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UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb

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rdbrdb5 décembre 2013 19:14

...

Quelles strophe, chanson, poésie, proverbe, citation font naître dan votre esprit un mot ?
Tristesse : bonjour tristesse....

HONTE : La honte ça passe quand la vie est longue (JP SARTRE)

après une ou plusieurs citations, on laisse un nouveau sujet pour le prochain . VIE


VIE : la vie est une rose dont chaque pétale est une illusion, chaque épine une réalité (A. MUSSET)
.....................................................................

Je vous propose , si vous le voulez, de reprendre ces échanges de citations et poèmes qui nous ont permis de découvrir de jolis textes ces dernières années. 28/1/2011


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alyde

1 juillet 2016 21:54



Eh oui on a encore le droit d'aimer

Il pleut de l'OR

Je t'attends moi la princesse aux cheveux d'or

Je transcende chaque jour pour toi le décor

Quand je me réveille dans la soie de ton corps

Regarde dehors je te promets il pleut de l'or.

Je te rêve au milieu des bourrasques entêtées

Dans la chaleur de nos nuits étoilées et ouatées

Dans ton souffle sur mes lèvres bleuies ouvertes

Je bois la coupe de la fièvre éternelle offerte.

Je te vis comme mes pas qui accélèrent ravis

La course du temps bruissant les feuilles jaunies

Ouvrant le brouillard des ténèbres qui fuient

Devant ton aura qui toujours me poursuit.

Je suis toi et tu es moi dans cette unique seconde

Et les fleurs sont les papillons qui me fécondent

Je t'ouvre mon âme jusqu'au plus profond de moi

Viens vers moi tu n'auras plus jamais froid.

alanna77

PROFOND ?

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Naturelle33

1 juillet 2016 19:04

La Toison d'or (Albert Samain)

Noire dans la nuit bleue, Agrô vogue, rapide.
Les Chefs, au crépuscule évoquant la maison,
Tristes se sont couché, et dorment. Seul, Jason,
Debout, veille et poursuit son grand rêve intrépide.

La Lyre aux clous de feu brille ; l'ombre est limpide ;
Le silence infini vibre !... Et le fils d'Eson
Emplit de son orgueil immense l'horizon,
Et respire de loin les roses de Colchide,

Or, pendant qu'à la proue il s'enivre, pensif,
Là-bas, Médée en feu, dans le jardin lascif,
Sent sa chair se dissoudre aux tièdes vents d'Asie ...

Et déjà, sous l'oeil vert du Dragon frémissant,
Le Destin, préparant l'antique frénésie,
Mêle à la Toison d'or l'odeur sombre du sang.

L'OR ??

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janine33

1 juillet 2016 02:31

[Citation de Naturelle33]Maman, regarde sous mon lit
S'il n'y a pas une souris !

Papa, va voir dans mon placard
S'il n'y a pas un dragon noir !

Maman, soulève le rideau rose,
J'ai vu remuer quelque chose !

Papa, ouvre un peu mon tiroir,
Juste pour voir,
J'ai peur, le soir.
(Corinne Albaut)

DRAGON ??[Fin de citation] ........

Des paroles d'enfants, trop fraîches et trop mignonnes ....trop vite passées à mon goût ... on ne les voit pas grandir !

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Naturelle33

30 juin 2016 20:44

Maman, regarde sous mon lit
S'il n'y a pas une souris !

Papa, va voir dans mon placard
S'il n'y a pas un dragon noir !

Maman, soulève le rideau rose,
J'ai vu remuer quelque chose !

Papa, ouvre un peu mon tiroir,
Juste pour voir,
J'ai peur, le soir.
(Corinne Albaut)

DRAGON ??

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alyde

30 juin 2016 11:55

Pierre Bourgeade, Les Parisiens, 1983

À Paris, on ne vit pas, on se survit. C’est pourquoi la passion des femmes y est si puissante, le désir de la chair si vif : on a toujours la sensation que s’écoule la dernière seconde où la femme est encore à portée de nos mains… où le ciel est visible au-dessus des marronniers… où l’univers conserve un semblant d’apparence avant de s’anéantir.

ANEANTIR ?

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rdbrdb

30 juin 2016 05:45

Chaque année
chaque nouvelle saison souhaite la fête à la ville
et chacune en son temps chacune à sa manière
l’hiver après l’automne l’automne après l’été

Mais on dirait
que le Printemps
lui
ne souhaite à Paris que son anniversaire
la fête de sa jeunesse délivrée de tous liens

Et Paris
qui n’aime guère dans le fond les grandes fêtes officielles
les grandes insolations et commémorations
ni les sanglots trop longs
et qui ne participe qu’avec la plus souveraine
indifférence à ces grandes réjouissances
quand on présente devant l’Arc de Triomphe
les armes à la souffrance
et
que le soleil astique les cuivres pour rendre sur
l’Esplanade
la fanfare plus martiale

Paris est fou de joie
quand arrive le Printemps
C’est son enfant naturel
son préféré
et Paris écrit son nom sur les murs
Grand Bal de Printemps comme un cœur sur un arbre
sur la pierre c’est gravé

Jacques Prévert

PARIS

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Naturelle33

29 juin 2016 21:57

L'oiseau chante ; je suis au fond des rêveries.

Rose, elle est là qui dort sous les branches fleuries,
Dans son berceau tremblant comme un nid d'alcyon,
Douce, les yeux fermés, sans faire attention
Au glissement de l'ombre et du soleil sur elle.
Elle est toute petite, elle est surnaturelle.
Ô suprême beauté de l'enfant innocent !
Moi je pense, elle rêve ; et sur son front descend
Un ENTRELACEMENT de visions sereines ;
Des femmes de l'azur qu'on prendrait pour des reines,
Des anges, des lions ayant des airs benins,
De pauvres bons géants protégés par des nains,
Des triomphes de fleurs dans les bois, des trophées
D'arbres célestes, pleins de la lueur des fées,
Un nuage où l'éden apparaît à demi,
Voilà ce qui s'abat sur l'enfant endormi.
Le berceau des enfants est le palais des songes ;
Dieu se met à leur faire un tas de doux mensonges ;
De là leur frais sourire et leur profonde paix.
Plus d'un dira plus tard : Bon Dieu, tu me trompais.

Mais le bon Dieu répond dans la profondeur sombre :
- Non. Ton rêve est le ciel. Je t'en ai donné l'ombre.
Mais ce ciel, tu l'auras. Attends l'autre berceau ;
La tombe. -

Ainsi je songe. Ô printemps ! Chante, oiseau !
(Victor Hugo)

PRINTEMPS??

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alyde

28 juin 2016 20:50

Feuille morte.

Elle est là qui tombe sous les branches fleuries
Douce, les yeux fermés, sans faire attention
Au glissement de l'ombre et du soleil sur elle
Elle est toute petite, elle est surnaturelle
Jje pense, elle rêve ; Dans ta grisaille descend
Un entrelacement de visions sereines .

ENTRELACEMENT ?

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Naturelle33

28 juin 2016 20:14

Comment ne pas penser à Paul Verlaine...

Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon coeur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

FEUILLE(S)??

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alyde

28 juin 2016 07:52

La splendeur de notre rêve

Nous allons, promenant nos songes par le monde,
Ivres de visions et ruisselants d’aveux,
Le vent de l’infini souffle dans nos cheveux.
Inspirés, nous chantons, et sous nos doigts nerveux
L’âme humaine s’éveille et résonne, profonde.

Penchés sur la douleur et sur l’amour sans trêve,
Nous changeons les sanglots du monde en diamants,
Nos cœurs passionnés sont des trépieds fumants,
Et des siècles passés, vastes écroulements,
Rien ne reste que la splendeur de notre rêve.
Albert Samain
(extrait du poème « Les poètes »)

SANGLOTS ?

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Naturelle33

27 juin 2016 22:34

Tous les prodiges n'avaient-ils pas leur reflet dans la réalité, et ne retrouvait-on pas dans chaque instant d'une vie naissante la splendeur de l'inaccessible et le bruissement de ce qui sera pour toujours incompréhensible ? Stefan Zweig

SPLENDEUR ??

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alyde

26 juin 2016 21:33

«L'aigle Noir»

Un beau jour ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un AIGLE noir

Lentement, les ailes déployées
Lentement, je le vis tournoyer
Près de moi, dans un bruissement d'ailes
Comme tombé du ciel
L'oiseau vint se poser

Il avait les yeux couleur rubis
Et des plumes couleur de la nuit
À son front, brillant de mille feux
L'oiseau roi couronné
Portait un diamant bleu

De son bec, il a touché ma joue
Dans ma main, il a glissé son cou
C'est alors que je l'ai reconnu
Surgissant du passé
Il m'était revenu

Dis l'oiseau, ô dis, emmène-moi
Retournons au pays d'autrefois
Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Pour cueillir en tremblant
Des étoiles, des étoiles

Comme avant, dans mes rêves d'enfant
Comme avant, sur un nuage blanc
Comme avant, allumer le soleil
Être faiseur de pluie
Et faire des merveilles

L'aigle noir dans un bruissement d'ailes
Prit son vol pour regagner le ciel

Un beau jour, ou peut-être une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour, ou était-ce une nuit
Près d'un lac je m'étais endormie
Quand soudain, semblant crever le ciel
Et venant de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour, une nuit
Près d'un lac, endormie
Quand soudain
Surgissant de nulle part
Surgit un aigle noir

Un beau jour, une nuit
Près d'un lac, endormie
Quand soudain
Il venait de nulle part
Il surgit l'aigle noir

Un beau jour, une nuit
Près d'un lac, endormie
Il venait de nulle part
Il surgit l'aigle noir

Barbara

BRUISSEMENT ?

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Naturelle33

26 juin 2016 19:48

L'homme insulté‚ qui se retient
Est, à coup sûr, doux et patient.
Par contre, l'homme à l'humeur aigre
Gifle celui qui le dénigre.
Moi, je n'agis qu'à bon escient :
Mais, gare aux fâcheux qui me scient !
Qu'ils soient de Château-l'Abbaye
Ou nés à Saint-Germain-en-Laye,
Je les rejoins d'où qu'ils émanent,
Car mon courroux est permanent.
Ces gens qui se croient des Shakespeares
Ou rois des îles Baléares !
Qui, tels des condors, se soulèvent !
Mieux vaut le moindre engoulevent.
Par le diable, sans être un aigle,
Je vois clair et ne suis pas bigle.
Fi des idiots qui balbutient !
Gloire au savant qui m'entretient !
(Alphonse ALLAIS)

AIGLE ??

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Avatar LILAS

LILAS

26 juin 2016 12:39

Et tandis que nous nous apprêtons à rejoindre les autres, pour recommencer la guerre, le ciel noir, bouché d’orage, s’ouvre doucement au-dessus de nos têtes. Entre deux masses de nuées ténébreuses, un éclair tranquille en sort, et cette ligne de lumière, si resserrée, si endeuillée, si pauvre, qu’elle a l’air pensante, apporte tout de même la preuve que le soleil existe.

Barbusse - Le Feu : journal d’une escouade - Décembre 1915.


GLOIRE

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25 juin 2016 21:31


Remords Posthume

Lorsque tu dormiras, ma belle ténébreuse,
Au fond d'un monument construit en marbre noir,
Et lorsque tu n'auras pour alcôve et manoir
Qu'un caveau pluvieux et qu'une fosse creuse ;

Quand la pierre, opprimant ta poitrine peureuse
Et tes flancs qu'assouplit un charmant nonchaloir,
Empêchera ton cœur de battre et de vouloir,
Et tes pieds de courir leur course aventureuse,

Le tombeau, confident de mon rêve infini
(Car le tombeau toujours comprendra le poète),
Durant ces grandes nuits d'où le somme est banni,

Te dira : « Que vous sert, courtisane imparfaite,
De n'avoir pas connu ce que pleurent les morts ? »
- Et le ver rongera ta peau comme un REMORDS.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal

TENEBREUSE ?

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