
nandocinqsix
Nymphea73 a écrit :
C'est un sujet difficile à évoquer dans notre société où la mort survient majoritairement en milieu hospitalier. La rédaction des directives anticipées décharge la personne désignée responsable (ma fille) d'assumer la prise de décision avec la culpabilité qui peut en découler.
J'imagine que, comme pour la fin de vie assistée et programmée, l'euthanasie active sera encadrée et discutée au cas par cas par un comité d'éthique collégial ce qui est indispensable pour éviter les "dérives" éventuelles.
Ce comité d'éthique donne au corps médical une place prépondérante .
Je ne vois pas qui d'autre pourrait la revendiquer !
Les faits montrent que le suicide philosophique, ou revendiqué comme tel, est très rare . Toutes celles et ceux qui ont approché actuellement une/un suicidé(e) avant l'acte fatal, en savent quelque chose.
L'euthanasie fait peur. Nous en avons de très mauvais exemples... Donner la mort reste un geste que je crois contre nature, sauf pour un bourreau patenté ! La loi actuelle me satisfait, elle fait appel à nos conscience , et moi j'attends votre acquiesment à ma requête de communiquer directement .
Nymphea73
nandocinqsix a écrit :
Votre "avis" est fondé, merci . La différence entre une mort qui vient soi- disant naturellement pendant une sédation profonde, provoquée, et une euthanasie, est purement formelle, subtile, j'en conviens !
C'est un scrupule de carabin, que nos magistrats n'avaient pas en envoyant quelqu'un à la guillotine, et actuellement nos policiers qui tire "à tout va !"
Le suicide assisté n'est pas moins théorique ... Les canadiens qui en "bénéficient" commencent à "s'en mordre les doigts"!
Mis à part les sociétés commerciales qui en font leurs "choux gras"( et certains médecins belges aussi), je crois qu'il sera long et compliqué de trouver officiellement des opérateurs, tant dans une famille que sur la place publique en France, maintenant .
C'est un sujet difficile à évoquer dans notre société où la mort survient majoritairement en milieu hospitalier. La rédaction des directives anticipées décharge la personne désignée responsable (ma fille) d'assumer la prise de décision avec la culpabilité qui peut en découler.
J'imagine que, comme pour la fin de vie assistée et programmée, l'euthanasie active sera encadrée et discutée au cas par cas par un comité d'éthique collégial ce qui est indispensable pour éviter les "dérives" éventuelles.
nandocinqsix
Nymphea73 a écrit :
La loi Leonetti-Claeys de 2016 permettant une fin de vie assistée ne peut être appliquée totalement du fait du nombre insuffisant d'Unités de Soins Palliatifs et 21 départements n'en sont pas dotés. Il y a également insuffisance pour l'hospitalisation à domicile (HAD). Quelle différence y a-t-il entre la fin de vie avec sédation profonde et continue (morphine/dérivés ou anesthésiants, arrêt d'hydratation, d'assistance respiratoire, soins dits "de confort", accompagnement, etc ...) et une euthanasie dite active par injection létale : la durée imprévisible dans le premier cas ; la résultante étant la même : le décès de la/du patient(e). Toute personne majeure et consciente devrait pouvoir avoir le choix d'une euthanasie passive ou active en 2024. Ce n'est que mon avis personnel ....
Votre "avis" est fondé, merci . La différence entre une mort qui vient soi- disant naturellement pendant une sédation profonde, provoquée, et une euthanasie, est purement formelle, subtile, j'en conviens !
C'est un scrupule de carabin, que nos magistrats n'avaient pas en envoyant quelqu'un à la guillotine, et actuellement nos policiers qui tire "à tout va !"
Le suicide assisté n'est pas moins théorique ... Les canadiens qui en "bénéficient" commencent à "s'en mordre les doigts"!
Mis à part les sociétés commerciales qui en font leurs "choux gras"( et certains médecins belges aussi), je crois qu'il sera long et compliqué de trouver officiellement des opérateurs, tant dans une famille que sur la place publique en France, maintenant .
Nymphea73
nandocinqsix a écrit :
Non , pas la même chose : nul n'échappe à la fin de vie !
Les directives anticipées permettent en principe d'exprimer sa volonté sur ce qui est inéluctable.
La loi de 2016 permet des soins palliatifs pendant une sédation profonde aboutissant à la mort.
Cette fois encore, cette fois surtout, appliquons la loi, quoi qu'il en coûte !
La loi Leonetti-Claeys de 2016 permettant une fin de vie assistée ne peut être appliquée totalement du fait du nombre insuffisant d'Unités de Soins Palliatifs et 21 départements n'en sont pas dotés. Il y a également insuffisance pour l'hospitalisation à domicile (HAD). Quelle différence y a-t-il entre la fin de vie avec sédation profonde et continue (morphine/dérivés ou anesthésiants, arrêt d'hydratation, d'assistance respiratoire, soins dits "de confort", accompagnement, etc ...) et une euthanasie dite active par injection létale : la durée imprévisible dans le premier cas ; la résultante étant la même : le décès de la/du patient(e). Toute personne majeure et consciente devrait pouvoir avoir le choix d'une euthanasie passive ou active en 2024. Ce n'est que mon avis personnel ....
nandocinqsix
alyde a écrit :
Invités à se prononcer sur le recours à l’euthanasie dans des conditions précises d’état de santé, neuf Français sur dix (90%) estiment que la loi devrait autoriser les médecins à la pratiquer, dont 51% « absolument »
– une tendance qui se confirme sur le temps long, cette question étant posée par l’Ifop depuis avril 2001.
Idem pour le suicide assisté, aujourd’hui approuvée par 85% des Français, dont « tout à fait » par 50%.
Exact ! Si à l'époque on avait demandé au peuple s''il était pour l'abolition de la peine de mort en France, il aurait voté NON .
Le parlement a voté : OUI , tous partis confondus , pour une fois !
Une loi n'est pas toujours appliquée, loin s'en faut .
Je crois au pouvoir des consciences, plus qu'en des textes administratifs abscons, +/- mis en œuvre;, selon les circonstances ...
Il y a des mots qui font peur.
La réalité est multiple ... Votre point de vue et juste , à mes yeux, merci .
nandocinqsix
coccinelle a écrit :
Avatar coccinelle
Parfaitement consciente que la peur de la mort peut être un frein pour certains, je ne pense pas que seuls les croyants sont contre l'adoption de la loi qui fait l'objet de cet échange mais on ne peut nier que de par le nombre de ces derniers, toutes religions confondues, ils pèsent lourd, trop lourd, dans ce refus qui, à mon sens, relève de l'intime et doit donc être une possibilité de décision encadrée et non pas clandestine et réprimée. La devise de la France n'est-elle pas Liberté, Egalité, Fraternité ? Liberté de choisir, Egalité des moyens mis à disposition pour que respect de ce choix puisse s'accomplir, Fraternité d'une main non pas seulement empathique mais bien compatissante pour accompagner ce souhait de mourir.
- J'ai vu les yeux de ma mère pleurer et me supplier de la libérer de ce gouffre de l' enfermement où une dégénérescence liée à l'âge l'engloutissait. J'ai vu la détresse qu'elle éprouvait, elle qui avait toujours été une mère joyeuse et protectrice, de nous faire inutilement et doublement souffrir par la lenteur (5 années) de cette chute qui à terme, aboutirait inéluctablement à la mort. Mais personne pour prendre le risque de l'aider à accélérer cette chute psychologiquement épuisante, qu'elle souhaitait tant.
- J'ai vu ma belle-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer ne plus reconnaitre personne et se transformer en harpie, sa gentillesse, sa bienveillance et sa douceur ayant laisser place à la violence si difficile à supporter par ses enfants et petits enfants ; mais là encore non seulement personne pour abréger ses souffrances mais pire, elle était maintenue attachée et sous "drogues diverses" par l'équipe médicale qui l'avait prise en charge. (Je précise que, forte de l'expérience qu'elle avait vécue avec sa propre mère, bien avant de tomber malade, elle avait déposé un courrier chez un notaire, lequel a été transmis à l'équipe médicale, demandant à ne subir aucun acharnement de quel qu'ordre qu'il soit et si une loi en ce sens était votée, de pouvoir bénéficier d'une mort assistée.)
- J'ai vu mon conjoint s'accrocher pour combattre le cancer qui le rongeait et s'en vouloir, malgré mes paroles de réconfort, de m'entrainer dans ses souffrances. Au terme de 8 années d'opérations multiples, de séances de chimiothérapie, de séances de radiothérapie, il a demandé à être libéré et surtout, ultime cadeau d'anniversaire, à ce que l'on me libère. Il est mort serein entouré de ses proches, grâce à une équipe hospitalière compatissante qui a eu l'intelligence de l'entendre et qui a pris le risque d'accéder à son souhait.
Vous ne serez donc pas étonnée que ces expériences vécues m'aient amenée à souscrire pleinement en faveur du vote de cette loi dont j'espère ardemment pouvoir bénéficier en cas de besoin car au delà de mon intérêt personnel, je sais que si la mort d'un proche est toujours douloureuse, elle n'est rien au regard des souffrances indélébiles collatérales ressenties face à l'avancée de la "décrépitude" physique, comportementale, psychologique et intellectuelle de ceux que l'on aime et notre impuissance, notre culpabilité à n'être que des spectateurs poings et pieds liés nous interdisant d'y trouver remède.
NON, je ne veux pas ça pour mes enfants ! Je veux, par amour pour eux, leur laisser en héritage le souvenir le plus proche possible de la maman aimante qu'ils connaissent et qui, faute de soins possibles, décide en toute conscience et avec un sourire caressant, de les préserver du poids de ses propres souffrances.
1 000 fois bravo pour ce témoignage d'empathie, appuyé sur une mémoire fidèle et pondérée, et une bonne connaissance de la législation en vigueur et à venir, si la nouvelle loi concernant l'aide à la fin de vie , est votée.
Cette première étape ne va pas déclencher une vague de crimes en faveur des héritiers. D'ores et déjà l'acharnement thérapeutique est condamné, presque unanimement. Des services de soins palliatifs existent dans nos hôpitaux.. (pas partout hélas!)
Il nous manque souvent celles et ceux qui font face courageusement à la camarde "celle qui ne m'a jamais pardonné,
d'avoir mis du persil dans les trous de son nez,
me poursuit de son zèle imbécile ... "
dixit Georges Brassens, cité de mémoire ...
coccinelle
mick26 a écrit :
Je pense que vous vous trompez en pensant que seuls les croyants sont contre !!! On peut être agnostique, athée ou autre et penser la même chose sur le sujet délicat de fin de vie !
Je crois que lorsqu'on esten bonne santé on a de positions mais il n'est pas sûr qu'elles perdurent si on tombe malade ! Lêtre humain est complexe et peut penser en toute bonne foi une chose et faire le contraire !!!
Pour ma part je suis partagée : dans l'instant présent je serais pour mais ???? Le serais je toujours si une grave maladie me tombe dessus ???
Avatar coccinelle
Parfaitement consciente que la peur de la mort peut être un frein pour certains, je ne pense pas que seuls les croyants sont contre l'adoption de la loi qui fait l'objet de cet échange mais on ne peut nier que de par le nombre de ces derniers, toutes religions confondues, ils pèsent lourd, trop lourd, dans ce refus qui, à mon sens, relève de l'intime et doit donc être une possibilité de décision encadrée et non pas clandestine et réprimée. La devise de la France n'est-elle pas Liberté, Egalité, Fraternité ? Liberté de choisir, Egalité des moyens mis à disposition pour que respect de ce choix puisse s'accomplir, Fraternité d'une main non pas seulement empathique mais bien compatissante pour accompagner ce souhait de mourir.
- J'ai vu les yeux de ma mère pleurer et me supplier de la libérer de ce gouffre de l' enfermement où une dégénérescence liée à l'âge l'engloutissait. J'ai vu la détresse qu'elle éprouvait, elle qui avait toujours été une mère joyeuse et protectrice, de nous faire inutilement et doublement souffrir par la lenteur (5 années) de cette chute qui à terme, aboutirait inéluctablement à la mort. Mais personne pour prendre le risque de l'aider à accélérer cette chute psychologiquement épuisante, qu'elle souhaitait tant.
- J'ai vu ma belle-mère atteinte de la maladie d'Alzheimer ne plus reconnaitre personne et se transformer en harpie, sa gentillesse, sa bienveillance et sa douceur ayant laisser place à la violence si difficile à supporter par ses enfants et petits enfants ; mais là encore non seulement personne pour abréger ses souffrances mais pire, elle était maintenue attachée et sous "drogues diverses" par l'équipe médicale qui l'avait prise en charge. (Je précise que, forte de l'expérience qu'elle avait vécue avec sa propre mère, bien avant de tomber malade, elle avait déposé un courrier chez un notaire, lequel a été transmis à l'équipe médicale, demandant à ne subir aucun acharnement de quel qu'ordre qu'il soit et si une loi en ce sens était votée, de pouvoir bénéficier d'une mort assistée.)
- J'ai vu mon conjoint s'accrocher pour combattre le cancer qui le rongeait et s'en vouloir, malgré mes paroles de réconfort, de m'entrainer dans ses souffrances. Au terme de 8 années d'opérations multiples, de séances de chimiothérapie, de séances de radiothérapie, il a demandé à être libéré et surtout, ultime cadeau d'anniversaire, à ce que l'on me libère. Il est mort serein entouré de ses proches, grâce à une équipe hospitalière compatissante qui a eu l'intelligence de l'entendre et qui a pris le risque d'accéder à son souhait.
Vous ne serez donc pas étonnée que ces expériences vécues m'aient amenée à souscrire pleinement en faveur du vote de cette loi dont j'espère ardemment pouvoir bénéficier en cas de besoin car au delà de mon intérêt personnel, je sais que si la mort d'un proche est toujours douloureuse, elle n'est rien au regard des souffrances indélébiles collatérales ressenties face à l'avancée de la "décrépitude" physique, comportementale, psychologique et intellectuelle de ceux que l'on aime et notre impuissance, notre culpabilité à n'être que des spectateurs poings et pieds liés nous interdisant d'y trouver remède.
NON, je ne veux pas ça pour mes enfants ! Je veux, par amour pour eux, leur laisser en héritage le souvenir le plus proche possible de la maman aimante qu'ils connaissent et qui, faute de soins possibles, décide en toute conscience et avec un sourire caressant, de les préserver du poids de ses propres souffrances.
mick26
coccinelle a écrit :
👍 👏 lilas
Que les culs bénis fassent ce qu'ils veulent ; s'ils craignent perdre des brebis, c'est leur problèmes, pas le notre ! Nous ne leur demandons pas d'adhérer à ce que nous estimons bon pour nous mais de respecter notre volonté, comme nous respectons la leur... Alors qu'ils s'occupent de leurs bergeries et qu'ils nous fichent la paix !!!
Je pense que vous vous trompez en pensant que seuls les croyants sont contre !!! On peut être agnostique, athée ou autre et penser la même chose sur le sujet délicat de fin de vie !
Je crois que lorsqu'on esten bonne santé on a de positions mais il n'est pas sûr qu'elles perdurent si on tombe malade ! Lêtre humain est complexe et peut penser en toute bonne foi une chose et faire le contraire !!!
Pour ma part je suis partagée : dans l'instant présent je serais pour mais ???? Le serais je toujours si une grave maladie me tombe dessus ???
nandocinqsix
LILAS a écrit :
Il est temps que chacun d'entre nous puisse choisir sa fin de vie. Lorsque la maladie est grave et incurable, la souffrance devenue insupportable, une perte d'autonomie totale physique ou mentale et que l'on est confronté à une impasse thérapeutique, il me semble normal d'exprimer notre volonté de mourir dignement.
La religion s'oppose à ce projet de loi, alors que celle-ci n'obligera pas les croyants à prendre cette décision. C'est leur droit de mourrir dans la souffrance, mais qu'on nous laisse nous, mourir dans la sérénité.
Exact : c'est ma conviction, et c'est ce à quoi je milite depuis la première loi Leonetti en France. D'ailleurs bien des usages très discrets s'effectuent en famille à l'égard de l'ancêtre devenu grabataire, et encombrant dans le lit clos ! Le ministre du culte n'est pas sensé savoir, le médecin pas consulté, cela facilite le travail du notaire, et les techniques pour vous envoyer "ad patres" proprement, parfaitement au point ..! L'officier d'Etat Civil, n'y voit que du bleu. Les démographes restent dans leurs chiffres . Tout le monde est content, surtout les héritiers ! Beaucoup d'ethnologues vous le dirons en secret .
alyde
Invités à se prononcer sur le recours à l’euthanasie dans des conditions précises d’état de santé, neuf Français sur dix (90%) estiment que la loi devrait autoriser les médecins à la pratiquer, dont 51% « absolument »
– une tendance qui se confirme sur le temps long, cette question étant posée par l’Ifop depuis avril 2001.
Idem pour le suicide assisté, aujourd’hui approuvée par 85% des Français, dont « tout à fait » par 50%.
coccinelle
LILAS a écrit :
Il est temps que chacun d'entre nous puisse choisir sa fin de vie. Lorsque la maladie est grave et incurable, la souffrance devenue insupportable, une perte d'autonomie totale physique ou mentale et que l'on est confronté à une impasse thérapeutique, il me semble normal d'exprimer notre volonté de mourir dignement.
La religion s'oppose à ce projet de loi, alors que celle-ci n'obligera pas les croyants à prendre cette décision. C'est leur droit de mourrir dans la souffrance, mais qu'on nous laisse nous, mourir dans la sérénité.
👍 👏 lilas
Que les culs bénis fassent ce qu'ils veulent ; s'ils craignent perdre des brebis, c'est leur problèmes, pas le notre ! Nous ne leur demandons pas d'adhérer à ce que nous estimons bon pour nous mais de respecter notre volonté, comme nous respectons la leur... Alors qu'ils s'occupent de leurs bergeries et qu'ils nous fichent la paix !!!
colombe92
helene9434 a écrit :
mon propos portait sur la phrase précise de Alyde, pas sur la fin de vie :
"Personnellement je ne comprends toujours pas pourquoi les gens non concernés, ou qui ne souhaitent pas demander à être aidé pour leur future fin de vie (même si elle doit être horrible)
ont leur mot à dire sur ce que d'autres souhaitent seulement pour eux mêmes !"
c'est pourquoi j'ai écrit :
"c'est la même réaction que pour l'avortement ou le mariage pour tous..."
leurs opposants veulent imposer leur point de vue en "oubliant" que personne n'est obligé de le faire.
Vous avez raison, ce sera un choix, je ne comprend pas les gens qui ont peur on ne les oblige pas comme l'IVG ,les pays voisins l'on et cà se passe bien ils ont moins peur que certains français qui bloquent cette loi en a marre d'attendre pour ceux qui souffrent comme Françoise Hardy et d'autres qui écrivent au président car ils souffrent beaucoup et la France est en retard

