INCESTE LE DIRE ET L'ENTENDRE
kunzite - 26 septembre 2022 17:01
DOCUMENTAIRE ce soir sur la 3 à 23 h 10
précédé du film " Un amour impossible " à 21 H
" Porté par sept témoignages poignants, dont celui de l’actrice Corinne Masiero, ce film manifeste très documenté sonde les raisons du déni collectif persistant autour d’un fléau largement sous-estimé.
« Les victimes d’inceste parlent depuis longtemps, bien avant #MeTooInceste. Pourtant, à chaque nouvelle révélation publique, depuis trente ans, nous feignons de redécouvrir ce crime si répandu. » Comment sortir définitivement du déni, transformer les ondes de choc successives en révolution collective ? À cette question, qui la poursuit de longue date, la réalisatrice Andréa Rawlins-Gaston a répondu par un film militant, porté par la parole entrecroisée de six femmes et d’un homme qui ont subi l’inceste de la part d’un père, d’un grand-père, d’un frère, d’un oncle…
Au fil de leurs récits bouleversants, Inceste, le dire et l’entendre, diffusé sur France 3 dans le cadre d’une soirée spéciale — à la suite du film Un amour impossible, de Catherine Corsini, d’après le roman de Christine Angot —, tisse une réflexion profonde, empreinte de colère, sur les ressorts sociologiques et psychologiques qui entretiennent insidieusement ce phénomène de masse. Les statistiques, mises en exergue par le documentaire, parlent d’elles-mêmes : en France, une personne sur dix affirme avoir été victime d’abus sexuels au sein de la sphère familiale. "
“On se rend compte que l’inceste est à l’origine de la plupart des dysfonctionnements de la société.” Andréa Rawlins-Gaston, réalisatrice
Parmi ces voix lucides, l’actrice Corinne Masiero évoque pour la première fois les agressions incestueuses qu’elle a subies. « J’aime beaucoup Corinne, sa personnalité unique, puissante, confie la réalisatrice. Il y a dans son parcours plein de signaux — la prostitution, la défonce — que j’ai perçus comme des indices de ce qu’elle aurait pu vivre dans son enfance. Dans une interview donnée à Télérama il y a quelques années, elle avait lâché le mot inceste mais de façon très allusive. Je l’ai contactée en lui écrivant : “Je pressens que la femme militante qui cherche à remettre le monde à l’endroit aurait des choses à me raconter sur ce sujet”. Elle m’a très vite répondu. »
Les mots cash de la comédienne trouvent naturellement leur place dans un film qui s’est donné pour principe de ne rien éluder des faits, quitte à déranger. « Les personnes présentes dans le film ont réfléchi à ce qu’elles ont vécu. Elles sont capables de décrire la réalité crue de l’inceste : un crime sexuel sur un corps d’enfant. Les mots “attouchements” ou même “viol” sont trop abstraits. » Une longue préparation en amont, faite de multiples rencontres et d’échanges de lectures, permet à la réalisatrice de tisser un lien de confiance avec ceux qu’elle filme. Une journée entière de tournage est ensuite consacrée à chaque entretien, où se révèlent, aussi, des parcours de vie souvent chaotiques, invariablement rattrapés par le trauma… « C’est un problème de santé publique. Quel que soit le sujet du film que je réalise — la pauvreté, les migrants… —, je rencontre des personnes qui finissent par me parler de l’inceste subi par elles-mêmes ou par un proche. On se rend compte que l’inceste est à l’origine de la plupart des dysfonctionnements de la société. En cela, le combat ne peut être que politique. »
https://www.telerama.fr/ecrans/inceste-le-dire-et-l-entendre-sur-france-3-une-soiree-speciale-pour-une-vraie-prise-de-conscience-7012226.php
INCESTE LE DIRE ET L'ENTENDRE
DOCUMENTAIRE ce soir sur la 3 à 23 h 10
précédé du film " Un amour impossible " à 21 H
" Porté par sept témoignages poignants, dont celui de l’actrice Corinne Masiero, ce film manifeste très documenté sonde les raisons du déni collectif persistant autour d’un fléau largement sous-estimé.
« Les victimes d’inceste parlent depuis longtemps, bien avant #MeTooInceste. Pourtant, à chaque nouvelle révélation publique, depuis trente ans, nous feignons de redécouvrir ce crime si répandu. » Comment sortir définitivement du déni, transformer les ondes de choc successives en révolution collective ? À cette question, qui la poursuit de longue date, la réalisatrice Andréa Rawlins-Gaston a répondu par un film militant, porté par la parole entrecroisée de six femmes et d’un homme qui ont subi l’inceste de la part d’un père, d’un grand-père, d’un frère, d’un oncle…
Au fil de leurs récits bouleversants, Inceste, le dire et l’entendre, diffusé sur France 3 dans le cadre d’une soirée spéciale — à la suite du film Un amour impossible, de Catherine Corsini, d’après le roman de Christine Angot —, tisse une réflexion profonde, empreinte de colère, sur les ressorts sociologiques et psychologiques qui entretiennent insidieusement ce phénomène de masse. Les statistiques, mises en exergue par le documentaire, parlent d’elles-mêmes : en France, une personne sur dix affirme avoir été victime d’abus sexuels au sein de la sphère familiale. "
“On se rend compte que l’inceste est à l’origine de la plupart des dysfonctionnements de la société.” Andréa Rawlins-Gaston, réalisatrice
Parmi ces voix lucides, l’actrice Corinne Masiero évoque pour la première fois les agressions incestueuses qu’elle a subies. « J’aime beaucoup Corinne, sa personnalité unique, puissante, confie la réalisatrice. Il y a dans son parcours plein de signaux — la prostitution, la défonce — que j’ai perçus comme des indices de ce qu’elle aurait pu vivre dans son enfance. Dans une interview donnée à Télérama il y a quelques années, elle avait lâché le mot inceste mais de façon très allusive. Je l’ai contactée en lui écrivant : “Je pressens que la femme militante qui cherche à remettre le monde à l’endroit aurait des choses à me raconter sur ce sujet”. Elle m’a très vite répondu. »
Les mots cash de la comédienne trouvent naturellement leur place dans un film qui s’est donné pour principe de ne rien éluder des faits, quitte à déranger. « Les personnes présentes dans le film ont réfléchi à ce qu’elles ont vécu. Elles sont capables de décrire la réalité crue de l’inceste : un crime sexuel sur un corps d’enfant. Les mots “attouchements” ou même “viol” sont trop abstraits. » Une longue préparation en amont, faite de multiples rencontres et d’échanges de lectures, permet à la réalisatrice de tisser un lien de confiance avec ceux qu’elle filme. Une journée entière de tournage est ensuite consacrée à chaque entretien, où se révèlent, aussi, des parcours de vie souvent chaotiques, invariablement rattrapés par le trauma… « C’est un problème de santé publique. Quel que soit le sujet du film que je réalise — la pauvreté, les migrants… —, je rencontre des personnes qui finissent par me parler de l’inceste subi par elles-mêmes ou par un proche. On se rend compte que l’inceste est à l’origine de la plupart des dysfonctionnements de la société. En cela, le combat ne peut être que politique. »
https://www.telerama.fr/ecrans/inceste-le-dire-et-l-entendre-sur-france-3-une-soiree-speciale-pour-une-vraie-prise-de-conscience-7012226.php


Anne marie
Ok... depuis quelques années, il y a plein de films, de documentaires, de soirées/interview .... Je trouve très bien le fait qu'on lève le voile sur ce problème de société et que l'on se rende compte que cela touche toutes les couches sociales mais c'est comme tout... trop, c'est trop ...
Masiero, qui se vantait il y a peu d'avoir été une prostituée des rues et avoir trouvé que c'était une belle période de sa vie... et aujourd'hui qui parle d'inceste ??? j'ai vraiment du mal à comprendre..