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LE SEXE DES MOTS

Maline14 - 1 septembre 2022 11:45

L'opinion de l'académicien Jean-François Revel par rapport à la féminisation des mots :
Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.
Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent
le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe
de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ?
Absurde !
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.
Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.
Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique : faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.

LE SEXE DES MOTS

Avatar Maline14

Maline141 septembre 2022 11:45

L'opinion de l'académicien Jean-François Revel par rapport à la féminisation des mots :
Byzance tomba aux mains des Turcs tout en discutant du sexe des anges.
Le français achèvera de se décomposer dans l’illettrisme pendant que nous discuterons du sexe des mots.
La querelle actuelle découle de ce fait très simple qu’il n’existe pas en français de genre neutre comme en possèdent
le grec, le latin et l’allemand. D’où ce résultat que, chez nous, quantité de noms, de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Leur genre n’a rien à voir avec le sexe
de la personne qu’ils concernent, laquelle peut être un homme.
Homme, d’ailleurs, s’emploie tantôt en valeur neutre, quand il signifie l’espèce humaine, tantôt en valeur masculine quand il désigne le mâle. Confondre les deux relève d’une incompétence qui condamne à l’embrouillamini sur la féminisation du vocabulaire. Un humain de sexe masculin peut fort bien être une recrue, une vedette, une canaille, une fripouille ou une andouille.
De sexe féminin, il lui arrive d’être un mannequin, un tyran ou un génie. Le respect de la personne humaine est-il réservé aux femmes, et celui des droits de l’homme aux hommes ?
Absurde !
Ces féminins et masculins sont purement grammaticaux, nullement sexuels.
Certains mots sont précédés d’articles féminins ou masculins sans que ces genres impliquent que les qualités, charges ou talents correspondants appartiennent à un sexe plutôt qu’à l’autre. On dit: «Madame de Sévigné est un grand écrivain» et «Rémy de Goumont est une plume brillante». On dit le garde des Sceaux, même quand c’est une femme, et la sentinelle, qui est presque toujours un homme.
Tous ces termes sont, je le répète, sémantiquement neutres. Accoler à un substantif un article d’un genre opposé au sien ne le fait pas changer de sexe. Ce n’est qu’une banale faute d’accord.
Certains substantifs se féminisent tout naturellement: une pianiste, avocate, chanteuse, directrice, actrice, papesse, doctoresse. Mais une dame ministresse, proviseuse, médecine, gardienne des Sceaux, officière ou commandeuse de la Légion d’Honneur contrevient soit à la clarté, soit à l’esthétique, sans que remarquer cet inconvénient puisse être imputé à l’antiféminisme. Un ambassadeur est un ambassadeur, même quand c’est une femme. Il est aussi une excellence, même quand c’est un homme. L’usage est le maître suprême.
Une langue bouge de par le mariage de la logique et du tâtonnement, qu’accompagne en sourdine une mélodie originale. Le tout est fruit de la lenteur des siècles, non de l’opportunisme des politiques. L’Etat n’a aucune légitimité pour décider du vocabulaire et de la grammaire. Il tombe en outre dans l’abus de pouvoir quand il utilise l’école publique pour imposer ses oukases langagiers à toute une jeunesse.
J’ai entendu objecter: «Vaugelas, au XVIIe siècle, n’a-t-il pas édicté des normes dans ses remarques sur la langue française ?». Certes. Mais Vaugelas n’était pas ministre. Ce n’était qu’un auteur, dont chacun était libre de suivre ou non les avis. Il n’avait pas les moyens d’imposer ses lubies aux enfants. Il n’était pas Richelieu, lequel n’a jamais tranché personnellement de questions de langues.
Si notre gouvernement veut servir le français, il ferait mieux de veiller d’abord à ce qu’on l’enseigne en classe, ensuite à ce que l’audiovisuel public, placé sous sa coupe, n’accumule pas à longueur de soirées les faux sens, solécismes, impropriétés, barbarismes et cuirs qui, pénétrant dans le crâne des gosses, achèvent de rendre impossible la tâche des enseignants. La société française a progressé vers l’égalité des sexes dans tous les métiers, sauf le métier politique. Les coupables de cette honte croient s’amnistier (ils en ont l’habitude) en torturant la grammaire.
Ils ont trouvé le sésame démagogique de cette opération magique : faire avancer le féminin faute d’avoir fait avancer les femmes.

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Avatar Rosa

Rosa

2 septembre 2022 13:32
paul a écrit :
Avec un sens de l'humour pareil, je suppose que vous êtes en plus belle et riche
Il n'y a pas de justice..Plagié sur " marche à l'ombre " Les fées qui se sont penchées sur votre berceau n'ont pas volé leur salaire

Il faut forcément être riche et belle pour avoir le sens de l’humour????🤔
Méfions des apparences et des déductions trop hâtives
Bon après midi.

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Avatar paul

paul

2 septembre 2022 13:14
Rosa a écrit :
À Paul
Ces dames devaient forcément , c’était leur intérêt pousser le bouchon un peut loin😂😂

Avec un sens de l'humour pareil, je suppose que vous êtes en plus belle et riche
Il n'y a pas de justice..Plagié sur " marche à l'ombre " Les fées qui se sont penchées sur votre berceau n'ont pas volé leur salaire

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Avatar Rosa

Rosa

2 septembre 2022 12:59
paul a écrit :
Dans certains bars, notamment parisiens, il y avait des Dames, parfois qualifiées d'entraineuses, qui poussaient les hommes à consommer un maximum, surtout du champagne..A la fin de la soirée, elles étaient payées en fonction du nombre de bouchons de champagne, correspondant au nombre de bouteilles
Payées au bouchon
Vu dans un film avec Jacqueline Mailland, dont je ne connais plus le titre

À Paul
Ces dames devaient forcément , c’était leur intérêt pousser le bouchon un peut loin😂😂

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Avatar jeanroro

jeanroro

2 septembre 2022 10:12

Ton exposé s’est mis en examen
mais il n’est pas inculpé

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

2 septembre 2022 09:10
paul a écrit :
Dans certains bars, notamment parisiens, il y avait des Dames, parfois qualifiées d'entraineuses, qui poussaient les hommes à consommer un maximum, surtout du champagne..A la fin de la soirée, elles étaient payées en fonction du nombre de bouchons de champagne, correspondant au nombre de bouteilles
Payées au bouchon
Vu dans un film avec Jacqueline Mailland, dont je ne connais plus le titre

.. doublement exact ! Merci !

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Avatar paul

paul

2 septembre 2022 08:59
nandocinqsix a écrit :
Je ne suis pas payé au bouchon ( qui connait le sens de cette expression ?), et l'Académie Française, a soulevé le problème du genre des mots il y a 25 ans , on devrait s'en souvenir...
Le Journal Officiel, a publié plusieurs articles réglant le sort des anglicismes une fois pour toute ...?? Un/une problème qui met dans l'embarras bien des étrangers apprenant notre langue .
Pour ne pas verser dans la démagogie, ni alimenter la polémique qui agite des intellectuels et quelques professeurs de l'Education Nationale où l'on prône les classe bilingues de cette rentrée scolaire, je pense que l'usage du lieu fait autorité et simplifie tout à la fois .
Dieu merci, personne ne soulève encore les bienfaits du latin ou du grec pour écrire correctement !
Le denier baccalauréat a engendré une querelle à propos de l'explication d'un texte moderne de l'écrivaine Sylvie Germain , extrait du roman " Jours de colère"... Et lès lors les réseaux sociaux s'emparent de l'affaire , et Quinto aussi ...?
Le grammairien Vaugelas qui vivait au 17ème siècle a été brocardé par Molière dans "Les femmes Savantes "Il le serait encore aujourd'hui : "nique ta race !" qu'ils disent dans les quartiers et bientôt à la Tv qui ne m'intéresse pas !
Pourtant les "sociosciences" restent d'actualité pour moi, sans éliminer les langues régionales , ni les dialectes. N'est-ce pas le propre d'une langue vivante, sinon c'est la "génance"!
L 'usage vous dis-je !

Dans certains bars, notamment parisiens, il y avait des Dames, parfois qualifiées d'entraineuses, qui poussaient les hommes à consommer un maximum, surtout du champagne..A la fin de la soirée, elles étaient payées en fonction du nombre de bouchons de champagne, correspondant au nombre de bouteilles
Payées au bouchon
Vu dans un film avec Jacqueline Mailland, dont je ne connais plus le titre

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Avatar Vieuxchat

Vieuxchat

2 septembre 2022 08:47

Je me suis régalé en te lisant, MALINE, merci ! Certains ont trouvé ce texte trop long, mais c'est si bon ! (pour ceux qui aiment notre langue...). Justement avec mon nouveau maire qui est une femme, je la taquinais en lui disant "Madame le maire", "Madame la maire", "Madame la mairesse", etc...

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Avatar nandocinqsix

nandocinqsix

2 septembre 2022 08:39

Je ne suis pas payé au bouchon ( qui connait le sens de cette expression ?), et l'Académie Française, a soulevé le problème du genre des mots il y a 25 ans , on devrait s'en souvenir...
Le Journal Officiel, a publié plusieurs articles réglant le sort des anglicismes une fois pour toute ...?? Un/une problème qui met dans l'embarras bien des étrangers apprenant notre langue .
Pour ne pas verser dans la démagogie, ni alimenter la polémique qui agite des intellectuels et quelques professeurs de l'Education Nationale où l'on prône les classe bilingues de cette rentrée scolaire, je pense que l'usage du lieu fait autorité et simplifie tout à la fois .
Dieu merci, personne ne soulève encore les bienfaits du latin ou du grec pour écrire correctement !
Le denier baccalauréat a engendré une querelle à propos de l'explication d'un texte moderne de l'écrivaine Sylvie Germain , extrait du roman " Jours de colère"... Et lès lors les réseaux sociaux s'emparent de l'affaire , et Quinto aussi ...?
Le grammairien Vaugelas qui vivait au 17ème siècle a été brocardé par Molière dans "Les femmes Savantes "Il le serait encore aujourd'hui : "nique ta race !" qu'ils disent dans les quartiers et bientôt à la Tv qui ne m'intéresse pas !
Pourtant les "sociosciences" restent d'actualité pour moi, sans éliminer les langues régionales , ni les dialectes. N'est-ce pas le propre d'une langue vivante, sinon c'est la "génance"!
L 'usage vous dis-je !

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Avatar beijaflor

beijaflor

2 septembre 2022 07:26

Ajoutons que le neutre existe encore en langue française, se confondant le plus souvent avec le masculin. Ex: on en a besoin. On et en sont neutres.

Le plus choquant et horrifiant est la perte du Oui qui devient ouai ou wouai , signe de décadence notoire et de paresse linguistique. Les journalistes de la TV en ont donné un piètre exemple. Ne sont ils pas suffisamment payés pour respecter la langue française, sa prononciation et sa grammaire rudimentaire ?

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Avatar Helene

Helene

2 septembre 2022 07:10

On nous enseignait autrefois, pour l'accord des adjectifs, que "le masculin l'emporte sur le féminin". Et nos féministes de se révolter ! La réalité linguistique, c'est qu'en français, le masculin sert de neutre. Un exemple ? Vous devez expliquer le mot "jument" à un enfant ? Vous lui dites que c'est un cheval. Vous devez expliquer le mot "cheval" ? Vous ne lui dites pas que c'est une jument ! "Cheval" sert pour les deux sexes, c'est le rôle du neutre.

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Avatar GÉO

GÉO

2 septembre 2022 06:24

Un pénis, une bite ....
faut qu'on m'explique!

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Avatar Dany

Dany

2 septembre 2022 05:51

J'avais remarqué que les avancées technologiques, telles l'automobile et l'aviation par exemple, ont tout de suite trouvé leur mot féminin car les femmes ont rapidement utilisé ces inventions : conductrice et aviatrice.

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Avatar cocodu51

cocodu51

2 septembre 2022 05:19

😍

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Avatar Maline14

Maline14

1 septembre 2022 17:11

En écriture inclusive, la traduction de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen serait : " Déclaration des droits humains et du·de la citoyen·ne "
Quant à l’avis de l’Académie française sur le sujet, elle y voit un " péril mortel " pour la langue française, bref, ils ne recommandent pas vraiment cet usage.

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Avatar paul

paul

1 septembre 2022 15:03
Nexus a écrit :
“Ce grand ressort méconnu de tant de conduites humaines, le désoeuvrement.”
Henry de Montherlant

Il n'avait pas du faire son service militaire
la règle d'or, coincer la bulle
Ne jamais faire ce qui pourra être fait par quelqu'un d'autre

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