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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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alyde

19 juin 2016 21:10

"Les richesses sont parfois passagères, et l'or est un bien inconstant."
Proverbe arabe

"La vraie mesure des richesses, consiste à nous affranchir du besoin."
Proverbe latin

"Richesse donne hardiesse."
Proverbe allemand

HARDIESSE ?

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Naturelle33

19 juin 2016 20:48



La misère est toujours importune : on dirait que les gémissements des malheureux empêchent les riches de dormir ! Fiodor M. Dostoïevsky

Tous, nous devons mourir : mais cette misère commune, la sagesse nous habitue à n'en souffrir que modérément. Euripide

La misère persuade le désespoir.
L'orgueil persuade la présomption.
L'incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère par la grandeur du remède qu'il a fallu.
Blaise Pascal

La richesse peut-elle donner le bonheur ? Regardez autour de vous, et voyez quelle joyeuse indigence ! quelle pompeuse misère ! Tout ce que la fortune verse sur vous avec prodigalité, l'esprit l'anéantit, et demande encore davantage. La richesse est un escroc ; ne croyez pas ce qu'elle vous dit. Edward Young

RICHESSE ?

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Naturelle33

18 juin 2016 19:02

Classique : "Quand le navire doit sombrer, les rats sont les premiers à le quitter." Fiodor M. Dostoïevsky

Parfois la passion nous élève, comme le navire monte sur la vague. Albert Guinon

Pourquoi nous haïr ? Nous sommes solidaires, emportés sur la même planète, équipage d'un même navire. Et s'il est bon que des civilisations s'opposent pour favoriser des synthèses nouvelles, il est monstrueux qu'elles s'entredévorent. Antoine de Saint-Exupéry

Le monde est l'océan, le marin est l'esprit de Dieu,
Le navire est mon corps, et mon âme la voyageuse qui retourne chez elle. Angelus Silesius

ESPRIT ??

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alyde

17 juin 2016 21:52


Sur la mer
Emile Verhaeren

Larges voiles au VENT, ainsi que des louanges,
La proue ardente et fière et les haubans vermeils,
Le haut navire apparaissait, comme un archange
Vibrant d’ailes qui marcherait, dans le soleil.

La neige et l’or étincelaient sur sa carène ;
Il étonnait le jour naissant, quand il glissait
Sur le calme de l’eau prismatique et sereine ;
Les mirages, suivant son vol, se déplaçaient.

On ne savait de quelle éclatante Norvège
Le navire, jadis, avait pris son élan,
Ni depuis quand, pareil aux archanges de neige,
Il étonnait les flots de son miracle blanc.

Mais les marins des mers de cristal et d’étoiles
Contaient son aventure avec de tels serments,
Que nul n’osait nier qu’on avait vu ses voiles,
Depuis toujours, joindre la mer aux firmaments.

Sa fuite au loin ou sa présence vagabonde
Hallucinant les caps et les îles du Nord
Et le futur des temps et le passé du monde
Passaient, devant les yeux, quand on narrait son sort.

Au temps des rocs sacrés et des croyances frustes,
Il avait apporté la légende et les dieux,
Dans les tabliers d’or de ses voiles robustes
Gonflés d’espace immense et de vent radieux.

Les apôtres chrétiens avaient nimbé de gloire
Son voyage soudain, vers le pays du gel,
Quand s’avançait, de promontoire en promontoire,
Leur culte jeune à la conquête des autels.

Les pensers de la Grèce et les ardeurs de Rome,
Pour se répandre au coeur des peuples d’Occident,
S’étaient mêlés, ainsi que des grappes d’automne,
A son large espalier de cordages ardents.

Et quand sur l’univers plana quatre-vingt-treize
Livide et merveilleux de foudre et de combats,
Le vol du temps frôla de ses ailes de braise
L’orgueil des pavillons et l’audace des mâts.

Ainsi, de siècle en siècle, au cours fougueux des âges,
Il emplissait d’espoir les horizons amers,
Changeant ses pavillons, changeant ses équipages,
Mais éternel dans son voyage autour des mers.

Et maintenant sa hantise domine encore,
Comme un faisceau tressé de magiques lueurs,
Les yeux et les esprits qui regardent l’aurore
Pour y chercher le nouveau feu des jours meilleurs.

Il vogue ayant à bord les prémices fragiles,
Ce que seront la vie et son éclair, demain,
Ce qu’on a pris non plus au fond des Evangiles,
Mais dans l’instinct mieux défini de l’être humain.

Ce qu’est l’ordre futur et la bonté logique,
Et la nécessité claire, force de tous,
Ce qu’élabore et veut l’humanité tragique
Est oscillant déjà dans l’or de ses remous.

Il passe, en un grand bruit de joie et de louanges,
Frôlant les quais à l’aube ou les môles le soir
Et pour ses pieds vibrants et lumineux d’archange,
L’immense flux des mers s’érige en reposoir.

Et c’est les mains du vent et les bras des marées
Qui d’eux-mêmes, un jour, en nos havres de paix
Pousseront le navire aux voiles effarées
Qui nous hanta toujours, mais n’aborda jamais.

Emile Verhaeren, Les forces tumultueuses

NAVIRE

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Naturelle33

17 juin 2016 20:25

La Toison d'or (Albert Samain)

Noire dans la nuit bleue, Agrô vogue, rapide.
Les Chefs, au crépuscule évoquant la maison,
Tristes se sont couché, et dorment. Seul, Jason,
Debout, veille et poursuit son grand rêve intrépide.

La Lyre aux clous de feu brille ; l'ombre est limpide ;
Le silence infini vibre !... Et le fils d'Eson
Emplit de son orgueil immense l'horizon,
Et respire de loin les roses de Colchide,

Or, pendant qu'à la proue il s'enivre, pensif,
Là-bas, Médée en feu, dans le jardin lascif,
Sent sa chair se dissoudre aux tièdes vents d'Asie ...

Et déjà, sous l'oeil vert du Dragon frémissant,
Le Destin, préparant l'antique frénésie,
Mêle à la Toison d'or l'odeur sombre du sang.

LE VENT ?

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17 juin 2016 05:52



Est-ce ainsi que les hommes vivent


Tout est affaire de décor
Changer de lit changer de corps
À quoi bon puisque c'est encore
Moi qui moi-même me trahis
Moi qui me traîne et m'éparpille
Et mon ombre se déshabille
Dans les BRAS semblables des filles
Où j'ai cru trouver un pays.
Coeur léger coeur changeant coeur lourd
Le temps de rêver est bien court
Que faut-il faire de mes nuits
Que faut-il faire de mes jours
Je n'avais amour ni demeure
Nulle part où je vive ou meure
Je passais comme la rumeur
Je m'endormais comme le bruit.
C'était un temps déraisonnable
On avait mis les morts à table
On faisait des châteaux de sable
On prenait les loups pour des chiens
Tout changeait de pôle et d'épaule
La pièce était-elle ou non drôle
Moi si j'y tenais mal mon rôle
C'était de n'y comprendre rien
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent
Dans le quartier Hohenzollern
Entre La Sarre et les casernes
Comme les fleurs de la luzerne
Fleurissaient les seins de Lola
Elle avait un coeur d'hirondelle
Sur le canapé du bordel
Je venais m'allonger près d'elle
Dans les hoquets du pianola.
Le ciel était gris de nuages
Il y volait des oies sauvages
Qui criaient la mort au passage
Au-dessus des maisons des quais
Je les voyais par la fenêtre
Leur chant triste entrait dans mon être
Et je croyais y reconnaître
Du Rainer Maria Rilke.
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent.
Elle était brune elle était blanche
Ses cheveux tombaient sur ses hanches
Et la semaine et le dimanche
Elle ouvrait à tous ses BRAS nus
Elle avait des yeux de faÏence
Elle travaillait avec vaillance
Pour un artilleur de Mayence
Qui n'en est jamais revenu.
Il est d'autres soldats en ville
Et la nuit montent les civils
Remets du rimmel à tes cils
Lola qui t'en iras bientôt
Encore un verre de liqueur
Ce fut en avril à cinq heures
Au petit jour que dans ton coeur
Un dragon plongea son couteau
Est-ce ainsi que les hommes vivent
Et leurs baisers au loin les suivent


Louis Aragon

DRAGON (ou DEMON)

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janine33

17 juin 2016 02:44

...

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alyde

16 juin 2016 21:25

Le PIANO flotte au bord de l’eau,

Que c’est beau, il me mets du baume au cœur,

Les notes sont de plus en plus belles,

Elles se transforment en étincelles de joies.

Lorsqu’il joue sa mélodie,

Il te ressemble quand tu souries,

A tes rires, ton expression,

Je sens que c’est ta création. Tu meurs d’envie de chanter,

Pourtant tu ne fais que murmurer,

Quand ton corps entre dans l’univers de la danse,

Ton cœur lui veut exploser,

Ton battant joue une belle romance,

Avec ton pied, tu bats la cadence,

Dans ta tête les notes qui dansent,

Finissent par te rendre ivre de bonheur

Sophie Rabussier

BRAS



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rdbrdb

16 juin 2016 19:10





Voyageur de tes rêves en clef de fa, en clef de sol

Je suis l’amant suprême t’offre l’amour sans un bémol.

De mes mains caressantes, plumes frivoles sur ton corps,

Touches d'ivoire, mes doigts, sur tes courbes jouent les accords.1




Par amour pour toi, de la nuit je serai l’orpailleur

À mettre autant d’étoiles dans tes yeux et dans ton cœur

Elles me parlent de toi, me disent tous mes désirs fous

Quand à la nuit venue, un soleil brille juste pour nous.




Maîtresse évanescente, grain de peau soie et satin

Mon esprit fuit toute décence quand ton corps m’appartient

A mes songes rêvés si fort, la nuit offre sa trêve

Et se poursuit le corps à corps ailleurs que dans mes rêves.




Voyageur de tes rêves en clef de fa, en clef de sol

Je suis l’amant suprême t’offre l’amour sans un bémol.

De mes mains caressantes, plumes frivoles sur ton corps,

Touches d'IVOIRE, mes doigts, sur tes courbes jouent les accords.




Par amour pour toi, de la nuit je serai l’orpailleur

À mettre autant d’étoiles dans tes yeux et dans ton cœur

Elles me parlent de toi, me disent tous mes désirs fous

Quand à la nuit venue, un soleil brille juste pour nous.




Maîtresse évanescente, grain de peau soie et satin

Mon esprit fuit toute décence quand ton corps m’appartient

A mes songes rêvés si fort, la nuit offre sa trêve

Et se poursuit le corps à corps ailleurs que dans mes rêves.


je vous laisse le nom de l'auteur si vous voulez connaître la suite....

Par : Jacky Karmanda Maghi

PIANO ?

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alyde

15 juin 2016 12:55



- Ô doux parler, dont l'appât doucereux -

Ô doux parler, dont l'appât doucereux
Nourrit encore la faim de ma mémoire,
Ô front, d'Amour le Trophée et la gloire,
Ô ris sucrés, ô baisers savoureux ;
Ô cheveux d'or, ô côteaux plantureux
De lis, d'oeillets, de porphyre et d'ivoire,
Ô feux jumeaux dont le ciel me fit boire
Ô si longs traits le venin amoureux ;
Ô vermillons, ô perlettes encloses,
Ô diamants, ô lis pourprés de roses,
Ô chant qui peut les plus durs émouvoir,
Et dont l'accent dans les âmes demeure.
Et dea beautés, reviendra jamais l'heure
Qu'entre mes bras je vous puisse r'avoir ?

Pierre de Ronsard

IVOIRE

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rdbrdb

15 juin 2016 12:40






Mais dans le cloître solitaire…



Mais dans le cloître solitaire
Où nous sommes ensevelis,
Nous ne connaissons sur la terre
Que soutanes et que surplis…
Un poète est donc insensible?
Pour lui l’amour n’a point d’appas?
Non, voyez-vous, c’est impossible!
Oh! ne vous imaginez pas
Que, dans le cloître solitaire
Où nous sommes ensevelis,
Nous n’aspirions plus sur la terre
Qu’aux soutanes et aux surplis!

Guy de Maupassant


des appas !!!! (pour les poissons ???? ou pas !)

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janine33

15 juin 2016 06:13

Merci Alyde pour " le calme plat " .
Merci Rdbrdb pour " l'éducation "
En ma jeunesse , @Raymond&pseudos , je m'étais donné le défi de lire l'intégralité de la Condition Humaine . Plus les phrases de Balzac étaient longues , plus j'ai apprécié .
Quelle galerie de portraits !
Depuis je réfléchis dessus .

Mais la citation que je conserverai est
"Dans le terreau du cœur
J'adopte toute l'espérance
En son esprit frondeur "

Bonne journée à tous

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rdbrdb

14 juin 2016 16:21

Le luxe est une affaire d'argent,
l'élégance est une question d'éducation.
Sacha Guitry


L'éducation c'est la famille qui la donne ;
l'instruction c'est l'état qui la doit.
Victor Hugo


et bien qu'il n'y ait pas le mot d'éducation, je rajoute
une phrase de Victor Hugo
"Ouvrez des écoles, vous fermerez des prisons".



PRISON ?

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alyde

13 juin 2016 21:20

Le calme plat
C'est un oiseau qui s'en va
C'est mon coeur qui bat

Le calme plat
C'est comme rester là
De partir et revenir
Pour ne plus jamais sentir
Ma peine qui s'installe là
Quand c'est le calme plat

Le calme plat
C'est penser a toi
Imaginer qu'entre toi et moi
C'est le calme plat

Sans toi cette peine est là
Je suis en extase devant toi
Et tout le monde me dit de t'oublier là
Et partir
Sans jamais revenir
Mais partir
En te laissant là
Jamais sans toi
Ce sera la calme plat

Manon modot

QUIETUDE

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Naturelle33

13 juin 2016 19:31

Hum... Rd, Andrée Chedid est un peu... bégayée? :lol:

Le soleil brûlait l'ombre, et la terre altérée
Au crépuscule errant demandait un peu d'eau ;
Chaque fleur de sa tête inclinait le fardeau
Sur la montagne encor dorée.

Tandis que l'astre en feu descend et va s'asseoir
Au fond de sa rouge lumière,
Dans les arbres mouvants frissonne la prière,
Et dans les nids : " Bonsoir ! Bonsoir ! "

Pas une aile à l'azur ne demande à s'étendre,
Pas un enfant ne rôde aux vergers obscurcis,
Et dans tout ce grand calme et ces tons adoucis
Le moucheron pourrait s'entendre.
(Marceline Desbordes-Valmore)

CALME ??


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