ComprĂ©hension difficile pour ceux qui habitent au nord d'Avignon !... đ
Maline14 - 22 octobre 2022 17:20
LA CIGALE ET LA FOURMI :
ZĂ©zette, une cagole de lâEstaque, qui nâa que des cacarinettes dans la tĂȘte, passe le plus clair de son temps Ă se radasser la mounine au soleil ou Ă frotter avec les cĂ cous du quartier.
Ce soir-lĂ , revenant du baletti oĂč elle avait passĂ© la soirĂ©e avec DĂ©dou, son bĂ©guin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace lâestomac.
Sans doute que la soirĂ©e passĂ©e avec son frotadou lui a ouvert lâappĂ©tit, et ce nâest certainement pas le petit chichi quâil lui a offert, qui a rĂ©ussi Ă rassasier la poufiasse.
Alors, Ă peine entrĂ©e dans sa cuisine, elle se dirige vers le rĂ©frigĂ©rateur et se jette sur la poignĂ©e comme un gobi sur lâhameçon.
LĂ , elle se prend lâestoumagade de sa vie.
Elle sâĂ©crie :
â Putain la cagade ! Y reste pas un rataillon, il est vide ce counas.
En effet, le frigo est vide, aussi vide quâune coquille de moule qui a croisĂ© une favouille. Pas la moindre miette de tambouille.
Toute estransinĂ©e par ce putain de sort qui vient, comme un boucan, de sâabattre sur elle, ZĂ©zette rĂ©signĂ©e se dit :
â TĂš vĂ©, ce soir pour la gamelle, câest macari, on va manger Ă dache.
Câest alors quâune idĂ©e vient germer dans son teston.
â Et si jâallais voir Fanny ! se dit-elle. En la broumĂ©geant un peu je pourrai sans doute lui resquiller un fond de daube.
Fanny câest sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui nâa pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas.
Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui barigoule avec une soupe au pistou ou quelques artichauts Ă la barigoule.
Zézette lui rend visite.
â Bonsoir ma belle, coumĂ© sian ! Dis-moi, comme je suis un peu Ă la dĂšche en ce moment, tu pourrais pas me dĂ©panner dâun pĂ©ton de nourriture !
Brave comme tu es, je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !
En effet, Fanny est une brave petite toujours prĂȘte Ă rendre service.
Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas quâon vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugade.
ça câest le genre de chose qui aurait plutĂŽt tendance Ă lui donner les brĂšgues.
Alors elle regarde Zézette la mangiapan et lui lance :
â Oh collĂšgue ! Tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi, tous les jours je me lĂšve un tafanari comaco pour me nourrir !
Et toi pendant ce temps lĂ , quâest-ce que tu fais de tes journĂ©es?
â Moi !!!??? lui rĂ©pond la cagole...Jâaime bien aller mâallonger au soleil ! ça me donne de belles couleurs et ça mâĂ©vite de mettre du trompe-couillon.
â Ah ! Tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper.
Non mais ???!!!! , quâesâaco ? Câest pas la peine dâessayer de me roustir parce que câest pas chez moi que tu auras quelque chose Ă rousiguer,
alors tu me pompes pas lâair, tu tâesbignes et tu vas te faire une soupe de fĂšves.
- Texte de Richard Caldi -
ComprĂ©hension difficile pour ceux qui habitent au nord d'Avignon !... đ
LA CIGALE ET LA FOURMI :
ZĂ©zette, une cagole de lâEstaque, qui nâa que des cacarinettes dans la tĂȘte, passe le plus clair de son temps Ă se radasser la mounine au soleil ou Ă frotter avec les cĂ cous du quartier.
Ce soir-lĂ , revenant du baletti oĂč elle avait passĂ© la soirĂ©e avec DĂ©dou, son bĂ©guin, elle rentre chez elle avec un petit creux qui lui agace lâestomac.
Sans doute que la soirĂ©e passĂ©e avec son frotadou lui a ouvert lâappĂ©tit, et ce nâest certainement pas le petit chichi quâil lui a offert, qui a rĂ©ussi Ă rassasier la poufiasse.
Alors, Ă peine entrĂ©e dans sa cuisine, elle se dirige vers le rĂ©frigĂ©rateur et se jette sur la poignĂ©e comme un gobi sur lâhameçon.
LĂ , elle se prend lâestoumagade de sa vie.
Elle sâĂ©crie :
â Putain la cagade ! Y reste pas un rataillon, il est vide ce counas.
En effet, le frigo est vide, aussi vide quâune coquille de moule qui a croisĂ© une favouille. Pas la moindre miette de tambouille.
Toute estransinĂ©e par ce putain de sort qui vient, comme un boucan, de sâabattre sur elle, ZĂ©zette rĂ©signĂ©e se dit :
â TĂš vĂ©, ce soir pour la gamelle, câest macari, on va manger Ă dache.
Câest alors quâune idĂ©e vient germer dans son teston.
â Et si jâallais voir Fanny ! se dit-elle. En la broumĂ©geant un peu je pourrai sans doute lui resquiller un fond de daube.
Fanny câest sa voisine. Une pitchounette brave et travailleuse qui nâa pas peur de se lever le maffre tous les jours pour remplir son cabas.
Aussi chez elle, il y a toujours un tian qui barigoule avec une soupe au pistou ou quelques artichauts Ă la barigoule.
Zézette lui rend visite.
â Bonsoir ma belle, coumĂ© sian ! Dis-moi, comme je suis un peu Ă la dĂšche en ce moment, tu pourrais pas me dĂ©panner dâun pĂ©ton de nourriture !
Brave comme tu es, je suis sûre que tu vas pas me laisser dans la mouscaille !
En effet, Fanny est une brave petite toujours prĂȘte Ă rendre service.
Mais si elle est brave la Fanny elle est aussi un peu rascous et surtout elle aime pas quâon vienne lui esquicher les agassins quand elle est en train de se taper une grosse bugade.
ça câest le genre de chose qui aurait plutĂŽt tendance Ă lui donner les brĂšgues.
Alors elle regarde Zézette la mangiapan et lui lance :
â Oh collĂšgue ! Tu crois pas que tu pousses le bouchon un peu loin ? Moi, tous les jours je me lĂšve un tafanari comaco pour me nourrir !
Et toi pendant ce temps lĂ , quâest-ce que tu fais de tes journĂ©es?
â Moi !!!??? lui rĂ©pond la cagole...Jâaime bien aller mâallonger au soleil ! ça me donne de belles couleurs et ça mâĂ©vite de mettre du trompe-couillon.
â Ah ! Tu aimes bien faire la dame et te radasser la pachole au soleil, et bien maintenant tu peux te chasper.
Non mais ???!!!! , quâesâaco ? Câest pas la peine dâessayer de me roustir parce que câest pas chez moi que tu auras quelque chose Ă rousiguer,
alors tu me pompes pas lâair, tu tâesbignes et tu vas te faire une soupe de fĂšves.
- Texte de Richard Caldi -

