UN MOT ....... et UN TITRE, UNE STROPHE de POESIE nous reviennent ...(JEU) 5/12/2013 rdb
rdbrdb - 5 décembre 2013 19:14

alyde
Toujours et Jamais étaient toujours ensemble, ne se
quittaient jamais. On les rencontrait dans toutes les
foires. On les voyait le soir traverser le village sur un
tandem. Toujours guidait, Jamais pédalait. C'est du
moins ce qu'on supposait !
Ils avaient tous les deux une jolie casquette : l'une était
noire à carreaux blancs, l'autre blanche à carreaux noirs.
A cela on aurait pu les reconnaître ; mais ils passaient
toujours le soir et avec la vitesse...
Certains d'ailleurs les soupçonnaient, non sans raison
peut-être, d'échanger certains soirs leur casquette. Une
autre particularité aurait dû les distinguer : l'un disait
toujours bonjour, l'autre toujours bonsoir.
Mais on ne sut jamais si c'était Toujours qui disait
bonjour, ou Jamais qui disait bonsoir, car - entre
nous - comme ils étaient toujours ensemble, ils ne
s'appelaient jamais.
Paul Vincensini
TOUJOURS
LILAS
Triste penser, en prison trop obscure
Roi Francois 1er
Triste penser, en prison trop obscure,
L'honneur, le soin, le devoir et la cure
Que je soutiens des malheureux soudards,
Devant mes yeux desquels j'ai la figure,
Qui par raison et aussi par nature
Devaient mourir entre piques et dards,
Plutôt que voir fuir leurs étendards,
Quand de te voir j'ai perdu l'espérance.
Me font perdre de raison l'attrempance*.
Toujours Amour par fermeté procure
Qu'à désespoir point ne fasse ouverture ;
Mais tous malheurs viennent de tant de parts
Qu'ils me rendent indigne créature,
Tant que d'erreur à mon chef fais ceinture.
Ces yeux baignés vers toi font les regards,
Ne faisant plus contre ennui les remparts ;
Si n'est avoir ton nom en révérence,
Quand de te voir j'ai perdu l'espérance.
Mais je ne sais pourquoi tourna l'augure
En mal sur moi : car ma progéniture
Eut tant de bien, qu'en tous lieux fut épars.
Plaisir pour deuil était lors leur vêture ;
Plaisante et douce y semblait nourriture
De leurs sujets gardant brebis ès parcs,
Toujours battirent lions et léopards ;
Mais j'ai grand'peur n'avoir tel heur en France,
Quand de te voir j'ai perdu l'espérance.
Oh ! grande Amour, éternel, sans rompture**,
Dont l'infini est juste la mesure,
Dis-moi, perdrai-je à jamais ta présence ?
Donc, brief verras sur moi la sépulture :
L'esprit à toi, pour le corps pourriture,
Quand de te voir j'ai perdu l'espérance.
JAMAIS
LILAS
Le réveil
Poète : René-François Sully Prudhomme (1839-1907)
Si tu m'appartenais (faisons ce rêve étrange !),
Je voudrais avant toi m'éveiller le matin
Pour m'accouder longtemps près de ton sommeil d'ange,
Egal et murmurant comme un ruisseau lointain.
J'irais à pas discrets cueillir de l'églantine,
Et, patient, rempli d'un silence joyeux,
J'entr'ouvrirais tes mains, qui gardent ta poitrine,
Pour y glisser mes fleurs en te baisant les yeux.
Et tes yeux étonnés reconnaîtraient la terre
Dans les choses où Dieu mit le plus de douceur,
Puis tourneraient vers moi leur naissante lumière,
Tout pleins de mon offrande et tout pleins de ton cœur.
Oh ! Comprends ce qu'il souffre et sens bien comme il aime,
Celui qui poserait, au lever du soleil,
Un bouquet, invisible encor, sur ton sein même,
Pour placer ton bonheur plus près de ton réveil !
SOMMET
rdbrdb
Le dénigrement de ceux que nous aimons toujours nous en détache quelque peu. Il ne faut pas toucher aux idoles : la dorure en reste aux mains.
Madame Bovary
[ Flaubert ]
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HYMNE (Baudelaire)
A la très chère, à la très belle
Qui remplit mon coeur de clarté,
A l'ange, à l'idole immortelle,
Salut en l'immortalité !
Elle se répand dans ma vie
Comme un air imprégné de sel,
Et dans mon âme inassouvie
Verse le goût de l'éternel.
Sachet toujours frais qui parfume
L'atmosphère d'un cher réduit,
Encensoir oublié qui fume
En secret à travers la nuit,
Comment, amour incorruptible,
T'exprimer avec vérité ?
Grain de musc qui gis, invisible,
Au fond de mon éternité !
A la très bonne, à la très belle
Qui fait ma joie et ma santé,
A l'ange, à l'idole immortelle,
Salut en l'immortalité
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ANGE
alyde
POEME AMER
Partout des marchands du temple sur cette terre
partout des femmes qui tremblent sur cette terre
partout ces hommes qui semblent sur cette terre se satisfaire oh de leur misère
partout des cris des viols des vols sur cette terre
partout des rêves qui s'envolent dans des prières
partout de ces traces d'idoles que l'on déterre et qu'on vénère oh putain de guerre
tu as toujours besoin de quelqu'un d'autre pour réfléchir
ça te sers à quoi de toujours toujours te mentir
partout de belles photos de stars hebdomadaires
partout des frissons de rock-stars aux sports d'hiver
partout des paillettes sur costard jeux de lumière cœur à l'envers gloire éphémère
partout des mots des discours de visionnaires
partout des yeux doux de vautours très ordinaires
partout des mensonges d'amour jetés à terre pour te distraire oh poème amer
tu as toujours besoin de quelqu'un d'autre pour réfléchir
ça te sers à quoi de toujours toujours te mentir
Claude Michaudel
nougelle
[Citation de Lilas72500]Aimons, foutons, ce sont des PLAISIRS
Qu’il ne faut pas que l’on sépare;
La jouissance et les désirs
Sont ce que l’âme a de plus rare.
D’un vit, d’un con et de deux cœurs
Naît un accord plein de douceurs
Que les dévots blâment sans cause.
Amaryllis, pensez-y bien :
Aimer sans foutre est peu de chose,
Foutre sans aimer, ce n’est rien.
Jean de La Fontaine
VELOURS[Fin de citation]___________________________________________________________________
:ahuri:Me souviens pas l'avoir étudier à l'école cette fable là
rdbrdb
La nostalgie ? Ca vient quand le présent n'est pas à la hauteur des promesses du passé.”
Neil Bissondath
“La nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça fait pas mal pendant, ça fait mal le soir.”
Pierre Desproges
“Qu’est-ce que la recherche du temps perdu si ce n’est quand même un vaste exercice de nostalgie ? ”
Olivier Rolin
je remettrais bien NOSTALGIE ... car je vis dans ce pays....
LILAS
Quelquefois l’auteur n’en a pas et son œuvre nous emporte
Les mots assemblés formaient un tout
plus vivant qu’un personnage de music-hall […]
Et l’auteur avait disparu emportant son secret
Tous les assistants comprenaient ce qu’il avait voulu dire
Une émotion unique les étreignait
Bientôt ils oublièrent l’auteur la table les mots la lumière
Il ne restait plus que l’émotion sublime — dégagée de tout — l’humanité
PARTITION
LILAS
Pourquoi, comme Louis, réclamer une explication, ou s'enfuir comme Rhoda vers un bosquet lointain et écarter les feuilles de laurier et y chercher des statues ? On dit qu'il faut battre des ailes contre la tempête parce qu'on croit qu'au-delà de cette confusion le soleil brille que le soleil tombe DRUsur les étangs emplumés de saules.
Virginia Woolf
FEUILLE
