effet ;
Aux petits des oiseaux s’il donne la pâture,
Il prodigue le beau, ce suprême bienfait.

Ce n’est rien et c’est tout. En te voyant j’oublie,
Pauvre petit fossé qui me troubles si fort,
Mes angoisses de coeur, mes rêves d’Italie,
Et je me sens meilleur, et je bénis le sort.

Courrières, 1867

Jules Breton, Les champs et la mer

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martinemdh

29 novembre 2023 15:31

capusa ,baobab ,merci pour votre participation

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martinemdh

29 novembre 2023 15:25

Que me conseillez vous ,mon cœur
irai je devers la belle
lui dire la peine mortelle
que souffrez pour elle en douleur

pour votre bien et son honneur
c'est droit que votre conseil cèle
que me conseillez vous mon cœur
irai je par devers la belle?

si pleine la sais de douceur
que trouverai je merci en elle
tôt en aurez bonne nouvelle
j''vais ,n'est ce pas le meilleur ?
que me conseillez vous mon cœur .....C d'Orléans

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Capusa06

29 novembre 2023 12:53

Cauchemar

Dans ta chevelure où dansait la lumière
ondule cette étrange nuit
au mouvement silencieux
froissement des hautes herbes de l’innocence
et ce venin qui l’éteint
Riposte une pluie d’écailles incendiaires
sur les édifices
S’élève des tas de gravats
la fumée des sacrifices
Israël ou Gaza
l’horreur en partage
L’Homme au cerveau reptilien
pourchasse le Sage
De quoi sera fait demain ?

Kamal Zerdoumi, Octobre 2023

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