UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

Naturelle33
J'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe...
Je n'ai pour mon salut qu'un douloureux orgueil.
Voici que vient la Nuit aux cheveux d'hyacinthe,
Et je m'égare au fond du cruel labyrinthe,
Ô Maîtresse qui fus ma ruine et mon deuil.
Mon amour hypocrite et ma haine cynique
Sont deux spectres qui vont, ivres de désespoir ;
Leurs lèvres ont ce pli que le rictus complique :
Mon amour hypocrite et ma haine cynique
Sont deux spectres damnés qui rôdent dans le soir.
J'erre au fond d'un savant et cruel labyrinthe,
Et mes pieds, las d'errer, s'éloignent de ton seuil.
Sur mon front brûle encor la fièvre mal éteinte...
Dans l'ambiguïté grise du Labyrinthe,
J'emporte mon remords, ma ruine et mon deuil...
(Renée VIVIEN)
REMORDS ??
alyde
Le COEUR d’une femme
Je ne veux pas pour toi les déchirures des ronces
Ni les étangs glauques des illusions ou l’on s’enfonce
Efface de ton âme les noirs tourbillons
Une étoile flamboie au milieu de ton front
Abandonne les cauchemars au fond de leur nuit
L’amertume blême de la tristesse est un désert
Je veux un ciel clair et des poitrines au cœur chantant
Des poumons vibrant comme des arbres en plein vent
Je ne veux pas pour toi l’ombre portée de la souffrance
Sur le pur visage embué de ton enfance
Arraches de toi les barreaux de la cage
Le fardeau de douleur est un trop lourd bagage
La vie est là qui frémit et palpite dans là sève
Chaude vie plus forte que les illusions
Une vie jamais vécue voilà ce que je veux
Où les oiseaux viennent chanter dans tes cheveux
Je ne veux pas pour toi l’étendue du dérisoire
Ni les lèvres murées par tant de pierres noires
Tu as trop arpenté déjà les labyrinthes du malheur
Pour qu’enfin ton cœur soit parsemé de fleurs.
Jacques Viallebesset, l’écorce des cœurs, 2011
(copyright © le nouvel athanor)
LABYRINTHE ?
alyde
SOUVENIRS D'UN AMOUR
Toi qui est si loin de moi
A quand reviendras
Ce beau jour
Ou nous referons l'amour
Le vrai, le grand, le magnifique
Impossible de te toucher
De savoir ou tu es caché
De sentir tes doigts me frôler
Qui viendrait caresser mon corps
Tes savoureux baisers
Qui viennent se poser
A chacune de nos rencontres
Ces quelques instants volés
A notre destin futur ou passé
S'écoulèrent trop vite
Surpris par la vitesse de l'heure
Il fallait que tu partes en un temps record
Rejoindre ton quotidien
En me laissant le coeur
Rempli de bonheur
D'un espoir de te revoir
De pouvoir à nouveau
Avoir droit à ton regard fascinant
Se fixer sur ma peau
Pour me faire frissonner
Comme si le vent glacé venait de souffler
J'aimais tes doux sensuels baisers
Que tu venais déposer
Dans mon cou, sur ma bouche
Sans oublier mes seins
Et tes mains qui parcouraient mes reins
Ton adorable parfum
Venait se confondre au mien
Nous ne faisions plus qu'un
De ta gracieuse et tendre voix
Quelle soit enchanteresse, envoûtante
Ou bien encore ensorcelante
Tu me disais tout bas
Les paroles subtiles, sublimes
Qui font que tout chavire
Que le sang ne fait qu'un tour
Qu'il ne bat plus sans amour
Les mots qui fusaient de ta bouche
Laissant apparaître ton exquis sourire
Réagissaient dans mon âme
Comme une tornade qui s'enflamme
Sous les effets des je t'aime
Je n'avais plus pieds
Je me sentais voler
A en perdre tous mes moyens
Que j'en oubliais si c'était le soir ou matin
Lorsque tu m'entourais de tes bras
Lorsque je sentais ta chaleur en moi
Tous ces gestes tendres, charmants
Me manque terriblement
Ta démarche élégante
Toujours nonchalante
Me captivait, j'étais sous adoration
Oh toi ma grande passion
A quand aurais je droit à nouveau
A ce magnifique cadeau
Qui n'est d'autre que toi
Mon ami intime
Que je couvre des milliers de fois
D'affriolantes étreintes
- Sylvie -
CADEAU ?
Naturelle33
Il semble qu'un soupir, un éternel soupir,
Peuple l'air embaumé d'échos mélancoliques ;
C'est un soupir qui sort de ces brillants portiques
Qu'habitaient autrefois les chants et le plaisir.
Car Venise déjà n'est plus qu'un souvenir.
Elle dort du sommeil des vieilles républiques.
- En vain vous attendez, vagues adriatiques,
Le doge fiancé qui ne doit plus venir.
De quel royal éclat tu brillais, ô Venise !
Au temps où te peignait Paul Véronèse, assise
Sur un velours d'azur, tenant un sceptre d'or !
Seul au Pont des Soupirs, un poète, à cette heure,
Penché vers ta beauté, rêve, contemple et pleure.
- Hélas ! jamais les pleurs n'ont réveillé la mort.
(Nicolas Martin)
SOUVENIRS ?
rdbrdb
J'étais dans Venise...
« J'étais dans Venise, sur le Pont des Soupirs,
un palais d'un coté et une prison de l'autre ;
j'en voyais les monuments s'élever du sein des vagues,
comme par la baguette d'un enchanteur.
Des milliers d'années étendent autour de moi leurs ailes sombres,
et une gloire mourante sourit sur ces temps éloignés,
où plus d'une contrée sujette admirait les monuments de marbre du lion ailé,
lorsque Venise; assise dans sa gloire, avait placé son trône sur ses cent îles ! »
Lord Byron -
VENISE (encore) ?
Naturelle33
En art, tout vient simultanément ou rien ne vient ; pas de lumières sans flammes. Albert Camus
Le véritable amour est une quiétude en flamme. Giuseppe Ungaretti
Ma flamme poétique, quand par hasard elle s'allume, n'est jamais de longue durée. Après avoir flambé un moment, mon feu s'éteint. J'aurais été une bien mauvaise vestale. Louise Ackermann
L'amour est une fumée de soupirs ; dégagé, c'est une flamme qui étincelle aux yeux des amants ; comprimé, c'est une mer qu'alimentent leurs larmes. Qu'est-ce encore ? la folle la plus raisonnable, une suffocante amertume, une vivifiante douceur ! William Shakespeare
SOUPIR(S) ?
LILAS
LES JOURS S’ENCHAÎNENT
Et comme toujours,
jour après jour,
les jours s'enchaînent
toujours les mêmes…
Et ça commence par un lundi qui arrive à pas de souris.
Il attend le mardi
Qui vient juste après lui.
Quand au mercredi,
Il se fait tout petit pour faire place au jeudi.
Et ainsi petit à petit
Apparaît le vendredi.
Mais la semaine n'est pas finie,
Il reste le samedi
Qui attend le dimanche
Pour que tout recommence
Et comme toujours,
jour après jour,
les jours s'enchaînent
toujours les mêmes…
FLAMME
alyde
Sous le PONT Mirabeau coule la Seine
Et nos amours
Faut-il qu'il m'en souvienne
La joie venait toujours après la peine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Les mains dans les mains restons face à face
Tandis que sous
Le pont de nos bras passe
Des éternels regards l'onde si lasse
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
L'amour s'en va comme cette eau courante
L'amour s'en va
Comme la vie est lente
Et comme l'Espérance est violente
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine
Vienne la nuit sonne l'heure
Les jours s'en vont je demeure
Guillaume Apollinaire
JOURS
Naturelle33
Je vois les soupirs d'Alyde... et je pense à Venise (Nicolas Martin)
Il semble qu'un soupir, un éternel soupir,
Peuple l'air embaumé d'échos mélancoliques ;
C'est un soupir qui sort de ces brillants portiques
Qu'habitaient autrefois les chants et le plaisir.
Car Venise déjà n'est plus qu'un souvenir.
Elle dort du sommeil des vieilles républiques.
- En vain vous attendez, vagues adriatiques,
Le doge fiancé qui ne doit plus venir.
De quel royal éclat tu brillais, ô Venise !
Au temps où te peignait Paul Véronèse, assise
Sur un velours d'azur, tenant un sceptre d'or !
Seul au Pont des Soupirs, un poète, à cette heure,
Penché vers ta beauté, rêve, contemple et pleure.
- Hélas ! jamais les pleurs n'ont réveillé la mort.
on reste sur le PONT ??
alyde
VOLUPTE (titre)
Comme de leurs rameaux s'enveloppent les saules
Dont l'humble tronc se dérobe aux regards,
Dénoués dans nos jeux, laisse tomber, épars,
Tes noirs cheveux sur tes blanches épaules.
Autour de moi jette un bras nonchalant ;
Par un charme invincible à ma bouche attachée,
Sur mes genoux reste couchée,
Comme un capricieux enfant.
Et pour mourir tous deux dans une même extase,
Que sur mon sein ton sein se soulève éperdu !
Que dans mon souffle ardent ton souffle confondu
Des mêmes flammes nous embrase !
Ainsi deux sons de harpe ensemble vont mourir,
Ainsi deux échos se répondent,
Ainsi deux baisers se confondent,
Ainsi deux longs soupirs ne forment qu'un soupir.
Charles Dovalle.
rdbrdb
« La fille est passive dans toutes ses affections. Elle est craintive pour être rassurée, elle veut plaire pour être aimée, elle est curieuse pour être instruite. Le petit garçon a pour lui la force et la hardiesse ; la petite fille a pour elle la faiblesse et la timidité. »
Citation de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre ;
Discours sur l'éducation des femmes (1777)
hi hi hi mdr !!!!
TIMIDITé
