
artmonika
Vieuxchat a écrit :
Je me croyais non rancunier...Mais comment oublier deux abus de confiance financières, même si j'essaie d'oublier les mauvais moments de la vie ! Dans les cas graves une victime peut-elle pardonner à son bourreau ? (Sauf dans le cas du "syndrome de Stockholm")...Alors la résilience...
Difficile à pardonner d'avoir été abusé de la sorte, vieuxchat.
Je le comprends.
Néanmoins, perdre de l'argent n'est-ce pas moindre que de s'apercevoir qu'on a été trahi par quelqu'un auquel on accordait sa totale confiance.
artmonika
Maline14 a écrit :
A BAS LE MOT "RESILIENCE" !
Lui, c'est Thierry Gineste, grand psychiatre auteur des best-seller "Victor de l'Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou" et "Le Lion de Florence" chez Albin Michel. Il a confié ses relations presse à Balustrade avant l'été.
Un lien fort et spécial nous unit : nous DETESTONS le mot "résilience", nous le haïssons, nous le conspuons, nous le vomissons. J'ai eu envie de le serrer dans mes bras quand il m'a confié "détester" le mot "résilience" tellement cela m'a fait plaisir de me sentir moins seule à exécrer ce mot.
Lui est un grand psychiatre, spécialiste des enfances cabossées donc il a une légitimité pour expliquer pourquoi il a HORREUR de ce mot de "résilience".
Pour des raisons différentes, Thierry Gineste a eu comme moi une enfance affreuse. Sur cette photo, il sourit et moi aussi.
Nous adorons aussi rire, manger, l'émerveillement devant la belle littérature, la nature etc. Nous avons souvent de grandes joies : le superbe article que je lui ai obtenu sur son nouveau livre "Souviens-toi de moi dans les ténèbres" dans le site de référence Actualité fut une immense satisfaction partagée.
Nous ne sommes avares ni d'amour, ni d'amitié. Nous savons bien que nous ne faisons pas pitié sur les photos, ni quand nous rencontrons un journaliste etc.
Et pourtant NOUS HAÏSSONS CE MOT "RESILIENCE".
Thierry Gineste estime qu'on peut SURVIVRE à une enfance épouvantable, c'est son cas, c'est le mien.
Mais nous ne sommes pas du tout "résilients" dans la mesure où le passé ne peut jamais s'effacer, se réécrire. Il nous accompagne, ON SURVIT AVEC LUI. C'est tout.
Ce n'est pas parce que nous sourions, rions, aimons des tas de choses que nous nous considérons "heureux", il nous manquera à jamais quelque chose.
L'idée chère à Cyrulnik de "résilience" laisse entendre qu'on peut se remettre d'un drame en faisant table rase du passé, comme s'il n'avait pas existé, qu'on peut être aussi "heureux" qu'une personne qui a eu une enfance heureuse.
La réponse est NON. La "flèche enfoncée dans le coeur" est en moi nuit et jour.
J'arrive à la bâillonner le temps d'avoir quelques joies, quelques plaisirs, mais elle est là pour toujours.
- La Balustrade de Guilaine Depis -
Merci, Maline, pour ces propos si justes qui décrivent parfaitement "l'après".
Oui, la résilience est un vain mot.
Telle une blessure trop profonde, il n'y a pas de totale cicatrisation. Une simple égratignure sur la blessure et le cœur se remet à saigner...
evidence29
Maurine a écrit :
Tout à fait d'accord avec vous avec le mot " résilience" insupportable ! veut dire pardonner, excuser, oublier...non, survivre oui...
Merci Maurine d'abonder dans mon sens, car beaucoup de personnes, même des professionnels, ne comprennent pas ce que nous vivons au quotidien.
evidence29
Marianne a écrit :
Est-ce que cet inexcusable vous fait toujours souffrir ou est-ce seulement un souvenir qui se manifeste souvent?
Il reste une plaie béante qui fait plus ou moins souffrir, selon les jours, ou des situations difficiles que je suis amenée à vivre.

colette
film admirable sur un sujet délicat dont je ne parlerai pas .J'ai admiré la composition du film jeu entre le passé et le présent et surtout vers la fin du film l'image sur fond noir de la porte derrière laquelle dans le passé se déroulaient des scènes de viol la fin du film est bouleversante ;tout est dit la concision des images laisse la place à l(émotion ,c'est tout .IL faudrait voir le film séquence par séquence pour en apprécier le déroulement surtout la valeur de la danse Votre initiative me plaît beaucoup le partage est ainsi plus facile
Maurine
evidence29 a écrit :
Moi aussi, je déteste le mot résilience qui pour moi est assimilable à une forme d'excuse, or il est impossible d'excuser l'inexcusable. On survit à l'inexcusable mais rien ne peut effacer le mal d'une victime, pas même le temps qui passe. 😢
Tout à fait d'accord avec vous avec le mot " résilience" insupportable ! veut dire pardonner, excuser, oublier...non, survivre oui...

Marianne
evidence29 a écrit :
Moi aussi, je déteste le mot résilience qui pour moi est assimilable à une forme d'excuse, or il est impossible d'excuser l'inexcusable. On survit à l'inexcusable mais rien ne peut effacer le mal d'une victime, pas même le temps qui passe. 😢
Est-ce que cet inexcusable vous fait toujours souffrir ou est-ce seulement un souvenir qui se manifeste souvent?
doyen
kunzite a écrit :
C'est important de reconnaître le crime comme viol, c'est le seul moyen de parvenir à l'éradiquer et que les victimes soient reconnues comme telles .
Pour moi la sexualité n'est pas de nature prédatrice .
"Le viol comme crime" et non "le crime comme viol" (loi,)
Il y a d'autres crimes que le viol.
Vieuxchat
Je me croyais non rancunier...Mais comment oublier deux abus de confiance financières, même si j'essaie d'oublier les mauvais moments de la vie ! Dans les cas graves une victime peut-elle pardonner à son bourreau ? (Sauf dans le cas du "syndrome de Stockholm")...Alors la résilience...
kunzite
janine33 a écrit :
Je vous lis avec attention et vous remercie de ces sujets que vous choisissez de nous présenter . Bientôt , on aura tout dit et écrit sur le viol et ses suites .
Tout et son contraire .
Depuis quelques jours , Gérard Depardieu se défend d’être un violeur , et une et deux et plusieurs plaintes etc….
Croit- on naïvement qu’il suffise d’inscrire le viol comme un crime quasi imprescriptible pour changer les mœurs ? Pour oublier les conséquences ? Pour changer la nature prédatrice de la sexualité ?
Les mamans d’aujourd’hui doivent autant faire montre de prudence qu’auparavant , tant pour elles mêmes que pour leurs enfants .
C'est important de reconnaître le crime comme viol, c'est le seul moyen de parvenir à l'éradiquer et que les victimes soient reconnues comme telles .
Pour moi la sexualité n'est pas de nature prédatrice .
evidence29
Maline14 a écrit :
A BAS LE MOT "RESILIENCE" !
Lui, c'est Thierry Gineste, grand psychiatre auteur des best-seller "Victor de l'Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou" et "Le Lion de Florence" chez Albin Michel. Il a confié ses relations presse à Balustrade avant l'été.
Un lien fort et spécial nous unit : nous DETESTONS le mot "résilience", nous le haïssons, nous le conspuons, nous le vomissons. J'ai eu envie de le serrer dans mes bras quand il m'a confié "détester" le mot "résilience" tellement cela m'a fait plaisir de me sentir moins seule à exécrer ce mot.
Lui est un grand psychiatre, spécialiste des enfances cabossées donc il a une légitimité pour expliquer pourquoi il a HORREUR de ce mot de "résilience".
Pour des raisons différentes, Thierry Gineste a eu comme moi une enfance affreuse. Sur cette photo, il sourit et moi aussi.
Nous adorons aussi rire, manger, l'émerveillement devant la belle littérature, la nature etc. Nous avons souvent de grandes joies : le superbe article que je lui ai obtenu sur son nouveau livre "Souviens-toi de moi dans les ténèbres" dans le site de référence Actualité fut une immense satisfaction partagée.
Nous ne sommes avares ni d'amour, ni d'amitié. Nous savons bien que nous ne faisons pas pitié sur les photos, ni quand nous rencontrons un journaliste etc.
Et pourtant NOUS HAÏSSONS CE MOT "RESILIENCE".
Thierry Gineste estime qu'on peut SURVIVRE à une enfance épouvantable, c'est son cas, c'est le mien.
Mais nous ne sommes pas du tout "résilients" dans la mesure où le passé ne peut jamais s'effacer, se réécrire. Il nous accompagne, ON SURVIT AVEC LUI. C'est tout.
Ce n'est pas parce que nous sourions, rions, aimons des tas de choses que nous nous considérons "heureux", il nous manquera à jamais quelque chose.
L'idée chère à Cyrulnik de "résilience" laisse entendre qu'on peut se remettre d'un drame en faisant table rase du passé, comme s'il n'avait pas existé, qu'on peut être aussi "heureux" qu'une personne qui a eu une enfance heureuse.
La réponse est NON. La "flèche enfoncée dans le coeur" est en moi nuit et jour.
J'arrive à la bâillonner le temps d'avoir quelques joies, quelques plaisirs, mais elle est là pour toujours.
- La Balustrade de Guilaine Depis -
Moi aussi, je déteste le mot résilience qui pour moi est assimilable à une forme d'excuse, or il est impossible d'excuser l'inexcusable. On survit à l'inexcusable mais rien ne peut effacer le mal d'une victime, pas même le temps qui passe. 😢
janine33
Je vous lis avec attention et vous remercie de ces sujets que vous choisissez de nous présenter . Bientôt , on aura tout dit et écrit sur le viol et ses suites .
Tout et son contraire .
Depuis quelques jours , Gérard Depardieu se défend d’être un violeur , et une et deux et plusieurs plaintes etc….
Croit- on naïvement qu’il suffise d’inscrire le viol comme un crime quasi imprescriptible pour changer les mœurs ? Pour oublier les conséquences ? Pour changer la nature prédatrice de la sexualité ?
Les mamans d’aujourd’hui doivent autant faire montre de prudence qu’auparavant , tant pour elles mêmes que pour leurs enfants .
Maline14
A BAS LE MOT "RESILIENCE" !
Lui, c'est Thierry Gineste, grand psychiatre auteur des best-seller "Victor de l'Aveyron, dernier enfant sauvage, premier enfant fou" et "Le Lion de Florence" chez Albin Michel. Il a confié ses relations presse à Balustrade avant l'été.
Un lien fort et spécial nous unit : nous DETESTONS le mot "résilience", nous le haïssons, nous le conspuons, nous le vomissons. J'ai eu envie de le serrer dans mes bras quand il m'a confié "détester" le mot "résilience" tellement cela m'a fait plaisir de me sentir moins seule à exécrer ce mot.
Lui est un grand psychiatre, spécialiste des enfances cabossées donc il a une légitimité pour expliquer pourquoi il a HORREUR de ce mot de "résilience".
Pour des raisons différentes, Thierry Gineste a eu comme moi une enfance affreuse. Sur cette photo, il sourit et moi aussi.
Nous adorons aussi rire, manger, l'émerveillement devant la belle littérature, la nature etc. Nous avons souvent de grandes joies : le superbe article que je lui ai obtenu sur son nouveau livre "Souviens-toi de moi dans les ténèbres" dans le site de référence Actualité fut une immense satisfaction partagée.
Nous ne sommes avares ni d'amour, ni d'amitié. Nous savons bien que nous ne faisons pas pitié sur les photos, ni quand nous rencontrons un journaliste etc.
Et pourtant NOUS HAÏSSONS CE MOT "RESILIENCE".
Thierry Gineste estime qu'on peut SURVIVRE à une enfance épouvantable, c'est son cas, c'est le mien.
Mais nous ne sommes pas du tout "résilients" dans la mesure où le passé ne peut jamais s'effacer, se réécrire. Il nous accompagne, ON SURVIT AVEC LUI. C'est tout.
Ce n'est pas parce que nous sourions, rions, aimons des tas de choses que nous nous considérons "heureux", il nous manquera à jamais quelque chose.
L'idée chère à Cyrulnik de "résilience" laisse entendre qu'on peut se remettre d'un drame en faisant table rase du passé, comme s'il n'avait pas existé, qu'on peut être aussi "heureux" qu'une personne qui a eu une enfance heureuse.
La réponse est NON. La "flèche enfoncée dans le coeur" est en moi nuit et jour.
J'arrive à la bâillonner le temps d'avoir quelques joies, quelques plaisirs, mais elle est là pour toujours.
- La Balustrade de Guilaine Depis -
Sylvaine
Sur la 5, en ce moment, l'émission "en société" : 2 athlètes femmes de haut niveau témoignent des viols dont elles ont été victimes au sein de leurs fédérations, plus jeunes.
Et dire que les violeurs figureront dans les prochains jeux olympiques de 2024, peut-être même sur les podiums !
Elles se battent pour que ces crimes soient reconnus.
La justice.... 🤔🤔🤔🤔